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Vodafone lance la 4G à Tahiti


Samedi 11 Mars 2017 - écrit par Jacques Franc de Ferrière


Vodafone est le premier à dévoiler son jeu sur le déploiement de la 4G, le réseau Internet mobile de dernière génération. L'opérateur a annoncé ce jeudi 9 mars que toute la grande agglomération de Papeete sera couverte en 4G d'ici novembre, et que le reste de Tahiti suivra en 2018.



Patrick Moux (vice-président) et Thomas Lefebvre-Segard (directeur général), encadrent l'équipe de déploiement de Vodafone, mobilisée actuellement sur la 4G. crédit photo : JFF
Patrick Moux (vice-président) et Thomas Lefebvre-Segard (directeur général), encadrent l'équipe de déploiement de Vodafone, mobilisée actuellement sur la 4G. crédit photo : JFF
Les technologies 3G sont déjà très rapides, mais la 4G offrira encore 4 à 10 fois plus de débit. Les capitales mondiales ont déjà toutes basculé sur le réseau de dernière génération… Et c'est maintenant au tour de la Polynésie.

Car ce jeudi 9 mars, Vodafone a dévoilé le calendrier de déploiement de sa 4G : "Après avoir réussi à proposer une 3G plus rapide, plus fiable et moins chère que celle de nos concurrents, nous sommes fiers aujourd'hui d'annoncer que nous allons démarrer le déploiement de la 4G. Avant novembre, nous proposerons la 4G dans toute la grande agglomération urbaine. Nous franchissons un pas important. Nous continuons d'améliorer la 3G, car nous voulons garder la meilleure 3G mais, avant la fin de l'année, nous aurons aussi une des meilleures 4G disponibles dans le monde", annonce Patrick Moux, vice-président de Vodafone.

L'opérateur polynésien est dans la phase finale de son appel d'offres international pour acquérir les équipements nécessaires, avec trois fournisseurs sur les rangs : Huawei, Nokia/Alcatel et ZTE. La spécificité de la commande de Vodafone est que les équipements vont remplacer les émetteurs 3G actuels, pour installer des appareils gérant les toutes dernières versions de la 3G et de la 4G. Ils seront aussi "future-proof", car ils pourront accueillir la 5G dès que le prochain standard sera finalisé.

En pratique, les clients n'auront rien à faire pour profiter du nouveau réseau. Pratiquement tous les smartphones vendus depuis un an par Vodafone sont compatibles, et ils basculeront automatiquement sur le réseau disponible le plus rapide sans coût supplémentaire. Et Vodafone nous promet déjà une grosse opération commerciale, des fêtes et des surprises en fin d'année quand la grande agglomération sera entièrement couverte.

Jusqu'à 800 millions de francs d'investissements

Pour ce saut technologique, Vodafone va réaliser de nouveaux investissements importants. La migration vers la 4G de son réseau à Tahiti coûtera de 500 à 800 millions de francs. Pour l'occasion, Patrick Moux rappelle que Vodafone Polynésie est une entreprise 100% polynésienne, qui a réalisé près de 11 milliards de francs d'investissements dans ses infrastructures en Polynésie et pour l'exploitation de ses activités : "Nous ne sommes pas du tout une filiale d'un groupe international, contrairement à ce qu'on peut entendre parfois. Vodafone Polynésie est un groupe 100% local, tous les actionnaires sont locaux, nos 110 employés sont des Polynésiens."

Pour le vice-président de l'opérateur, la licence Vodafone permet à l'entreprise polynésienne d'avoir un très bon niveau technique et, surtout, une position de force face aux fournisseurs mondiaux : "Aujourd'hui, quand on lance un appel d'offres international comme pour la 4G, les équipementiers se précipitent pour répondre et on peut faire jouer la concurrence, juste parce que nous sommes Vodafone. Toute la Polynésie, ce sont seulement 400 antennes. Mais ils voient que nous sommes partenaires de Vodafone et ils veulent garder un pied dans cette entreprise qui commande pour 600 milliards d'équipements tous les ans ! C'est comme ça que nous pouvons proposer les meilleures technologies 3G, et bientôt 4G, à nos abonnés."


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Un Neymar pour notre PSG !

Cela ne vous a certainement pas échappé, l’actualité de ces quelques derniers jours s’est cristallisée sur le sport. Et plus précisément sur l’arrivée du joueur de football brésilien Neymar au PSG (lire Paris Saint-Germain). Le club de la capitale entre dans une nouvelle dimension à grand renfort de millions de pétrodollars, 222 exactement, qui ont été versés au FC Barcelone, le club quitté, en guise d’indemnités. Un petit tour par ma calculette et j’arrive à la pharaonique somme de 26,491 milliards de Fcfp ! Soit approximativement le quart du budget annuel de notre PSG (lire Protection sociale généralisée) ou la globalité du Régime de solidarité de la Polynésie française (RSPF).
Des chiffres qui donnent le vertige, qui écœurent les uns ou qui réjouissent le Trésor. Dans un premier temps, le club parisien va devoir s’acquitter d’environ 100 millions d’euros (12 milliards de Fcfp) pour régler les charges sociales. Dans un second temps, en raison du salaire net de Neymar estimé à environ 35 millions d'euros par an, soit 62 millions d'euros brut par an (7,4 milliards de Fcfp), le PSG va verser 37,5 millions d'euros à l’État par an (4,5 milliards de Fcfp), dus à l'impôt sur le revenu du joueur et aux cotisations sociales payées par son employeur, sans compter les hausses de recettes de la TVA (vente de maillots à hauteur de 20% et places de stades taxées 5,5%). "Le ministre des Comptes publics se réjouit des impôts qu'il va pouvoir payer en France", reconnaissait volontiers Gérald Darmanin jeudi dernier sur une radio nationale.
Ne rêvons pas, il n’y a aucune chance qu’un tel joueur vienne fouler les pelouses cabossées du Pays.
Pour sauver notre PSG, il va donc falloir surtout compter sur nos deux bailleurs de fonds, le gouvernement et l’État.
Le premier, comme ses devanciers, n’est pas irréprochable dans la gestion de cette PSG. Profitant de la meilleure santé financière et budgétaire du Pays, il a inscrit, début août, via le Fonds de l’emploi et la lutte contre la pauvreté (Felp), une imputation supplémentaire de 1,6 milliard de Fcfp en faveur du RSPF, destinée à couvrir une partie du déficit de 2,1 milliards de Fcfp à fin 2016. Le second, l’État, tient ses engagements pris en 2015 et a procédé au versement de la première tranche de 2017 (716 millions de Fcfp) au bénéfice du RSPF. Il contribuera également à la prise en charge du cancer (227 millions de Fcfp). Après le versement de la dernière tranche de 716 millions de Fcfp pour la fin de l’année, soumis aux avancées de la réforme, l’État sera arrivé au terme de son engagement. Le Pays devra-t-il continuer de remplir ce tonneau des Danaïdes tant qu'aucune réforme ne sera engagée ? Un Neymar et vite !
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier