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Émile Vernier en appelle à Emmanuel Macron

On peut dire que le président du Syndicat pour la défense des intérêts des retraités actuels et futurs (SDIRAF), Émile Vernier n’a pas perdu de temps pour écrire au tout nouveau président de la République, Emmanuel Macron, concernant le fonctionnement du Centre hospitalier de la Polynésie française. Il lui demande que l’État subvienne au paiement de l’intégralité des charges annuelles du CHPF ; soit 25 milliards de Fcfp par an au titre de la compensation des maladies radio-induites pour les populations passées et à venir mais aussi, plus surprenant, en compensation de l’état sanitaire des Polynésiens victimes d’obésité ou de maladies cardiovasculaires. Sans oublier la hausse du coût de la vie de par la présence de fonctionnaires indexés ou la baisse de la DGA. Émile Vernier va bien au-delà de toutes les revendications des syndicats les plus virulents qui se contenteraient de 56 milliards…
Mais qui ne tente n’a rien, n’est-ce pas Émile ?

LO


Sanitaires à problèmes sur le lieu touristique n° 1 de Papeete

Sanitaires à problèmes sur le lieu touristique n° 1 de Papeete.
Gros problème sanitaire pour le Pays. Les toilettes de la place Vaiete, haut lieu de passage des croisiéristes et des dîneurs aux roulottes sont en permanence bouchées. Merci pour les effluves.
Sous-dimensionnées et victimes du manque de civisme et d’éducation des usagers. On s’y débarrasse de tout et de n’importe quoi se plaint le personnel. Faudra-t-il une grosse commission des membres de l’Assemblée et du gouvernement pour enfin prendre la décision, pendante depuis des années, de refaire les fosses et l’évacuation ? Quant à la consommation de papier, dixit le chef des moyens généraux, "on a l’impression que se sont des éléphants qui y vont". En l’an 69, l’empereur Vespasien, trouva la solution en faisant payer l’utilisation des vespasiennes. "L’argent n’a pas d’odeur", répondit-il aux critiques. Pour les dimensions de la fosse, les toilettes de son Colisée, prévues pour 80 000 personnes fonctionnent depuis 1947 ans. Si on veut des touristes, il y a urgence !

DIKé


Apurad : j’y suis, j’y reste

Un bruit de couloir nous apprend que toutes les unités de dialyse existantes de l'APURAD devraient obtenir automatiquement toutes leurs autorisations.
À partir de ces autorisations données, la carte sanitaire mise à jour ne ferait apparaître que quelques postes de dialyse restant à pourvoir et qui seront mis dans le prochain appel à projets. Inutile de préciser que ce nombre résiduel serait insuffisant pour justifier la viabilité d'une Unité de dialyse médicalisée (UDM) à départager entre les deux cliniques et les deux sociétés Tahiti Nephro 1 & 2.
Les candidats déclarés à l’appel d’offres initial vont donc attendre de voir les arrêtés en faveur de toutes les unités de dialyse de l'APURAD avant d’entamer, peut-être, une nouvelle action en justice après celle auprès du tribunal administratif qui avait mis à plat tous les arrêtés pris par le ministère de la Santé au cours de l’année 2016 (Voir Tahiti Pacifique n°355).

LO


Le Paul Gauguin, meilleur paquebot de croisière de petite taille selon "Global Traveler"

Le 18 mai, à Los Angeles, pour la seconde année consécutive, le Paul Gauguin a reçu le prix du "Best Small Ship Cruise Line", (Meilleur paquebot de croisière de petite taille), décerné par le magazine américain haut de gamme, Global Traveler (5th Annual Leisure Lifestyle Awards). Un sacré coup de pub à l’international, mérité. Le tourisme de croisière explose partout dans le monde, des millions de personnes rêvent de venir visiter nos îles paradisiaques, nous avons investi des dizaines de milliards dans des infrastructures portuaires, dans une compagnie aérienne, dans la formation de milliers de Polynésiens, qui attendent du travail en vain, tout est prêt, MAIS… Où SONT NOS BATEAUX ? On peut rêver. Si nos politiques, nos businessmen se décidaient à investir ou faire investir dans cet outil productif ? J’entends déjà le Port autonome de Papeete qui annonce sa contribution de 720 millions plutôt que de REFAIRE le jardin du rond-point Chirac. Bientôt arriveront trois superbes petits paquebots, comme les aiment les touristes, pour donner vie à nos ports déserts et mortifères et pour fournir du travail à nos jeunes qui pleurent de désespoir. Quant aux "Cook Islands", qui remportent le prix des meilleures îles du Pacifique, sans nos moyens, et nos politiques, bravo.

DIKé


Protection animale : et le Moorea dolphin center ?

Après vingt mois de négociations, l’arrêté sur le fonctionnement des quatre delphinariums français est paru le 6 mai ; obligations d’accorder au minimum 2 000 m2 de bassin aux dauphins, de procéder à des "enrichissements" pour éviter "l'ennui et la frustration"; courants, vagues, cascades, zones d'ombre, etc. Le bain avec les animaux sera interdit. Ségolène Royal, sans concertation, au tout dernier moment, a inséré une clause, interdisant aux orques et dauphins de se reproduire en captivité ! Les échanges avec d'autres bassins sont interdits. La fin des activités et spectacles, un arrêt de mort à moyen terme donc. Les parcs zoologiques fulminent : "On nous demande à la fois de faire des travaux importants et d'arrêter l’activité." Les associations de protection animale font la fête (dont Sea Shepherd, qui avait appelé au boycott en décembre 2015). Soulagement au Moorea Dolphin Center ! La Polynésie est seule compétente en matière environnementale. Donc, sans volonté d’améliorer les conditions d’incarcération, Kuokoa, Hina et Lokahi, nos trois dauphins, continueront à faire semblant d’être heureux dans leur bassin rikiki de 1,20 m de profondeur.

DIKé


Urbanisme : Fort de Taravao à lotir

Le fort de Taravao est à lotir. Promoteurs immobiliers, présentez vos projets d’avenir à la mairie de Taiarapu Est. Vous ne risquez pas de revendications des anciens propriétaires. En 1842, en pleines luttes d’influence entre Français et Anglais, le terrain a été confisqué pour bâtir le fort. Ce fut une des causes du déclenchement de "la guerre franco-tahitienne" de 1842 à 1844 et c'est un rare témoignage subsistant. Ce lieu historique a vu au moins une bataille et des morts des deux camps. Inutile de raviver des plaies, mais il est toujours bon de connaître son histoire, "pour éviter d’avoir à la revivre". Ces vieilles pierres pourraient très bien entrer dans un projet touristique, une étape du tour de l'île. Merci donc à la municipalité de s’en souvenir, d’autant que la partie historique 1842-1844 est classée depuis 1952. Donc, pédale douce sur les buldozers !

DIKé


Tahoeraa/Marine Le Pen : le divorce est consommé

Tahoeraa/Marine Le Pen : le divorce est consommé
Nous avions fait notre Une sur les raisons du mariage entre le Tahoeraa et Marine le Pen juste avant le premier tour de la présidentielle. Aujourd’hui, ce mariage a vécu et le divorce ne se passe pas à l’amiable. Accusé de bien des maux avec cette alliance avec le parti frontiste, le parti orange a tenu bon jusqu’au résultat du second tour face à l’avalanche de critiques extérieures mais aussi internes (bien que tues en place publique). Depuis, le leader Gaston Flosse, soucieux de retrouver une "virginité" en vue des législatives, ne manque pas d’égratigner son ex-alliée ; reprochant à cette dernière de ne pas avoir reçu de courrier de remerciement (voir document ci-contre), ou encore reprochant au parti local Te Nati de présenter des candidats dans les trois circonscriptions, alors même qu’il avait acté ce positionnement pendant la campagne présidentielle. Dans les rangs orange, malgré l’unité de façade, la grogne couve face aux décisions personnelles imposées par le Vieux Lion. Les résultats aux législatives, pour peu qu’ils lui soient défavorables, pourraient provoquer quelques remous, à l’image de ceux que connaît son ex-alliée en métropole.

LO


Télévision : TNTV s’ouvre à la métropole

Grâce à un partenariat qualifié de gagnant-gagnant avec l’opérateur Free, Tahiti Nui Télévision qui ne pouvait jusqu’à présent être vu qu’au travers de son site Internet en dehors de la Polynésie, va être accessible depuis la box Free dans toute la France. Une opportunité de faire connaître la Polynésie à moindre coût, s’est félicité le président Édouard Fritch dont le gouvernement subventionne à 85% la chaîne locale.

LO


TAIWAN : 1 - TAHITI : 0 - "On ne mange pas le chien"

Sous la pression des défenseurs d'animaux, la consommation de viande de chien et de chat est désormais interdite à Taïwan. Le mercredi 12 avril 2017, le parlement de Taïwan a interdit la consommation de la viande de chien et de chat, sous la pression des défenseurs d'animaux victimes de traitements cruels. Après des années de sensibilisation, cette pratique est devenue rare. Désormais, la consommation, l'achat ou la possession de viande de chien ou de chat est passible d'une amende pouvant atteindre l'équivalent de 7 715 euros (918 000 Fcfp). Pour les personnes ayant tué ou maltraité ces animaux, la nouvelle loi alourdie les peines. Ils seront passibles de deux ans de prison et d'une amende pouvant aller jusqu'à 61 700 euros. Le double pour les récidivistes.
DIKé


Bruno Barrillot honoré à Lyon et Paris

crédit photo : Arnaud Hudelot
La disparition de Bruno Barrillot le 25 mars dernier avait fortement ému la Polynésie française, dont la classe politique. Le combat de l’homme pour la reconnaissance du fait nucléaire et des indemnisations pour les victimes restera dans les livres d’histoire au même titre que celui de son compagnon de route John Doom, décédé quelques mois plus tôt. Si des amis, Bruno Barrillot en comptait beaucoup au fenua, il en avait d’autres en métropole qui ont tenu eux aussi et dans des villes différentes à lui rendre hommage.
Une première cérémonie fut organisée le 8 avril par l’Observatoire des armements dans sa ville natale de Lyon avec sa famille, puis le 22 avril à Paris en présence d'amis, de journalistes, de Christiane Taubira et de la sénatrice Hélène Luc.
À chaque occasion, de nombreux témoignages sont venus rappeler le combat du délégué au suivi des conséquences des essais nucléaires.
En accord avec sa famille, un appel a été lancé pour la création d'un "fonds Bruno Barrillot" afin de faciliter la numérisation des archives sur les essais nucléaires, les transmettre en Polynésie et permettre leur accès sur Internet.
Pour y participer : Observatoire des armements, La Banque Postale, compte 0330596S038
IBAN FR71 2004 1010 0703 3059 6S03 853 - mention "fonds Bruno Barrillot"
Courriel : pourbruno@obsarm.info
Luc Ollivier


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Le feu à l’école ?

Alors que l’actualité du moment se focalise sur les élections législatives du 3 et du 17 juin, nous recevons coup sur coup des courriers de lecteurs traitant de problèmes relatifs à l’Éducation nationale. Ce ministère, qui regroupe le plus grand nombre de fonctionnaires d’État ou territoriaux (tous rémunérés par l’État), est dans le collimateur de parents d’élèves qui se battent pour que leur enfant ait droit à une scolarité normale. Un première lettre, anonyme, nous informe qu’un professeur de cuisine, fonctionnaire d’État, atteint par la limite d’âge, a réussi à obtenir du ministère de l’Éducation de rester enseigner sur le territoire via le Centre des intérêts moraux et matériels (CIMM). Rien à redire si ce n'est qu'entre-temps, le professeur qui devait lui succéder se retrouve sans heures de restauration et par conséquent est improvisé professeur de : lingerie, repassage, lavage, couture… au détriment d’une jeune Polynésienne.
Pas étonnant que ce dernier, en manque de compétence et de considération, ne se soit pas impliqué dans les cours à dispenser. Résultat : de nombreuses absences.
Des absences que des parents d’élèves ne supportent plus, notamment au Collège de Punaauia, et les championnats du monde scolaire de beach volley qui monopolisent des professeurs n’expliquent pas tout. La fin de l’année approche, mais les cours ne sont pas pour autant terminés. Des enfants n'ont que trois ou quatre heures de cours par jour, obligeant les parents à d’incessants allers-retours entre travail et collège. Une mère nous écrit : "De mon côté, mon fils n’a plus de profs de maths depuis la dernière rentrée scolaire. On nous dit que le ministère n’a pas de budget pour payer un remplaçant ! Et c’est un cas parmi d’autres... ! ! Mon fils a eu trois heures d’études hier... il est allé au collège pour deux heures de cours. Aujourd’hui, il commençait à 8 heures et terminait à 11 heures... Et ça dure depuis des semaines ! ! Les taties du collège ne savent plus où mettre les élèves qui traînent dans la cour pour raison d’absentéisme des profs. J’ai discuté avec elles : elles n’en peuvent plus ! Le CDI est saturé, les salles d’études aussi."
Trouver des professeurs remplaçants est un vrai casse-tête, car ceux-ci ne sont payés que durant les journées d’enseignement, pas sur un trimestre ou encore moins un semestre, vacances comprises, pour des raisons budgétaires. Comment aussi reprendre des cours sans savoir où le professeur précédent en était ? Les remplaçants ne bénéficient d’aucun accompagnement hiérarchique. Que dire aussi des élèves qui eux aussi ont déserté les cours. Certaines classes ne comptent qu’une poignée d’élèves. L’absentéisme prévaut des deux côtés de la classe.
Le malaise est profond et, contrairement à d’autres professions, il n’y a pas possibilité de réquisitionner... Pourtant, il commence à y avoir le feu à notre école !

Luc Ollivier