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La Croix-Rouge au cœur de l’action malgré un sursis permanent


Vendredi 19 Mai 2017 - écrit par Stéphanie Pavageau


Les dernières intempéries qui ont touché le fenua en janvier 2017 n’ont laissé personne indifférent. Associations, établissements scolaires, particuliers, etc. : la mobilisation pour apporter de l’aide aux sinistrés est venue de nombreux horizons. Derrière ces élans de solidarité arrivés de toutes parts se cache une association qui, grâce à son organisation et à sa logistique, a permis de gérer efficacement une grande partie de cette aide spontanée. Il s’agit de la délégation locale de la Croix-Rouge française. Un organisme qui œuvre discrètement avec des moyens réduits et toujours incertains, mais à grand renfort de bons sentiments et de saines motivations.



crédit photo : Stéphanie Pavageau
crédit photo : Stéphanie Pavageau
À la fois conseil et soutien logistique et humain, la Croix-Rouge locale travaille au quotidien avec les services sociaux et organise, complète ou renforce les initiatives des associations caritatives pour des actions exceptionnelles. Mais, pour parvenir à agir efficacement sur tous ces fronts, elle doit jongler au quotidien avec des moyens humains et financiers limités et toujours incertains.

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À quand le renouveau ?

Après avoir tenu le haut de l’information pendant des semaines, voire des mois, l’élection présidentielle, et auparavant les primaires, a enfin accouché du nom du nouveau président de la Ve République : Emmanuel Macron.
Inconnu du grand public jusqu’à sa nomination au poste de ministre de l’Économie, de l’Industrie et du numérique du gouvernement Valls en août 2014, le natif d’Amiens a bousculé tous les pronostics depuis la création de son parti politique En Marche en avril 2016.
Moins de trois ans après son entrée dans la vie politique, un an après la création de son parti, le voilà élu au sommet de l’État à seulement 39 ans ! La France et ses outre-mer a vécu un tsunami politique que personne n’avait vu venir quand, il y a encore quelques mois, elle se demandait encore quel vieux routier de la politique allait la gouverner pour les cinq prochaines années.
Voilà maintenant que les législatives approchent (3 et 17 juin au fenua) et déjà le parti du président annonce que 50% des candidats investis seront issus de la société "civile", le reste comme dans bien des partis le seront de la société "si vile".
Et en Polynésie, faut-il attendre un effet miroir ? La vague de renouveau, de jeunisme a-t-elle atteint les grands partis ? Il faut malheureusement croire que non ! Le renouvellement de notre classe politique est plutôt lent, seuls quelques jeunes déjà bien endoctrinés émergent de temps en temps. Certes, ces législatives, pour lesquelles seuls trois strapontins au Palais Bourbon sont disponibles, ne sont pas propices à un renouvellement, ni même les sénatoriales et les deux sièges qu’elles offrent.
Mais combien de nouvelles têtes verrons-nous à Tarahoi en 2018 après les élections territoriales ? Ici, on s’accroche au pouvoir, on reste persuadé que seule l’"expérience" est un atout. Mais de quelle expérience, de quels acquis parle-t-on ? Je ne crois pas avoir lu sur les CV de nos responsables beaucoup de diplômés des grandes écoles de la République. Il n’y a donc que l’expérience du terrain qui prime localement. Ce pays a besoin d’hommes et de femmes à l’image de l’ancien maire de Mahina, Patrice Jamet, pourtant raillé par ses opposants pour son manque d’expérience quand il s’était présenté pour la toute première fois ; ce qui n'a pas empêché la population de lui accorder sa confiance. Il semble cependant que ce soit une exception. L’électeur polynésien ne peut être comparé au métropolitain, les critères de choix ne sont pas les mêmes. Faut-il pour cela rappeler les réélections d’hommes politiques pourtant condamnés par la justice pour détournements de fonds ? Nous sommes bien loin du casier judiciaire vierge réclamé pour être un candidat de La République En Marche. On n’ose l’imaginer ici, le renouveau se ferait pourtant bien plus automatiquement.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier