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Nouvelle-Calédonie : Opération "coup de poing" à Ko We Kara


Samedi 8 Avril 2017 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




Plusieurs centaines de bières ont été saisies, vendredi dernier, dans un nakamal du quartier de Nouméa. L’opération n’est que la première d’une série à venir.
C'est un lieu de trafic en tout genre qui prend de l'ampleur depuis plusieurs semaines. Alcool et cannabis circulent au grand dam des habitants et des entreprises installés à Ko We Kara. Hier soir, les équipes de la police nationale, composées de fonctionnaires de la Sûreté urbaine mais également de la brigade anticriminalité et du GIPN, ont lancé une opération "coup de poing" avec la police municipale et la douane dans un nakamal du quartier.
La vente de cannabis et d’alcool à la sauvette à Ko We Kara est à présent de notoriété publique.

Source : Les Nouvelles Calédoniennes

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Le feu à l’école ?

Alors que l’actualité du moment se focalise sur les élections législatives du 3 et du 17 juin, nous recevons coup sur coup des courriers de lecteurs traitant de problèmes relatifs à l’Éducation nationale. Ce ministère, qui regroupe le plus grand nombre de fonctionnaires d’État ou territoriaux (tous rémunérés par l’État), est dans le collimateur de parents d’élèves qui se battent pour que leur enfant ait droit à une scolarité normale. Un première lettre, anonyme, nous informe qu’un professeur de cuisine, fonctionnaire d’État, atteint par la limite d’âge, a réussi à obtenir du ministère de l’Éducation de rester enseigner sur le territoire via le Centre des intérêts moraux et matériels (CIMM). Rien à redire si ce n'est qu'entre-temps, le professeur qui devait lui succéder se retrouve sans heures de restauration et par conséquent est improvisé professeur de : lingerie, repassage, lavage, couture… au détriment d’une jeune Polynésienne.
Pas étonnant que ce dernier, en manque de compétence et de considération, ne se soit pas impliqué dans les cours à dispenser. Résultat : de nombreuses absences.
Des absences que des parents d’élèves ne supportent plus, notamment au Collège de Punaauia, et les championnats du monde scolaire de beach volley qui monopolisent des professeurs n’expliquent pas tout. La fin de l’année approche, mais les cours ne sont pas pour autant terminés. Des enfants n'ont que trois ou quatre heures de cours par jour, obligeant les parents à d’incessants allers-retours entre travail et collège. Une mère nous écrit : "De mon côté, mon fils n’a plus de profs de maths depuis la dernière rentrée scolaire. On nous dit que le ministère n’a pas de budget pour payer un remplaçant ! Et c’est un cas parmi d’autres... ! ! Mon fils a eu trois heures d’études hier... il est allé au collège pour deux heures de cours. Aujourd’hui, il commençait à 8 heures et terminait à 11 heures... Et ça dure depuis des semaines ! ! Les taties du collège ne savent plus où mettre les élèves qui traînent dans la cour pour raison d’absentéisme des profs. J’ai discuté avec elles : elles n’en peuvent plus ! Le CDI est saturé, les salles d’études aussi."
Trouver des professeurs remplaçants est un vrai casse-tête, car ceux-ci ne sont payés que durant les journées d’enseignement, pas sur un trimestre ou encore moins un semestre, vacances comprises, pour des raisons budgétaires. Comment aussi reprendre des cours sans savoir où le professeur précédent en était ? Les remplaçants ne bénéficient d’aucun accompagnement hiérarchique. Que dire aussi des élèves qui eux aussi ont déserté les cours. Certaines classes ne comptent qu’une poignée d’élèves. L’absentéisme prévaut des deux côtés de la classe.
Le malaise est profond et, contrairement à d’autres professions, il n’y a pas possibilité de réquisitionner... Pourtant, il commence à y avoir le feu à notre école !

Luc Ollivier