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4 Les Grosses Têtes de Tahiti |
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L’indignation populaire divise un “fromage” en deux


Pour une indépendance énergétique à Tahiti !
Tiens,
tout d’un coup avec la hausse des tarifs de l’énergie et du prix des
carburants la Polynésie française réalise à son tour que le temps du
pétrole bon marché est définitivement révolu. Et la cacophonie des
“bien-pensants” qui découvrent aujourd’hui ce qui existe depuis 30 ans
devient assourdissante. Ah, si seulement les paroles pouvaient produire
des kilowatts, Tahiti (et la France) auraient leur indépendance
énergétique.
Comme avec ses denrées alimentaires, la Polynésie
française “moderne” est devenue dépendante à 80% du pétrole importé,
mais Tahiti a quand même certains points positifs : 30% de son
électricité est hydroélectrique, tout comme environ 30% de l’eau chaude
domestique est produite par des chauffe-eaux solaires.
En passant,
il faut ici féliciter et remercier les promoteurs qui ont créé les
“mini” centrales hydroélectriques de Tahiti malgré le veto et
l’opposition des experts d’EDF de l’époque qui ne croyaient qu’en de
monumentaux barrages en béton.
Pourtant, grâce à sa situation
proche de l’équateur et à un certain contexte politique passé, elle
aurait pu devenir un vrai modèle planétaire de l’énergie
renouvelable ; encore une occasion ratée. Nous expliquons.
Au
lendemain de la crise pétrolière des années 1970, « le CEA
[Commissariat à l’énergie atomique] était motivé pour valoriser son
potentiel de recherche à autre chose que des opérations barbares »
(Akrich, 1988) et André Giraud, ministre de l’Industrie désirait un
programme « qui plaise aux écolos » qui venaient alors de
remporter un certain succès électoral. Il avait beaucoup d’argent
disponible et tout projet crédible était de suite financé. C’est ainsi
que fut créé le GER (Groupe Energies Renouvelables) dans l’enceinte -
barbelée - du CEA à Mahina, afin de permettre au ministre (et par lui
au gouvernement) « de capter les écologistes ». On tenta l’éolien
(l’énergie du vent) en installant une grande éolienne sur un motu à
Bora Bora, mais les vents s’avérèrent plutôt erratiques et le
« matériel français était de mauvaise qualité et en tant que
programme fonctionnant sur des fonds publics, le GER était tenu de
promouvoir la technologie française quand elle existe ». Puis ce
fut, toujours à Bora Bora, une petite centrale électrique fonctionnant
à partir de la bourre de coco, un gros gazogène. Hélas pour celle-ci,
le tourisme prenait son essor et les cocoteraies de l’île étaient
abandonnées par les travailleurs partis servir les touristes dans les
hôtels. Donc pas de combustible. Puis ce furent deux mini centrales
construites à Raiatea, un échec car trop loin des habitations et pour
cause de « liens trop “privilégiés” du GER avec le CEA », à
l’origine « de la mauvaise qualité des travaux. Dans les années de
démarrage des essais nucléaires du Pacifique, des moyens considérables
ont été déployés et les industriels ont souvent “abusé” de cette
prospérité. »
Le GER se lança alors dans les panneaux solaires,
le photovoltaïque. Les panneaux proposés (au début subventionnés à 50%)
et les batteries étaient de grande qualité, mais pas l’équipement (en
12 ou 24 volts) qui se branche dessus. Un GIE Soler ayant été créé
(avec l’EDT comme actionnaire) en 1981 pour l’installation et
l’après-vente, il obtint un quasi monopole et ses produits (notamment
un réfrigérateur monstrueux fabriqué à Tahiti) étaient au prix de l’or
massif (ex. : une toute petite barrette de néon, 8000 Fcfp en
1982). Certains avancent que cela aurait été voulu pour
« torpiller » le projet. Autre problème, comme le GER devait
rester franco-français, il essayait de réinventer ce qui l’avait déjà
été dans d’autres pays tels les USA ou l’Australie. Mais encore, au
même moment les maires des îles montaient des GIE de production
électrique thermique (ce qui leur permettaient de toucher des salaires
de présidents dans ces GIE), empêchant le solaire de s’implanter à
grande échelle. La politique se mêlait de l’énergie, créait des
monopoles et « protections », et ce fut le “baiser de la
mort” du solaire à grande échelle en Polynésie française.
Depuis
1990, malgré (où à cause ?) des montages de défiscalisations et
des subventions annuelles du Territoire, le solaire photovoltaïque,
chasse gardée du GIE et de deux grosses compagnies pétrolières, est
scandaleusement cher, pratiquement le double de ce qui serait “normal”
(lire « Egoïsmes catégoriels », TPM 137, sep. 2002). Ce qui
explique qu’aujourd’hui, selon l’Ademe, la Polynésie française est à la
traine, « très loin des volumes photovoltaïques installés dans les
départements d’outremer, Martinique, Antilles, qui régulièrement
installent un millions de watts par an, presque ce qu’on a installé ici
depuis 12 ans ».
Ce bref historique du photovoltaïque à
Tahiti est fait pour étayer quelques suggestions simples, gratuites et
rapides pour dynamiser une conversion rapide de notre territoire à
l’énergie renouvelable, donc à son indépendance énergétique :
-
détaxer à 100% (même la TVA) tous les panneaux photovoltaïques,
batteries, chauffe-eaux solaires, onduleurs et permettre leur libre
importation, sans restriction par qui que ce soit, d’où que ce soit.
Alors plus besoin de défiscalisation, subventions, etc. En effet, une
société américaine vient de mettre en production deux immenses usines,
aux USA et en Allemagne, qui exploitent une nouvelle technologie
permettant de fabriquer des panneaux solaires à un dollar le watt, soit
10 fois moins cher qu’actuellement.
- Permettre enfin aux
propriétaires de panneaux solaires branchés sur le réseau EDT de vendre
à celle-ci leur surplus d’électricité. Cela fait des années qu’on
attend juste un arrêté du gouvernement pour le permettre.
- Abolir
la TEP (Transport de l’énergie en PF), officine qui selon la Chambre
des comptes ne sert plus à rien sauf offrir de scandaleuses rentes à
des caciques politiques, ce qui réduira immédiatement le prix de
l’électricité de 1,9 Fcfp le kWh.
Je sens déjà venir le tsunami de verbiage expliquant les raisons pour lesquelles mes suggestions sont « impossibles ».
Bonne lecture et merci pour votre fidélité.
Alex W. du
PREL
directeur de la publication
Evénements à Tahiti et ses îles

Mardi 3 juin
- Une délégation menée par le président TONG
SANG visite la Presqu’île. Un budget de 50 milliards de Fcfp est prévu
pour la réalisation des projets de développement de cette partie de
l’île de Tahiti.
- Le projet de l’architecte David Chauvin est choisi pour la résorption de l’habitat insalubre de Hotuarea à Faa’a, Tahiti.
Jeudi 5 juin
- Décès de Philippe Brotherson, ancien maire de Uturoa à Raiatea.
-
Signature d’un “contrat moral” entre ministère de l’environnement,
industriels, exploitants, associations environnementales de la vallée
de la Punaruu et la mairie de Punaauia pour la préservation de la
vallée de la Punaruu.
- Lancement des festivités du Heiva I Tahiti 2008 par des prestations des différentes écoles de danse de Polynésie française.
Vendredi 6 juin
- Rassemblement de pays du Pacifique pour le tournoi international de Rugby à VII, le “Tahiti Nui Seven’s 2008”.
Samedi 7 juin
- L’équipe de rugby de Tonga remporte le “Tahiti Nui Seven’s 2008”.
Mercredi 11 juin
- Adolphe Colrat est nommé haut-commissaire en Polynésie française. Il remplace Mme Anne BOQUET.
Jeudi 12 juin
- Acquisition des deux nouveaux groupes électrogènes par la société Electricité de Tahiti.
Vendredi 13 juin
-
Adoption d’un plan de redressement de Maeva Transport (trucks) par voie
de cession partielle d’actifs de la société en faveur de M.CHUNG SAO,
directeur de la société de transport NTCE (bus).
- Les forces armées
en Polynésie française fournissent deux osmoseurs pour l’atoll de
Vairaatea, aux Tuamotu, actuellement en pénurie d’eau potable.
Samedi 14 juin
- Hinarere, 18 ans, remporte le premier concours de beauté Vahine Tahiti, organisé à Tahiti par Dominique PETRAS.
Lundi 16 juin
-
Inauguration au Musée du Quai Branly à Paris de l’exposition “Polynésie
Arts et divinités 1760 – 1860 en présence de Gaston Tong Sang, Yves
Jégo, Secrétaire d’Etat à l’Outre-mer et Joseph Kaiha, ministre de la
Culture.
- Joseph Kaiha, ministre de la Culture se rend à l’UNESCO
afin de relancer le projet de classement des îles de Nuku Hiva et Hiva
Oa (Marquises) au patrimoine mondial.
- A Paris, M.TONG SANG rencontre le nouveau haut-commissaire de Polynésie Française M.COLRAT.
- Fin de la grève à l’hotêl Relais Mahana, conflit qui avait commencé le 1er mars 2008.
Mardi 17 juin
- Première expo-vente de la vanille de Polynésie française à l’assemblée, de Papeete.
Mercredi 18 juin
-
Pour manifester leur refus d’accepter la décision du ministre Clarentz
Vernaudon de remplacer l’actuel chef du Service de la Jeunesse et des
Sports, le personnel se met en grève.
Jeudi 19 juin
- Léon
Taerea, artiste, ancien journaliste et enseignant au Centre des Métiers
d’art de Papeete, est décédé lors d’une descente du plateau des
orangers, à Punaauia.
- Annonce de la réduction future de deux-tiers
des forces armées de Polynésie française. C’est essentiellement la
commune de Arue qui est touchée
Vendredi 20 juin
-
L’archéologue Michel Charleux annonce sa découverte d’étranges disques
de pierres à Eiao, aux Marquises, ressemblants aux “ulu maika”
hawaiiens.
Samedi 21 juin
- Ouverture des manèges à Punaauia, Tahiti.
- Célébration de la fête de la musique en Polynésie française.
- Départ du catamaran sans cabine « Bye Bye Brasil » pour l’Australie.
- Journée portes ouvertes au Régiment d’infanterie de marine du Pacifique-Polynésie (RIMaP-P).
Lundi 23 juin
- Décès de Jacques Vii, ancien maire de Punaauia, Tahiti.
-
Lancement de la Saga Painapo 2008, vacances d’initiation à la voile
offertes à plus de 700 enfants issus de familles nécessiteuses.
- Premier Festival du Ukulele à Hitiaa, Tahiti.
Mardi 24 juin
-
Signature d’une convention entre le président Tong Sang, le ministre
Mairai Sun et le directeur de la banque Socredo pour encourager les
petits projets au niveau local.
Mercredi 25 juin
- La goélette COBIA 2 s’échoue sur le récif à Hao, aux Tuamotu. Elle est remise à flots 18 heures plus tard.
Jeudi 26 juin
-
Oscar TEMARU annonce qu’il célé-brera le 29 juin avec Gaston Flosse et
le Tahoeraa huiraatira devant le monument aux morts de Faa’a érigé en
1985 en mémoire des combattants tahitiens tués lors de la guerre
franco-tahitienne de 1844 “pour avoir défendu leur île et leur liberté”.
- La police municipale et les pompiers de Moorea sont en grève.
Evénements dans le Pacifique Sud

Nouméa, 2 juin - Le secrétaire d’Etat français à
l’Outre-mer, Yves Jégo, a achevé un séjour de quatre jours en
Nouvelle-Calédonie où il s’est incliné sur la tombe du leader
indépendantiste Jean-Marie Tjibaou, assassiné en 1989.
Suva, 2
juin - Un enquêteur recruté pour tirer au clair le scandale des fuites
des feuilles d’examen affirme que la corruption est monnaie courante
dans l’Ecole de Médecine de Fidji, grande institution médicale du
Pacifique Sud. Les menaces de mort, les fraudes, le népotisme et des
étudiants hostiles font partie des problèmes qui ont marqué l’enquête.
Depuis 1994, des familles indiennes aisées ont réussi à corrompre des
membres hauts placés de l’École pour obtenir les feuilles d’examen
avant la date de l’épreuve. Depuis, de nombreux étudiants en médecine
ont obtenu leur diplôme et d’après l’enquêteur, « leur crédibilité
professionnelle devrait être remise en question. »
Port
Moresby, 3 juin - Plus de 1 000 personnes ont manifesté dans les rues
de la capitale Port Moresby dans le cadre de la marche annuelle contre
la corruption qui s’aggrave chaque année davantage et qui est
considérée comme un frein au développement. La Papouasie
Nouvelle-Guinée est en très mauvaise position dans l’indice de
corruption de Transparency International qui considère ce pays comme
l’un des plus corrompus du monde.
Suva, 4 juin - Crise de la
pêche du thon à Fidji. Quatre bateaux de pêche ont été vendus aux
enchères après une reprise de possession. En trois ans, l’industrie du
thon a rétréci de deux tiers dans l’archipel fidjien. Selon le
président de l’Association des propriétaires de thoniers, les taxes
imposées par le gouvernement forcent les pêcheurs locaux à la faillite.
2000 emplois sont concernés.
Nouméa 5 juin - Selon la Communauté
du Pacifique (CPS), la population des pays océaniens et territoires du
Pacifique devrait atteindre cette année 9,5 millions d’habitants avec
une croissance annuelle de 1,9% ; c’est-à-dire 180 000 personnes par an
ou 500 par jour. La Mélanésie (qui comprend la
Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, Vanuatu et la
Nouvelle-Calédonie) se taille la part du lion avec une population
estimée à plus de huit millions d’habitants. Les Papous représentent
plus de 6 millions de ces huit millions d’habitants. La Polynésie
regroupe un peu plus de 650 000 personnes et la Micronésie 533 000.
C’est à Tokelau que l’on trouve la plus petite population avec environ
1 200 habitants, à condition de ne pas tenir compte de Pitcairn qui
compte 66 habitants.
Honolulu, 7 juin - La « nappe de plastique
» du Pacifique Nord refait parler d’elle. Selon les scientifiques cette
vaste étendue flottante de débris s’agrandit à une vitesse alarmante et
sa taille représenterait maintenant le double de la masse continentale
des États-Unis. Charles Moore, un océanographe américain, précise que
100 millions de tonnes d’ordures s’étendent depuis 500 miles nautiques
au large des côtes californiennes pour traverser le nord du Pacifique
passer par Hawaï et presque rejoindre le Japon. Selon Charles Moore,
c’est ainsi que l’on aurait retrouvé des briquets, des seringues et des
brosses à dents dans l’estomac d’oiseaux marins morts contaminés. Et si
le plastique contamine la chaîne alimentaire, il finit par se retrouver
dans votre assiette, souligne Charles Moore.
Auckland, 9 juin -
En un an, les prix de plusieurs produits de base comme le riz ont tout
simplement doublé, le prix du baril de pétrole brut a atteint des
niveaux record tandis que la production des produits alimentaires est à
la baisse pour cause de sécheresse. Dans la région, cette crise
alimentaire risque de faire exploser des situations fragiles. L’année
dernière, au Timor-Leste, 240 000 personnes ont dépendu du programme
alimentaire des Nations Unies. En Papouasie Nouvelle-Guinée et aux îles
Salomon, la population est en colère et des responsables politiques ont
averti que des troubles sociaux sont à craindre. Un mouvement de grogne
a été signalé des îles Marshall aux îles Fidji.
Rarotonga, 18
juin - Suite à l’autoproclamation des chefs coutumiers à la tête des
Îles Cook de nobles de l’archipel, le gouvernement local se procure des
conseils juridiques pour déterminer si la “Proclamation des Ariki” doit
être considérée comme une trahison. Des membres du Conseil coutumier
local, de la Maison Ariki (royale), qui représente les nobles de
l’archipel, se sont auto-proclamés les nouveaux dirigeants des îles
Cook et ont décidé de dissoudre le parlement et de couper tous liens
avec la reine d’Angleterre. Le gouvernement des îles Cook n’a pas
du tout tenu compte de cette proclamation considérée comme un coup
d’épée dans l’eau. A la base de cet incident on trouve Bruce Mita, un
Maori néo-zélandais qui habite Sydney. Le gouvernement est persuadé que
Bruce Mita manipule les nobles avec le but de prendre le contrôle des
gisements de magnésium off-shore. Le gouvernement estime dommage que
des chefs coutumiers se fassent berner par un étranger.
Canberra,
19 juin - La construction d’une nouvelle base militaire américaine de
communications devrait commencer d’ici quelques semaines en Australie
occidentale. C’est la première fois depuis les années 60 qu’une base
militaire américaine est construite en Australie. Ce centre
d’espionnage sera érigé à proximité d’une station de communications par
satellite qui sert de relais aux opérations américaines au Moyen-Orient
et dans la région Asie/Pacifique.
Auckland, 19 juin - Les
autorités néo-zélandaises ont décidé d’interdire l’utilisation de
l’ampoule traditionnelle. La bonne vieille ampoule éclaire peu pour sa
consommation d’énergie. D’ici la fin de l’année prochaine, la
Nouvelle-Zélande n’importera que des ampoules basse consommation qui
permettront de réduire les émissions de dioxyde de carbone dans
l’atmosphère.
Port Moresby, 22 juin - Le Papouasie
Nouvelle-Guinée est en état d’alerte après la découverte du Varroa, un
acarien parasite responsable d’importantes pertes de colonies
d’abeilles à travers de le monde. Ce Varroa destructor est à l’abeille
ce que la tique est au chien et les abeilles sont essentielles à la
pollinisation des cultures. Les pertes d’abeilles en Papouasie
Nouvelle-Guinée pourraient avoir un impact majeur sur l’industrie
vitale du café et sur d’autres cultures du pays. L’abeille assure en
général 85% de la pollinisation des cultures.
La varroatose cause des ravages dans des ruchers du monde entier mais n’aurait jamais été détecté en Australie.
Rarotonga,
24 juin - Le gouvernement des îles Cook mise son développement sur deux
secteurs : l’industrie de la perle noire et les transactions
bancaires off-shore. Cet archipel en libre association avec la
Nouvelle-Zélande dépend énormément du tourisme et son gouvernement
s’active pour diversifier l’économie.
Majuro, 25 juin - Des
ordinateurs « zombies » contrôlés par des pirates ont attaqué les îles
Marshall et réussi à paralyser tout le système de courrier électronique
de l’archipel. Le seul fournisseur de service Internet n’avait toujours
pas réussi à rétablir le système de « mail » 18 heures après le début
de l’attaque. C’est la première fois qu’un tel incident se produit aux
îles Marshall.
Rarotonga, 25 juin - Le gouvernement des îles
Cook a signé un accord de prêt à conditions libérales d’environ 10
millions de dollars (700 millions Fcfp) avec le gouvernement chinois.
Ce prêt va permettre la construction d’un stade multisports. La moitié
des travaux sera confiée à des entrepreneurs locaux. Une firme de
construction chinoise s’occupera de l’autre moitié et les matériaux
seront importés de Chine.
Rarotonga, 26 juin - Les chefs
coutumiers des îles Cook reviennent sur leur décision
d’autoproclamation à la tête de l’archipel. Après trois jours
consécutifs d’entretiens et de discussions avec le gouvernement, le
président de la maison des Ariki a annoncé que la majorité des membres
a décidé de réaffirmer son allégeance à la reine Elisabeth II
d’Angleterre et au gouvernement.
Timor Leste, 30 juin - Le
gouvernement est la cible de critiques à propos d’un accord portant sur
100 millions de dollars (7 milliards Fcfp) et qui permet à une société
indonésienne d’exploiter 100 000 hectares, plus d’un sixième des terres
arables de cette jeune nation dans le cadre d’un projet de production
de biocarburants. Un protocole d’accord a été signé entre le ministère
de l’Agriculture et GTLeste Biotech, une société indonésienne guère
connue sur le marché. Cette société a garanti un investissement minimal
de 100 millions de dollars en échange d’un bail de 50 ans renouvelable
pour exploiter « des terres non productives ». Le gouvernement a
défendu sa position en soulignant que ce projet d’agro-carburant, qui
comprend des plantations sucrières et une usine d’éthanol, est en
mesure de générer plus de 2 000 emplois. L’opposition estime que ces
terres ont été « données en cadeau » sans aucune consultation
et que ce projet de biocarburant risque de menacer la production
alimentaire dans le pays, pauvre et résolument agraire.
avec Pierre Riant à Radio Australie
![]()
Isabelle ADJANI a passé 10 jours incognito et avec un bel homme dans un “resort” cinq étoiles de Bora Bora.
Elle a accepté d’être la marraine pour une plantation de récif (eh oui, ça existe !). Ph. DR.

C’est la jeune et belle Hinarere qui a remporté le titre de “Vahine Tahiti”, un nouveau concours de beautés locales et authentiques. (Ph. TPM)

Exposition d’artistes de Moorea en juillet à la galerie
“du dinosaure” à Maharepa, Moorea. (ph. TPM)


-
Léon Taerea, artiste peintre, dessinateur, illustrateur et écologiste
grand défendeur de la vallée de la Punaruu, à l’âge de 57 ans, suite à
un malaise. Léon était le dessinateur rebelle de Tahiti dans les années
1980 lorsque avec ses bandes dessinées il se moquait des militaires
avec leurs bombes.

- Philippe BROTHERSON, maire d’Uturoa (Raiatea) pendant 39 ans. Personnalité incontournable et agréable des Îles-sous-le-Vent, à l’âge de 79 ans. Son dernier exploit se situe entre 2000 et 2004 lorsqu’il s’opposa au président Flosse qui voulait “prendre en main” l’île de Raiatea.

-
Jacques VII, maire de Punaauia (Tahiti) depuis 1977, à l’âge de 74 ans.
Ancien parachutiste cet homme politique, longtemps aussi conseiller
territorial, était un des grands fidèles de Gaston Flosse.
A toutes ces familles, Tahiti-Pacifique présente ses sincères condoléances.