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La rencontre de la littérature du Pacifique avec celle d'ailleurs


Vendredi 3 Novembre 2017 - écrit par Dominique Schmitt


17e édition du Salon du livre en Polynésie

Du 16 au 19 novembre, l’Association des éditeurs de Tahiti et des îles (AETI) et la Maison de la culture - Te Fare Tauhiti Nui organisent la 17e édition du Salon "Lire en Polynésie", sur le thème [vɛʁ]. Une occasion unique de rencontrer et d'échanger avec les auteurs locaux et la quinzaine d'invités internationaux, dont Marcus Malte, lauréat du prix Femina 2016.



À la rencontre des grandes plumes Chaque année, depuis 17 ans, les écrivains du Pacifique se rassemblent à la Maison de la Culture. crédit photo : DR
À la rencontre des grandes plumes Chaque année, depuis 17 ans, les écrivains du Pacifique se rassemblent à la Maison de la Culture. crédit photo : DR
[vɛʁ]C'est un thème à la phonétique simple mais aux nombreux sens, homonymes, synonymes, antonymes, etc., et qui fait référence à un panel sans fin de sujets d’ouverture et de débat, d’échanges et d’animations originales qu'a choisi cette année l'Association des éditeurs de Tahiti et des îles (AETI). Pour la petite histoire, c'est à la fin de la précédente édition que ce fil rouge, au caractère plutôt facétieux, a été trouvé lors d'une discussion. Christian Robert, le président de l'AETI, se souvient, amusé : "Après le salon 2016, nous étions plusieurs à nous retrouver pour fêter la fin de l'événement. Il s'agissait déjà de réfléchir à un nouveau thème. L'idée du vert a été alors lancée, suscitant de nombreuses réactions autour de la table : « Mais quel vert ? Le vert de la nature ? Le vers du poète ? Le ver de terre ? Ou bien le verre de l'amitié ? »… Au final, on s'est dit qu'on allait tous les faire !"
Les organisateurs, séduits par l'ouverture du sujet, ont en effet décidé de tous les retenir. Ver, verre, vert, vers, vair…

crédit photo : DR
crédit photo : DR
Rencontre avec deux des auteurs de ce 17e Salon du livre :

- Marcus Malte (à gauche) prix Femina 2016 pour son roman Le Garçon : "Lisez, lisez, encore et toujours !"
- Iain Levison (à droite) : "Tout n'est pas perdu, mais nous y arrivons..."




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La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier