N° 246, novembre 2011


­­ 4    Clin d’œil
 5    Editorial
 6    Courrier des lecteurs
 7    Actualité
 8    Actualité
 9    Confidences
10    Actualité
11    Actualité
12    Humour
13    Baromètre
14    Grosse tête
15    Territoires au Forum du Pacifique
20    “De quoi j’m’e mail ?”
21    TikiLeaks
23    Iaorana de Simone
24    Un autre rêve des mers du Sud
26    Mission catholique en Papouasie
31    Carte postale d’Asie
34    Les Maori à Paris
37    L’île de Pitcairn va-t-elle fermer ? 
39    Publications
40    “Paroles d’un autochtone”
44    Nouvelle : Danses macabres     
48    Les événements du Pacifique en octobre
49    Les événements de Tahiti en octobre
50    Balises des îles­­

P. 15. Territoires ou colonies ?



P. 26 :  Mission en Papouasie. 


HUMOUR




Comment bousiller notre qualité de vie

Le monde entier est en quête d’un Paradis. Surtout en ce moment, sur notre planète surpeuplée. Or essayons d’établir ce qu’un paradis est supposé être. Dans le subconscient populaire, c’est un lieu de liberté et où l‘on peut vivre sans stress, sans être sous pression, sans “Big Brother” qui vous épie du matin au soir, sans quelqu’un qui vous colle aux basques pour sans cesse vous dire quoi et comment faire, ou vous réclamer des sous.
Un Paradis, ce serait donc un lieu :
- où il n’y a pas de missionnaires ;
- où il n’y a pas besoin de comptables ;
- où il n’y a pas besoin de fonctionnaires ;
et où il n’y a pas besoins d’avocat.
Vu sous cet angle, Tahiti semble bien mal barré, plutôt à l’opposé de ce que devrait être un paradis, avec son record mondial de fonctionnaires par habitant, et peut-être même de missionnaires-pasteurs.

Comme nous l’avons expliqué maintes fois dans ces pages,
en introduisant la société de consommation à Tahiti dans les années 1970, toutes les valeurs de la société tahitienne ont été bousculées. Or que peut-on faire dans une île perdue comme Tahiti sans industrie, sans centre financier et avec un tout petit secteur marchand, pour obtenir les moyens de devenir un consommateur digne de ce nom ? Certainement pas en grimpant aux cocotiers pour aller chercher les noix et faire du coprah, ni en allant pêcher en pirogue sur le lagon, et encore moins en plantant des choux ; encore faudrait-il avoir des terres pour cela. Il existe bien à Tahiti un petit secteur marchant, aux emplois rares qui sont généralement réservés aux membres de la famille du commerçant. Pour devenir un consommateur digne de ce nom, à Tahiti il n’y a qu’une solution : devenir fonctionnaire de l’Etat français, du ­territoire ou des communes pour toucher des salaires qui dans nos îles sont payés le double des barèmes en France. C’est ­pourquoi, depuis 1970, tout le monde à Tahiti veut devenir ­fonctionnaire. Et la France, pour s’assurer de pouvoir faire exploser en paix ses bombinettes atomiques, accepta de créer – et payer – un nombre toujours croissant de postes  de fonctionnaires. Le désir de devenir fonctionnaire est tellement grand qu’en 2005, lorsqu’il y eut un appel à candidatures pour trois gardiens de prison (donc passer sa vie en prison !), plus de 4000 postulants se bousculèrent aux examens.

Tout le monde l’a compris aujourd’hui, cette politique menée depuis 1980 a conduit au désastre économique et social actuel, qui d’ailleurs ne fait que commencer. Comme tout le secteur public est en faillite, que ce soit les communes, le “Péi”, la CPS, le Port Autonome, la compagnie Air Tahiti Nui, l’Institut Malardé, etc., les autorités font tout pour extorquer (c’est le mot juste !) le plus d’argent possible à une population qu’elle est supposée aider, protéger.

J’exagère ? Non, et pour preuve, voyez ce qui s’est passé sur l’île de Moorea ces derniers mois, car voilà un exemple des ravages que le système actuel fait dans la société. Île tranquille, agricole et touristique, sans embouteillage et ­pratiquement sans industrie (une petite usine de jus de fruits), Moorea est aussi devenue une ville-dortoir pour beaucoup de personnes qui travaillent à Tahiti. Normal, puisqu’il n’y a que peu d’emplois salariés sur l’île.
Mais la commune, le Port autonome et le “Péi”, mal gérés et soudainement face à la réalité, doivent collecter des sous pour continuer de grassement payer (voir notre page “TikiLeaks”) leurs effectifs pléthoriques. Qu’ont fait les autorités ? Elles ont d’abord émis une taxe sur les billets des ferrys pour payer la dette de la pharaonique nouvelle gare maritime de Papeete,
puis elles ont interdit de garer les voitures le long de la route (excuse : « la sécurité ») pour les obliger à utiliser des parkings payants (mais non gardés). Résultat : si on utilise sa voiture pour aller au quai de Vaiare (il n’y a pas de transport public suffisant ni digne de ce nom), le prix de “faire la navette” entre Moorea et Tahiti a augmenté de 30%. Et ce n’est pas tout. Alors qu’il n’y a pas de problème routier à Moorea, les autorités ont installé une forêt de panneaux d’interdiction de stationner et autres autour de l’île (excuse : « la sécurité »), notamment devant le centre commercial de Maharepa qui concentre la poste, les banques, la CPS, etc. Comme le parking de ce centre est bien trop petit, les contraventions (4900 Fcfp – 40 euros) pleuvent (oui, à Moorea !), au point de devenir une véritable « cash machine » pour plumer l’honnête conducteur, raison véritable de cette “sécurité”.
Ce qui fait que toute l’ambiance sur l’île a subitement changé : les gendarmes et les mutoi municipaux, jusqu’à présent considérés comme amicaux et nécessaires, commencent à être perçus comme un ennemi répressif qui cherche à vous piéger pour ­remplir la caisse des privilégiés. Nos dirigeants et leurs technocrates se rendent-ils compte à quel point ils détruisent la qualité de la vie, à toujours vouloir faire du « tout-interdit , « comme
en France » ? Notre « autonomie », tant vantée, ne serait-elle qu’un autre vaste mensonge ?
Alors que bientôt ce sera la “Nakba” (catastrophe) économique à Tahiti, que fait le gouvernement ? A lire le Journal officiel, on découvre qu’il fait voter des textes copiés-collés de France, telles ces trois pages consacrées à la taille des rétroviseurs (!) (Arrêté n° 2631 PR du 6 septembre 2011 relatif aux rétroviseurs des véhicules automobiles). Les mutoi vont-ils me soutirer 4900 Fcfp parce qu’il manque 2 mm à mon rétroviseur ?

Pleurons, et prions pour que la Polynésie retrouve un jour le bon sens et ne sombre pas dans la “connerie” absolue du « Monde moderne ». Il en va de notre survie !

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Alex W. du PREL
directeur de la publication


Evénements à Tahiti et ses îles

1er octobre -  La nouvelle TEEI (Taxe sur les équipements électriques importés) entrer en vigueur.

2 octobre - Retour du président Oscar Temaru de son déplacement à New York après ses démarches entreprises à l’ONU en faveur de la réinscription de la Polynésie sur la liste des territoires à décoloniser.
- Le président Oscar Temaru, sur le ­plateau du journal télévisé de Polynésie Première, traite de « chiens » les ­administrateurs de la CPS qui ont refusé le prêt de 5 milliards au Pays.

3 octobre - Violent incendie dans un appartement situé au dernier étage d’un immeuble du quartier du pont de l’Est à Papeete.
- Le ministre de l’Education, Tauhiti Nena, demande au personnel enseignant et administratif du premier et second degré de manifester afin de protester contre la ­situation des professeurs stagiaires.

4 octobre - L’UMP dénonce l’organisation conjointe de la primaire PS et d’un référendum sur un changement de nom de la Polynésie française. La ­question est annulée.
-  Air Tahiti annonce 30 vols supplémentaires pour le Festival des Arts des Marquises en décembre.
- Procès des emplois fictifs : le tribunal correctionnel de Papeete condamne ­l’ex-président de Polynésie française Gaston Flosse à quatre ans de prison ferme dans une vaste affaire d’emplois fictifs. La peine prononcée va au-delà des réquisitions du Parquet. L’avocat du Pays veut “obtenir le remboursement des sommes dues”.
- Remonté contre l’Etat, le ministre de l’éducation Tauhiti Nena organise une manifestation place Tarahoi.

6 octobre - Un jeune chasseur sous-marin se noie à Taravao.
- Ouverture du  11e Salon du livre, place To’ata à Papeete.
- Le président Temaru, n’obtenant pas la deuxième tranche du prêt de l’AFD (2 milliards Fcfp) qui doit permettre de payer les salaires des fonctionnaires, déclare : « C’est l’Etat qui bloque. Levons-nous ! »
- J.-C. Bouissou, condamné  à un an de prison avec sursis et à un an d’interdiction des droits civils dans le procès des emplois fictifs, estime qu’il aurait dû être relaxé.

7 octobre – Visite du haut-commissaire à Reao, Tatakoto et Rikitea.
- Forum de la micro-entreprise “Je crée mon emploi - E faatupu vau i ta'u 'ohipa”.

8 octobre - “Salon de la beauté et de la santé” place To’ata.

9 octobre  - Nouveau concours de Miss
à Tahiti (15 à 18 ans) : « Mademoiselle Tahiti, ambassadrice de l’élégance de la jeunesse polynésienne ».

10 octobre - Victime de la baisse des dons, le village d’enfants SOS de Papara annonce qu’il pourrait fermer.
- Le syndicat des pêcheurs professionnels polynésiens menace de bloquer la rade de Papeete afin de protester contre la hausse des prix du carburant.
- Les 82 employés du Fonds de ­développement des archipels (FDA), censé ­disparaître à la fin de l’année, sont entrés
en grève illimitée.
- Primaires socialistes en Polynésie : 7 121 votants, Hollande en tête.
- Un yachtman allemand disparaît à Nuku Hiva.

11 octobre - Les ferrys de Moorea ­perturbées par le blocage de la rade de Papeete par les pêcheurs.

12 octobre - Affaire des sushis: l’inéligibilité de Gaston Flosse rejugée à huis clos par la cour d’appel de Paris.
- Fête de la science à Papeete. Une ­délégation de Wallis et Futuna est présente.
- Visite en Polynésie française de Nicolas de Sèze, directeur de l’IEOM.
- Le tribunal administratif rejette le recours d’Oscar Temaru et maintient la tutelle de l’Etat sur les budgets de Faa’a.
- 3e édition du TNTV Mobile Film Festival.

13 octobre - Disparition du touriste ­allemand : l’inquiétude s’amplifie suite à la découverte d’un brasier suspect.
- Les employés de la SMPP Sogeba, ­toujours pas payés malgré un jugement, bloquent les entrées de l’assemblée.
- Le président Oscar Manutahi Temaru inaugure le tunnel “O Manutahi i TE MARU” au trou du souffleur.
-  Face à la polémique qui entoure cette inauguration, Oscar Temaru déclare n’avoir pas été au courant de la dénomination ­complète qui figure à l’entrée du tunnel. Il ne l’a pas pour autant débaptisé.
- Blocage du port : Temauri Foster en appelle aux autorités de l’Etat.

14 octobre - Les passes de Papeete et de Taunoa sont complètement fermées par le syndicat des pêcheurs, bloquant tout trafic.
- Chasse à l’homme aux Marquises pour retrouver la trace de Henri Haiti, considéré comme l’assassin du touriste allemand.

17 octobre - La plaque inaugurale située à l’entrée du tunnel O MANUTAHI I TE MARU à la hauteur du trou du souffleur
est taguée.
- Affaire du touriste allemand assassiné  : la presse étrangère parle de cannibalisme.
- François Hollande remporte 90% des voix au second tour des primaires ­socialistes en Polynésie française.

18 octobre - La sécheresse persistante diminue de 30% la production d’eau à Pirae et continue à priver d’eau une partie de la population.
- Suite à la publication d’un décret, le ­syndicat des entreprises et prestataires de services (SPEPS) dénonce une vision économique “liberticide’’, l’immixtion du politique dans la gestion des entreprises et l’instauration d’amendes “fatales” à l’activité économique.

19 octobre - FDA, pêcheurs, Port ­autonome : les grèves sont levées.

20 octobre - Les autorités du Pays et de la PF inaugurent le centre technique ­aquacole (CTA) Vaia de Vairao.
- Début d’une campagne océanographique aux Marquises.
- Le livre Mau moko, le monde du ­tatouage maori obtient le prix des étudiants
de l’Université de la P.F.
- Emile Vernaudon, condamné dans ­plusieurs affaires, est démis de sa ­décoration dans l’ordre national du Mérite.
- Inauguration du Centre technique ­aquacole de Vairao.

24 octobre - Le sénateur Tuheiava estime que le dossier de la ­réinscription de la Polynésie française sur la liste des ­territoires non autonomes devrait être ­examiné par l’ONU en décembre.

25 octobre - Air Tahiti annonce l’arrêt de la desserte de six îles (Ua Pou et Ua Huka, Apataki, Puka Puka, Fakahina et Takume)
à partir de la fin janvier 2012.
- 5e séance de la session budgétaire : réaménagement de la dette du Pays et les dépenses liées au règlement des sommes dues par l’EAD aux sociétés SMPP-Sogeba (235 millions Fcfp) et STAC
(150 millions).

 26 octobre - La chambre territoriale des comptes de la Polynésie (CTC) française publie un rapport sur la gestion de la Polynésie française (Affaires sociales et solidarité) pour les exercices 2000 à 2009 : il faut d’urgence réformer la ­protection sociale généralisée (PSG) “à bout de souffle’’.
- La cour administrative d’appel de Paris a rejeté la requête de la société Passions Productions (Pascale Fortunat), qui ­cherchait à faire condamner la Polynésie à lui verser 120 millions de Fcfp pour avoir annulé le Festival du film romantique à Bora Bora.

27 octobre - La directrice de la très controversée Maison de la Perle depuis sa création, Ingrid Izquierdo, annonce sa démission.
- Séance de débat d’orientation ­budgétaire à l’assemblée de P.F.

29 octobre - Timide manifestation à Moorea des usagers des ferrys pour ­protester contre les nouvelles taxes et ­parkings payants.

29 octobre - Gaston Flosse, seul ­candidat, est réélu à la tête du Tahoeraa huiraatira lors de son congrès.

AdP


Evénements dans le Pacifique Sud

Nuku’alofa, 3 octobre -  Nouveau rebondissement dans la tragédie du Princess Ashika. La Cour d’Appel a ordonné la libération de John Jonesse, le manager de la Shipping Corporation
of Polynesia, l’entreprise publique propriétaire du ferry, qui a coulé en août 2009, faisant 74 morts.
En avril, le Néo-Zélandais Jonesse avait été condamné à cinq ans de prison pour son rôle dans la tragédie, ­principalement reconnu coupable de négligence puisqu’il a laissé voguer un ferry en ruine. Il n’a purgé que six mois de sa peine initiale.

Port Moresby, 3 octobre - La Mineral Resources Development Company (MRDC) accusée d’avoir détourné des fonds coutumiers – MRDC est une entreprise publique chargée de faire fructifier les royalties des propriétaires coutumiers des terres où ont lieu des développements industriels. MRDC aurait investi dans des projets douteux qui n’ont jamais vu le jour.

Nuku’alofa, 3 octobre - Retour triomphal des rugbymen tongiens qui ont humilié le XV de France 19 à 14 à Wellington. Un exploit historique.

Sydney, 3 octobre - Les Australiens vont recruter en Irlande. Il s’agit de recruter dans le bâtiment.
En tout 20 000 jobs seront à pourvoir sur les
dix ­prochaines années, et ce aussi en hôtellerie-­restauration et dans les services.

Rarotonga, 3 octobre - Anton Bakov, le milliardaire russe, aurait acheté Suvarov, un atoll inhabité du nord des Iles Cook pour 10 millions de dollars
à l’Etat des Iles Cook.

Majuro, 3 octobre - Aux Iles Marshall,
2,5 ­millions de dollars ont disparu des caisses de l’Etat. Il s’agit de subvention accordées par des donateurs étrangers. C’est un rapport de Deloitte, l’un des plus grands cabinets d’audit au monde,
qui a mis à jour le vol sur l’exercice 2010.

Tokyo,  5 octobre - Le ministre de l’Agriculture japonais confirme la reprise de la chasse à la
baleine en novembre dans l’océan Antarctique, avec un bateau du gouvernement chargé de surveiller les activités des bateaux de Sea Shepherd, le groupe écologiste qui lutte contre la chasse aux baleines.

Majuro, 5 octobre – La semaine dernière, le Parlement des Iles Marshall a voté la création du plus grand sanctuaire de requins au monde. La ­chasse commercial aux requins et le commerce de produits à base de requin sont totalement interdits sur une zone couvrant près de 2 millions de km2. Les amendes iront jusqu’à 200 000 dollars ­américains.

Port Moresby, 5 octobre - La Papouasie- Nouvelle-Guinée a un taux d’alphabétisme ­
en ­dessous des 50%. Et ce taux continue de chuter.

Suva, 5 octobre - Sécheresse implacable dans le Pacifique Sud – Les cultures flétrissent, les écoles ont fermé les toilettes et de hauts fonctionnaires prennent leur bain dans le lagon, conséquences de la sécheresse et d’un sérieux manque d’eau potable dans plusieurs pays de la région. Tuvalu et Tokelau ont déjà déclaré l’état d’urgence et l’eau commence à être rationnée.

Suva, 5 octobre - Importantes réformes foncières aux îles Fidji et création d’une Banque foncière –  Les propriétaires fonciers indigènes ont été invités à enregistrer leurs terres dans cette banque et à charge ensuite pour le gouvernement de trouver des investisseurs pour faire fructifier les terres enregistrées.

Auckland, 6 octobre - Les autorités maritimes indiquent qu’un porte-conteneur de 47 000 tonnes n’a pas résisté à une forte houle et s’est échoué à environ 22 km au large de la ville côtière de Tauranga, au sud-est d’Auckland, sur l’île du Nord.
 
Tuvalu, 9 octobre - La sécheresse continue, les secours s’organisent – L’Australie, la Nouvelle-Zélande, Fidji et d’autres gouvernements ont envoyé sur place des milliers de litres d’eau potable et des médicaments réhydratant.

Port Moresby, 10 octobre - Coup de projecteur sur la corruption papoue – Selon le professeur Jason Sharman, de l’Université Griffith, en Australie,
«  il y a quelques chose d’ironique et surtout de ­triste sur le fait que l’Australie donne des milliards de dollars à la Papouasie-Nouvelle-Guinée pour améliorer sa fonction publique et en même temps cette fonction publique est torpillée par des hauts fonctionnaires qui vole de l’argent pour l’écouler dans des comptes en banque australiens ou pour s’acheter des ­propriétés luxueuses ».

Suva, 10 octobre - Possibilité d’une nouvelle ­liaison aérienne entre Fidji et Shanghai : « Peu de touristes se rendent dans les belles îles du Pacifique étant donné qu’ils n’ont pas accès à des vols directs ».

Jayapura, 12 octobre - Un mort et six blessés graves à la mine de Grasberg. La police ­indonésienne a ouvert le feu sur les 10 800 grévistes de la mine d’or et de cuivre de Grasberg, exploitée par le géant américain Freeport.

Port Moresby, 12 octobre - La police avoue avoir reçu de l’argent pour mater une manifestation de ­propriétaires traditionnels à qui l’entreprise d’exploitation forestière malaisienne, Rimbunan Hijau, ne leur a pas demandé leur accord pour mettre en exploitation une plantation de palmiers à huile sur leurs terres.

Port Moresby, 13 octobre - Un avion Dash-8 de la compagnie PNG Airlines avec 32 passagers à bord s’est écrasé dans le nord du pays alors qu’il effectuait une liaison entre Lae et Madang. 28 personnes auraient été tuées et 4 auraient survécu, parmi elles les deux pilotes.

Suva, 13 octobre - L’obésité augmente dans le Pacifique à cause de la globalisation, c’est-à-dire la disponibilité des produits importés qui se sont ­substitués à l’alimentation traditionnelle composée de fruits, de légumes et de poissons.

Funafuti, 16 octobre - Encore et toujours la sécheresse à Tuvalu – Les importations de produits alimentaires sont trop onéreuses et les cultures locales sont en piteux état après six mois de ­sécheresse. Les habitants qui dépendent beaucoup des fruits de l’arbre à pain s’inquiètent. Les écoles primaires ont été fermées et l’hôpital local ne prend que les cas urgents.

Honolulu, 18 octobre - Des débris issus du ­tsunami de l’archipel japonais ont été découverts par un ­vaisseau russe, dans le centre du Pacifique,
à plus de 3 000 kilomètres de la zone de la ­catastrophe. Les scientifiques estiment que les débris du japon devraient atteindre les îles hawaïennes d’ici un an.

Jayapura, 20 octobre - La police indonésienne ouvre le feu sur des participants du 3e troisième congrès national, sur le campus de l’université Cenderawasih de la capitale provinciale de Papouasie orientale. Le congrès réunit près de 1 000 représentants des 250 tribus papoues. Il y a eu six morts et plusieurs blessés.

Nouméa, 20 octobre - Douze athlètes ont été ­testés positifs lors des derniers Jeux du Pacifique, dont deux culturistes tahitiens.

Honolulu, 20 octobre - Augmentation ­­remar-quable des populations de baleines à bosse dans le Pacifique Nord – Ces baleines aux pectorales très développées se dirigeaient sur la voie de l’extinction. Elles n’étaient plus que 1 400 en 1966. Selon les ­derniers chiffres de l’Administration nationale des études océaniques et atmosphériques des États-Unis (NOAA), il y aurait à présent 21 000 baleines à bosse dans le Pacifique Nord.

Madang, 24 octobre - La police aurait détruit des dizaines d’habitations, des potagers et fait une ­centaine de sans-abri qui jusqu’à présent ­occupaient un terrain destiné à la création de la Zone ­industrielle marine du Pacifique. La police estime que les sans-abri sont en fait des squatteurs illégaux. Cette zone prévoit la construction d’une dizaine de ­conserveries de thon et un port de pêche ­industrielle à Madang, sur la côte nord du pays.

Nuku’alofa, 26 octobre - Les démocrates ­réclament l’élection au suffrage universel des Nobles du Parlement – L’année dernière, le royaume de Tonga a vécu ses premières élections ­démocratiques, mais le mode de désignation des neuf ­députés nobles n’a pas changé. Ils sont toujours désignés par les 33 familles aristocratiques.

Suva, 26 octobre - La compagnie nationale Air Pacific acquiert trois nouveaux Airbus A330-200. Des avions qui effectueront la liaison
avec Sydney, Auckland, Hong Kong et Los Angeles. Ils ­remplaceront l’actuelle flotte de Boeing 747 et 767.

Fanafuti, 27 octobre - Ingérence étrangère à Kiribati ? – Des observateurs estiment que des ­intérêts étrangers se sont impliqués dans les ­élections : «  Comment des gens peuvent se ­présenter alors qu’ils n’ont aucun passé politique, n’ont pour ainsi dire aucun revenu mais ils sont quand même en mesure d’influencer le résultat en faisant des dons substantiels au public et c’est bien sur ­illégal ». 
Kiribati est l’un des six pays du Pacifique qui entretient des relations avec Taiwan plutôt qu’avec la Chine.
 

avec Pierre Riant à Radio Australie


 

Gentille exposition canine dans les jardins de Paofai à Papeete. (Ph. TPM)


Les manifestations pour garder la forme gagnent en popularité à Tahiti, tels le “Tahiti fitness challenge”, ci-dessus, ou le cross en ville, ci-dessous. (Ph.s. TPM)




Une délégation de Wallis est venue participer
aux Journées de la science à Tahiti. Ph. TPM



Décédé : Yves de Saint-Front, à l’âge de 83 ans, en Bre­tagne. Fils du pein­tre Marin-Marie de Saint-Front, il s’ins­talla à Tahiti en 1955 et, encouragé par son ami Gilles Artur, devint un peintre reconnu. Il est aussi le créateur de nom­breux vitraux de la cathé­drale de Pa­peete.