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Environnement : une gigantesque aire marine protégée au large de l'île de Pâques


Vendredi 8 Septembre 2017 - écrit par Agence France-Presse




Les habitants de Rapa Nui au large du Chili, ont approuvé la création d'une nouvelle aire marine protégée, la plus grande d'Amérique latine, a annoncé le gouvernement chilien. Lors d'une consultation populaire organisée dimanche, ils ont voté en faveur de la création d'une zone marine protégée d'une superficie de 720 000 km2 autour de cette île emblématique, située à 3 500 km au large du continent.
Cela "constitue la création de ce qui sera la plus grande aire marine côtière protégée d'Amérique latine", s'est félicité le ministre de l'Environnement, Marcelo Mena, dans son intervention au Congrès des aires marines protégées IMPAC4, qui a démarré le 4 septembre à La Serena (nord). Le ministre des Affaires étrangères, Heraldo Muñoz, a qualifié cette nouvelle "d'avancée historique".
Les aires marines protégées sont des zones où l'activité humaine est restreinte, voire interdite, afin de préserver les espèces animales présentes en raison de leur fragilité et de la richesse de leur biodiversité. Dans la consultation, les habitants ont également approuvé l'administration conjointe de cette zone avec des représentants de l'État et voté pour que la pêche "soit effectuée uniquement de façon artisanale par le peuple Rapa Nui".
"Cela a été un long processus et la lutte ne fait que commencer. En tant que peuple, nous lançons un cri, nous disons non à la pêche illégale, non à la pêche industrielle dans nos eaux, non à l'activité minière, nous voulons être un exemple au niveau international", a commenté Poki Tane Haoa, représentant du gouvernement sur l'île de Pâques. Les eaux tropicales de cette île, mondialement connue pour ses monumentales statues moai, abritent des récifs de corail, dont certaines espèces sont uniques au monde en raison de l'isolement du lieu. Mais plusieurs menaces pèsent, comme la surexploitation des ressources de pêche, le nombre croissant de touristes, l'acidification de l'océan et le changement climatique.
Source : AFP


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La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
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Luc Ollivier