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Nouvelle-Calédonie : une randonneuse violée sur une route de la côte Est


Vendredi 20 Octobre 2017 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




Partie sur les sentiers de randonnée de la côte Est pour marcher durant quelques jours, une jeune femme s’est retrouvée isolée face à un homme lundi dernier. Son agresseur, mineur, a été présenté à la justice.
Ce fameux périple qu’elle souhaitait faire seule, entamé il y a moins de dix jours, s’était déroulé sans encombre jusque-là. Mais la quadragénaire croise sur une route de la commune de Poindimié, un jeune homme.
Isolée, et loin de tout, elle se retrouve face à lui, complètement impuissante. Le garçon se montre alors agressif. Elle reçoit plusieurs coups, se fait agresser sexuellement. Puis violer sans qu'elle ne puisse alerter qui que ce soit.
L’homme prend ensuite la fuite, laissant la victime seule, sous le choc. La randonneuse reprend rapidement le dessus et marche une heure durant pour se présenter à la brigade de gendarmerie et raconter ce qu’elle vient de vivre.
Avec la description de l’agresseur, les militaires ne tardent pas à suspecter une personne en particulier. Un jeune homme de la commune. L’enquête est effectuée très rapidement, en moins de 24 heures, le mineur est interpellé et placé en garde à vue, dans la journée de mardi. Interrogé par les gendarmes de la brigade de Poindimié, le garçon reconnaît que c’est bien lui qui a croisé le chemin de la malheureuse. Mercredi soir, il a été renvoyé devant les juges du tribunal correctionnel
pour enfants.

Source : Les Nouvelles Calédoniennes


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La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier