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Miri : un bug et un trou noir


Samedi 1 Juillet 2017 - écrit par Claude Girard


Depuis plusieurs mois, pour répondre à l’intérêt que portent nos lecteurs à l'affaire Miri, nous avons publié plusieurs articles sur ce sujet. Nous avons reçu une note établie par le service du cadastre et la direction de la Daf (direction des Affaires foncières). Il est difficile pour nous d'évaluer les aspects juridiques de ce dossier et nous avons souhaité demander un avis à un juriste qui n'a aucun lien avec cette affaire. Nous nous sommes adressés à Me Girard, avocat au barreau de Papeete depuis plus de 50 ans, pour lui demander de nous faire connaître son avis, alors que de nombreux acquéreurs de ce lotissement sont perdus face à la complexité de la procédure. Nous lui avons demandé s'il pouvait faire une note sur cette affaire dans laquelle le Pays semble vouloir intervenir. Il nous a adressé ce document en nous autorisant à le publier, nous le remercions. Il semble qu'il ait une vision assez claire et aussi plutôt rassurante de cette affaire pour ceux qui sont concernés.
Luc Ollivier



Le 10 mars 2017, Tahiti Pacifique publiait un dossier sur l'affaire Miri. (N° 350)
Le 10 mars 2017, Tahiti Pacifique publiait un dossier sur l'affaire Miri. (N° 350)
C’est pour les parties au procès, un bug, et pour les tiers, un trou noir.
Le bug : saisie d’un litige de propriété sur un terrain situé sur le haut du lotissement Miri, la cour ne pouvait pas répondre par un "ni-ni"...

Pour lire l'intégralité de cet Article, commandez Tahiti Pacifique n° 358 en cliquant ICI


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De quoi se plaint-on ?

En août, l’ouragan Harvey frappait les États du Texas, de la Louisiane et du Tennessee, causant d’innombrables dégâts et surtout des dizaines de morts. La semaine dernière, c’est l’ouragan Irma qui frappait à son tour les Antilles, dévastant tout sur son passage et laissant derrière lui plus de 80 morts. Un autre ouragan, Maria, se profile à l’horizon, et devrait à nouveau frapper ces mêmes populations. Non loin de là, au Mexique, deux séismes provoquent la mort de plus de 200 personnes rien que dans la mégapole Mexico. Une partie de la planète paye aujourd’hui au prix fort les colères de la Nature. Si de tels phénomènes climatiques dévastateurs ont déjà été répertoriés sur cette zone sensible de la planète, on peut s’inquiéter de leur enchaînement pour le moins très court. À qui la faute ? Les climato-sceptiques ont aujourd’hui le mauvais rôle, mais avant de penser à rejeter les responsabilités, la priorité doit aller aux victimes. Les élans de solidarité fleurissent un peu partout dans le monde ; la Polynésie française, qui a toujours su tendre la main, n’a pas fait exception, d’autant que des compatriotes, habitants de Saint-Martin, comptent parmi les victimes humaines, morales et matérielles.
Dès lors, on peut être surpris d’entendre sur les ondes d’une radio des reproches quant à cette aide très substantielle de 6 millions de Fcfp au motif que des Polynésiens sont dans la misère. Comment aussi peu de compassion peut-elle encore habiter des Polynésiens ? Oui, la misère existe dans ce pays comme elle existe dans tous les pays aussi modernes et civilisés soient-ils, c’est un fait indéniable et inacceptable, mais qui ne doit voir ce peuple se refermer sur lui, occultant l’actualité du reste du monde.
Seule, la Polynésie n’est rien. Seule son ouverture sur le monde lui apportera la richesse nécessaire à son développement économique, mais aussi culturel. Ce développement, qui devra un jour conduire à une moins grande dépendance de la France nourricière, semble se dessiner, et pas obligatoirement là où on l’attend le plus. Notre éditorial de la semaine dernière est venu rappeler à quel point nous étions les champions des annonces de grands projets sans lendemain, mais il en existe un à "taille humaine" qui nous a été révélé cette semaine par l’homme d’affaires samoan Frederick Grey. Et si la Polynésie française pouvait booster son développement grâce à ses voisins polynésiens ? Après le câble sous-marin, voilà que d’autres liens se tissent avec un projet de desserte aérienne et même d'un paquebot de croisière entre les États insulaires. Une plus grande liberté de circulation entre ces pays avec des gains de temps de transport devraient conduire à de meilleurs échanges entre nos touristes américains et les touristes du sud-est asiatique de ces États.
Pour peu que cette clientèle ait les moyens de notre niveau de vie, la barre des 200 000 touristes pourrait enfin être franchie. Et à Tahiti, quand le tourisme va, tout va.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier