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Dossiers

Les dés sont-ils déjà jetés ? - 11/08/2017 | Luc Ollivier

Une île défigurée par l’extraction du phosphate de 1906 à 1966 peut-elle être réhabilitée par une nouvelle campagne d’extraction ? En d’autres termes peut-on soigner le mal par le mal ? C’est à cette...

Polynésie, "hub" sur les nouvelles routes de la drogue ? (Première partie) - 11/08/2017 | Boris Alexandre Spasov

"Paradoxalement c’est au nombre de ses interdits et non pas de ses permissions que l’on reconnaît une société pervertie. Ainsi une société qui interdit la prostitution avoue son penchant pour la...

Télémédecine : la Polynésie, zone pilote pour la métropole - 28/07/2017 | Vaitiare Chanfour

En poste depuis seulement quelques mois, l’activité législative de Jacques Raynal, ministre de la Santé, en faveur de la télémédecine est impressionnante. Il semble vouloir rattraper le temps perdu....

Quel avenir pour Moruroa et Fangataufa ? - 28/07/2017 | Luc Ollivier

Reconnaissance du fait nucléaire, débat sur le montant de la Dotation globale d’autonomie (DGA ou dette nucléaire), la Polynésie française est aujourd’hui focalisée sur la politique et l’économie...

Vers une nouvelle stratégie et géopolitique du Pacifique - 28/07/2017 | Boris Alexandre Spasov

"Il est dit que tout homme doit découvrir quelque chose qui justifie sa vie." Luis Sepulveda (écrivain chilien) Le Chili Excentré, est, sud-est, dans l’immensité du Pacifique Sud, le Chili est une...

Maiana Bambridge : face à l'urgence sociale - 13/07/2017 | Stéphanie Pavageau

Actuellement directrice de cabinet du ministre des Solidarités et de la Santé, Maiana Bambridge est au cœur de l'action sociale. Mêlant une vie personnelle bien remplie, une carrière professionnelle...

Pêche en haute mer et "panier de crabes" - 13/07/2017 | Boris Alexandre Spasov

"Les lois de la mer ne sont pas les lois de la terre." Amiral Jacques Campredon En haute mer, n'importe qui peut faire ce qu'il veut en toute impunité, car il n'y a ni "police", ni propriétaire...

Vers une nouvelle stratégie et géopolitique du Pacifique - 01/07/2017 | Boris Alexandre Spasov

"Les États-Unis d’Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation." Oscar Wilde (1854-1900). Les États-Unis d’Amérique...
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Un Neymar pour notre PSG !

Cela ne vous a certainement pas échappé, l’actualité de ces quelques derniers jours s’est cristallisée sur le sport. Et plus précisément sur l’arrivée du joueur de football brésilien Neymar au PSG (lire Paris Saint-Germain). Le club de la capitale entre dans une nouvelle dimension à grand renfort de millions de pétrodollars, 222 exactement, qui ont été versés au FC Barcelone, le club quitté, en guise d’indemnités. Un petit tour par ma calculette et j’arrive à la pharaonique somme de 26,491 milliards de Fcfp ! Soit approximativement le quart du budget annuel de notre PSG (lire Protection sociale généralisée) ou la globalité du Régime de solidarité de la Polynésie française (RSPF).
Des chiffres qui donnent le vertige, qui écœurent les uns ou qui réjouissent le Trésor. Dans un premier temps, le club parisien va devoir s’acquitter d’environ 100 millions d’euros (12 milliards de Fcfp) pour régler les charges sociales. Dans un second temps, en raison du salaire net de Neymar estimé à environ 35 millions d'euros par an, soit 62 millions d'euros brut par an (7,4 milliards de Fcfp), le PSG va verser 37,5 millions d'euros à l’État par an (4,5 milliards de Fcfp), dus à l'impôt sur le revenu du joueur et aux cotisations sociales payées par son employeur, sans compter les hausses de recettes de la TVA (vente de maillots à hauteur de 20% et places de stades taxées 5,5%). "Le ministre des Comptes publics se réjouit des impôts qu'il va pouvoir payer en France", reconnaissait volontiers Gérald Darmanin jeudi dernier sur une radio nationale.
Ne rêvons pas, il n’y a aucune chance qu’un tel joueur vienne fouler les pelouses cabossées du Pays.
Pour sauver notre PSG, il va donc falloir surtout compter sur nos deux bailleurs de fonds, le gouvernement et l’État.
Le premier, comme ses devanciers, n’est pas irréprochable dans la gestion de cette PSG. Profitant de la meilleure santé financière et budgétaire du Pays, il a inscrit, début août, via le Fonds de l’emploi et la lutte contre la pauvreté (Felp), une imputation supplémentaire de 1,6 milliard de Fcfp en faveur du RSPF, destinée à couvrir une partie du déficit de 2,1 milliards de Fcfp à fin 2016. Le second, l’État, tient ses engagements pris en 2015 et a procédé au versement de la première tranche de 2017 (716 millions de Fcfp) au bénéfice du RSPF. Il contribuera également à la prise en charge du cancer (227 millions de Fcfp). Après le versement de la dernière tranche de 716 millions de Fcfp pour la fin de l’année, soumis aux avancées de la réforme, l’État sera arrivé au terme de son engagement. Le Pays devra-t-il continuer de remplir ce tonneau des Danaïdes tant qu'aucune réforme ne sera engagée ? Un Neymar et vite !
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier