N° 250, mars 2012


­­ 4    Clin d’œil
 5    Editorial
 6    Courrier des lecteurs
 7    Actualité
 9    Confidences
10    Actualité   
12    Humour
13    Baromètre
14    Photo
15    Sauvetage de l’économie
22    Société
23    Iaorana de Simone
24    TikiLeaks
26    Avis
27    Micro-Etats et souveraineté
32    Grosse tête
33    Marathon de Moorea
34    Libre opinion
35    LoLo
36    A propos du drame d’Ouvéa   
40    Tahiti revisitée
42    Publications
43     Réédition
45    Nouvelle : Le haut-fond MW3∑
48    Les événements du Pacifique en février
49    Les événements de Tahiti en février
50    Balises des îles­­

p.15 - Comment sauver notre économie.



p 27 - Quelle souveraineté pour les micro-Etats d’Océanie ?  



HUMOUR


 

 

 

Quel avenir pour la jeune élite de Tahiti ?


Les 40 années soi-disant « glorieuses » (1965-2005) en Polynésie française ont transformé le territoire d’une économie d’autarcie en économie de consommation. Cette mutation a été rendue possible par les colossales fortunes déversées par la France sur la Polynésie française pour y réaliser le plus grand chantier militaro-industriel depuis les fortifications de Vauban (18e siècle) et la Ligne Maginot, les essais nucléaires (1966-1996). Cette période faste a été prolongée par une « rente (politique) Chirac » (1997-2006). Ce saupoudrage continu, voire croissant, a eu pour résultat la création d’une nouvelle classe moyenne et d’une caste “supérieure”, lesquelles ont adopté le mode de vie et la mentalité des classes correspondantes dans les pays dits développés grâce au captage de cette manne, consommée pour l’essentiel à créer une bureaucratie pléthorique, clientéliste et budgétivore digne d’un Etat soviétique. En effet, la part des fonds publics dans le PIB de la Polynésie française dépasse désormais allègrement les 72%, c’est-à-dire presque l’égale de Cuba, certainement pas l’exemple d’une économie florissante. (Lisez notre dossier, p.15)
Bien qu’elle ne l’ait pas encore commencé, il est inévitable que la France va rapidement réduire les “transferts” auxquels la nouvelle bourgeoisie de Tahiti est devenue accroc, d’autant plus que la France ne peut plus librement faire marcher sa planche à billets depuis l’instauration de l’euro, voit ses industries se délocaliser et son gouvernement s’endetter. Selon un livre qui vient d’être publié (1), pour payer ses déficits publics « la France est obligée d’emprunter 22 millions d’euros (2,6 milliards Fcfp) par heure et paie 120 millions d’euros (15 milliards Fcfp) d’intérêts par jour », des chiffres confirmés par le rapport de la Cour des comptes. Il est donc évident que la France se trouve « devant une situation catastrophique ».

Comme notre nouvelle jeunesse bourgeoise tahitienne est en majorité issue de la classe fonctionnaire de Tahiti, le “secteur protégé” qui a capté l’essentiel des « transferts », comme le luxe d’une génération devient l’indispensable de la suivante, les cibles des études choisies par nos bacheliers sont principalement guidées par les conseils du genre « fais comme tes parents, devient fonctionnaire pour une vie aisée, facile et garantie ». Le résultat de cet aveuglement obstiné et continu de “l’élite” de Tahiti explose ces jours-ci : 110 postulants pour trois postes de professeur de reo maohi,
4 490 candidats pour 41 postes de surveillant à la prison de Nuutania !
Et ceci malgré qu’entre 2000 et 2009, le nombre d’agents employés par le territoire ait augmenté de 25%, principalement entre 2004 et 2006.
Début 2011, la fonction publique territoriale comptait 5 467 agents, dont 3 344 fonctionnaires territoriaux, la fonction publique communale 4 547 agents auxquels il faut ajouter les 3 915 agents des Établissements publics (lire notre page « TikiLeaks ») et les 200 personnels de l’assemblée de P.F., plus les quelque 500 employés de la CPS, de la soi-disant « société de droit privé ». Nous avons donc un total de 14 600 personnes actives payées directement ou indirectement avec nos impôts et cotisations locaux. Ce chiffre, bien entendu, n’inclut ni les élus, les personnels de cabinets et autres “consultants” des pouvoirs publics, ni les quelque 7 000 fonctionnaires d’Etat rémunérés directement par Paris, ni les nombreux inactifs, fonctionnaires ou militaires retraités, eux aussi rémunérés sur des fonds publics. Tous ces chiffres donnent le tournis et leur addition explique la raison pour laquelle la Polynésie française est dans une situation bien pire que la Grèce, surtout que rien n’a encore été fait pour même commencer à assainir la situation, immobilisme expliqué par le fait que pratiquement tous les décideurs politiques de Tahiti sont issus du “secteur protégé” ou syndical et que les corporatismes jouent à fond. En fait, on a établi à Tahiti une sorte “d’Etat providence” à la française, uniquement réservé à une caste bourgeoise, et sans s’assurer que les ressources seraient pérennes.

Ainsi donc, avec la disparition de l’embauche par le secteur public, la jeunesse “dorée” de Tahiti devrait se retrouver dans ce qu’on appelle aux Etats-Unis la « limbo generation », la génération des limbes, un phénomène que la France connaît déjà : des surdiplômés titulaires de master, qui n’ont pas d’autres perspectives que de devenir serveur ou garde-malade, des jeunes qui restent vivre chez leurs parents, une sorte de « no future ». Ce captage des “petits boulots” par les rejetons de l’élite, un décrochement par le haut des classes moyennes, se fait aux dépens des classes populaires déjà  en situation de naufrage socio-économique. En fait, on observe depuis un temps déjà à Tahiti les désastres d’une société de consommation en décadence : ruptures familiales sans recomposition, chômage et temps partiels, loisir pauvre, télévision, obésité, etc. En plus, le traditionnel espace de solidarité polynésien s’est grandement décomposé.

Allons donc, on devrait pouvoir se reconvertir dans le privé, non ? Bien sûr, mais il y a un “hic” à Tahiti, une politique tout à fait absurde : comme le secteur protégé (par des textes garantissant la pérennité des emplois et de leurs acquis) veut continuer de se gaver et que les gouvernements se plient à cette exigence, on subit la surenchère sur les taxes, cotisations et impôts frappant le petit secteur privé. Résultat : les entreprises périclitent, licencient des employés et ainsi réduisent encore plus l’assiette fiscale, telle une peau de chagrin. C’est le dramatique “effet ciseaux”.
Etant une micro-entreprise fragile, Tahiti-Pacifique peut témoigner des effets de cette folie !

Jeune élite de Tahiti, face à un tel constat accablant, on ne peut que vous suggérer de vous exiler dans un pays au gouvernement plus intelligent.
Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

 1 - L’argent de l’Etat, un député mène l’enquête,
 René Dosière, Éditions du Seuil.

Alex W. du PREL
directeur de la publication


Evénements à Tahiti et ses îles

1er février - Un groupement de citoyens « Carton rouge » organise une réunion-débat dans le but de mobiliser la population afin de sanctionner l’absence de développement économique et social en Polynésie française.

2 février - Le ministre de la Santé tente la médiation entre la CPS et les médecins libéraux.

3 février - Me Francis Szpiner est à Tahiti pour défendre Thierry Rivier, conseiller en investissement et “défiscalisateur” parisien de Thierry Pageau, mis en examen pour “escroquerie en bande organisée”.
- Le président Nicolas Sarkozy s’adresse aux Polynésiens.
- L’Ambassadeur de l’Union européenne, chef de la Délégation de l’Union européenne pour le Pacifique (Fidji), le Dr Abdoul Aziz M’Baye, en visite officielle à Tahiti.

4 février - Joinville Pomare revendique les terres du RIMAP-P à Taravao.

5 février - Marie-Luce Penchard arrive à Tahiti et ne s’offusque pas de l’absence d’Oscar
Temaru : « J’ai été reçue par le vice-président Antony Géros, moi, je m’en félicite, il connaît parfaitement les dossiers, donc on aura l’occasion d’échanger, ce n’est pas une difficulté pour moi, bien au contraire ».
- Dominique Perben, arrivé avec Marie-Luce Penchard, explique qu’il est en Polynésie française pour « réussir l’union des autonomistes ».
- Taekwondo : Teddy Teng remporte la médaille d’argent France Sénior à Calais.
- Un voilier s’échoue sur le récif de Apataki.  Le navigateur solitaire de 50 ans, de nationalité norvégienne, s’est endormi à la barre de son voilier.

6 février - « La cession de l’immeuble Saint-Germain sera mise en œuvre sans délai », en échange d’une avance de trésorerie de 6 milliards Fcfp, signée par la ministre de l’Outremer et le vice-président Antony Géros.

7 février - Marie-Luce Penchard rencontre les maires sur l’atoll de Tikehau pour discuter de la réforme de la fonction publique communale. Elle annonce que l’Etat apportera son soutien financier à la mise en place de la fonction publique communale.
- L’ancien directeur du Port autonome, Patrick Bordet, et Béatrice Chansin ont été relaxés pour “détournement de fonds” et “recel” par le tribunal correctionnel pour avoir signé un protocole accordant 21,6 millions Fcfp d’indemnités de départ à Mme Chansin.
- Les médecins libéraux portent les conventions individuelles devant le tribunal administratif.
- Visite de la ministre de l’Outremer à Moorea, puis à Tetiaroa.

8 février - La cour des comptes se montre sévère dans son rapport sur la défiscalisation “Girardin” en outre-mer. Elle en préconise même la suppression pure et simple. La chambre territoriale des comptes à son tour dénonce les effets “pervers” de la défiscalisation locale « loi Flosse ».
- Oscar Temaru est sur la Sunshine Coast australienne au nord de Brisbane, avec le magnat
des mines Clive Palmer. Au programme : tourisme, mines, déclaration sur l’ONU et  golf …
- La consule générale adjointe d’Australie à Nouméa, de passage à Tahiti, rappelle que l’Australie reste opposée à la demande de réinscription de la Polynésie française sur la liste des pays à décoloniser de l’ONU.

9 février - Deux pêcheurs de tortues à Tetiaroa arrêtés par les douanes et condamnés à 6 mois de prison avec sursis, 617 000 Fcfp d’amende et la confiscation de leur bateau et de leur voiture.
- Pierre Frébault annonce un avant-projet porté par le ministre de l’Economie, qui instituerait un régime d’assurance-chômage qui ne pourrait pas être perçu plus de six mois et ne pourrait excéder 80 % du Smig mensuel.

10 février - Marie-Luce Penchard quitte Tahiti.
- Inauguration du salon de la bijouterie d’art et du salon du tourisme à Papeete.

11 février - Le paquebot “Saga Ruby” en escale à Papeete.
- Le rachat du groupe Hersant Média Polynésie par le groupe Moux en cours de finalisation.

12 février - Course de la Saint-Valentin à Arue. 170 couples étaient inscrits.

13 février - Réunion annuelle du “Fonds Pacifique” à Papeete.

14 février - Rere Puputauki est condamné définitivement à un an ferme dans l’affaire des thoniers chinois (shipchandler) où il avait fait convoyer ces thoniers par du personnel du GIP bien évidemment peu, voire pas, rémunéré. C’est sa troisième condamnation définitive.
- Le procureur de la République José Thorel condamné pour diffamation à verser 4 000 € d’amende à Alain Orsoni suite à une publication d’une interview avec Mediapart. Il a fait appel.

14 février - Édouard Fritch annonce sa candidature aux primaires de son parti pour la députation. Sa suppléante est Louise Peltzer, l’ancienne présidente de l’Université et ancienne ministre de la Culture du gouvernement Flosse.
- Réunion tripartite avec le ministre de l’Emploi pour discuter du projet de loi du Pays instituant une allocation chômage. Les patrons sont contre.

15 février - La commune de Faa’a (maire : Oscar Temaru) est épinglée par la chambre territoriale des comptes sur la période courant de 2004 à 2009, dépenses de fonctionnement « erratiques », ressources humaines « mal maîtrisées », masse salariale « très élevée », ce qui conduit à un effectif très nombreux « et globalement inefficient ».

16 février - Une partie du personnel du secteur de l’automobile est en grève.

19 février -Tony Géros explique le désistement récent du Pays de vendre l’immeuble du boulevard Saint-Germain au prétexte que cette vente serait « un symbole pour l’Etat de voir le Pays plier l’échine, se mettre à genoux ».

20 février - Rapport de la chambre territoriale des comptes sur la gestion de Teva i Uta dans sa période 2004-2010 : «  Une accumulation de dettes, une section de fonctionnement lourdement déséquilibrée, des subventions attribuées sans respect des règles, des politiques tarifaires à la tête du client… ». 

22 février - Léon Tefau, secrétaire général du Tavini, en charge des opérations électorales, est annoncé comme étant nommé président des filiales de l’OPT : Tikiphone, Mana, TNS et ISS.
- Toutes les demandes d’indemnisation des personnes s’estimant victimes des essais nucléaires conduits par la France de 1960 à 1996 “vont être réexaminées” annonce le ministère de la Défense.
- Un voilier s’échoue sur le récif face à Faa’a. 

23 février - Conflit CPS/ médecins libéraux : chez 90% des médecins, les actes ne sont plus remboursés qu’à 40%.
- On apprend la réduction des effectifs de l’enseignement en Polynésie française : 170 postes devraient y être supprimés à la rentrée 2012/2013 (90 dans les écoles élémentaires et maternelles et 80 dans les collèges et lycées).
- Le syndicat des médecins hospitaliers s’alarme car le ministre de la Santé n’a toujours pas signé le budget de l’hôpital ; le Pays veut imposer une baisse de 6% au budget de fonctionnement du centre hospitalier.

24 février - Face à l’augmentation du prix du carburant, ATN annonce une surcharge de 20 000 Fcfp sur le billet A-R Tahiti-Paris.

25 février - François Hollande déclare : « Je ne suis pas pour l’indépendance en Polynésie ».

26 février - Teahui Tuheiava candidat de l’émission Koh Lanta, arrive à Tahiti. Il est accueilli comme une star à l’aéroport et monopolise la Une des journaux.
- Le sénateur Gaston Flosse déclare sur Polynésie Première que « les émeutes à la Réunion, c’est la faute de la départementalisation ».

27 février - La CPS ne rembourse plus que la moitié de la facture des médecins déconventionnés, 90% des médecins libéraux, sans pour autant baisser les taux de cotisation à l’assurance-maladie des patrons comme des salariés.
- Incendie à Nuku Hiva : 600 hectares de réserve forestière dévastés.
- Oscar Temaru veut organiser un marathon international le 3 novembre (même date que le marathon de New York). Oscar espérerait 1 000 participants et allouerait à cet effet entre 20 et 30 millions Fcfp.

29 février - Le haut-commissaire Richard Didier réagit sur le revirement du gouvernement de ne plus vendre l’immeuble du boulevard Saint-Germain à Paris. « L’Etat ne paye pas…  Il y a un minimum de rigueur à tenir. »
- Hausse du tarif de l’électricité de 3,13%.
- 41 nouveaux surveillants à la prison de Nuutania. Il y avait 4 490 prétendants à ces postes de fonctionnaires d’Etat.

A.d.P.




F Y n

AdP


Evénements dans le Pacifique Sud

PORT MORESBY, 2 février - Un ferry a sombré au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée avec plus de 300 passagers à bord, dont 219 au moins ont été secourus par des navires marchands venus leur porter secours quelques heures après le drame.

SUVA, 2 février - Les inondations ont fait une septième victime à Fidji. L’archipel est noyé par des pluies diluviennes depuis une semaine.

SUVA, 2 février -A Fidji, les propriétaires coutumiers du site de Waisoi dans la province de Naitisiri ont rencontré le Premier ministre qui a pris en charge personnellement les négociations sur la future mine d’or et de cuivre, qui sera exploitée par la compagnie minière australienne Newcrest et deux compagnies japonaises. Mais les propriétaires coutumiers s’opposent déjà à l’exploration, soucieux de son impact sur l’environnement.

APIA, 2 février - Un homme a été lapidé à mort au Samoa, tué à coups de pierres à la suite d’une dispute avec la famille de son épouse. Deux hommes, un père de 54 ans et son fils de 18 ans, proches de l’épouse de la victime, ont été arrêtés et mis en examen pour meurtre.

HANGA ROA, 3 février - L’île de Pâques vit au rythme de la Tapati, son festival annuel, qui voit s’affronter pendant 15 jours deux candidates au trône de reine de l’île et leurs équipes, autour d’épreuves culturelles, artisanales ou sportives.

BRISBANE, 3 février - Le nord est de l’Australie sous l’eau. Des milliers d’habitants du nord de la Nouvelle-Galles du Sud et du sud du Queensland ont été évacués en hauteur.

NUKU’ALOFA, 3 février - Deux cousins, deux arrières-petits-enfants de feu la reine Salote, s’uniront le 5 mai prochain. Ce mariage entre le Prince Tuku’aho, 27 ans, et sa cousine de 25 ans Sinaitakala Fakafanua, fait jaser et a relancé le débat sur le mariage consanguin royal, une habitude des royautés de se marier entre eux pour préserver la « pureté du sang ». Akilisi Pohiva, militant pro-démocratie : « Par le passé, le gouvernement et les membres de la famille royale ont dépensé des fortunes dans les mariages. Pourtant, l’économie de Tonga est si mauvaise que le pays est incapable de rembourser sa dette extérieure ». 

MELBOURNE, 3 février - Ken Grenda, un pilier de l’industrie des transports dans l’État australien du Victoria, a vendu sa société d’autobus pour 400 millions de dollars à un autre opérateur de transport. Et Ken Grenda a tenu à remercier les quelque 2 000 employés durs à la tâche de son entreprise en leur versant des bonus calculés en fonction de l’ancienneté des employés. Certains ont reçu plus de 100 000 dollars. Merci patron.

PORT MORESBY, 5 février - Après le naufrage d’un ferry au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée les secours n’ont plus aucun espoir de retrouver des survivants parmi la centaine de personnes toujours portées disparues. 246 survivants et cinq corps ont été récupérés. Le ferry transportait 350 personnes et 12 membres d’équipage.

PORT VILA, 8 février - Le cyclone Jasmine s’abat sur le sud du Vanuatu. Avec des vents de 165 km/h. Pendant ce temps-là, le cyclone Cyril se forme au nord de Tonga, à 740 km à l’est de Fidji, et se dirige vers l’est, sud-est. Tonga a déclaré l’état d’alerte.

APIA, 10 février - Plus d’un demi-million de dollars se sont envolés, la recette des douanes du jour, qui était dans le coffre du Département des douaniers au sein du ministère du Budget. Deux jeunes douaniers ont été arrêtés.

MELBOURNE, 13 février - Le groupe bancaire australo-néo-zélandais ANZ a annoncé la mise en œuvre imminente d’un plan social impliquant notamment la suppression de pas moins d’un millier d’emplois, principalement dans les catégories de maîtrise et d’encadrement.

SUVA, 14 février - Le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS) a fêté les soixante- cinq ans d’existence de la CPS, sur fonds de poursuite de réformes.

NUKU’ALOFA, 14 février -Tonga à son tour frappé par Jasmine. Le cyclone continue à occasionner des inondations éclair sur Tongatapu, une l’île plate qui n’a pas beaucoup de rivières.

GUAM, 14 février - Le Pentagone a confirmé qu’au lieu des 8 000 Marines initialement prévus, seuls 4 700 prendront leur quartier sur l’île. Ils étaient auparavant basés sur l’île japonaise d’Okinawa, dont la base est appelée à disparaître. Le déménagement des Marines a un coût énorme : 11 milliards de dollars, que le Pentagone a bien du mal à réunir.

WELLINGTON, 16 février - La Cour Suprême néo-zélandaise ordonne au gouvernement de révoquer la vente de 16 exploitations laitières à Shanghai Pengxin pour 150 millions de dollars. La Cour souligne que l’entreprise chinoise n’a pas d’expérience dans le lait.

NOUMEA, 17 février - Les journalistes des Nouvelles Calédoniennes s’inquiètent des conséquence sur leur indépendance de la vente du Groupe Hersant Média en Nouvelle-Calédonie. 35 des 42 journalistes des Nouvelles Calédoniennes, l’unique quotidien du Caillou, craignent “une mise au pas du titre et sa transformation en outil de communication politique et économique”. Un important groupe de grande distribution de l’île ainsi qu’un concessionnaire automobile seraient intéressés. GHM en Nlle-Calédonie, compte 240 salariés, possède Les Nouvelles Calédoniennes, la radio NRJ, le gratuit Paru Vendu, les Imprimeries Réunies de Nouméa (IRN) et Pacifique Print.

SYDNEY, 16 février - La compagnie aérienne australienne Qantas a annoncé la suppression de quelques 500 emplois suite à une chute de 83% de ses bénéfices. Le chômage devrait monter à… 5,3% en Australie.

NUKU’ALOFA, 16 février - Le cyclone tropical Jasmine, qui a frappé les îles du Sud de Vanuatu, tout en épargnant la Nouvelle-Calédonie voisine, a depuis poursuivi son chemin plus à l’est et a déjà causé d’importants dégâts et des inondations à Tonga.
PORT MORESBY, 17 février - L’enquête sur le naufrage du Rabaul Queen a commencé. Le ferry a chaviré à 9 milles nautiques de la côte est le 2 février avec 379 à son bord. 183 sont toujours portées disparues.

CANBERRA, 18 février - AusAid annonce avoir économisé 90 millions de dollars. L’agence de développement du gouvernement australien y est arrivée en supprimant 320 postes de consultants et autres conseillers techniques, dont les salaires faramineux ont fait scandale l’année dernière. Ceux qui sont toujours employés ont vu leurs salaires réduits.

CANBERRA - 19 février - L’Australie a commémoré l’une des pages les plus traumatiques de son histoire. Le bombardement de Darwin, sur la côte nord du pays, par les Japonais le 19 février 1942. 250 Australiens sont morts sous un tapis de bombes plus nombreuses encore qu’à Pearl Harbor. Après Darwin, l’aviation japonaise a réalisé près de 100 autres attaques sur l’Australie en 1942 et 1943.

APIA, 19 février - De l’huile d’avocat et de la farine de manioc et du fruit de l’arbre à pain. Voilà deux nouveaux produits samoans, que le Premier ministre a officiellement lancés lundi.

NUKU’ALOFA, 21 février - Le gouvernement du royaume de Tonga a démarré les travaux en vue de mettre en place les structures d’accueil d’une bretelle du câble sous-marin à fibre optique « Southern
Cross », qui relie déjà depuis plus de douze ans la Californie à l’Australie, en passant par la Nouvelle-Zélande et Fidji.

SUVA, 23 février - Accord de visa réciproque entre les îles Fidji et Cuba – Au début du mois, les îles Fidji ont signé un accord avec la Russie pour que les ressortissants des deux pays puissent se déplacer en Russie ou aux îles Fidji sans avoir à demander de visa. C’est un accord similaire que les autorités fidjiennes aimeraient signer avec Cuba. La signature d’un accord bilatéral avec Cuba pourrait permettre le déploiement de médecins cubains aux îles Fidji tout en envoyant des étudiants fidjiens poursuivre des études de médecine à Cuba.

ROME, 24 février - Le roi de Tonga, George (Siosi) V, a été reçu en audience par le Pape Benoît XVI, lors d’une visite officielle au Vatican.

AUCKLAND, 24 février - La compagnie néo-zélandaise Air New Zealand annonce une baisse de ses profits de l’ordre de 61% et la suppression de quelque 441 emplois. 
 
AVATORU, 24 février - Le gouvernement des îles Cook envoie à Londres une troupe de 50 danseurs qui se produira devant la reine lors des célébrations de ce jubilé d’Elisabeth II pour célébrer ses 60 ans de règne, appelés jubilé de diamant.

GRASBERG, 27 février - Freeport MacMoran suspend ses opérations en Papouasie – Le géant minier américain a décidé d’interrompre ses activités à la mine de Grasberg située dans la province indonésienne de Papouasie, l’une des plus grandes mines d’or et de cuivre de la planète.

MAJURO, 29 février - Les îles Marshall ne plaisantent pas avec l’interdiction de pêcher le requin et ont imposé une amende de 125 000 dollars à un bateau de pêche japonais qui a violé cette interdiction dans ses eaux territoriales. 

avec Pierre Riant à Radio Australie



 Les travaux d’embellissement de Papeete se poursuivent avec bonheur pour les yeux et les touristes. Ph. TPM


C’est Marie-Hélène Villierme (en blanc) qui a remporté le prix du public du FIFO 2012
avec son film sur Pouvanaa.  (Ph. TPM)


 Bel effort pour l’accueil des bateaux de croisières
au Fare Manihini du front de mer à Papeete.  (Ph. TPM)



Non, ce n’est pas le réchauffement climatique
à Papeete, mais l’œuvre d’un artiste du cru.  Ph. TPM


Non, ce n’est pas le réchauffement climatique
à Papeete, mais l’œuvre d’un artiste du cru.  Ph. TPM



Qui l’eut cru possible ? Des jeunes vahine tahitiennes en tutu en train de danser du ballet classique !
C’est mignon et ça plaît à la bourgeoisie locale qui veut faire “comme à Paris” Ph. DR