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Tuvalu : le pays lance le premier plan d’action national relatif aux droits de la personne en Océanie


Samedi 11 Février 2017 - écrit par Communauté du Pacifique




Tuvalu devient le premier pays océanien et un des seuls pays au monde à lancer un plan d’action national relatif aux droits de la personne.
M. Enele Sopoaga, Premier ministre de Tuvalu, a officiellement lancé, la semaine dernière, le plan d’action national de Tuvalu, lors d’une cérémonie à laquelle ont participé les représentants de la fonction publique du pays.
Ce plan est le résultat d’un dialogue sur les droits de la personne qui a eu lieu en 2015 entre les députés de Tuvalu, organisé par la Communauté du Pacifique (CPS), avec le soutien de l’Union européenne et du gouvernement australien.
Le Premier ministre a précisé : "En élaborant ce plan d’action national, nous savions que nous serions confrontés à des défis liés à la mise en œuvre de nos différents engagements. Nos objectifs prioritaires en matière de développement apporteront une aide aux marginalisés, aux personnes âgées et aux jeunes, aux hommes, aux femmes et aux enfants, aux personnes en situation de handicap et à toutes les personnes qui résident à Tuvalu. C’est en exerçant nos droits les plus élémentaires et fondamentaux que nous prenons conscience de notre dignité et de notre valeur en tant qu’êtres humains".

Source : Communauté du Pacifique

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Pour que l’aventure continue

Alex s’en est allé ! Voilà maintenant dix jours que notre petite rédaction est orpheline de son directeur de publication, mais surtout de son père créateur. Il est parti au matin de ce mardi 14 mars dans sa petite maison de Moorea, route des Ananas, où sa femme Célia veillait sur lui. Malade depuis plusieurs mois, Alex avait fait le choix de passer les derniers instants de sa vie loin d’un lit d’hôpital, soumis à différents traitements. Non pas qu’il en avait peur, d’ailleurs il avait écrit en fin d’année dernière tout le bien qu’il pensait du CHPF et de son personnel (lire Tahiti Pacifique n°344), mais quitte à finir ses jours, autant le faire dans un endroit familier, entouré des siens. Son petit coin de Moorea, il y était tellement attaché qu’il s’y est fait enterrer, dans le petit cimetière familial, à quelques mètres derrière le fare, grâce à une autorisation spéciale de la mairie.
Alex s’en est allé, mais il a eu le temps de préparer sa succession. Depuis qu’il avait vendu son magazine au groupe Fenua Communication en 2012, il prenait petit à petit ses distances avec le rédactionnel. Rassurez-vous il n’en était jamais bien éloigné, mais il savait qu’il lui faudrait passer le relais et avait donc décidé de ne se consacrer qu’à une partie des rubriques. Ses très chers éditos et Chroniques, dans lesquels ses analyses si croustillantes pour les uns, si dérangeantes pour les autres, y figuraient en première place, suivis de ses Archives qui rappelaient son témoignage du passé. Des archives choisies par ses soins en fonction de l’actualité du moment et aussi parfois de son humeur.
Pour le reste, Alex a fait confiance à l’équipe en place chargée de suivre l’actualité, de développer la rubrique économique, dont les ramifications ne sont jamais, de même, très éloignées du politique, et la rubrique culturelle à laquelle il était particulièrement attaché. Les artistes ayant une place particulière pour cet écrivain qui n’hésitait pas à utiliser les toiles de peintres locaux pour illustrer ses Unes.
Nous continuerons à le faire, et il nous faut à ce sujet remercier les artistes contactés dernièrement qui nous ont autorisés à reprendre leurs œuvres. Tout comme il nous faut remercier nos contributeurs des "Grandes plumes" ou de "Libre opinion" qui continuent l’aventure avec nous, et aussi vous, les lecteurs, qui nous envoyez vos courriers. Tahiti Pacifique a perdu son capitaine, mais veut garder le cap. Les Dossiers seront toujours notre priorité, pour peu que celles et ceux qui informaient Alex nous fassent autant confiance. La politique sera toujours un mets de choix, car inépuisable, sur notre table. C’est d’ailleurs pour cela que nous avions lancé, déjà, lors du précédent numéro, une nouvelle rubrique "Tribune Libre" dans laquelle, pour le moment, les grands partis politiques locaux peuvent librement s’exprimer. Des courants de pensée contradictoires qui ne feront qu’ajouter un peu de sel dans nos pages. À consommer sans modération.
Merci pour votre fidélité passée et à venir.

Luc Ollivier