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Nickel : Vale Nouvelle-Calédonie à la recherche d’un partenariat


Vendredi 3 Novembre 2017 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




Interrogé par des analystes, le P-dg de Vale, Fabio Schvartsman, a confirmé la recherche d’un partenaire pour l’activité de l’usine du Sud. Un conseil d’administration de Vale NC doit se tenir à Paris. "Nous avons besoin d'un partenariat là-bas, et nous sommes en recherche. Nous ne savons pas si nous réussirons ou non, mais la réalité est que c'est une opération sérieuse pour l'entreprise", rapporte le site d’information RTT News dans une dépêche évoquant le cas de Vale NC. Face aux analystes à Rio, Fabio Schvartsman est resté imperturbable et prudent. Ni le plan préparé par le P-dg du groupe brésilien Vale, ni les contacts avec de possibles partenaires pour l’usine du Sud, n’ont été véritablement abordés. Les discussions demeurent ultra-confidentielles. Depuis le départ du japonais Sumic (Sumitomo Metal and Mining & Mitsui) en mars 2016, le géant Vale détient 95 % du capital du complexe hydrométallurgique. La SPMSC, la société détenant la participation des trois provinces, possède le reliquat, soit 5 %. Le patron Fabio Schvartsman n’a pas caché son intention de faire entrer un nouveau partenaire dans l’aventure industrielle. Et pour cause, le financement d’un programme capital doit être assuré : le projet Lucy, un procédé innovant qui permet de
stocker des résidus secs. Son coût n’est pas négligeable : 500 millions de dollars US. Le groupe brésilien a beaucoup investi dans l’usine du Sud, l’a même tenue à bout de bras. Vale Nouvelle-Calédonie a consommé 1,3 milliard de dollars US au cours des trois dernières années, selon une déclaration attribuée en juillet dernier au P-dg Schvartsman.

Source : Les Nouvelles Calédoniennes


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La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier