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Grandes plumes
Les accidents, maladies, actes de délinquance et tribunaux, révèlent les faiblesses d’un organisme ainsi que les failles et incohérences d’une pensée politique exprimée par des textes que les...
Il existe de nombreuses raisons d’être inquiet de la présence de Donald Trump à la tête des États-Unis. Depuis la primaire pour l’investiture républicaine, jusqu’à sa campagne électorale victorieuse,...

La politique des impasses 27/01/2017 | Simone Grand

Notre gouvernement, d’hier ou d’aujourd’hui, (quelle différence ? ce sont les mêmes qui jouent aux chaises musicales), continue à déconcerter voire consterner par ses décisions paradoxales....

L’inconduite obéit aussi à un code 13/01/2017 | Simone Grand

Te mōtoro, te tāpuni Certains actes et comportements nous semblent relever d’une telle évidence, comme allant de soi, que nous ne prenons pas la peine d’en parler. Et pourtant ! Même dans l’exercice...
S’il est une Dame qui est avisée et documentée sur les périples des premiers explorateurs espagnols dans le Pacifique insulaire, c’est bien Mme Annie Baert (elle a publié des articles sur le sujet...

La langue plaintive 09/12/2016 | Simone Grand

Étranges êtres que nous sommes où ce qui nous tient lieu de culture se limite parfois à l’étalage d’émotions convenues d’un récit dit historique sous-tendu par une idéologie manifeste. Ainsi se...

"Une culture optimiste" 25/11/2016 | Simone Grand

C’est ainsi que Serge Dunis qualifiait la culture polynésienne : "optimiste". Précisant qu’à l’époque où les Européens imaginaient une Terre plate bordée en ses confins par des gouffres infernaux...

"Un universitaire ne devrait pas dire ça" 10/11/2016 | Jean-Marc Regnault

À mes fidèles lecteurs de TPM (et autres écrits dispersés), je tenais à réserver un scoop. Oui, amis lecteurs, pour vous en exclusivité, je révèle que j’ai envisagé de me présenter à l’élection...
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Après la pluie le beau temps… ou le contraire

Le temps ! On va finir par croire qu’il n’y a que ça qui m’intéresse puisque mon édito de la fin janvier y était déjà consacré. Et, pourtant, comment ne pas en parler quand l’actualité ne tourne qu’autour de lui, même en cette dernière semaine riche en événements ?
À la mode hollandaise, Éricka Bareigts, notre éphémère ministre des Outre-mer, aura été accueillie vendredi dernier par des trombes d’eau qui se sont abattues sur Tahiti… à la surprise générale. Comme lors des intempéries de janvier et notamment du dimanche 22, un véritable déluge a noyé Tahiti, causant la mort d’un pompier venu dégager un caniveau, dans des conditions de sécurité minimales pour le moins absentes. Et pourtant, comme le mois dernier, nous n’étions qu’en vigilance jaune quand la pluie s’est déchaînée. La question se pose, et elle s’est posée tout le week-end parmi la population : à quoi sert Météo France ?
On ne va pas tirer sur l’ambulance puisqu’on sait pertinemment que les moyens sont limités pour couvrir l’ensemble de la Polynésie française, ne serait-ce qu’en comparaison avec la Nouvelle-Calédonie. Mais comment Windguru, un site spécialisé dans les prévisions, et ce sans expertise humaine, avait prévu les pluies de janvier ? Comment expliquer que Météo France ait trop souvent un nuage de retard ? On nous annonce de la pluie quand le soleil brille et nous explique qu’il faut être prudent, que le beau temps peut cacher une dépression. Dans ce cas-là, autant rester tout le temps en vigilance…
À tort ou à raison, il faut un coupable et la population, exaspérée, se tourne toujours vers son maire (voir notre page sur le répondeur de Radio 1) tout comme les élus vers le gouvernement, qu’il soit local ou central. Ce dernier était donc représenté par Éricka Bareigts qui, droite dans ses demi-bottes comme lors de sa visite auprès des sinistrés, a expliqué que, pour la signature des accords de Papeete, il faudra attendre, "prendre le temps de la concertation avec tous les ministères concernés pour sécuriser au mieux l’accord", a-t-elle même déclaré à la veille de son arrivée. Une autre lecture s’imposait alors : "Prendre le temps de vous expliquer que tout ce que vous demandez n’est pas possible" et, surtout, faire comprendre que quand on est en négociation avec un gouvernement de gauche, il n’est peut-être pas très judicieux, lors d’un même déplacement, d’aller apporter son soutien à un candidat de droite à la présidentielle. Une démarche pour le moins intempestive qui aurait pu assombrir les relations jusqu’alors au beau fixe. Et puis, à la veille de son départ, mardi, tout semblait rentré dans l’ordre puisqu’une rédaction commune était conclue. Après la pluie, le beau temps… avant que la ministre ne rappelle que la participation de l’État au RSPF pour le dernier trimestre 2016 et l’année 2017, soit 1,75 milliard de Fcfp, serait soumise aux réformes sur lesquelles le Pays s’était engagé et qu’en deux mots "si vous n’êtes pas capables d’y arriver, on peut vous envoyer des spécialistes". Après le beau temps, la pluie…
Vous êtes sûr qu’il n’y a aucun lien entre politique et climatologie ?

Luc Ollivier