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Pêche : un peu d’espoir pour le thon rouge du Pacifique


Vendredi 6 Octobre 2017 - écrit par Source : The Pew Charitable Trusts




Crédit photo : Cc U.S. Fish and Wildlife - Bluefin tuna
Crédit photo : Cc U.S. Fish and Wildlife - Bluefin tuna
Du 28 août au 1er septembre, la Commission des pêches du Pacifique occidental et central (WCPFC) et la Commission interaméricaine du thon tropical (IATTC), chargées de la gestion partagée du thon rouge du Pacifique, se sont réunis en Corée du Sud. Les gestionnaires internationaux des pêches sont parvenus à s’accorder sur un plan de restauration des stocks de thon rouge du Pacifique, visant à retrouver 20 % de la population naturelle d’ici 2034. Ce pourcentage est le niveau minimum sur lequel les scientifiques experts s’accordent pour sauver cette espèce menacée et reconstruire le stock de thon rouge du Pacifique.

Après des décennies de surpêche et de mauvaise gestion, la population de thon rouge du Pacifique (Thunnus orientalis) a perdu plus de 97 % de sa population naturelle. Cette espèce emblématique est classée depuis 2014 sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Afin d’éviter la disparition pure et simple de cette espèce dans les années à venir, The Pew Charitable Trusts, rejoint par douze ONG, dont WWF et Greenpeace, et 58 scientifiques, avaient demandé en juillet 2016 un moratoire de deux ans sur la pêche commerciale du thon rouge du Pacifique.
"L’avenir du thon rouge du Pacifique s’améliore, grâce aux pays qui ont accepté le plan de restauration de cette espèce largement surexploitée. Ces mesures permettront non seulement d'améliorer la santé de l’espèce, mais surtout d’améliorer les perspectives économiques à long terme pour les pêcheurs qui vivent de cette pêche pour leur subsistance", décrit Amanda Nickson, directrice du programme Thon de The Pew Charitable Trusts.
Source : The Pew Charitable Trusts


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De l’audace, toujours de l’audace, encore de l’audace

Ces mots prononcés par Danton devant l’assemblée législative de 1792 pour inciter le peuple français à se mobiliser contre l’envahisseur sont restés célèbres, au point d’être souvent repris par les orateurs quand ils veulent réveiller les consciences. Le haut-commissaire, René Bidal, dans son discours du 14 juillet dernier, ne manqua pas de les prononcer, non sans en avoir cité l’auteur. Le message du représentant de l’État ne souffrait d’aucune ambiguïté alors que le Pays se doit de prendre des décisions importantes à une période ou l’attentisme, la gestion des affaires courantes, reste la meilleure option politique, de peur d’une bévue qui serait rédhibitoire à quelques mois des élections territoriales. L’audace, les Polynésiens l’attendent pour qu’enfin le redressement économique amorcé se traduise par des embauches. L’économie se porte mieux, les entreprises aussi, mais le peuple est encore trop souvent confronté à la misère. Le développement passera par le tourisme et le secteur primaire. Alors que la pêche tenait le haut de l’actualité avec le débat sur la nécessité de créer une flottille de pêche aux Marquises pour doubler le tonnage de prises, voilà que l’agriculture se sent agressée par un grand distributeur local qui annonce de manière maladroite le lancement de sa propre production pour certains légumes. Et notre ministre concerné Tearii Alpha s’étonne de cette annonce lors du journal télévisé ! Trois hectares de serres à Taravao, dont 700 m2 pour l’élevage de poissons et personne n’était au courant ? Depuis des années, les gouvernements nous rabâchent les oreilles avec des annonces lénifiantes sur la priorité des actions qui doivent être menées en faveur des agriculteurs. Pour quel résultat ? Aujourd’hui, c’est une initiative privée qui montre la voie. Il serait peut-être bien que le gouvernement
s’en inspire et éduque un encore trop grand nombre d’agriculteurs qui usent et abusent de pesticides, qui profitent de la foire agricole et de l’amour des Polynésiens pour les produits du fenua pour les vendre à des prix exorbitants.
De l’audace, on en attend de notre président Édouard Fritch, parti à New York contrecarrer les revendications indépendantistes de Temaru et consorts pour un festival d’entretiens à l’ONU, qui ne sera jamais aussi coloré que celui proposé par Ono’u ces jours-ci à Papeete. Il l’a promis, il va bientôt faire son annonce sur la réforme de la Protection sociale généralisée et notamment celle des retraites. L’audace aura-t-elle les limites de la force d’opposition que prévoient plusieurs syndicats si certaines lignes sont franchies ?

Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier