Menu

Papeete, capitale mondiale du street art


Samedi 8 Avril 2017 - écrit par Dominique Schmitt


Quand l'art urbain met en lumière la Polynésie…



La griffe du graffeur Marko93… Ces magnifiques félins ont été réalisés  à Raiatea par l'artiste français. crédit photo : Ono'u
La griffe du graffeur Marko93… Ces magnifiques félins ont été réalisés à Raiatea par l'artiste français. crédit photo : Ono'u
Créé en octobre 2016, le Musée du Street Art de Tahiti est entièrement dédié à l'art urbain. Cet espace situé au cœur de Papeete permet aux amateurs de graffitis et de culture polynésienne de découvrir les réalisations des plus grands artistes mondiaux de la discipline. Sarah Roopinia, la fondatrice du Festival Ono'u, nous guide au sein de son laboratoire créatif…

"On me prenait pour une folle, c'était inimaginable !", Sarah Roopinia.
Focus sur les rendez-vous Urban Tiare et le jeune artiste polynésien qui monte, Rival.

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 3525 en cliquant ICI


Dans la même rubrique
< >

Samedi 23 Septembre 2017 - 00:03 Isabelle Briand, une Bretonne d'encre et d'écume…


Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




De l’audace, toujours de l’audace, encore de l’audace

Ces mots prononcés par Danton devant l’assemblée législative de 1792 pour inciter le peuple français à se mobiliser contre l’envahisseur sont restés célèbres, au point d’être souvent repris par les orateurs quand ils veulent réveiller les consciences. Le haut-commissaire, René Bidal, dans son discours du 14 juillet dernier, ne manqua pas de les prononcer, non sans en avoir cité l’auteur. Le message du représentant de l’État ne souffrait d’aucune ambiguïté alors que le Pays se doit de prendre des décisions importantes à une période ou l’attentisme, la gestion des affaires courantes, reste la meilleure option politique, de peur d’une bévue qui serait rédhibitoire à quelques mois des élections territoriales. L’audace, les Polynésiens l’attendent pour qu’enfin le redressement économique amorcé se traduise par des embauches. L’économie se porte mieux, les entreprises aussi, mais le peuple est encore trop souvent confronté à la misère. Le développement passera par le tourisme et le secteur primaire. Alors que la pêche tenait le haut de l’actualité avec le débat sur la nécessité de créer une flottille de pêche aux Marquises pour doubler le tonnage de prises, voilà que l’agriculture se sent agressée par un grand distributeur local qui annonce de manière maladroite le lancement de sa propre production pour certains légumes. Et notre ministre concerné Tearii Alpha s’étonne de cette annonce lors du journal télévisé ! Trois hectares de serres à Taravao, dont 700 m2 pour l’élevage de poissons et personne n’était au courant ? Depuis des années, les gouvernements nous rabâchent les oreilles avec des annonces lénifiantes sur la priorité des actions qui doivent être menées en faveur des agriculteurs. Pour quel résultat ? Aujourd’hui, c’est une initiative privée qui montre la voie. Il serait peut-être bien que le gouvernement
s’en inspire et éduque un encore trop grand nombre d’agriculteurs qui usent et abusent de pesticides, qui profitent de la foire agricole et de l’amour des Polynésiens pour les produits du fenua pour les vendre à des prix exorbitants.
De l’audace, on en attend de notre président Édouard Fritch, parti à New York contrecarrer les revendications indépendantistes de Temaru et consorts pour un festival d’entretiens à l’ONU, qui ne sera jamais aussi coloré que celui proposé par Ono’u ces jours-ci à Papeete. Il l’a promis, il va bientôt faire son annonce sur la réforme de la Protection sociale généralisée et notamment celle des retraites. L’audace aura-t-elle les limites de la force d’opposition que prévoient plusieurs syndicats si certaines lignes sont franchies ?

Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier