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Tuvalu : le pays lance le premier plan d’action national relatif aux droits de la personne en Océanie


Samedi 11 Février 2017 - écrit par Communauté du Pacifique




Tuvalu devient le premier pays océanien et un des seuls pays au monde à lancer un plan d’action national relatif aux droits de la personne.
M. Enele Sopoaga, Premier ministre de Tuvalu, a officiellement lancé, la semaine dernière, le plan d’action national de Tuvalu, lors d’une cérémonie à laquelle ont participé les représentants de la fonction publique du pays.
Ce plan est le résultat d’un dialogue sur les droits de la personne qui a eu lieu en 2015 entre les députés de Tuvalu, organisé par la Communauté du Pacifique (CPS), avec le soutien de l’Union européenne et du gouvernement australien.
Le Premier ministre a précisé : "En élaborant ce plan d’action national, nous savions que nous serions confrontés à des défis liés à la mise en œuvre de nos différents engagements. Nos objectifs prioritaires en matière de développement apporteront une aide aux marginalisés, aux personnes âgées et aux jeunes, aux hommes, aux femmes et aux enfants, aux personnes en situation de handicap et à toutes les personnes qui résident à Tuvalu. C’est en exerçant nos droits les plus élémentaires et fondamentaux que nous prenons conscience de notre dignité et de notre valeur en tant qu’êtres humains".

Source : Communauté du Pacifique


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À quand le renouveau ?

Après avoir tenu le haut de l’information pendant des semaines, voire des mois, l’élection présidentielle, et auparavant les primaires, a enfin accouché du nom du nouveau président de la Ve République : Emmanuel Macron.
Inconnu du grand public jusqu’à sa nomination au poste de ministre de l’Économie, de l’Industrie et du numérique du gouvernement Valls en août 2014, le natif d’Amiens a bousculé tous les pronostics depuis la création de son parti politique En Marche en avril 2016.
Moins de trois ans après son entrée dans la vie politique, un an après la création de son parti, le voilà élu au sommet de l’État à seulement 39 ans ! La France et ses outre-mer a vécu un tsunami politique que personne n’avait vu venir quand, il y a encore quelques mois, elle se demandait encore quel vieux routier de la politique allait la gouverner pour les cinq prochaines années.
Voilà maintenant que les législatives approchent (3 et 17 juin au fenua) et déjà le parti du président annonce que 50% des candidats investis seront issus de la société "civile", le reste comme dans bien des partis le seront de la société "si vile".
Et en Polynésie, faut-il attendre un effet miroir ? La vague de renouveau, de jeunisme a-t-elle atteint les grands partis ? Il faut malheureusement croire que non ! Le renouvellement de notre classe politique est plutôt lent, seuls quelques jeunes déjà bien endoctrinés émergent de temps en temps. Certes, ces législatives, pour lesquelles seuls trois strapontins au Palais Bourbon sont disponibles, ne sont pas propices à un renouvellement, ni même les sénatoriales et les deux sièges qu’elles offrent.
Mais combien de nouvelles têtes verrons-nous à Tarahoi en 2018 après les élections territoriales ? Ici, on s’accroche au pouvoir, on reste persuadé que seule l’"expérience" est un atout. Mais de quelle expérience, de quels acquis parle-t-on ? Je ne crois pas avoir lu sur les CV de nos responsables beaucoup de diplômés des grandes écoles de la République. Il n’y a donc que l’expérience du terrain qui prime localement. Ce pays a besoin d’hommes et de femmes à l’image de l’ancien maire de Mahina, Patrice Jamet, pourtant raillé par ses opposants pour son manque d’expérience quand il s’était présenté pour la toute première fois ; ce qui n'a pas empêché la population de lui accorder sa confiance. Il semble cependant que ce soit une exception. L’électeur polynésien ne peut être comparé au métropolitain, les critères de choix ne sont pas les mêmes. Faut-il pour cela rappeler les réélections d’hommes politiques pourtant condamnés par la justice pour détournements de fonds ? Nous sommes bien loin du casier judiciaire vierge réclamé pour être un candidat de La République En Marche. On n’ose l’imaginer ici, le renouveau se ferait pourtant bien plus automatiquement.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier