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Miri : un bug et un trou noir


Samedi 1 Juillet 2017 - écrit par Claude Girard


Depuis plusieurs mois, pour répondre à l’intérêt que portent nos lecteurs à l'affaire Miri, nous avons publié plusieurs articles sur ce sujet. Nous avons reçu une note établie par le service du cadastre et la direction de la Daf (direction des Affaires foncières). Il est difficile pour nous d'évaluer les aspects juridiques de ce dossier et nous avons souhaité demander un avis à un juriste qui n'a aucun lien avec cette affaire. Nous nous sommes adressés à Me Girard, avocat au barreau de Papeete depuis plus de 50 ans, pour lui demander de nous faire connaître son avis, alors que de nombreux acquéreurs de ce lotissement sont perdus face à la complexité de la procédure. Nous lui avons demandé s'il pouvait faire une note sur cette affaire dans laquelle le Pays semble vouloir intervenir. Il nous a adressé ce document en nous autorisant à le publier, nous le remercions. Il semble qu'il ait une vision assez claire et aussi plutôt rassurante de cette affaire pour ceux qui sont concernés.
Luc Ollivier



Le 10 mars 2017, Tahiti Pacifique publiait un dossier sur l'affaire Miri. (N° 350)
Le 10 mars 2017, Tahiti Pacifique publiait un dossier sur l'affaire Miri. (N° 350)
C’est pour les parties au procès, un bug, et pour les tiers, un trou noir.
Le bug : saisie d’un litige de propriété sur un terrain situé sur le haut du lotissement Miri, la cour ne pouvait pas répondre par un "ni-ni"...

Pour lire l'intégralité de cet Article, commandez Tahiti Pacifique n° 358 en cliquant ICI


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La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier