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Heiva i Tahiti 2017 : l'essence de l'âme mā'ohi


Samedi 1 Juillet 2017 - écrit par Dominique Schmitt


Près d’une trentaine de formations participent cette année au plus grand rassemblement culturel de Polynésie. Au lendemain de la traditionnelle marche sur le feu, seize groupes de chant et douze troupes de danse se réuniront place To'ata, du 6 au 22 juillet. En marge de l'événement, le public aura l'occasion de découvrir d'autres festivités : le spectacle de Temaeva au Marae Arahurahu, le Heiva Rima'i, le Heiva Tu'aro Mā'ohi et le Heiva Va'a.



Hitireva, vainqueur 2016 en Hura Tau. Crédit photo : Stéphane Mailion
Hitireva, vainqueur 2016 en Hura Tau. Crédit photo : Stéphane Mailion
Chaque année, l'effervescence est à son comble. Au fur et à mesure que se rapproche l'événement, les milliers d'artistes et d'athlètes de Polynésie s'entraînent de plus en plus intensément. Les danseurs peaufinent leurs chorégraphies, les chanteurs travaillent leurs voix, les musiciens répètent leurs morceaux, les artisans confectionnent leurs dernières créations et les sportifs se préparent pour être au mieux de leur forme. Tandis que les centaines de petites mains s'activent, cousent les derniers coquillages et apportent la dernière touche au costume végétal. Quand sonne l'heure des festivités en juillet, le temps s'immobilise et les cœurs battent, au moment de s'élancer dans l'arène de To'ata...

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La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier