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Nouvelle-Calédonie : un programme pour éradiquer la dengue bientôt testé ?


Vendredi 23 Décembre 2016




Comme lors des essais en Australie, les écoliers devraient être mis à contribution. Des mozziebox leur seront distribués afin qu’ils les ramènent chez eux.  Elles contiennent des larves de moustiques qui ont la bactérie wolbachia. Crédit photo : Thom Cookes/Eliminate Dengue
Comme lors des essais en Australie, les écoliers devraient être mis à contribution. Des mozziebox leur seront distribués afin qu’ils les ramènent chez eux. Elles contiennent des larves de moustiques qui ont la bactérie wolbachia. Crédit photo : Thom Cookes/Eliminate Dengue
Il s’appelle Eliminate dengue. Son rôle : stopper la transmission des arboviroses à l’homme, grâce à wolbachia, une bactérie inoculée aux moustiques. La mairie veut essayer ce projet d’une université australienne.

Comme lors des essais en Australie, les écoliers devraient être mis à contribution. Des mozziebox leur seront distribués afin qu’ils les ramènent chez eux. Elles contiennent des larves de moustiques qui ont la bactérie wolbachia.
Imaginer une ville où la dengue n’existerait plus. Ainsi que le Zika et le chikungunya. Cela paraît impossible. C’est pourtant ce que promet la Monash university, à Melbourne, en Australie, qui travaille sur le programme Eliminate dengue depuis une quinzaine d’années. Grâce à une simple bactérie, la wolbachia. Une révolution. "On l’introduit dans le moustique vecteur des arboviroses, l’Aedes Aegypti. Elle a la propriété de bloquer la dengue, le Zika et le chikungunya dans le moustique contaminé. Il ne peut alors plus transmettre ces virus", explique Tristan Derycke, adjoint en charge de la prévention des risques sanitaires à la mairie.
Une bactérie naturelle
L’avantage de wolbachia, c’est qu’elle est naturellement présente chez environ 60 % des espèces d’insectes, ainsi qu’en Nouvelle-Calédonie. "Elle se trouve par exemple chez la mouche drosophile, développe Tristan Derycke. Donc on n’introduit pas une nouvelle espèce et on ne fait pas de manipulations génétiques. C’est un procédé écologique."
La méthode ? Wolbachia est injectée dans des œufs de moustiques Aedes Aegypti en laboratoire. Quelques dizaines de larves sont enfermées dans une mozziebox, qui est ensuite distribuée aux habitants, quartier par quartier.
"Dans la boîte, il y a des nutriments pour que les œufs puissent se développer. A la réception, les Nouméens doivent mettre un peu d’eau dans la boîte pour que les moustiques sortent et se reproduisent avec ceux qu’il y a dans l’environnement, avant de les remplacer." Très rapidement. Selon Tristan Derycke, il serait possible de traiter l’ensemble de la ville en six mois. Et ce système présente un autre intérêt. La bactérie se transmet à la descendance.
Mais cette phase-là n’est prévue que pour 2018. Ce n’est que le début d’un long processus.
Moins de malades et des économies
Il y a plus de six mois, la Ville, l’Institut Pasteur et la Dass commencent à parler de la faisabilité du projet avec la Monash university. Mardi soir, les élus ont adopté la délibération permettant la signature d’une convention bipartite avec l’université, qui définit les moyens à mettre en œuvre. En mars, les quatre partenaires doivent signer une deuxième convention, qui concrétisera le programme.
Source : Les Nouvelles Calédoniennes

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Pour que l’aventure continue

Alex s’en est allé ! Voilà maintenant dix jours que notre petite rédaction est orpheline de son directeur de publication, mais surtout de son père créateur. Il est parti au matin de ce mardi 14 mars dans sa petite maison de Moorea, route des Ananas, où sa femme Célia veillait sur lui. Malade depuis plusieurs mois, Alex avait fait le choix de passer les derniers instants de sa vie loin d’un lit d’hôpital, soumis à différents traitements. Non pas qu’il en avait peur, d’ailleurs il avait écrit en fin d’année dernière tout le bien qu’il pensait du CHPF et de son personnel (lire Tahiti Pacifique n°344), mais quitte à finir ses jours, autant le faire dans un endroit familier, entouré des siens. Son petit coin de Moorea, il y était tellement attaché qu’il s’y est fait enterrer, dans le petit cimetière familial, à quelques mètres derrière le fare, grâce à une autorisation spéciale de la mairie.
Alex s’en est allé, mais il a eu le temps de préparer sa succession. Depuis qu’il avait vendu son magazine au groupe Fenua Communication en 2012, il prenait petit à petit ses distances avec le rédactionnel. Rassurez-vous il n’en était jamais bien éloigné, mais il savait qu’il lui faudrait passer le relais et avait donc décidé de ne se consacrer qu’à une partie des rubriques. Ses très chers éditos et Chroniques, dans lesquels ses analyses si croustillantes pour les uns, si dérangeantes pour les autres, y figuraient en première place, suivis de ses Archives qui rappelaient son témoignage du passé. Des archives choisies par ses soins en fonction de l’actualité du moment et aussi parfois de son humeur.
Pour le reste, Alex a fait confiance à l’équipe en place chargée de suivre l’actualité, de développer la rubrique économique, dont les ramifications ne sont jamais, de même, très éloignées du politique, et la rubrique culturelle à laquelle il était particulièrement attaché. Les artistes ayant une place particulière pour cet écrivain qui n’hésitait pas à utiliser les toiles de peintres locaux pour illustrer ses Unes.
Nous continuerons à le faire, et il nous faut à ce sujet remercier les artistes contactés dernièrement qui nous ont autorisés à reprendre leurs œuvres. Tout comme il nous faut remercier nos contributeurs des "Grandes plumes" ou de "Libre opinion" qui continuent l’aventure avec nous, et aussi vous, les lecteurs, qui nous envoyez vos courriers. Tahiti Pacifique a perdu son capitaine, mais veut garder le cap. Les Dossiers seront toujours notre priorité, pour peu que celles et ceux qui informaient Alex nous fassent autant confiance. La politique sera toujours un mets de choix, car inépuisable, sur notre table. C’est d’ailleurs pour cela que nous avions lancé, déjà, lors du précédent numéro, une nouvelle rubrique "Tribune Libre" dans laquelle, pour le moment, les grands partis politiques locaux peuvent librement s’exprimer. Des courants de pensée contradictoires qui ne feront qu’ajouter un peu de sel dans nos pages. À consommer sans modération.
Merci pour votre fidélité passée et à venir.

Luc Ollivier