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Tahiti, capitale culturelle de l'Océanie


Samedi 28 Janvier 2017 - écrit par Dominique Schmitt


Fifo : un cru 2017 prometteur



crédit photo : DR/"Yam, quand l'igname raconte l'homme"
crédit photo : DR/"Yam, quand l'igname raconte l'homme"
Le Festival international du film documentaire océanien (Fifo) se tiendra du 4 au 12 février, à la Maison de la culture. Projections, rencontres, conférences et ateliers avec des professionnels de l'audiovisuel animeront le village pendant neuf jours. Si ce cru 2017 est toujours riche et diversifié, le thème de l'identité est au cœur de cette quatorzième édition. Bon voyage !

Il y a plus de quatorze ans, lorsque Walles Kotra, alors directeur régional de RFO Polynésie et actuel directeur exécutif chargé de l'Outre-mer au sein du groupe France Télévisions, et ...

Découvrez également dans ce Dossier :

La rencontre avec Mareva Leu, déléguée générale de l'Afifo, "Le Fifo est une fenêtre entre deux mondes...", et Stéphane Martin, président du jury du Fifo, "Je veux des choix forts et ambitieux",

... le focus sur l'unique documentaire polynésien en course pour le grand prix : Alors on danse

Extrait du documentaire "Alors on danse".
Extrait du documentaire "Alors on danse".
... et les moments forts de ce rendez-vous culturel océanien incontournable : les ateliers avec les professionnels, les différents rendez-vous et le Fifo "Off".

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n°347 en cliquant ICI


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Le feu à l’école ?

Alors que l’actualité du moment se focalise sur les élections législatives du 3 et du 17 juin, nous recevons coup sur coup des courriers de lecteurs traitant de problèmes relatifs à l’Éducation nationale. Ce ministère, qui regroupe le plus grand nombre de fonctionnaires d’État ou territoriaux (tous rémunérés par l’État), est dans le collimateur de parents d’élèves qui se battent pour que leur enfant ait droit à une scolarité normale. Un première lettre, anonyme, nous informe qu’un professeur de cuisine, fonctionnaire d’État, atteint par la limite d’âge, a réussi à obtenir du ministère de l’Éducation de rester enseigner sur le territoire via le Centre des intérêts moraux et matériels (CIMM). Rien à redire si ce n'est qu'entre-temps, le professeur qui devait lui succéder se retrouve sans heures de restauration et par conséquent est improvisé professeur de : lingerie, repassage, lavage, couture… au détriment d’une jeune Polynésienne.
Pas étonnant que ce dernier, en manque de compétence et de considération, ne se soit pas impliqué dans les cours à dispenser. Résultat : de nombreuses absences.
Des absences que des parents d’élèves ne supportent plus, notamment au Collège de Punaauia, et les championnats du monde scolaire de beach volley qui monopolisent des professeurs n’expliquent pas tout. La fin de l’année approche, mais les cours ne sont pas pour autant terminés. Des enfants n'ont que trois ou quatre heures de cours par jour, obligeant les parents à d’incessants allers-retours entre travail et collège. Une mère nous écrit : "De mon côté, mon fils n’a plus de profs de maths depuis la dernière rentrée scolaire. On nous dit que le ministère n’a pas de budget pour payer un remplaçant ! Et c’est un cas parmi d’autres... ! ! Mon fils a eu trois heures d’études hier... il est allé au collège pour deux heures de cours. Aujourd’hui, il commençait à 8 heures et terminait à 11 heures... Et ça dure depuis des semaines ! ! Les taties du collège ne savent plus où mettre les élèves qui traînent dans la cour pour raison d’absentéisme des profs. J’ai discuté avec elles : elles n’en peuvent plus ! Le CDI est saturé, les salles d’études aussi."
Trouver des professeurs remplaçants est un vrai casse-tête, car ceux-ci ne sont payés que durant les journées d’enseignement, pas sur un trimestre ou encore moins un semestre, vacances comprises, pour des raisons budgétaires. Comment aussi reprendre des cours sans savoir où le professeur précédent en était ? Les remplaçants ne bénéficient d’aucun accompagnement hiérarchique. Que dire aussi des élèves qui eux aussi ont déserté les cours. Certaines classes ne comptent qu’une poignée d’élèves. L’absentéisme prévaut des deux côtés de la classe.
Le malaise est profond et, contrairement à d’autres professions, il n’y a pas possibilité de réquisitionner... Pourtant, il commence à y avoir le feu à notre école !

Luc Ollivier