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Dossiers

Le prix de la députation - 02/06/2017 | Luc Ollivier

Alors que le garde des Sceaux François Bayrou a annoncé hier vouloir "restaurer la confiance des citoyens dans l'action publique" à l'aide de deux lois et, "dans quelques semaines", d'une révision de...

Élections présidentielles : de l'influence des élus locaux - 02/06/2017 | Dr Sémir Al Wardi

Rappelons que le clivage politique droite / gauche qui organise les oppositions dans les démocraties en générale, et donc en métropole, n’existe pas en Polynésie française où domine le clivage...

Dialyse : quel gâchis et que de temps perdu - 20/05/2017 | Gilbert Wane

Le tribunal administratif de Papeete vient d'annuler, le 28 avril 2017, tous les arrêtés d’autorisation des projets de centres de dialyse, pour procédure illégale (absence de carte sanitaire). De...

Quand les institutions boudent les employeurs locaux - 20/05/2017 | Luc Ollivier

À l’heure où l’on ne cesse de parler de relance économique, il est plus que surprenant d’apprendre que le gouvernement territorial, mais aussi l’État, n’hésitent pas à faire appel à des prestataires...

Réforme de la PSG : "La situation est mauvaise, mais moins pire qu’annoncée" - 19/05/2017 | Luc Ollivier

Rencontre avec Yves Laugrost Président du conseil d’administration au cours des deux dernières années, après en avoir été membre pendant quinze ans, Yves Laugrost a quitté son poste il y a un mois,...

Vers une nouvelle stratégie et géopolitique du Pacifique - 19/05/2017 | Boris Alexandre Spasov

"On ne peut jamais écrire ce que l’on ressent vraiment. Les mots ne peuvent s’élever dans les airs avec le cœur, ils ne font que tomber sur le papier." Lao She (Artiste, écrivain 1899-1966) La Chine...

Importation illégale : "Plantes connection" à Faa'a - 19/05/2017 | Luc Ollivier

La saisie par les douanes et le service phytosanitaire du service du Développement rural de 3 000 plantes en date du 2 avril à l’aéroport de Tahiti-Faa’a dernier est venue rappeler que l’âpreté aux...

“Clipperton Confidential” - 06/05/2017 | Éric Chevreuil

L’article ci-dessous est à la mémoire d’Alex du Prel qui nous a récemment quittés, un ami et un "Clippertonien" de cœur qui, au fil des ans, a fait de Tahiti Pacifique le seul porte-parole de notre...
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Le feu à l’école ?

Alors que l’actualité du moment se focalise sur les élections législatives du 3 et du 17 juin, nous recevons coup sur coup des courriers de lecteurs traitant de problèmes relatifs à l’Éducation nationale. Ce ministère, qui regroupe le plus grand nombre de fonctionnaires d’État ou territoriaux (tous rémunérés par l’État), est dans le collimateur de parents d’élèves qui se battent pour que leur enfant ait droit à une scolarité normale. Un première lettre, anonyme, nous informe qu’un professeur de cuisine, fonctionnaire d’État, atteint par la limite d’âge, a réussi à obtenir du ministère de l’Éducation de rester enseigner sur le territoire via le Centre des intérêts moraux et matériels (CIMM). Rien à redire si ce n'est qu'entre-temps, le professeur qui devait lui succéder se retrouve sans heures de restauration et par conséquent est improvisé professeur de : lingerie, repassage, lavage, couture… au détriment d’une jeune Polynésienne.
Pas étonnant que ce dernier, en manque de compétence et de considération, ne se soit pas impliqué dans les cours à dispenser. Résultat : de nombreuses absences.
Des absences que des parents d’élèves ne supportent plus, notamment au Collège de Punaauia, et les championnats du monde scolaire de beach volley qui monopolisent des professeurs n’expliquent pas tout. La fin de l’année approche, mais les cours ne sont pas pour autant terminés. Des enfants n'ont que trois ou quatre heures de cours par jour, obligeant les parents à d’incessants allers-retours entre travail et collège. Une mère nous écrit : "De mon côté, mon fils n’a plus de profs de maths depuis la dernière rentrée scolaire. On nous dit que le ministère n’a pas de budget pour payer un remplaçant ! Et c’est un cas parmi d’autres... ! ! Mon fils a eu trois heures d’études hier... il est allé au collège pour deux heures de cours. Aujourd’hui, il commençait à 8 heures et terminait à 11 heures... Et ça dure depuis des semaines ! ! Les taties du collège ne savent plus où mettre les élèves qui traînent dans la cour pour raison d’absentéisme des profs. J’ai discuté avec elles : elles n’en peuvent plus ! Le CDI est saturé, les salles d’études aussi."
Trouver des professeurs remplaçants est un vrai casse-tête, car ceux-ci ne sont payés que durant les journées d’enseignement, pas sur un trimestre ou encore moins un semestre, vacances comprises, pour des raisons budgétaires. Comment aussi reprendre des cours sans savoir où le professeur précédent en était ? Les remplaçants ne bénéficient d’aucun accompagnement hiérarchique. Que dire aussi des élèves qui eux aussi ont déserté les cours. Certaines classes ne comptent qu’une poignée d’élèves. L’absentéisme prévaut des deux côtés de la classe.
Le malaise est profond et, contrairement à d’autres professions, il n’y a pas possibilité de réquisitionner... Pourtant, il commence à y avoir le feu à notre école !

Luc Ollivier