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Tuvalu : le pays lance le premier plan d’action national relatif aux droits de la personne en Océanie


Samedi 11 Février 2017 - écrit par Communauté du Pacifique




Tuvalu devient le premier pays océanien et un des seuls pays au monde à lancer un plan d’action national relatif aux droits de la personne.
M. Enele Sopoaga, Premier ministre de Tuvalu, a officiellement lancé, la semaine dernière, le plan d’action national de Tuvalu, lors d’une cérémonie à laquelle ont participé les représentants de la fonction publique du pays.
Ce plan est le résultat d’un dialogue sur les droits de la personne qui a eu lieu en 2015 entre les députés de Tuvalu, organisé par la Communauté du Pacifique (CPS), avec le soutien de l’Union européenne et du gouvernement australien.
Le Premier ministre a précisé : "En élaborant ce plan d’action national, nous savions que nous serions confrontés à des défis liés à la mise en œuvre de nos différents engagements. Nos objectifs prioritaires en matière de développement apporteront une aide aux marginalisés, aux personnes âgées et aux jeunes, aux hommes, aux femmes et aux enfants, aux personnes en situation de handicap et à toutes les personnes qui résident à Tuvalu. C’est en exerçant nos droits les plus élémentaires et fondamentaux que nous prenons conscience de notre dignité et de notre valeur en tant qu’êtres humains".

Source : Communauté du Pacifique

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Le feu à l’école ?

Alors que l’actualité du moment se focalise sur les élections législatives du 3 et du 17 juin, nous recevons coup sur coup des courriers de lecteurs traitant de problèmes relatifs à l’Éducation nationale. Ce ministère, qui regroupe le plus grand nombre de fonctionnaires d’État ou territoriaux (tous rémunérés par l’État), est dans le collimateur de parents d’élèves qui se battent pour que leur enfant ait droit à une scolarité normale. Un première lettre, anonyme, nous informe qu’un professeur de cuisine, fonctionnaire d’État, atteint par la limite d’âge, a réussi à obtenir du ministère de l’Éducation de rester enseigner sur le territoire via le Centre des intérêts moraux et matériels (CIMM). Rien à redire si ce n'est qu'entre-temps, le professeur qui devait lui succéder se retrouve sans heures de restauration et par conséquent est improvisé professeur de : lingerie, repassage, lavage, couture… au détriment d’une jeune Polynésienne.
Pas étonnant que ce dernier, en manque de compétence et de considération, ne se soit pas impliqué dans les cours à dispenser. Résultat : de nombreuses absences.
Des absences que des parents d’élèves ne supportent plus, notamment au Collège de Punaauia, et les championnats du monde scolaire de beach volley qui monopolisent des professeurs n’expliquent pas tout. La fin de l’année approche, mais les cours ne sont pas pour autant terminés. Des enfants n'ont que trois ou quatre heures de cours par jour, obligeant les parents à d’incessants allers-retours entre travail et collège. Une mère nous écrit : "De mon côté, mon fils n’a plus de profs de maths depuis la dernière rentrée scolaire. On nous dit que le ministère n’a pas de budget pour payer un remplaçant ! Et c’est un cas parmi d’autres... ! ! Mon fils a eu trois heures d’études hier... il est allé au collège pour deux heures de cours. Aujourd’hui, il commençait à 8 heures et terminait à 11 heures... Et ça dure depuis des semaines ! ! Les taties du collège ne savent plus où mettre les élèves qui traînent dans la cour pour raison d’absentéisme des profs. J’ai discuté avec elles : elles n’en peuvent plus ! Le CDI est saturé, les salles d’études aussi."
Trouver des professeurs remplaçants est un vrai casse-tête, car ceux-ci ne sont payés que durant les journées d’enseignement, pas sur un trimestre ou encore moins un semestre, vacances comprises, pour des raisons budgétaires. Comment aussi reprendre des cours sans savoir où le professeur précédent en était ? Les remplaçants ne bénéficient d’aucun accompagnement hiérarchique. Que dire aussi des élèves qui eux aussi ont déserté les cours. Certaines classes ne comptent qu’une poignée d’élèves. L’absentéisme prévaut des deux côtés de la classe.
Le malaise est profond et, contrairement à d’autres professions, il n’y a pas possibilité de réquisitionner... Pourtant, il commence à y avoir le feu à notre école !

Luc Ollivier