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Une épidémie de dengue de type 2 se profile


Samedi 11 Février 2017 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




La Direction des affaires sanitaires et sociales  insiste sur la nécessité d’utiliser des répulsifs cutanés  pour se prémunir des piqûres de moustique. Crédit photo : Les Nouvelles Calédoniennes
La Direction des affaires sanitaires et sociales insiste sur la nécessité d’utiliser des répulsifs cutanés pour se prémunir des piqûres de moustique. Crédit photo : Les Nouvelles Calédoniennes
L’événement tant redouté s’est finalement produit. Les autorités sanitaires ont annoncé la découverte du premier cas de dengue de type 2 contracté en Nouvelle-Calédonie. Depuis le 1er janvier, 23 cas de la maladie avaient déjà été recensés, mais tous avaient été "importés" par des passagers en provenance du Vanuatu, où il semblerait que la dengue continue de faire des ravages considérables.
Cette fois-ci, la personne a développé les symptômes de la dengue à la suite d’une piqûre de moustique subie chez elle, dans le quartier de Magenta.
Voilà ce qu’il faut en déduire : une épidémie de dengue de type 2 est à craindre en Nouvelle-Calédonie. Ce serait la première depuis 1998, et c’est justement ce qui inquiète la Direction des affaires sanitaires et sociales (Dass).

"Les gens doivent se protéger"


Les organismes des Calédoniens ne sont pas habitués au "type 2", ils y sont donc extrêmement vulnérables. Et sachant qu’un cas de dengue de type 1, la dengue la plus banale en Nouvelle-Calédonie, s’était soldé par un décès l’an passé, une épidémie de "type 2" pourrait avoir de lourdes conséquences.
Face à la gravité de la menace, le docteur Anne Pfannstiel, de la Dass, se désespère du manque de prise de conscience de la part du grand public, malgré les incitations à détruire les gîtes larvaires et les distributions de répulsif, notamment à l’aéroport.
"Les gens doivent comprendre qu’il faut se protéger. Pour eux, pour leurs proches, pour leurs voisins, pour tout le monde."

Source : Les Nouvelles Calédoniennes

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Pour que l’aventure continue

Alex s’en est allé ! Voilà maintenant dix jours que notre petite rédaction est orpheline de son directeur de publication, mais surtout de son père créateur. Il est parti au matin de ce mardi 14 mars dans sa petite maison de Moorea, route des Ananas, où sa femme Célia veillait sur lui. Malade depuis plusieurs mois, Alex avait fait le choix de passer les derniers instants de sa vie loin d’un lit d’hôpital, soumis à différents traitements. Non pas qu’il en avait peur, d’ailleurs il avait écrit en fin d’année dernière tout le bien qu’il pensait du CHPF et de son personnel (lire Tahiti Pacifique n°344), mais quitte à finir ses jours, autant le faire dans un endroit familier, entouré des siens. Son petit coin de Moorea, il y était tellement attaché qu’il s’y est fait enterrer, dans le petit cimetière familial, à quelques mètres derrière le fare, grâce à une autorisation spéciale de la mairie.
Alex s’en est allé, mais il a eu le temps de préparer sa succession. Depuis qu’il avait vendu son magazine au groupe Fenua Communication en 2012, il prenait petit à petit ses distances avec le rédactionnel. Rassurez-vous il n’en était jamais bien éloigné, mais il savait qu’il lui faudrait passer le relais et avait donc décidé de ne se consacrer qu’à une partie des rubriques. Ses très chers éditos et Chroniques, dans lesquels ses analyses si croustillantes pour les uns, si dérangeantes pour les autres, y figuraient en première place, suivis de ses Archives qui rappelaient son témoignage du passé. Des archives choisies par ses soins en fonction de l’actualité du moment et aussi parfois de son humeur.
Pour le reste, Alex a fait confiance à l’équipe en place chargée de suivre l’actualité, de développer la rubrique économique, dont les ramifications ne sont jamais, de même, très éloignées du politique, et la rubrique culturelle à laquelle il était particulièrement attaché. Les artistes ayant une place particulière pour cet écrivain qui n’hésitait pas à utiliser les toiles de peintres locaux pour illustrer ses Unes.
Nous continuerons à le faire, et il nous faut à ce sujet remercier les artistes contactés dernièrement qui nous ont autorisés à reprendre leurs œuvres. Tout comme il nous faut remercier nos contributeurs des "Grandes plumes" ou de "Libre opinion" qui continuent l’aventure avec nous, et aussi vous, les lecteurs, qui nous envoyez vos courriers. Tahiti Pacifique a perdu son capitaine, mais veut garder le cap. Les Dossiers seront toujours notre priorité, pour peu que celles et ceux qui informaient Alex nous fassent autant confiance. La politique sera toujours un mets de choix, car inépuisable, sur notre table. C’est d’ailleurs pour cela que nous avions lancé, déjà, lors du précédent numéro, une nouvelle rubrique "Tribune Libre" dans laquelle, pour le moment, les grands partis politiques locaux peuvent librement s’exprimer. Des courants de pensée contradictoires qui ne feront qu’ajouter un peu de sel dans nos pages. À consommer sans modération.
Merci pour votre fidélité passée et à venir.

Luc Ollivier