N° 259, janvier 2013


­­ 4    Clin d’œil
 5    Editorial
 6    Courrier des lecteurs
 7    Actualité   
 8    Actualité
 9    Confidences
10    Polémique sur le solaire
12    Humour
13    Baromètre
14    Clin d’œil
15    Cher phosphate
20    BD
22     Divers
23    Iaorana de Simone
24    The Best of LoLo
25    A quoi sert l’aide sociale ?
28    Tahiti, 20 ans après
30    Peintures de GI à Bora Bora
34    Rescapés du blackbirding
38    Ruine de rien
40    Art
41    Publications
43    Nouvelle : L’Eau de jouvence de la Vaihiria
48    Les événements du Pacifique en décembre
49    Les événements de Tahiti en décembre
50    Balises des îles­­






HUMOUR


 

 

 

Peut-on sauver l’économie de Tahiti ?

L’incertitude électorale à courte échéance (les élections territoriales en avril-mai) n’a fait qu’amplifier la morosité de « l’économie » tahitienne et nulle action, privée ou gouvernementale, n’a su apporter la moindre lueur d’espoir ou faire se pointer l’apparition de la moindre ressource nouvelle qui pourrait relancer, même un petit peu, notre « économie ».
Pourquoi décrire notre « économie » entre guillemets ? Pour la bonne raison que qualifier ainsi le système commercio-fiscal actuel de Tahiti est une farce, même une imposture ! Comme nous – et d’autres analystes – l’ont expliqué en détail dans nos pages, pour gagner leur croûte, les 270 000 habitants de la Polynésie française sont à la merci d’une sorte de “machin”, un imbroglio d’assistanat, de clientélisme, de matraquage (et bientôt de terreur ?) fiscale, de consumérisme à outrance et surtout d’inégalités sociales honteuses et insoutenables.
Depuis 2002, donc en 10 ans, le PIB par habitant en Polynésie française a chuté de 24%, résultat d’un “effet ciseaux” d’une économie en récession, couplée à une démographie croissante. Or, ce qu’on ne dit pas, c’est que l’appauvrissement a uniquement frappé le secteur privé, les fonctionnaires et assimilés du secteur parapublic n’ayant pas vu de réduction de leurs salaires ni de leur nombre (+ 20% depuis 2004), malgré les annonces et promesses faites depuis 2009. Et comme les salaires de la fonction publique représentent presque 50% de la masse salariale du territoire, l’appauvrissement a été réservé au secteur privé qui voit ses emplois (en moyenne moitié moins payés que ceux du public) disparaître année après année, tout en étant matraqué par de nouveaux impôts et taxes pour maintenir le train de vie privilégié de la fonction publique. En fait, ceci est l’équivalent d’un plan d'austérité massif qui ne fait que conforter l'économie dans la récession en cours.
Certes, on annonce (depuis trois ans) le départ volontaire à la retraite anticipée de quelque 450 fonctionnaires, mais ceux-ci toucheront une indemnité forfaitaire de 15 mois de (forte) rémunération mensuelle, pactoles que le contribuable paiera, tout comme il financera leurs (grosses) retraites. En revanche, dans le privé il n’y a hélas ni retraite anticipée, ni indemnité pour ceux qui sont licenciés pour raison de faillite de l’entreprise (souvent parce que le gouvernement ne paye pas ses factures, même lorsque la justice l’a condamné à le faire) ou fermeture du commerce. Et comme il n’y a pas d’allocation chômage ni de RMI ou autre, il y a juste les yeux pour pleurer face à une vie de misère…
Mais comment une telle injustice, de telles inégalités sont-elles acceptées ? L’explication se trouve certainement dans le fait que pratiquement toute la classe politique de Tahiti est issue de la fonction publique (qui, selon les lois françaises, accorde des “mises a disposition” en cas d’élection ou de nomination, tout en maintenant leur statut de fonctionnaire) et que leurs efforts se sont focalisés sur faire entrer leur progéniture dans ce secteur « protégé » et choyé, quelle que soit la majorité au pouvoir, un monde dans lequel on leur inculque vite les « avantages acquis », qu’ils sont « indispensables » et que c’est à la population de payer leurs salaires, « une priorité », un “droit inné”, quelles que soient les conditions économiques, un esprit corporatiste (et égoïste) vite appris des syndicats de métropole.
Pour occuper toute cette armée de fonctionnaires, voire créer de nouveaux “empires” au sein de la fonction publique, presque chaque loi passée en métropole est vite copiée-collée à Tahiti. Résultat, le fardeau de la réglementation gouvernementale est devenu l’obstacle majeur au développement (lire notre article, TPM 254) à cause des interminables services inefficaces et pointilleux (en 22 ans, les impôts payés par TPM ont été multipliés par trois, et la paperasse par cinq!).
A quoi assistons-nous présentement à Tahiti ? A une sorte de réaction nobiliaire du même ordre que celle qui avait mené la France à la révolution en 1789. Face à un monde transformé par des innovations technologiques profondes, l’aristocratie de Tahiti (la caste politico-fonctionnaire) se crispe sur ses privilèges. Elle devient alors le symbole d’un ordre féodal réactionnaire qui incarne le refus d’une vision réaliste. Pour elle, la Polynésie n’est pas un corps où chacun a les mêmes droits, mais un ordre où le sommet a des privilèges refusés
aux « petites gens » (pour ne citer qu’Emile Vernaudon), prisonnier du système colonial obsolète du 19e siècle dans lequel la “caste” et des monopoles ont remplacé les anciens maîtres coloniaux. La population est désormais étouffée sous les entraves bureaucratiques et une fiscalité injuste. La machine administrative semble flotter dans une apesanteur temporelle, comme si son coût, son activité, ses décisions, se déterminent indépendamment des contraintes qui pèsent sur la société qu’elle est supposée aider.
Voilà pourquoi, malgré des États Généraux en 2011, toute réforme est impossible, et que la seule issue ne peut donc être que l’effondrement de ce système hélas basé sur l’égoïsme et les privilèges.
Car la rupture est profonde entre le monde des gouvernants, une caste  urbaine formatée dès la naissance à occuper des “responsabilités”, et le reste du corps social docile et manipulé depuis 50 ans par les mensonges et fausses promesses, maintenu comme dans une sorte de ghetto : il y a la “Cour” dans le “Grand Papeete” et le peuple dans les districts et les îles, une rupture, un divorce profond entre le monde polynésien et la bourgeoisie urbaine. Deux mondes qui ne se rencontrent plus.
2013 sera une année intéressante pour observer l’évolution (ou la sclérose) de ce monde étonnant. L’issue risque d’être explosive...

En vous souhaitant à tous une bonne année 2013 et en vous remerciant pour votre fidélité.

Alex W. du PREL
directeur de la publication


Evénements à Tahiti et ses îles

 1er décembre - Entrée en vigueur du nouveau taux de cotisation pour la retraite tranche A (en augmentation, bien sûr).

2 décembre - Le parti d’Oscar Temaru revient, dans un communiqué, sur la signature, jeudi d’une “lettre d’intention” qui doit déboucher, à terme, sur la création d’un joint-venture, dans le domaine de l’aquaculture, entre la Polynésie française et la société chinoise Jingmin Fisheries Investments Management Limited.  

3 décembre - Taekwondo : Anne-Caroline Graffe remporte le Tournoi de Paris au stade Pierre de Coubertin.
- Affectation des capésiens : la Cour administrative d’appel donne raison à l’Etat.

4 décembre - Le haut-commissaire et le président de la Polynésie française, Oscar Temaru, signent la convention officialisant le versement par l’Etat à la PF de 4 milliards Fcfp (34 millions d’euros) jadis promis par Sarkozy.
- Décès d’Emile Tama, président du pieu de Mahina de l’Eglise mormone.

5 décembre - Le haut-commissaire Laflaquière en visite officielle aux îles Marquises.
- Rere Puputauki, ancien chef du GIP, mis en examen pour “favoritisme” et “détournements de fonds publics”.  

6 décembre - Fin de la grève au vice-rectorat.
- Ouverture du Salon du livre à Papeete.
- Gaston Flosse opéré à l’hôpital Cedars-Sinaï à Los Angeles.

7 décembre - Une délégation d’enseignants et directeurs d’école venus d’Europe dans le cadre du projet Comenius arrive à Tahiti.  
- Texte sur l’énergie voté à l’Assemblée.

8 décembre - L’homme d’affaires Franck Falletta annonce vouloir se présenter aux prochaines élections territoriales.
- Miss Tahiti, Hinarani de Longeaux, obtient le titre de première demoiselle d’honneur derrière Miss Bourgogne qui décroche le titre de Miss France.  

10 décembre - Miss Tahiti, Hinarani de Longeaux, qui a décroché le titre de première demoiselle d’honneur de Miss France, de retour à Tahiti.
- Téléthon 2012 en Polynésie : 7 millions Fcfp récoltés.
- Les perliculteurs déposent un référé au Tribunal administratif de Papeete contre la création du Tahiti Pearl Consortium.  
- Fortes pluies sur l’archipel de la Société.
- Fermeture du salon du livre.
- Hei Tahiti vainqueur de l’édition 2012 du Hura Tapairu.

11 décembre -  La Croix-Rouge française et le président de la Polynésie française, signent une convention pour  l’installation d’une épicerie sociale à Faa’a.  - Annonce de la hausse des redevances communales à Pirae : + 12% pour les déchets, + 20% pour l’eau

12 décembre -Vote par l’assemblée de PF des incitations au départ des fonctionnaires prévus en avril 2013.  
- Le Tribunal administratif donne raison aux
perliculteurs en annulant la convention de la mise en place du “Tahiti Pearl Consortium” (TPC).  
- L’équipe scientifique de la Living Oceans Foundation, revenue de sa deuxième mission dans l’archipel des Tuamotu, présente son bilan,
- Annonce par le haut-commissariat que la construction de la nouvelle prison de Papeari,  estimée à 9 milliards Fcfp, devrait commencer à la mi-2013.

13 décembre - L’association Moruroa e Tatou et l’Association des vétérans des essais nucléaires (AVEN), se disent outrés par le peu de Polynésiens indemnisés jusqu’à présent.  
- Journée “portes ouvertes” du Conservatoire artistique de Polynésie française (CAPF).  
- Adoption du  budget 2013 de la PF. Le  groupe Ia Ora Te Fenua dénonce les conditions dans lesquelles il a été voté dans la nuit.  

14 décembre - Modification du Conseil d’administration de TNTV (Tahiti Nui Télévision) : aucun élu de l’opposition ne siège au CA de la chaîne, composé de fidèles au parti au pouvoir.
- Jules Ienfa élu à la tête du syndicat pour le traitement des déchets.
- “L’emploi salarié au plus bas depuis 2007″, indique l’ISPF.
 - Hinarani de Longeaux, Miss Tahiti 2012 et première demoiselle d’honneur de Miss France 2013, est reçue à la présidence de la PF.
- La compagnie aérienne Air Tahiti Nui signe un contrat de maintenance des moteurs de sa flotte d’Airbus A340-300 avec la société Lufthansa Technik.  

16 décembre - Cinq GIE (Groupement d’intérêt économique) organisent une vente aux enchères de perles.

17 décembre - Fortes pluies : vigilance orange sur les îles du Vent.
- Un ATR 72 d’Air Tahiti touché par la foudre au large de Raiatea : pas de dégâts.

18 décembre - O. Temaru rencontre aux Etats-Unis une délégation des îles Marshall, pays qui bénéficie d’indemnités US pour les essais des années 1950.
- Deux évacuations sanitaires en hélicoptères, à Tubuai et à Bora Bora.  
- SWAC à l’hôpital : des conventions ont été signées pour permettre le financement de la construction du SWAC (Sea Water Air Conditioning) au Centre hospitalier de Polynésie française.
- Fortes pluies aux îles du Vent.
- Grève à TV Polynésie 1ère pour suivre un mouvement national : pas de journaux télévisés.

19 décembre - Le gouvernement de PF précise la codification du remboursement des actes des médecins par la Caisse de prévoyance sociale.  
- Vente aux enchères organisée par les GIE Poe O Tahiti Nui, No Raromatai, Pearls of Manihi, Poe O Rikitea et Tuamotu Pearls : 280 000 perles vendues pour 313 millions Fcfp.

20 décembre - François Hollande déclare en Algérie que la loi Morin sur l’indemnisation des victimes du nucléaire devrait être appliquée “pleinement”.
- L’IEOM annonce que la nouvelle gamme de billets de banque pour le franc Pacifique sera mise en circulation à partir du 20 janvier 2014.

20 décembre - Les négociations entre les syndicats et Air France se poursuivent.
- Tahiti Tourisme adopté un budget de 1,352 milliard Fcfp pour 2013.

 21 décembre - L’Institut de la statistique annonce que la baisse de l’emploi (-1,6 %) est « légèrement moins importante » que celle observée en moyenne sur les cinq dernières années (-2,2 %) en PF.  
- Affaire Le Gayic : mise en examen de Louis Wane, président du groupe Carrefour.
- Annonce par Air France du maintien de sa ligne Paris-Papeete après un accord avec les représentants du personnel pour un plan d’économies sur deux années.
- Fortes pluies au îles du Vent.

22 décembre - Manifestation des salariés de la SMPP devant la direction des finances publiques à Papeete.  
- Exercice maritime Kaveka II dans les Tuamotu par la Fédération d’entraide polynésienne de sauvetage en mer, le MRCC de Papeete et un avion Gardian des Forces armées.  

23 décembre - Suite à des décisions de justice concernant la prison des Baumettes à Marseille, l’observatoire international des prisons demande à ce que des mesures urgentes soient également prises à Nuutania.  

24 décembre - Une université suédoise annonce vouloir restituer trois crânes polynésiens que la frégate royale suédoise Vanadis avait emportés en 1884.
- Fermeture du  Salon de l’artisanat d’art de Noël.

26 décembre - Le président de la Polynésie française, Oscar Temaru, juste de  retour après une semaine passée aux Etats-Unis, annonce qu’il repartira aux Etats-Unis à la mi-janvier pour le dossier de la réinscription de la Polynésie sur la liste de l’ONU.  
- L’association Moruroa e Tatou dénonce l’état pollué de l’île de Hao et l’immobilisme de Paris dans la loi d’indemnisation des victimes du nucléaire, la loi Morin.  

28 décembre - Commerce extérieur : exportations en hausse en novembre.
- Deux organismes de contrôle et de certification de produits issus de l’agriculture biologique, Bioagricert et Biofetia, officiellement reconnus par le territoire.
- Le gouvernement décide de maintenir le prix des hydrocarbures au 1er janvier 2013. Il a aussi été question de baux d’habitation et de dispositions en matière d’aides à l’emploi et de formation professionnelle.  

29 décembre - Après deux mois passés en détention provisoire, l’homme d’affaires Bill Ravel est remis en liberté sur ordre du  juge des libertés et de la détention.  
30 décembre - Plusieurs conteneurs de marchandises destinés à l’archipel des Australes restent au port de Papeete car le navire Tuha’a Pae n’est pas adapté.  
- Ultime représentation de la troupe O Tahiti E de Marguerite Lai sur le site du marae Arahurahu de Paea. Il n’y a plus de sous.

31 décembre - La censure partielle de la défiscalisation outre-mer, par le Conseil constitutionnel, à Paris, contrarie le patronat. La Fédération des entreprises d’Outre-mer (Fedom) évoque une “très mauvaise surprise en guise de cadeau de fin d’année”.  
- Temaru déclare au JT de Polynésie 1ère que les essais nucléaires réalisés par la France en Polynésie française ont constitué un “crime contre l’humanité”.
AdP

Ariane AUGER


Evénements dans le Pacifique Sud

  1er décembre - Le Prince Albert de Monaco en Papouasie-Nouvelle-Guinée pour  rencontrer des scientifiques impliqués dans une nouvelle expédition française pour recenser la biodiversité en Papouasie Nouvelle-Guinée.
- 30 nouveaux cas de séropositivité aux îles Fidji au cours du premier semestre 2012 qui portent à 449 le nombre de personnes qui vivent avec le sida dans l'archipel.

3 décembre - Palau touché par Super Bopha. Palau, petite nation océanienne du Pacifique ouest de 21 000 habitants à l'est de la pointe sud des Philippines, est touché par le cyclone Bopha accompagné de vents soufflant à plus de 250 kilomètres à l'heure.
- Quatre nations océaniennes du Pacifique ont voté contre le statut d'observateur de la Palestine à l’ONU. Parmi les 9 opposants : les îles Marshall, Palau, Nauru et les États fédérés de Micronésie.
- Îles Salomon : départ du dernier contingent militaire néo-zélandais, la Mission d'assistance régionale déployée aux îles Salomon (RAMSI) en 2003 pour rétablir l'État de droit dans un archipel déchiré par une guerre civile.
- Electrification géothermique des îles Salomon. Une société australienne, Geodynamics, a décidé d'acheter jusqu'à 70% des parts d'un projet géothermique sur l'île volcanique de Savo. L'électricité géothermique pourrait approvisionner et répondre aux besoins en énergie de la totalité de la capitale salomonaise, Honiara.

4 décembre - Le Koweït noue des liens diplomatiques avec Tuvalu, 9 atolls coralliens polynésiens de 26 km2 pour un peu plus de 10 000 habitants.

5 décembre - Frank Bainimarama élu à la présidence de l'Organisation internationale du sucre. C'est à Londres, à l'occasion d'une réunion au sommet de cette organisation, que le Premier ministre des îles Fidji a été élu à la présidence. L'OIS regroupe pour ainsi dire tous les pays producteurs de sucre de la  planète ; c'est-à-dire 80 pays qui représentent 97% de la production mondiale.
- La Banque de Hawaii ferme ses deux filiales au Samoa américain car il était devenu de plus en plus difficile d'offrir des services appropriés à la clientèle étant donné l'isolement géographique du Samoa américain par rapport aux autres marchés.
- Surpêche du thon obèse dans le Pacifique. Les régulateurs du secteur de la pêche commerciale affirment que les stocks de ce thon qui finit principalement en sushi sont surexploités dans la région. Des appels rejetés par les sociétés de pêche du Pacifique ouest et centre, qui est la source de la moitié de l'approvisionnement en thons de la planète.
- Le moratoire sur les bèches de mer prolongé de
3 ans en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Un moratoire de 3 ans sur la pêche des bèches de mer, holothuries et autres concombres de mer avait été imposé en 2009 pour permettre à ces animaux de se reproduire.

6 décembre - Australie. Des ananas aromatisés à la noix de coco. C'est une première mondiale, une nouvelle variété d'ananas est sur le point de voir le jour, une variété d'ananas à saveur de noix de coco nommée AusFestival. Le bureau de recherche du ministère de l'Agriculture de l'État australien du Queensland a mis 10 ans pour peaufiner cette nouvelle variété d'ananas.
- Papouasie-Nouvelle-Guinée : 85% de la population est à l'écart des services bancaires. Environ 5 millions des 7 millions d'habitants de ce pays n'ont pas accès aux services bancaires ni à d'autres institutions financières. La Banque de Papouasie-Nouvelle-Guinée (BNPG) vient de publier des statistiques et a qualifié les chiffres d'alarmants.

7 décembre - Un douanier tongien utilise la carte de crédit d'un mort. Le chef des forces de police du royaume de Tonga a indiqué qu'un individu identifié comme étant un officier des Services douaniers tongiens s'est servi d'une carte de crédit appartenant à Milan Rindzak, un ressortissant slovaque de 35 ans retrouvé mort au début du mois de novembre sur un voilier échoué sur un atoll inhabité de l'archipel tongien. Son voilier transportait 204 kilos de cocaïne.
- La mine chinoise de Ramu-Nickel commencera à tourner à plein régime en Papouasie-Nouvelle-Guinée et cette exploitation du nickel ne serait qu'un premier pas.

10 décembre - Recrudescence de la dengue dans le Pacifique. C'est la saison et les niveaux sont en effet épidémiques puisque plus de 120 cas de dengue de type 1 ont été signalés le mois dernier en Nouvelle-Calédonie avec plus de 30 depuis le 1er décembre. Dans les États fédérés de Micronésie, près de 500 cas de dengue de type 4 ont été rapportés et 150 personnes ont été jusqu'à présent admises à l'hôpital. Les îles Cook et les îles Salomon sont en état d'alerte.
- Indice de perception de la corruption 2012. Publié comme chaque année par Transparency International, cet indice de la corruption à l'échelle mondiale montre les pays des moins corrompus au plus corrompus qui sont en bas de le liste. La Nouvelle-Zélande se distingue en partageant la première place avec la Finlande et le Danemark. Pour trouver l'Australie, il faut descendre à la 7e place aux côtés de la Norvège et la France est à la 22e place.

11 décembre - Une subvention de 6 millions de dollars pour le Vanuatu dans le cadre d'un programme pour renforcer la capacité de résistance des familles aux conséquences du changement climatique et des catastrophes naturelles et pour renforcer la sécurité alimentaire et l'accès à l'eau. Ce projet permettra de fournir à quelque 10 000 fermiers des technologies visant à améliorer la production agricole.
- Miss Samoa a coiffé la couronne de Miss Pacifique Sud cette année à l'occasion du 25e anniversaire de ce concours qui s'est déroulé le dimanche
9 décembre au Samoa américain. Janine Tuivati,
21 ans, s'est démarquée de neuf autres rivales, dont Miss Samoa américain. Elle recevra un chèque de 2500 dollars.

14 décembre - Le cyclone Evans fait deux morts au Samoa. Ce cyclone de catégorie 2 a balayé l'archipel et s'est ensuite déplacé vers le large en direction du Samoa américain.
- Déclin de l'industrie forestière aux îles Salomon. L'exploitation forestière est sans conteste la plus importante source de revenus des Salomon depuis ces 30 dernières années.

17 décembre - Le cyclone Evan balaie le nord des îles Fidji. 2 000 personnes ont passé la nuit dans des centres d'évacuation. Ce cyclone de catégorie 4 a causé d'importants dégâts et fait plusieurs morts au Samoa. Le cyclone est accompagné par des vents soufflant à plus de 185 kilomètres à l'heure avec des rafales atteignant jusqu'à 270 kilomètres/heure.
- Papouasie-Nouvelle-Guinée : des jeunes filles obligées de se marier pour de l'argent. Ce sont les parents de filles souvent mineures qui les obligent à se marier avec des hommes plus âgés impliqués dans le lucratif projet d'exploitation de gaz naturel liquéfiée, de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Des hommes en mesure de verser une dot.
- Des progrès en vue d'un accord de libre échange Trans-Pacifique. 500 négociateurs commerciaux ont travaillé à Auckland, Nouvelle-Zélande, à l'élaboration d'un Accord de partenariat trans-Pacifique qui, espèrent-ils, devrait être finalisé avant octobre 2013. Ce partenariat regroupe 11 pays : Brunei, le Chili, la Nouvelle-Zélande, l'Australie, Singapour, le Canada, la Malaisie, le Mexique, le Pérou, les États-Unis et le Vietnam.

18 décembre - 15 millions de dollars salomonais, un peu plus de 2 millions de dollars américains ont été remis aux tribus de Thimbo, de Thogo, de Lathi, de Nelkama et de Ghaobata en échange de l'utilisation de leurs terres par la société d'exploitation d'huile de palme : GPPOL.
- Sanctuaire de requins aux îles Cook. Les autorités ont approuvé la création de cette zone de protection de 900 000 km2 ce qui en fait l'un des plus grands sanctuaires de requins de la planète. La pêche de requins, la possession et la commercialisation de produits issus de ces squales est maintenant interdite dans l'ensemble de cette zone.

19 décembre - Samoa : le cyclone du 13 décembre a provoqué des inondations considérées par les habitants comme les plus graves de tous les temps et des centaines de personnes vivent dans le centre d'évacuation de la capitale Apia.
- Papouasie-Nouvelle-Guinée : mise en examen du ministre de la Fonction publique qui  aurait tenté d'interférer avec des témoins de l'accusation dans une affaire civile. Une affaire d'adultère qui implique le ministre de la Fonction publique et une mère de deux enfants. De larges sommes d'argent auraient été offertes aux témoins pour qu'ils ne se présentent pas au tribunal.
- Décès du sénateur américain pour Hawaii Daniel Inouye, âgé de 88 ans, le plus ancien membre du Congrès américain, sénateur du Parti démocrate et membre de la très puissante Commission sénatoriale des attributions budgétaires.

21 décembre - Aux Iles Salomon, le Festival des arts du Pacifique s'est clos il y a maintenant cinq mois, mais les entreprises qui ont travaillé sur le village n'ont toujours pas été payées. Cela représente tout de même des centaines de personnes, paysagistes, restaurateurs, agents de sécurité, ou encore fabricants de la monnaie coutumière de coquillage.

24 décembre - Le Samoa américain lui aussi touché par le cyclone Evan. L'entreprise Starkist s'attend à perdre une partie de ses employés.

avec Pierre Riant à Radio Australie