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"TIKI OASIS" : Cronos, HTJ et KNKY exportent leur talent à San Diego

crédit photo : DR
Les trois artistes du fenua participent actuellement au festival "Tiki Oasis", qui se déroule jusqu'au 13 août, à San Diego. Cet événement culte et fun est consacré à la culture pop autour du tiki sous toutes ses formes et à toutes les sauces. Grâce au soutien du ministère de la Culture et d'Air Tahiti Nui, Hell Ton John, dit HTJ, présentera ainsi aux États-Unis "six planches de surf sculptées et peintes, trois grandes et trois plus petites, que j'appelle des masques". Quelques jours après son retour, il dévoilera sa nouvelle exposition personnelle à la galerie Winkler, du 31 août au 12 septembre. Pour sa part, Cronos emporte dans ses valises "quatre pièces, des skateboards peints dont certains sont entiers ; ils seront encadrés dans des shadow boxes sans vitre pour les mettre en valeur". On le retrouvera lors du salon de Noël pour sa marque de textile Tropical Vision. KNKY, lui, a déjà été à San Diego en 2010 ; cette fois, il emmène "une peau estampillée "croco" réalisée à Los Angeles pour une exposition précédente intitulée Skins, ainsi que des travaux papiers pour d'éventuelles chemises hawaiiennes ou d'autres supports". Une exposition collective l'attend ensuite en septembre, à Lax, puis il sera en solo à la galerie Winkler en octobre prochain. Outre leurs œuvres respectives, ils proposeront aussi des sérigraphies, des posters, des affiches, des casquettes, des stickers, et autres goodies. But de l'opération : se faire davantage connaître et gagner un peu d'argent.
DS


Tribunal foncier : les travaux peinent à se terminer

Le 17 mars dernier, Jean-Jacques Urvoas, alors garde des Sceaux et ministre de la Justice du gouvernement Hollande, se rendait à l’ex-hôpital de Vaiami pour dévoiler une plaque commémorative à l'endroit où sera édifié le futur tribunal foncier de Polynésie française.
Plusieurs mois après cette visite, les travaux, qui auraient dû être terminés, sont toujours en cours et l'on ignore quand ce projet, estimé à 167 millions de Fcfp, pourra aboutir. Selon nos sources, le tribunal foncier n'ouvrira pas ses portes avant 2018.
LO


Politique : Bidal/Tuihani, faut-il s’inquiéter ?

Quand le haut-commissaire René Bidal prend la plume pour répondre à ses détracteurs, il la trempe dans un mélange acide teinté d’une pointe d’humour. Après la journaliste blogueuse Christine Bourne, l’année dernière, c’est Marcel Tuihani qui a eu droit à son petit courrier, remis comme il se doit aux médias. En réponse à ses propos tenus le 4 août sur les ondes de Radio1. Le président de l’assemblée territoriale y faisait part de son inquiétude quant aux propos tenus par le représentant de l’État lors du congrès des maires, ainsi que sur son rôle. Sur ce dernier, René Bidal nous a gratifiés d’une anaphore qui n’est pas sans rappeler un certain candidat à une élection présidentielle. Mais au-delà de cette mise au point, ce différend doit-il être mis sur un compte personnel ou institutionnel, ce qui serait plus inquiétant.
LO


Agriculture : nouveau partenariat avec l'état

Une nouvelle fois, un projet gouvernemental visant à accroître l’autonomie alimentaire du Pays vient d’être annoncé. Si l’on avait planté un légume à chaque annonce de ce genre, nous serions en surabondance alimentaire…
Cette fois, notre ministre Tearii Alpha a décidé de faire appel aux services de l’État, via un projet de convention-cadre, pour un partenariat renforcé "notamment en matière d’expertise scientifique, de formation professionnelle, d’enseignement agricole et de soutien aux entreprises d’agro-transformation afin de mieux valoriser les productions locales". Faut-il en déduire que nous manquons d’experts, que nos deux lycées agricoles ne remplissent pas leurs missions et que nos entreprises manquent de savoir-faire ? Un bien triste constat pour un secteur qui a, depuis des décennies, été annoncé comme une priorité gouvernementale.
LO


Pêche : ils sont où les Chinois ?

Une délégation de Tahiti Nui Ocean Foods à Hao en novembre 2016. Crédit photo : Tahiti Infos/D'après communiqué
Les investisseurs chinois du projet aquacole de Hao ont fait faux bond à leur visite annoncée sur site à la fin juin. Pas de raison pour autant de s’inquiéter puisqu’à la vice-présidence, on nous assure que ce report avait été annoncé ; les investisseurs étant focalisés sur d’autres projets, un africain notamment. Le fantôme du Mahana Beach n’a donc pas ressurgi.
Ce n’est pourtant pas la pollution résiduelle de l’atoll qui aurait pu les effrayer puisque selon une étude comparant l’imprégnation aux polluants industriels de la population de Hao à celle de Makemo, il ressort "que le seul polluant présent de façon significativement plus importante dans la population de Hao concerne les PCB. Mais les niveaux observés sont 20 fois inférieurs au seuil d’alerte. (…)" L’étude a mis également en exergue une imprégnation au plomb et au mercure au niveau des deux populations de Hao et de Makemo, légèrement plus importante pour le plomb dans la population de Hao et de façon identique pour le mercure dans les deux atolls.
On peut espérer que la prochaine visite, prévue courant août, sans autre précision, leur permettra de décider du calendrier des travaux à venir puisqu’ils ont en main toutes les autorisations nécessaires.
LO


Taxes : les groupes de danse épargnés

Suite à un reportage de Polynésie 1ère, la semaine dernière, faisant écho à de nouvelles taxations qui viseraient particulièrement les groupes de danse, le gouvernement a tenu à apporter un démenti formel à cette actualité qu’il a qualifiée de mensongère. Et de préciser : "En tout état de cause, le gouvernement va prochainement proposer un dispositif réglementaire permettant de valoriser et préserver les acteurs et les créations culturelles. Il définira les conditions d’octroi par le Pays d’un agrément ouvrant droit notamment à l’allègement de la pression fiscale."
Alors on danse…
LO


Tourisme : guerre de chiffres

La sortie des données relatives à la fréquentation hôtelière du mois de mai par l’Institut de la statistique de Polynésie française n’a pas manqué de faire réagir les professionnels du secteur, gérants de structure hôtelière. En effet, ces derniers mettent en doute la hausse de 10,9% annoncée par rapport à mai 2016, rappelant que ce mois de mai 2017 avait été marqué par une double grève qui avait bloqué bon nombre de voyageurs à l’international et localement. Il semblerait que ce soit la petite hôtellerie, pensions de famille, qui ait tiré les chiffres vers le haut. Beaucoup restent sceptiques.
LO


Ouverture éphémère de la maison de la Polynésie en Russie

Nos confrères de Radio1 ont annoncé lundi dernier que le GIE Tahiti Tourisme s’apprêtait à fermer la maison de la Polynésie à Saint-Pétersbourg. Il faut croire que ce projet, qui avait bénéficié du soutien du précédent ministre du Tourisme Jean-Christophe Bouissou, n’a pas été perçu de la même manière par celle qui lui a succédé, Nicole Bouteau. Ce projet, auquel nous nous étions intéressés en février dernier (Tahiti Pacifique n° 349) avait de quoi intriguer de par les interlocuteurs russes "dégotés" par l’homme d’affaires Dominique Auroy. Ouf, on a certainement échappé à une nouvelle usine à gaz…
LO


Tourisme : des milliards de subvention et un site hors du temps

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"L’argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue", a-t-on l’habitude d’entendre. Ce n’est pourtant pas tout à fait vrai du côté du Gie Tahiti Tourisme qui, malgré les 2,5 milliards de Fcfp (environ) de subvention touchés en l’espace d’une année, n’est pas en mesure de tenir son site à jour. Le premier portail, depuis l’étranger, de notre tourisme s’est figé dans le temps. À titre d’exemple, on y trouve le programme du Heiva va’a 2014, des voyages à bord de l’Aranui 3 (remplacé l’année dernière par le 5) des croisières proposées par Le Ponant (qui n’existe plus) ou des excursions sur Tetiaroa avec Jet France (parti depuis longtemps). Seul l’hôtel Brando a échappé à cette glaciation de remise à jour. Il y a donc quelqu’un qui doit y jeter un œil de temps en temps.
Si le GIE n’a pas les moyens de tenir son site à jour, mieux vaut le fermer plutôt que de donner des fausses informations à ses visiteurs. Les acteurs du tourisme local, en particulier ceux du monde de la croisière, peuvent légitimement se sentir lésés.
LO


Pôle santé unique : Paofai se projette à Matavai, mais pense aussi à s’agrandir

Pour répondre à l’appel d’offres concernant le pôle de santé unique, les deux cliniques qui se sont déclarées à la fin juin n’ont pas dû ménager leurs efforts pour présenter des dossiers les plus complets possibles. Si, jusqu’à la date butoir de dépôt des dossiers, le 30 juin dernier, rien n’a filtré, on en sait un peu plus sur celui de la polyclinique Paofai dont le dossier a été monté en quatre semaines quand, nous dit-on, il faut logiquement six mois. Il a bien sûr été fait appel à des spécialistes hors du territoire, aux références indiscutables avec de nombreuses réalisations sur le sol métropolitain et même ultramarin.
Du dossier présenté par Paofai, il faut surtout retenir l’implantation qui a longtemps était considérée comme le point faible de la polyclinique, qui n’avait pas a priori une emprise foncière déterminée, au contraire de son concurrent de Cardella positionné sur Punaauia. C’est à Matavai, à l’entrée de Tipaerui, que le projet de création d’un pôle unique de santé, s’il était retenu, se ferait sur onze des quinze hectares existants, un compromis ayant été signé. Une acquisition foncière auprès de plusieurs propriétaires de plus d’1 milliard de Fcfp qui s’ajouterait à la construction proprement dite estimée à plus de 6 milliards de Fcfp.
Les deux cliniques, dans leur projet de cette création de pôle de santé unique, auront sensiblement les mêmes investissements à réaliser alors que la rentabilité – on parle bien de projet privé – est loin d’être au rendez-vous en raison notamment du cahier des charges qui prévoit un nombre de lits qualifié d’insuffisant. L’exemple du projet similaire en Nouvelle-Calédonie, dont la viabilité est remise en cause, devrait interpeller notre direction de la Santé.
Entre probables recours de la partie exclue du projet et les délais de constructions, rien ne sera fonctionnel avant cinq ans. Une période durant laquelle, du côté de Paofai, l’on ne veut pas rester inactif. Il est donc prévu un agrandissement de la polyclinique pour répondre aux besoins sans cesse grandissants. Un investissement lourd qui ne sera pas abandonné même si l’appel à projets était remporté par l’autre postulant. Ce pôle n’a pas fini de faire parler de lui.
LO


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Un Neymar pour notre PSG !

Cela ne vous a certainement pas échappé, l’actualité de ces quelques derniers jours s’est cristallisée sur le sport. Et plus précisément sur l’arrivée du joueur de football brésilien Neymar au PSG (lire Paris Saint-Germain). Le club de la capitale entre dans une nouvelle dimension à grand renfort de millions de pétrodollars, 222 exactement, qui ont été versés au FC Barcelone, le club quitté, en guise d’indemnités. Un petit tour par ma calculette et j’arrive à la pharaonique somme de 26,491 milliards de Fcfp ! Soit approximativement le quart du budget annuel de notre PSG (lire Protection sociale généralisée) ou la globalité du Régime de solidarité de la Polynésie française (RSPF).
Des chiffres qui donnent le vertige, qui écœurent les uns ou qui réjouissent le Trésor. Dans un premier temps, le club parisien va devoir s’acquitter d’environ 100 millions d’euros (12 milliards de Fcfp) pour régler les charges sociales. Dans un second temps, en raison du salaire net de Neymar estimé à environ 35 millions d'euros par an, soit 62 millions d'euros brut par an (7,4 milliards de Fcfp), le PSG va verser 37,5 millions d'euros à l’État par an (4,5 milliards de Fcfp), dus à l'impôt sur le revenu du joueur et aux cotisations sociales payées par son employeur, sans compter les hausses de recettes de la TVA (vente de maillots à hauteur de 20% et places de stades taxées 5,5%). "Le ministre des Comptes publics se réjouit des impôts qu'il va pouvoir payer en France", reconnaissait volontiers Gérald Darmanin jeudi dernier sur une radio nationale.
Ne rêvons pas, il n’y a aucune chance qu’un tel joueur vienne fouler les pelouses cabossées du Pays.
Pour sauver notre PSG, il va donc falloir surtout compter sur nos deux bailleurs de fonds, le gouvernement et l’État.
Le premier, comme ses devanciers, n’est pas irréprochable dans la gestion de cette PSG. Profitant de la meilleure santé financière et budgétaire du Pays, il a inscrit, début août, via le Fonds de l’emploi et la lutte contre la pauvreté (Felp), une imputation supplémentaire de 1,6 milliard de Fcfp en faveur du RSPF, destinée à couvrir une partie du déficit de 2,1 milliards de Fcfp à fin 2016. Le second, l’État, tient ses engagements pris en 2015 et a procédé au versement de la première tranche de 2017 (716 millions de Fcfp) au bénéfice du RSPF. Il contribuera également à la prise en charge du cancer (227 millions de Fcfp). Après le versement de la dernière tranche de 716 millions de Fcfp pour la fin de l’année, soumis aux avancées de la réforme, l’État sera arrivé au terme de son engagement. Le Pays devra-t-il continuer de remplir ce tonneau des Danaïdes tant qu'aucune réforme ne sera engagée ? Un Neymar et vite !
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier