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"Une politique familiale forte ?"


Jeudi 29 Décembre 2016 - écrit par Marc Cizeron


Dans notre dernier numéro, notre journaliste Lucie Rabréaud s’était attachée, dans un article intitulé "L’urgence d’une politique familiale forte", à présenter les grandes lignes du constat dressé par le comité de pilotage pour la conférence de la famille. Un sujet qui n’a pas manqué d’interpeller Marc Cizeron, employé aux services sociaux pendant 30 ans, qui nous a fait part de son expertise sans concession sur le sujet. Nous vous la livrons…



Tahiti Pacifique n° 344, le sujet qui reprenait le constat dressé par le comité de pilotage a fait réagir Marc Cizeron.
Tahiti Pacifique n° 344, le sujet qui reprenait le constat dressé par le comité de pilotage a fait réagir Marc Cizeron.
C’est donc reparti pour un énième plan d’action où tous les termes de la langue de bois technocratique sont au rendez-vous : "comité de pilotage", "reconstruction du lien social", "les repères", "l’éclatement de la cellule familiale", "les dysfonctionnements familiaux", "les orientations stratégiques", "un plan d’action pluriannuel", "les publics à risque", "coordonner les acteurs"… ce n’est là qu’un petit aperçu du jargon sur ce sujet de la famille polynésienne repris par l’article de Tahiti Pacifique et dont on nous gave depuis une bonne vingtaine d’années, au fil des colloques, chartes, assises, congrès et autres grand messes consacrées à la dite famille…
Ce qu’il faut quand même savoir, c’est que la famille polynésienne a toujours posé un problème au colonisateur, (ou à ses héritiers locaux au pouvoir actuellement). Le fait n’est pas nouveau !
Dans beaucoup de pays colonisés, dès leur arrivée les envahisseurs occidentaux ont considéré ces familles indigènes qui ne correspondaient pas aux schémas connus en Europe comme un obstacle à abattre d’urgence. En effet, comment convertir, contrôler, enrôler, taxer des individus nomades, grégaires, sans nom fixe, ignorant parfois la notion de propriété privée, sans date de naissance précise et parfois, comme en Afrique, polygames ?
En Polynésie, les colonisateurs religieux, premiers à occuper le terrain, ont utilisé la vieille recette inventée par les Espagnols et les Portugais dans les pays conquis d’Amérique : regrouper les populations autour du lieu du nouveau culte importé et obligatoire. C’est ainsi que, même dans les îles les plus éloignées, les familles ont été regroupées de force près des temples et des églises nouvellement bâtis ou en construction. Cela permettait un contrôle efficace de la population qui constituait en outre un réservoir de main d’œuvre gratuite pour les différentes corvées nécessaires à l’établissement de la colonie : construction de lieux de culte, de routes, travaux d’assainissements rendus nécessaires par la concentration de population, etc.
À la suite des colonisateurs religieux, les colonisateurs civils ont continué le travail, utilisant comme levier le principe de l’école obligatoire avec la concentration des populations près des écoles, au côté desquelles s’ajoutaient les dispensaires, hôpitaux ainsi que les "lieux de pouvoir" tels les embryons de mairies (chefferies), gendarmeries, casernes.

Le rôle de l’état civil

Ce travail "concentrationnaire" accompli, il restait au système colonial à obliger les individus à se soumettre à l’État civil ; jusqu’ici, en Polynésie comme dans de nombreux autres pays colonisés, les noms des personnes n’étaient pas fixes et pouvaient changer au cours de la vie, selon les événements, les adoptions ou les opportunités, quant à l’âge des personnes, il était incertain, les Polynésiens n’ayant pas besoin d’être précis sur ce sujet…Cette situation qui depuis la nuit des temps ne posait aucun problème pour les intéressés était pourtant totalement insupportable pour le nouveau système administratif et comptable, calqué sur celui des pays colonisateurs sans possible alternative…
La création de l’État civil et l’obligation, pour chaque individu d’avoir un nom, un prénom, une date et un lieu de naissance invariables s’est imposée comme préalable aux contrôles, à la taxation et à la détermination d’un cadastre permettant d’identifier des "propriétaires" terriens à qui "acheter" ou confisquer les terres.
Au début du XXe siècle, le travail de concentration et d’identification des populations était quasiment accompli, même si jusqu’aux années 1980 de grosses lacunes et des états civils pour le moins arrangés, pittoresques et "folkloriques" ont perduré (par exemple, des pères reconnaissant, pour des questions d’allocations familiales les enfants de leurs propres filles, des reconnaissances de complaisance évitant le parcours compliqué de l’adoption, des noms et prénoms mal orthographiés par des employés municipaux à la limite de l’analphabétisme, etc.)
Cet énorme travail (essentiel pour la bonne marche de la colonie) accompli, la situation est restée assez stable et dans l’état durant les décennies de torpeur de la colonie assoupie, jusqu’à ce que, à la fin des années 1970, les autorités locales ayant repris à leur compte le flambeau "civilisateur" du colon, décident de mettre au pas la famille polynésienne. En effet, cette famille, malmenée par les bouleversements rapides et les déséquilibres injustes créés par la manne financière atomique devenait le creuset d’une agitation sociale incontrôlable dangereuse pour les tenants des pouvoirs économiques et politiques. Etant bien entendu que par "famille polynésienne", on parle de la famille populaire pauvre tahitianophone majoritaire et pas des familles occidentalisées, bilingues, minoritaires, qui ont su entrer dans le jeu du nouveau système et en tirer parti (propriétaires fonciers, affairistes, fonctionnaires…).

Un mode de vie intolérable pour l’administration

Il est vrai que pour un observateur étranger pénétrant dans une famille populaire polynésienne de cette époque (1980), la première question qui se posait était de savoir "qui est qui". Outre le grand nombre de personnes de toutes générations cohabitant sous le même toit, le labyrinthe des filiations était extrêmement compliqué à comprendre : tous les hommes étaient des "papa" ou des tontons, même sans liens du sang, les femmes, des mamans ou des tatis, on appelait sœur ou frère ses cousines, cousins et d’une manière générale toute personne de sa génération…Les individus pouvaient avoir des parents naturels restés sur une île éloignée, qu’ils ne connaissaient pas et être élevés à Tahiti par des parents adoptifs (fa'a'amu) qu’ils considéraient comme leurs vrais pères et mères…
Les observateurs expatriés (médecins, enseignants, gendarmes…) et les fonctionnaires locaux (écoles, mairies, police, prévoyance sociale, etc.) avaient du mal à tolérer un tel système où il était impossible de savoir, par exemple, qui était habilité à signer une autorisation d’opérer pour un mineur, qui était habilité à faire une demande de carte d’identité, à percevoir les allocations familiales pour tel ou tel enfant, qui pouvait ouvrir un compte en banque, solliciter un crédit, qui pouvait être "ouvrant droit" ou "ayant droit" de telle ou telle couverture sociale, qui devait payer la note en cas d’accident, qui taxer, qui était en droit d’hériter de telle ou telle terre, qui pouvait la vendre, l’acheter, etc.
Cette famille ingérable, incontrôlable et potentiellement fauteuse de troubles sociaux devait être mise au pas et encadrée.
C’est sur une autre préoccupation, moralisante celle-là, que le système néo colonial en vigueur s’est appuyée et a "surfé" pour justifier bientôt son interventionnisme et sa mise au carré des familles polynésiennes traditionnelles. Un prétexte moral à la déclaration de guerre aux familles traditionnelles ; cette préoccupation était de savoir : "Qui couche avec qui" !
Au tournant des années 1980/1990, avec le vent de sensibilité, encore une fois venu d’ Occident, à propos de la protection des enfants, du statut des femmes etc, les "élites" polynésiennes occidentalisées au pouvoir, avec le concours de la justice française seule valable en Polynésie, ont décidé de monter en épingle le caractère intolérable de cette famille polynésienne populaire où la promiscuité, le manque d’hygiène, la grégarité dont ces milieux pauvres et sans défense étaient fatalement affligés, et qui ne pouvaient selon le discours officiel, qu’inciter aux incestes, à la maltraitance, aux violences familiales… Autant de tares que la nouvelle idéologie victimaire montante ne pouvait accepter.

Aujourd'hui, État et Pays travaillent de concert pour prévenir la délinquance, l'un des maux engendrés par la "déconstruction" de la cellule familiale. crédit photo : Raphaël Pierre
Aujourd'hui, État et Pays travaillent de concert pour prévenir la délinquance, l'un des maux engendrés par la "déconstruction" de la cellule familiale. crédit photo : Raphaël Pierre
Haro sur la natalité

Les autorités sanitaires et sociales ont alors mis le "turbo", relayées par le système scolaire, les médias, etc., appuyées par la justice civile et pénale… Du jour au lendemain, à la fin des années 1980, la famille nombreuse a été pointée du doigt. Faire beaucoup d’enfants, comportement traditionnel polynésien étayé par le message biblique (croissez et multipliez) est devenu quelque chose de mal, quelque chose de sale, quelque chose d’obscène. Les femmes enceintes d’un quatrième ou cinquième enfant étaient montrées du doigt, culpabilisées et humiliées dans les dispensaires où elles venaient faire effectuer le "suivi obligatoire" de leurs grossesses ; elles étaient humiliées également aux guichets de l’état civil. Qui n’a pas entendu alors des phrases de ce genre de la part des personnels de santé, municipaux ou de la CPS s’adressant sans ménagement à une mère de famille venue au guichet : "Un bébé, encore ! Mais tu n’es pas fiu de pondre comme ça ? Et comment tu vas le nourrir encore celui-là"… Pour concrétiser ce message lourdement asséné aux milieux populaires, des contraceptifs ont été imposés (pilules, mais aussi piqûres contraceptives, implants sous cutanés, stérilets, ligatures de trompes plus ou moins forcées), des avortements facilités… Si bien qu’en l’espace de deux décennies (pic de natalité de 1988) la famille polynésienne s’est réduite comme peau de chagrin et arrive trente ans plus tard quasiment au même taux de reproduction que le "modèle idéalisé" : la France.
Mais comme il fallait bien en ces temps aussi gérer en urgence tous ces enfants qui naissaient encore et risquaient d’être contaminés par ces familles polynésiennes du peuple considérées comme pathogènes et creuset de tous les vices, une véritable industrie socio-médico-judiciaire s’est mise en route pour retirer en masse les enfants à leurs parents au moindre prétexte afin de les placer dans des milieux considérés comme sûrs par les autorités. C’est ainsi que des centaines d’enfants polynésiens ont alors été placés dans des familles d’accueil "agréées" par le système (c’est-à-dire les plus proches possibles du schéma occidental) ou des foyers, ne faisant que reprendre avec quarante ans de retard, l’idéologie et le parcours accompli par les autorités coloniales canadiennes en arrachant les enfants amérindiens de leurs famille pour les placer dans des familles blanches et les "civiliser", les autorités coloniales australiennes vis-à-vis des aborigènes et des autorités françaises en exportant des charters d’enfants réunionnais pauvres vers le territoire métropolitain.
Parallèlement, l’habitat traditionnel était aussi combattu comme étant insalubre et facilitant la promiscuité sensée être la source de l’avilissement moral. Les logements sociaux proposés par le régime, comme alternative, sont la mauvaise copie tropicale d’un petit pavillon à la française, divisé en multiples chambres étouffantes, avec sa cuisine intérieure et sa salle de bains…Quand elles le peuvent, les familles obligées de vivre dans un tel habitat, transfèrent la cuisine sur l’espace extérieur, installent une douche dans le jardin, mettent tous les matelas pour dormir en famille dans le salon et essayent tant bien que mal de recréer un environnement plus conforme à leur art de vivre.
Tout cela permet au final d’obtenir des familles de petite taille, isolées, fragiles, dépendantes des pouvoirs publics et des banques, faciles à contrôler et à taxer, où les responsabilités des uns et des autres sont clairement identifiées et qui sont aisées à manipuler, à influencer et à tenir en laisse par le biais de l’assistanat qui s’est développé durant le même laps de temps.
Les maltraitances et violences continuent bien sur dans ces nouvelles familles autant que dans les anciennes, mais sont désormais cachées des regards, derrière les murs en béton du pavillon social et dans le huis clos de petites familles nucléaires, sans témoins ni assistance possible de la famille élargie en cas de détresse.
Comme en Occident en général et en France en particulier, on commence en Polynésie à abandonner les personnes âgées à leur solitude et à leur sort, le malaise d’enfants rejetés par leurs parents et qui ne peuvent plus aller "se faire aimer" chez tatie ou grand-mère, s’accentue et aboutit aux incivilités, à la passivité, au "décrochage scolaire", voire au suicide des jeunes, sujets sur lesquels beaucoup d’autres colloques officiels planchent régulièrement…Les couples livrés à leur tête-à-tête débilitant ne trouvent plus le soutien de la famille élargie et sombrent dans la violence conjugale, la dépression…

Le temps des regrets

Au bout du compte, les autorités néo-coloniales locales qui aujourd’hui versent des larmes de crocodile sur la disparition de la famille polynésienne et organisent de coûteuses assises, des comités de pilotage sur la famille et autres moulins à vent, sont elles-mêmes à l’origine de la destruction de cette famille, ne pointant du doigt que les causes économiques (société de consommation…) et oubliant soigneusement de rappeler leur part écrasante de responsabilité idéologique. Les "remèdes" proposés ne sont le plus souvent que des cataplasmes sur une jambe de bois, des idées reprises sur ce qui se fait en France et qui déjà peinent à obtenir des résultats dans leur pays d’origine ; alors… transposées en Polynésie !!! On nous parle depuis trente ans de ce fameux "code de la famille"… Serpent de mer sur lequel des équipes "planchent" depuis des décennies, pour au final (d’après les moutures provisoires que j’ai eu l’occasion de lire) obtenir un recueil indigeste de textes copiés-collés sur le code de la famille français, comme si le bonheur du peuple polynésien était suspendu à la publication de ce code !
Bien entendu cette entreprise de destruction (de "déconstruction" comme on dit en langue de bois) de la famille polynésienne, engendre tous les maux que les spécialistes de la question nous listent et qui sont longues comme un jour sans pain : perte des solidarités, perte des repères, marginalité, addictions, délinquance, échec scolaire et social, errance, grossesses précoces et non désirées…
Car si le système dominant a fait monter la mayonnaise des aspects de la famille traditionnelle populaire polynésienne qui le dérangeaient et qui allaient dans le sens voulu d’une destruction (promiscuité, possibilité d’incestes, de violences ...), il a occulté tous les bénéfices que cette famille pouvaient engendrer pour ses membres : solidarités intergénérationnelles sous le même toit, absence d’abandons d’enfants, chômage "épongé" par l’entraide familiale, éducation collective, apprentissages auprès des ainés, adoption des enfants non désirés par leurs parents biologiques, etc. Du coup, le régime en place doit dépenser d’incalculables quantités d’argent public en structures d’accueil pour les enfants, en lutte contre les addictions, en "écoles des parents" et autres fumisteries, en lotissements sociaux, en aides de toutes sortes, ce qui bien sûr n’empêche pas le naufrage de l’acculturation de perdurer.
Je me suis permis d’écrire ces lignes, fort d’une expérience de terrain de plus de trente ans auprès des familles polynésiennes laissées en marge du système. Une expérience acquise à travers mon emploi de cadre de la Direction des Affaires Sociales (DAS) de Polynésie qui m’a permis, outre le contact avec les victimes de ce système et de ses violences, de participer à bon nombre de ces colloques, de ces chartes et autres "happenings" sur les sujets sociaux récurrents. J’ai pu approcher et recueillir les confidences d’acteurs politiques, administratifs et techniques de haut niveau sur ces sujets et sais donc de quoi je parle ici.
J’ai volontairement laissé de côté toute la documentation (statistiques, notes de service de l’époque, rapports d’activité annuels, synthèses de réunions, etc.) qui est en ma possession et qui pourrait, le cas échéant, étayer les hypothèses émises sur ce sujet de "la famille polynésienne".

(Les intertitres sont de la rédaction)


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Vendredi 2 Juin 2017 - 23:10 Le prix de la députation


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Le feu à l’école ?

Alors que l’actualité du moment se focalise sur les élections législatives du 3 et du 17 juin, nous recevons coup sur coup des courriers de lecteurs traitant de problèmes relatifs à l’Éducation nationale. Ce ministère, qui regroupe le plus grand nombre de fonctionnaires d’État ou territoriaux (tous rémunérés par l’État), est dans le collimateur de parents d’élèves qui se battent pour que leur enfant ait droit à une scolarité normale. Un première lettre, anonyme, nous informe qu’un professeur de cuisine, fonctionnaire d’État, atteint par la limite d’âge, a réussi à obtenir du ministère de l’Éducation de rester enseigner sur le territoire via le Centre des intérêts moraux et matériels (CIMM). Rien à redire si ce n'est qu'entre-temps, le professeur qui devait lui succéder se retrouve sans heures de restauration et par conséquent est improvisé professeur de : lingerie, repassage, lavage, couture… au détriment d’une jeune Polynésienne.
Pas étonnant que ce dernier, en manque de compétence et de considération, ne se soit pas impliqué dans les cours à dispenser. Résultat : de nombreuses absences.
Des absences que des parents d’élèves ne supportent plus, notamment au Collège de Punaauia, et les championnats du monde scolaire de beach volley qui monopolisent des professeurs n’expliquent pas tout. La fin de l’année approche, mais les cours ne sont pas pour autant terminés. Des enfants n'ont que trois ou quatre heures de cours par jour, obligeant les parents à d’incessants allers-retours entre travail et collège. Une mère nous écrit : "De mon côté, mon fils n’a plus de profs de maths depuis la dernière rentrée scolaire. On nous dit que le ministère n’a pas de budget pour payer un remplaçant ! Et c’est un cas parmi d’autres... ! ! Mon fils a eu trois heures d’études hier... il est allé au collège pour deux heures de cours. Aujourd’hui, il commençait à 8 heures et terminait à 11 heures... Et ça dure depuis des semaines ! ! Les taties du collège ne savent plus où mettre les élèves qui traînent dans la cour pour raison d’absentéisme des profs. J’ai discuté avec elles : elles n’en peuvent plus ! Le CDI est saturé, les salles d’études aussi."
Trouver des professeurs remplaçants est un vrai casse-tête, car ceux-ci ne sont payés que durant les journées d’enseignement, pas sur un trimestre ou encore moins un semestre, vacances comprises, pour des raisons budgétaires. Comment aussi reprendre des cours sans savoir où le professeur précédent en était ? Les remplaçants ne bénéficient d’aucun accompagnement hiérarchique. Que dire aussi des élèves qui eux aussi ont déserté les cours. Certaines classes ne comptent qu’une poignée d’élèves. L’absentéisme prévaut des deux côtés de la classe.
Le malaise est profond et, contrairement à d’autres professions, il n’y a pas possibilité de réquisitionner... Pourtant, il commence à y avoir le feu à notre école !

Luc Ollivier