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Recherche : des études porteuses d’espoir pour les communautés frappées par la sécheresse


Vendredi 28 Juillet 2017 - écrit par Communauté du Pacifique Sud




Les habitants de deux zones de production sucrière de Viti Levu, l’île principale des Fidji, exposées au risque de sécheresse peuvent espérer avoir bientôt accès à des approvisionnements en eau plus fiables, grâce à de récentes études hydrogéologiques. Ces études, réalisées par une équipe de spécialistes des ressources en eau de la Division géosciences de la Communauté du Pacifique (CPS), ont en effet permis de cartographier de nouvelles sources d’eau souterraine à Qerelevu (province de Ba) et à Nanuku-Wailevu (province de Ra).
Cette initiative, financée par l’Union européenne (UE) et mise en œuvre au titre du Programme de microprojets de la CPS, avait pour objet de venir en aide à des communautés qui ne sont toujours pas raccordées au réseau d’adduction d’eau géré par le Service de l’eau des Fidji et sont régulièrement confrontées à des pénuries d’eau.
"La collecte d’eau de pluie, les sources et les puits peu profonds sont actuellement les seules sources d’approvisionnement en eau dont disposent les populations des zones prospectées. Lorsque les périodes de temps sec se prolongent, la collecte d’eau de pluie ne suffit plus, et les sources et les nappes phréatiques s’amenuisent, jusqu’à s’assécher complètement. Les ménages et les collectivités n’ont alors d’autre choix que de partager leurs maigres ressources en eau, ou d’aller se procurer de l’eau dans les quelques villages des alentours ayant accès à des sources qui ne sont pas encore à sec", explique M. Sinclair, conseiller en suivi et évaluation des ressources en eau à la CPS.
Le recensement de nouvelles sources d’approvisionnement en eau n’est qu’une première étape, mais il est néanmoins d’importance cruciale, dans la mesure où les informations qui s’en dégagent vont faciliter l’aménagement de nouveaux systèmes d’adduction d’eau là où la situation l’exige.
Il faudra ensuite procéder à des essais de pompage à partir de points de forage afin d’évaluer le volume et la qualité des ressources en eau souterraines et s’assurer qu’elles peuvent être exploitées de manière durable et répondent aux besoins des populations locales.

Source : Communauté du Pacifique Sud


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La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier