Menu

La fibre cale au démarrage


Samedi 11 Février 2017 - écrit par Jacques Franc de Ferrière


Les ambitions numériques du gouvernement vont conduire à de très gros investissements dans la fibre optique. Douze milliards de francs devraient ainsi être dépensés d'ici 2024 pour faire basculer la Polynésie dans le XXIe siècle en termes de débits et de fiabilité de la connexion à Internet. Mais pour l'instant, les milliards sont dépensés en vain puisque les consommateurs boudent les abonnements fibre, trop chers et trop compliqués à installer.



Treize milliards de Fcfp vont être investis pour fibrer les Polynésiens  et tirer deux nouveaux câbles sous-marins, vers les Cook  et les Tuamotu/Marquises. crédit photo : Jacques Franc de Ferrière
Treize milliards de Fcfp vont être investis pour fibrer les Polynésiens et tirer deux nouveaux câbles sous-marins, vers les Cook et les Tuamotu/Marquises. crédit photo : Jacques Franc de Ferrière
En avril 2015, l'Office des Postes et Télécommunications (OPT) lançait en grande pompe la fibre optique en Polynésie. Elle était réservée aux professionnels et l'OPT pensait alors séduire 300 entreprises avant la fin 2015. Avec un abonnement variant de...

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n°348 en cliquant ICI


Dans la même rubrique
< >

Samedi 25 Février 2017 - 02:24 Hydrographie : le Pays manque d’autonomie

Samedi 25 Février 2017 - 02:13 Protégeons le savoir-faire polynésien


Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




Après la pluie le beau temps… ou le contraire

Le temps ! On va finir par croire qu’il n’y a que ça qui m’intéresse puisque mon édito de la fin janvier y était déjà consacré. Et, pourtant, comment ne pas en parler quand l’actualité ne tourne qu’autour de lui, même en cette dernière semaine riche en événements ?
À la mode hollandaise, Éricka Bareigts, notre éphémère ministre des Outre-mer, aura été accueillie vendredi dernier par des trombes d’eau qui se sont abattues sur Tahiti… à la surprise générale. Comme lors des intempéries de janvier et notamment du dimanche 22, un véritable déluge a noyé Tahiti, causant la mort d’un pompier venu dégager un caniveau, dans des conditions de sécurité minimales pour le moins absentes. Et pourtant, comme le mois dernier, nous n’étions qu’en vigilance jaune quand la pluie s’est déchaînée. La question se pose, et elle s’est posée tout le week-end parmi la population : à quoi sert Météo France ?
On ne va pas tirer sur l’ambulance puisqu’on sait pertinemment que les moyens sont limités pour couvrir l’ensemble de la Polynésie française, ne serait-ce qu’en comparaison avec la Nouvelle-Calédonie. Mais comment Windguru, un site spécialisé dans les prévisions, et ce sans expertise humaine, avait prévu les pluies de janvier ? Comment expliquer que Météo France ait trop souvent un nuage de retard ? On nous annonce de la pluie quand le soleil brille et nous explique qu’il faut être prudent, que le beau temps peut cacher une dépression. Dans ce cas-là, autant rester tout le temps en vigilance…
À tort ou à raison, il faut un coupable et la population, exaspérée, se tourne toujours vers son maire (voir notre page sur le répondeur de Radio 1) tout comme les élus vers le gouvernement, qu’il soit local ou central. Ce dernier était donc représenté par Éricka Bareigts qui, droite dans ses demi-bottes comme lors de sa visite auprès des sinistrés, a expliqué que, pour la signature des accords de Papeete, il faudra attendre, "prendre le temps de la concertation avec tous les ministères concernés pour sécuriser au mieux l’accord", a-t-elle même déclaré à la veille de son arrivée. Une autre lecture s’imposait alors : "Prendre le temps de vous expliquer que tout ce que vous demandez n’est pas possible" et, surtout, faire comprendre que quand on est en négociation avec un gouvernement de gauche, il n’est peut-être pas très judicieux, lors d’un même déplacement, d’aller apporter son soutien à un candidat de droite à la présidentielle. Une démarche pour le moins intempestive qui aurait pu assombrir les relations jusqu’alors au beau fixe. Et puis, à la veille de son départ, mardi, tout semblait rentré dans l’ordre puisqu’une rédaction commune était conclue. Après la pluie, le beau temps… avant que la ministre ne rappelle que la participation de l’État au RSPF pour le dernier trimestre 2016 et l’année 2017, soit 1,75 milliard de Fcfp, serait soumise aux réformes sur lesquelles le Pays s’était engagé et qu’en deux mots "si vous n’êtes pas capables d’y arriver, on peut vous envoyer des spécialistes". Après le beau temps, la pluie…
Vous êtes sûr qu’il n’y a aucun lien entre politique et climatologie ?

Luc Ollivier