Menu

La Croix-Rouge au cœur de l’action malgré un sursis permanent


Vendredi 19 Mai 2017 - écrit par Stéphanie Pavageau


Les dernières intempéries qui ont touché le fenua en janvier 2017 n’ont laissé personne indifférent. Associations, établissements scolaires, particuliers, etc. : la mobilisation pour apporter de l’aide aux sinistrés est venue de nombreux horizons. Derrière ces élans de solidarité arrivés de toutes parts se cache une association qui, grâce à son organisation et à sa logistique, a permis de gérer efficacement une grande partie de cette aide spontanée. Il s’agit de la délégation locale de la Croix-Rouge française. Un organisme qui œuvre discrètement avec des moyens réduits et toujours incertains, mais à grand renfort de bons sentiments et de saines motivations.



crédit photo : Stéphanie Pavageau
crédit photo : Stéphanie Pavageau
À la fois conseil et soutien logistique et humain, la Croix-Rouge locale travaille au quotidien avec les services sociaux et organise, complète ou renforce les initiatives des associations caritatives pour des actions exceptionnelles. Mais, pour parvenir à agir efficacement sur tous ces fronts, elle doit jongler au quotidien avec des moyens humains et financiers limités et toujours incertains.

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 355 en cliquant ICI

Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




De l’audace, toujours de l’audace, encore de l’audace

Ces mots prononcés par Danton devant l’assemblée législative de 1792 pour inciter le peuple français à se mobiliser contre l’envahisseur sont restés célèbres, au point d’être souvent repris par les orateurs quand ils veulent réveiller les consciences. Le haut-commissaire, René Bidal, dans son discours du 14 juillet dernier, ne manqua pas de les prononcer, non sans en avoir cité l’auteur. Le message du représentant de l’État ne souffrait d’aucune ambiguïté alors que le Pays se doit de prendre des décisions importantes à une période ou l’attentisme, la gestion des affaires courantes, reste la meilleure option politique, de peur d’une bévue qui serait rédhibitoire à quelques mois des élections territoriales. L’audace, les Polynésiens l’attendent pour qu’enfin le redressement économique amorcé se traduise par des embauches. L’économie se porte mieux, les entreprises aussi, mais le peuple est encore trop souvent confronté à la misère. Le développement passera par le tourisme et le secteur primaire. Alors que la pêche tenait le haut de l’actualité avec le débat sur la nécessité de créer une flottille de pêche aux Marquises pour doubler le tonnage de prises, voilà que l’agriculture se sent agressée par un grand distributeur local qui annonce de manière maladroite le lancement de sa propre production pour certains légumes. Et notre ministre concerné Tearii Alpha s’étonne de cette annonce lors du journal télévisé ! Trois hectares de serres à Taravao, dont 700 m2 pour l’élevage de poissons et personne n’était au courant ? Depuis des années, les gouvernements nous rabâchent les oreilles avec des annonces lénifiantes sur la priorité des actions qui doivent être menées en faveur des agriculteurs. Pour quel résultat ? Aujourd’hui, c’est une initiative privée qui montre la voie. Il serait peut-être bien que le gouvernement
s’en inspire et éduque un encore trop grand nombre d’agriculteurs qui usent et abusent de pesticides, qui profitent de la foire agricole et de l’amour des Polynésiens pour les produits du fenua pour les vendre à des prix exorbitants.
De l’audace, on en attend de notre président Édouard Fritch, parti à New York contrecarrer les revendications indépendantistes de Temaru et consorts pour un festival d’entretiens à l’ONU, qui ne sera jamais aussi coloré que celui proposé par Ono’u ces jours-ci à Papeete. Il l’a promis, il va bientôt faire son annonce sur la réforme de la Protection sociale généralisée et notamment celle des retraites. L’audace aura-t-elle les limites de la force d’opposition que prévoient plusieurs syndicats si certaines lignes sont franchies ?

Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier