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Politique : le gouvernement australien privé de majorité par la justice


Vendredi 3 Novembre 2017 - écrit par Agence France-Presse




Le gouvernement conservateur australien a été privé de majorité par la Haute cour qui a jugé que le Premier ministre adjoint, Barnaby Joyce, ne pouvait siéger au Parlement en raison de sa double nationalité. L'action de l'exécutif ne devrait cependant pas en pâtir dans l'immédiat, une élue indépendante ayant affirmé qu'elle ne soutiendrait pas une éventuelle motion de censure de l'opposition. Sept parlementaires issus de plusieurs partis australiens se sont retrouvés ces derniers mois au cœur d'une controverse politico-juridique, piégés par une ancienne et obscure clause de la Constitution qui interdit aux titulaires d'une double nationalité de siéger. Or, la coalition du Premier ministre Malcolm Turnbull détenait une courte majorité d'un siège à la chambre basse du Parlement. La clause sur la double nationalité a été introduite dans la Constitution de 1901 afin d'assurer que les parlementaires n'aient "aucune adhésion à une puissance étrangère". Cette disposition date d'une époque où les Australiens pensaient encore qu'ils devaient en premier lieu fidélité à la couronne britannique. Dans un pays où 50 % de la population est née à l'étranger ou est née de parents immigrés, elle apparaît de plus en plus archaïque.

Source : Agence France-Presse


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La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier