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Papeete, capitale mondiale du street art


Samedi 8 Avril 2017 - écrit par Dominique Schmitt


Quand l'art urbain met en lumière la Polynésie…



La griffe du graffeur Marko93… Ces magnifiques félins ont été réalisés  à Raiatea par l'artiste français. crédit photo : Ono'u
La griffe du graffeur Marko93… Ces magnifiques félins ont été réalisés à Raiatea par l'artiste français. crédit photo : Ono'u
Créé en octobre 2016, le Musée du Street Art de Tahiti est entièrement dédié à l'art urbain. Cet espace situé au cœur de Papeete permet aux amateurs de graffitis et de culture polynésienne de découvrir les réalisations des plus grands artistes mondiaux de la discipline. Sarah Roopinia, la fondatrice du Festival Ono'u, nous guide au sein de son laboratoire créatif…

"On me prenait pour une folle, c'était inimaginable !", Sarah Roopinia.
Focus sur les rendez-vous Urban Tiare et le jeune artiste polynésien qui monte, Rival.

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 3525 en cliquant ICI


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L’heure des présislatives

Ne cherchez pas dans le dictionnaire, je me suis fendu d’un néologisme pour ce titre ; une contraction de présidentielle et législatives. Des élections distantes de plusieurs semaines et qui, a priori, n’ont pas grand-chose en commun si ce n’est de donner une majorité à un président fraîchement élu.
En Polynésie française, plus que partout ailleurs sur le territoire de la République, ces deux scrutins sont fortement imbriqués, une spécificité locale comme nous avons le don de les cultiver. Demain, samedi 22 avril, nous serons parmi les premiers Français à déposer nos bulletins pour le premier tour de l’élection présidentielle. Dimanche matin, à l’heure du réveil, les Français de métropole, dans une journée avide de chiffres, apprendront sur qui les 204 000 Polynésiens appelés à voter auront porté leur préférence.
Viendra ensuite le temps de l’analyse. Les nombres de suffrages récoltés région par région, collectivité par collectivité s’additionneront pour délivrer les noms des deux finalistes pour le second tour du 7 mai (le 6 en Polynésie). La Polynésie française aura-t-elle voté majoritairement pour Macron, Fillon, Mélenchon, Le Pen ou pour l’un des sept autres candidats ? C’est ce qui retiendra l’attention des états-majors et de leurs représentants locaux. C’est ce qui positionnera notre territoire sur l’échiquier politique métropolitain. Mais quand certains seront focalisés sur ces résultats, d’autres en auront une seconde lecture. Derrière ces candidats à la présidentielle, des partis politiques locaux se sont positionnés et ne verront au travers des résultats qu’une projection pour les législatives du mois de juin (11 et 18). Seul ce premier tour de la présidentielle assure à chacun de se jauger par rapport aux autres partis puisque tous sont encore en lice. Deux des trois grands partis locaux ont décidé de soutenir un candidat, Marine Le Pen pour le Tahoeraa Huiraatira et François Fillon pour le Tapura Huiraatira. Et rien ne permet d’affirmer qu’on les retrouvera face à face au second tour. C’est donc demain que les projections pour les législatives commencent. La question de l’interprétation se pose aussi. Penser que tous les électeurs du Tahoeraa voteront Le Pen est un dangereux raccourci tout comme penser que tous ceux du Tapura voteront Fillon. En retour, tous ceux qui auront voté pour Le Pen ou Fillon ne voteront pas non plus systématiquement en juin pour les candidats du Tahoeraa ou du Tapura.
Pendant ce temps-là, le Tāvini Huiraatira, qui a misé sur l’abstentionnisme, comptera les non-votants, qui risquent d’être nombreux ; peut-être la moitié. Quelle part d’abstentionnisme relèvera des consignes du Tāvini ? Difficile à prédire pour le troisième grand acteur politique local.
Ça va cogiter fortement dans les états-majors dans les jours à venir.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier