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Australie : Tesla choisi pour le plus grand système de stockage lithium-ion au monde


Jeudi 13 Juillet 2017 - écrit par Agence France-Presse




Le groupe Tesla va installer en Australie ce qui sera, selon son patron Elon Musk, le plus grand système de stockage d'électricité lithium-ion au monde, alimenté par un parc éolien géré par le français Neoen.
Ce projet doit permettre de remédier aux carences du réseau électrique de l'État d'Australie méridionale qui avait été entièrement privé d'électricité l'année dernière à la suite de vents violents et de pluies torrentielles.
Cet accumulateur aura une capacité de stockage de 100 mégawatts, de quoi approvisionner 30 000 logements.
Cette batterie sera installée à Jamestown, à 230 kilomètres au nord d'Adelaide, et sera couplée avec le parc éolien de Hornsdale géré par le producteur français d'énergies renouvelables Neoen.
Le groupe a été sélectionné pour la construction des trois tranches de ce parc, dont la première, d'une puissance de 100 Mw, est entrée en service en novembre 2016. Une fois achevé, l'ensemble du parc représentera une capacité de 315 MW.
Tesla s'est engagé à réaliser son projet sous 100 jours, où de le céder gratuitement s'il ne tient pas ce délai, s'est félicité le Premier ministre d'Australie méridionale Jay Weatherill.
Du fait de sa population relativement faible eu égard à la taille de son territoire (24 millions d'habitants) et de sa très forte dépendance au charbon, l'Australie est un des pires émetteurs per capita de gaz à effet de serre.

Source : Agence France-Presse


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De quoi se plaint-on ?

En août, l’ouragan Harvey frappait les États du Texas, de la Louisiane et du Tennessee, causant d’innombrables dégâts et surtout des dizaines de morts. La semaine dernière, c’est l’ouragan Irma qui frappait à son tour les Antilles, dévastant tout sur son passage et laissant derrière lui plus de 80 morts. Un autre ouragan, Maria, se profile à l’horizon, et devrait à nouveau frapper ces mêmes populations. Non loin de là, au Mexique, deux séismes provoquent la mort de plus de 200 personnes rien que dans la mégapole Mexico. Une partie de la planète paye aujourd’hui au prix fort les colères de la Nature. Si de tels phénomènes climatiques dévastateurs ont déjà été répertoriés sur cette zone sensible de la planète, on peut s’inquiéter de leur enchaînement pour le moins très court. À qui la faute ? Les climato-sceptiques ont aujourd’hui le mauvais rôle, mais avant de penser à rejeter les responsabilités, la priorité doit aller aux victimes. Les élans de solidarité fleurissent un peu partout dans le monde ; la Polynésie française, qui a toujours su tendre la main, n’a pas fait exception, d’autant que des compatriotes, habitants de Saint-Martin, comptent parmi les victimes humaines, morales et matérielles.
Dès lors, on peut être surpris d’entendre sur les ondes d’une radio des reproches quant à cette aide très substantielle de 6 millions de Fcfp au motif que des Polynésiens sont dans la misère. Comment aussi peu de compassion peut-elle encore habiter des Polynésiens ? Oui, la misère existe dans ce pays comme elle existe dans tous les pays aussi modernes et civilisés soient-ils, c’est un fait indéniable et inacceptable, mais qui ne doit voir ce peuple se refermer sur lui, occultant l’actualité du reste du monde.
Seule, la Polynésie n’est rien. Seule son ouverture sur le monde lui apportera la richesse nécessaire à son développement économique, mais aussi culturel. Ce développement, qui devra un jour conduire à une moins grande dépendance de la France nourricière, semble se dessiner, et pas obligatoirement là où on l’attend le plus. Notre éditorial de la semaine dernière est venu rappeler à quel point nous étions les champions des annonces de grands projets sans lendemain, mais il en existe un à "taille humaine" qui nous a été révélé cette semaine par l’homme d’affaires samoan Frederick Grey. Et si la Polynésie française pouvait booster son développement grâce à ses voisins polynésiens ? Après le câble sous-marin, voilà que d’autres liens se tissent avec un projet de desserte aérienne et même d'un paquebot de croisière entre les États insulaires. Une plus grande liberté de circulation entre ces pays avec des gains de temps de transport devraient conduire à de meilleurs échanges entre nos touristes américains et les touristes du sud-est asiatique de ces États.
Pour peu que cette clientèle ait les moyens de notre niveau de vie, la barre des 200 000 touristes pourrait enfin être franchie. Et à Tahiti, quand le tourisme va, tout va.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier