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Dossiers

Hydrographie : le Pays manque d’autonomie - 25/02/2017 | Sophie Berder

D’après le cluster maritime, une bonne cartographie des fonds marins est indispensable au développement de l’économie bleue. Et, pourtant, la Cellule hydrographique de la Polynésie française (CHPF)...

Protégeons le savoir-faire polynésien - 25/02/2017 | Luc Ollivier

La Polynésie française en manque de produits à exporter tout comme en manque de touristes n’a pas encore abattu toutes les cartes qui pourraient l’aider à relancer son économie. Il est des ressources...

La fibre cale au démarrage - 11/02/2017 | Jacques Franc de Ferrière

Les ambitions numériques du gouvernement vont conduire à de très gros investissements dans la fibre optique. Douze milliards de francs devraient ainsi être dépensés d'ici 2024 pour faire basculer la...

Le rāhui veut retrouver sa place - 10/02/2017 | Toatane Rurua et Luc Ollivier

Ça bouillonne dans le lagon de Moorea depuis quelques mois ! Le Plan de gestion de l’espace maritime (PGEM) est sérieusement remis en question par l’association "Rahui de Moorea", créée en août 2016....

Alcool au travail : la fin du laxisme ? - 27/01/2017 | Luc Ollivier

L’état d’ébriété sur le lieu de travail est devenu une véritable préoccupation du monde patronal suite notamment à un accident qui a causé la mort d’un salarié et qui a valu à l’employeur d’écoper de...

L’industrie locale ne passe pas encore au vert - 13/01/2017 | Luc Ollivier

Alors que la situation sur l’état de pollution et de gestion des déchets avait fait l’objet d’un rapport accablant l’année dernière, la situation n’a pas beaucoup évolué, même si certaines...

"Une politique familiale forte ?" - 29/12/2016 | Marc Cizeron

Dans notre dernier numéro, notre journaliste Lucie Rabréaud s’était attachée, dans un article intitulé "L’urgence d’une politique familiale forte", à présenter les grandes lignes du constat dressé...

Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes - 29/12/2016 | Boris Alexandre Spasov

"Là où il y a une volonté il y a un chemin", Churchill La Polynésie française, constituée de cinq archipels, est devenue une collectivité autonome de la République française. Les dernières...
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Après la pluie le beau temps… ou le contraire

Le temps ! On va finir par croire qu’il n’y a que ça qui m’intéresse puisque mon édito de la fin janvier y était déjà consacré. Et, pourtant, comment ne pas en parler quand l’actualité ne tourne qu’autour de lui, même en cette dernière semaine riche en événements ?
À la mode hollandaise, Éricka Bareigts, notre éphémère ministre des Outre-mer, aura été accueillie vendredi dernier par des trombes d’eau qui se sont abattues sur Tahiti… à la surprise générale. Comme lors des intempéries de janvier et notamment du dimanche 22, un véritable déluge a noyé Tahiti, causant la mort d’un pompier venu dégager un caniveau, dans des conditions de sécurité minimales pour le moins absentes. Et pourtant, comme le mois dernier, nous n’étions qu’en vigilance jaune quand la pluie s’est déchaînée. La question se pose, et elle s’est posée tout le week-end parmi la population : à quoi sert Météo France ?
On ne va pas tirer sur l’ambulance puisqu’on sait pertinemment que les moyens sont limités pour couvrir l’ensemble de la Polynésie française, ne serait-ce qu’en comparaison avec la Nouvelle-Calédonie. Mais comment Windguru, un site spécialisé dans les prévisions, et ce sans expertise humaine, avait prévu les pluies de janvier ? Comment expliquer que Météo France ait trop souvent un nuage de retard ? On nous annonce de la pluie quand le soleil brille et nous explique qu’il faut être prudent, que le beau temps peut cacher une dépression. Dans ce cas-là, autant rester tout le temps en vigilance…
À tort ou à raison, il faut un coupable et la population, exaspérée, se tourne toujours vers son maire (voir notre page sur le répondeur de Radio 1) tout comme les élus vers le gouvernement, qu’il soit local ou central. Ce dernier était donc représenté par Éricka Bareigts qui, droite dans ses demi-bottes comme lors de sa visite auprès des sinistrés, a expliqué que, pour la signature des accords de Papeete, il faudra attendre, "prendre le temps de la concertation avec tous les ministères concernés pour sécuriser au mieux l’accord", a-t-elle même déclaré à la veille de son arrivée. Une autre lecture s’imposait alors : "Prendre le temps de vous expliquer que tout ce que vous demandez n’est pas possible" et, surtout, faire comprendre que quand on est en négociation avec un gouvernement de gauche, il n’est peut-être pas très judicieux, lors d’un même déplacement, d’aller apporter son soutien à un candidat de droite à la présidentielle. Une démarche pour le moins intempestive qui aurait pu assombrir les relations jusqu’alors au beau fixe. Et puis, à la veille de son départ, mardi, tout semblait rentré dans l’ordre puisqu’une rédaction commune était conclue. Après la pluie, le beau temps… avant que la ministre ne rappelle que la participation de l’État au RSPF pour le dernier trimestre 2016 et l’année 2017, soit 1,75 milliard de Fcfp, serait soumise aux réformes sur lesquelles le Pays s’était engagé et qu’en deux mots "si vous n’êtes pas capables d’y arriver, on peut vous envoyer des spécialistes". Après le beau temps, la pluie…
Vous êtes sûr qu’il n’y a aucun lien entre politique et climatologie ?

Luc Ollivier