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Daniel Pardon : "J’ai répertorié plus de 250 espèces et variétés de fruits en Polynésie"


Vendredi 20 Octobre 2017 - écrit par Dominique Schmitt


L'auteur publie une seconde édition augmentée de son guide

Rédigée en 2005, la première édition du "Guide des fruits de Tahiti et ses îles" a été rapidement épuisée face à l'engouement du public. Daniel Pardon a donc convenu avec son éditeur de reprendre complètement l'ouvrage et l’étoffer de manière considérable en l’enrichissant de plus de 150 pages. L'auteur nous livre sa passion pour la nature en général et la flore tropicale en particulier.



Olive de Java,  Sterculia foetida, page 111. crédit photo : DR
Olive de Java, Sterculia foetida, page 111. crédit photo : DR
À qui s'adresse cet ouvrage ?
Daniel Pardon : "Au plus large public, depuis le Popa'ā récemment arrivé et un peu perdu au jeune Polynésien curieux ou au matahiapo qui détient un savoir ancien, mais empirique. L'environnement devient de plus en plus un objet de souci, de préoccupation ou de curiosité, et connaître ce qui nous entoure, identifier les plantes,...

Pour lire l'intégralité de cet Entretien, commandez Tahiti Pacifique n° 366 en cliquant ICI


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La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier