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Coup de gueule en pré-conseil des ministres

L’information d’un accrochage entre Nuihau Laurey et Tearii Alpha avait été relayée en milieu de semaine dernière sur le site de Tahiti Today, en version "bagarre dans la cour de récréation" faisant courir le bruit d’un "pugilat" au conseil des ministres. Cette exagération a depuis été supprimé du site. Mais il n’en reste pas moins qu’un sévère accrochage verbal s’est produit entre les deux ministres du gouvernement Fritch, ce jour-là.
Cette prise de bec et l’apparente mésentente qu’elle montre au sein du gouvernement, pourrait d’ailleurs être à l’origine de la démission prématurée de l’ancien vice-président d’Édouard Fritch. Nuihau Laurey, également ministre de l'Énergie, et Tearii Alpha s'étaient accrochés verbalement lors du pré-conseil des ministres de lundi 13 février, sur la question de l'avenir de la centrale électrique de Hao. Celle-ci tarde à être déménagée pour permettre l'installation de la ferme aquacole. Tearii Alpha en avait fait le reproche à Nuihau Laurey, alors que ce dossier est transversal et implique plusieurs ministères "Il serait temps qu’au ministère de l’Énergie on finisse par assumer ses responsabilités", aurait dit Tearii Alpha en interpellant son homologue. Le ton était vite monté. Cet accrochage avait conduit Nuihau Laurey à quitter précipitamment la séance.
JPV


Le rāhui au JOPF ?

Tahiti Pacifique n°348
Il semble que le dossier que nous avons consacré au rāhui dans notre dernier numéro (Tahiti Pacifique n°348) ait eu quelque résonance, puisque le président Édouard Fritch a annoncé, peu après, lors d’une réunion publique sur Afareaitu, que le rāhui avait toute sa place à Moorea. Il a même été évoqué une légalisation juridique de l’appellation rāhui au Journal officiel.
LO


Une étude à 678 000 Fcfp pour Ia Hau Noa

Ia Hau Noa, vous vous rappelez ? Mais si, ce parti politique créé en 2009 par Bruno Sandras et qui défraye la chronique par… son silence. Il est vrai que Bruno Sandras, inéligible jusqu’en juillet 2017 suite à sa condamnation définitive dans l’affaire des emplois fictifs, s’est plutôt fait discret. Cela n’empêche pas son parti de continuer à percevoir en toute légalité les subventions de l’État auxquelles il peut prétendre. C’est ainsi que dans l’édition des documents administratifs du JO de la République française du 7 février dernier, on peut lire que le parti avait perçu 412 000 Fcfp, comme depuis plusieurs années, au titre de l’exercice 2015. Le plus surprenant porte sur les dépenses de cet exercice que nous vous livrons telles qu’écrites dans le document administratif :

"IV. 1 Faits caractéristiques de l’exercice
[…]
Le parti a fait réaliser, pour un montant de 5 682€ (ce qui constitue 67% des dépenses de l’exercice) une étude bilan/perspectives sur l’organisation du parti, son statut et son programme politique.
Cette étude, autorisée par le bureau exécutif le 6 mars 2015 et réalisée par le cabinet BS consultant, représenté par son exploitant Bruno SANDRAS, a pour objet :
- de dresser un bilan du fonctionnement des structures actuelles du parti depuis sa création (état des lieux - diagnostic), ainsi que de proposer les modifications à apporter en vue d’une organisation plus performante ;
- de procéder à une analyse des statuts actuels du parti (difficultés ou absence de mise en œuvre, dispositions obsolètes ou inadaptées…) et d’en proposer une nouvelle mouture ;
- d’analyser les divers documents ayant été produits par IA HAU NOA (campagnes électorales bulletins d’information, lettres de IA HAU NOA, documents issus d’ateliers de réflexions, voire de commissions spécifiques internes)
La convention de prestation de service, ainsi que le rapport d’études réceptionné et validé par le bureau exécutif.[…]"

Observations des commissaires aux comptes :
"Nous attirons votre attention sur le point suivant exposé dans la note IV.1 de l’annexe concernant les frais d’études réalisés par le cabinet BS Consultant, représenté par son exploitant, M. Bruno SANDRAS."

Le président-fondateur du parti s’est donc facturé une étude sur son parti ! Que ses partisans se rassurent : "(…) ces moyens financiers seront disponibles lorsque l’on reviendra sur le devant de la scène politique", avait déclaré Bruno Sandras l’année dernière à nos confrères de Tahiti Infos.
LO


Plus d’outrage permis

Dans le JO de la République en date du 27 janvier dernier, François Hollande promulgue une loi homologuant des peines d’emprisonnement (déjà prévues par la Polynésie française depuis mai 2016) relative à l’outrage public au drapeau, aux armes et à l’hymne du fenua.
LO


Les douaniers indemnisés

Le tribunal administratif a condamné l’État à dédommager deux des huit douaniers de l’Arafenua qui avaient été accusés à tort de viol par une collègue. Les deux plaignants se verront verser des indemnités correspondant aux années durant lesquelles ils ont été suspendus de leurs fonctions entre 2012 et 2015.
LO


Éclairage : le Pays condamné

Ce sont près de 3,8 millions de Fcfp que le Pays a été condamné à verser, par le tribunal administratif, à la société Enrobage Concassage et Infrastructure (ECI) suite à une invalidation des conditions d’attribution du marché pour la mise aux normes et la modernisation de l’éclairage public du boulevard Pomare et de l’avenue Pouvanaa a Oopa. La société ECI avait perdu le marché en 2014 au bénéfice de la Société polynésienne de réseaux d’études et de services (Spres) alors en redressement judiciaire et de ce fait en dehors des stipulations du code des marchés publics. La Spres avait déjà défrayé la chronique l’année dernière quand Bruno Marty avait été soupçonné de conflit d’intérêt pour une éventuelle double facturation entre la Spres et la TEP dont il avait été à la tête successivement.
LO


Aménagement de la presqu’île Jacques Chirac

Aménagement de la presqu’île Jacques Chirac
Vendredi dernier, le ministre de l’Équipement, Luc Faatau, a assisté, en compagnie du directeur du Port autonome, Georges Puchon, à la conférence de presse de présentation des travaux d’aménagement de l’esplanade Jacques Chirac. Un projet de 720 millions de Fcfp au milieu duquel trônera une double pirogue. Souhaitons qu’elle soit solidement arrimée pour ne pas partir aux prochaines grandes pluies. La montée des eaux dans le tunnel routier lors des récentes intempéries avait transformé ce rond-point en un îlot.

LO


Le Tere Fā'ati en V.O. pour nos touristes ?

Si la 12e édition du Tere Fā'ati a été couronnée de succès avec ses 150 participants répartis sur cinq trucks, on peut quand même regretter le petit couac à la visite de Tombeau du roi à Arue. En effet, si parmi les 150 participants, on comptait des locaux, il y avait aussi des touristes qui sont restés sur leur faim de connaissances puisque, sur le site en question, l’orateur ne s’est exprimé qu’en tahitien…
La touriste métropolitaine qui s’est confiée à nous a déclaré avoir attendu désespérément qu’une traduction en français lui soit donnée, comme à tous ceux qui ne parlent pas tahitien. Un petit bug qui sera certainement corrigé pour l’année prochaine.

LO


Sport : des puces dans la course

Sport : des puces dans la course
L'innovation au service des sportifs franchit enfin nos récifs et se répand au fenua. Alors que Tahiti-Moorea Marathon se tiendra le 25 mars prochain sur l'île Sœur, le comité organisateur a annoncé que cette épreuve qui fêtera ses 29 ans sera "la première course à proposer, en Polynésie française, le chronométrage par puce électronique". Ce dispositif, qui existe déjà à l'international, est déjà utilisé dans des événements tels la Ronde Tahitienne depuis 2015, ou la XTerra Tahiti depuis 2016. Aussi, lors du Championnat de Polynésie de cross-country regroupant 160 participants le 14 janvier dernier, un premier essai a été réalisé afin de compter le nombre de tours effectué par les concurrents et leur temps exact.
Dans le cadre de cette prochaine manifestation sportive, la plus importante de Moorea, le système de chronométrage, effectué par un prestataire étranger, permettra notamment d'obtenir et d'afficher des résultats fiables dès le franchissement de la ligne d'arrivée de toutes les courses, de proposer des photos et vidéos des arrivées et de suivre par géolocalisation, en direct, les favoris de la course marathon. Un petit saut de puce pour le commun des mortels, un grand bond pour le sport local !
DS


Intempéries : le politique s’en mêle

Comme si la population n’avait pas assez souffert, après les pluies, arrivent les polémiques. Le Tahoera’a Huiraatira reproche au Pays d’avoir supprimé le mois dernier le Compte d’aide aux victimes de calamité qu’il avait mis en place en 1992. Le gouvernement en place a justifié cette suppression en raison de sa lenteur d’intervention, lui préférant une commission de recensement des sinistres et de répartition des secours, dont le champ d’intervention va concerner les domaines des affaires sociales, de l’habitat, de l’agriculture et de l’économie. À elle de prouver que la rapidité d’indemnisation sera au rendez-vous. LO


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Après la pluie le beau temps… ou le contraire

Le temps ! On va finir par croire qu’il n’y a que ça qui m’intéresse puisque mon édito de la fin janvier y était déjà consacré. Et, pourtant, comment ne pas en parler quand l’actualité ne tourne qu’autour de lui, même en cette dernière semaine riche en événements ?
À la mode hollandaise, Éricka Bareigts, notre éphémère ministre des Outre-mer, aura été accueillie vendredi dernier par des trombes d’eau qui se sont abattues sur Tahiti… à la surprise générale. Comme lors des intempéries de janvier et notamment du dimanche 22, un véritable déluge a noyé Tahiti, causant la mort d’un pompier venu dégager un caniveau, dans des conditions de sécurité minimales pour le moins absentes. Et pourtant, comme le mois dernier, nous n’étions qu’en vigilance jaune quand la pluie s’est déchaînée. La question se pose, et elle s’est posée tout le week-end parmi la population : à quoi sert Météo France ?
On ne va pas tirer sur l’ambulance puisqu’on sait pertinemment que les moyens sont limités pour couvrir l’ensemble de la Polynésie française, ne serait-ce qu’en comparaison avec la Nouvelle-Calédonie. Mais comment Windguru, un site spécialisé dans les prévisions, et ce sans expertise humaine, avait prévu les pluies de janvier ? Comment expliquer que Météo France ait trop souvent un nuage de retard ? On nous annonce de la pluie quand le soleil brille et nous explique qu’il faut être prudent, que le beau temps peut cacher une dépression. Dans ce cas-là, autant rester tout le temps en vigilance…
À tort ou à raison, il faut un coupable et la population, exaspérée, se tourne toujours vers son maire (voir notre page sur le répondeur de Radio 1) tout comme les élus vers le gouvernement, qu’il soit local ou central. Ce dernier était donc représenté par Éricka Bareigts qui, droite dans ses demi-bottes comme lors de sa visite auprès des sinistrés, a expliqué que, pour la signature des accords de Papeete, il faudra attendre, "prendre le temps de la concertation avec tous les ministères concernés pour sécuriser au mieux l’accord", a-t-elle même déclaré à la veille de son arrivée. Une autre lecture s’imposait alors : "Prendre le temps de vous expliquer que tout ce que vous demandez n’est pas possible" et, surtout, faire comprendre que quand on est en négociation avec un gouvernement de gauche, il n’est peut-être pas très judicieux, lors d’un même déplacement, d’aller apporter son soutien à un candidat de droite à la présidentielle. Une démarche pour le moins intempestive qui aurait pu assombrir les relations jusqu’alors au beau fixe. Et puis, à la veille de son départ, mardi, tout semblait rentré dans l’ordre puisqu’une rédaction commune était conclue. Après la pluie, le beau temps… avant que la ministre ne rappelle que la participation de l’État au RSPF pour le dernier trimestre 2016 et l’année 2017, soit 1,75 milliard de Fcfp, serait soumise aux réformes sur lesquelles le Pays s’était engagé et qu’en deux mots "si vous n’êtes pas capables d’y arriver, on peut vous envoyer des spécialistes". Après le beau temps, la pluie…
Vous êtes sûr qu’il n’y a aucun lien entre politique et climatologie ?

Luc Ollivier