Menu

Le Port autonome garde ses anneaux

Le tourisme, moteur de notre économie ? On se demande si le Port autonome l’entend de cette oreille en n’accordant que trois anneaux aux compagnies de charters qui mouillent dans le port de Papeete.
Des compagnies qui bénéficient de la défiscalisation pour développer leurs flottes, mais qui ne peuvent amarrer leurs bateaux, alors même qu’il reste de la place.
LO


Quand les assureurs forcent votre consentement

Certaines compagnies d’assurance n’hésitent pas à contraindre un futur client à signer deux contrats au lieu d'un, forçant son "consentement" pour faire grimper l’addition. À celui qui doit assurer son deux-roues sans avoir de contrat chez l’assureur choisi, ce dernier propose l'option suivante: soit signer deux contrats, soit aller voir ailleurs. Sauf que sur sept compagnies d’assurances contactées, quatre fonctionnent de cette façon. Ainsi, le futur assuré n’a d'autres choix que de signer deux contrats au lieu d’un. La méthode est contraire aux principes du code civil qui veut qu’un contrat régulièrement formé repose sur un consentement librement donné. La direction des Affaires économiques, informée de cette pratique, explique qu’elle est aussi contraire à l’article 31 de l’arrêté 170/CM du 7 février 1992 qui interdit plusieurs choses, dont l’imposition au consommateur de conditions discriminatoires de vente se traduisant par une majoration du prix payé ou encore la subordination de vente, c’est-à-dire l’obligation faite au consommateur, en cas de vente d’un produit, d’effectuer l’achat concomitant d’un autre produit ou service ou d’acheter une quantité imposée. Cela constitue en effet des infractions assimilées à des pratiques de prix illicites.
SB


Pourquoi le Hai Yang Liu Hao est parti mardi soir alors qu’il devait le faire samedi dernier ?

Pourquoi  le Hai Yang Liu Hao est parti mardi soir  alors qu’il devait le faire samedi dernier ?
Ce superbe bateau de recherche scientifique de la République populaire de Chine est arrivé de Valparaiso la semaine dernière et devait poursuivre sa route vers la Chine samedi 19 mars. Lors de la visite habituelle par les services des douanes, des marchandises nécessitant des autorisations spéciales ont été découvertes à bord. De retour de voyage vers la Chine, on peut comprendre la présence d’environ quatre tonnes de boissons alcoolisées, et également d’armes en quantité, probablement pour contrer l’attaque de pirates. Tout ce matériel festif a été débarqué et soigneusement stocké faute de présentation des documents. Les 50 hommes d’équipage ont été emmenés à terre et plusieurs, dont le capitaine, ont été conservés "au frais" plusieurs jours dans l’attente d’explications. Après recherches, il s’est avéré que les demandes d’autorisation de la Chine ont été envoyées il y a deux mois aux services de l’Etat, donc au Haut-Commissariat et à la Police des frontières. Il n’y aurait pas eu de transmission aux Douanes locales, dont le soin et le zèle dans l’exécution de leurs missions ne sauraient être mis en défaut. Le souci, c’est que la Chine n’est pas du tout contente, et qu’il semble bien que le sujet a dû être abordé entre Pékin et Paris.
Tout est rentré dans l’ordre, sans faire de vagues durant la visite de notre ministre de la Justice, et le départ du Hai Yang Liu Hao s'est fait mardi dernier à 18 heures.

LO


Hamani Lab, un atelier à Tipaerui pour les artistes professionnels

Hamani Lab, un atelier à Tipaerui pour les artistes professionnels
Bonne nouvelle pour les artistes du fenua, détenteurs du statut professionnel : un atelier a été mis à leur disposition par le ministre de la Culture, Heremoana Maamaatuaiahutapu. Ces locaux, situés dans une partie des bâtiments affectés au Service de la culture et du patrimoine à Tipaerui, peuvent désormais accueillir jusqu'à dix plasticiens et sculpteurs pour une durée de six mois renouvelables.
C’est l’association Hamani Lab, présidée par Hell Ton John, qui sera en charge de la gestion de cet espace, en collaboration avec le Service de la culture. Hāmani signifiant en reo tahiti "faire, construire, fabriquer", ce laboratoire a pour vocation de mettre en lumière la création polynésienne.

DS


Une drôle de coïncidence

Alors que les hommes et femmes politiques ne cessent de faire remarquer que la justice n’en finit pas de les harceler au moment de leurs campagnes électorales, que dire de celle qui frappe Aldo Tirao, l’ancien directeur du Service pénitentiaire d’insertion et de probation ? Condamné en 2015 en appel à quatre mois de prison avec sursis pour "complicité de tentative d’escroquerie", mais réintégré provisoirement dans l’administration pénitentiaire dans le cadre de l’organisation de la nouvelle prison de Papeari, la Cour de cassation a publié sa condamnation définitive. À la veille de l’arrivée du garde des Sceaux, le timing est-il si anecdotique?

LO


Makatea : le feo transformé en gravats ?

Si l’exploitation des phosphates de Makatea fait désormais peu de doutes quand on voit l’implication du gouvernement dans le dossier, il est un autre matériau de l’île qui pourrait connaître un nouveau débouché : le feo. Cette roche pourrait être ramenée sur Tahiti afin d’être concassée pour produire des gravats. Ce sera toujours ça de moins de pris dans les rivières. Une société de la place a déjà contacté la société Avenir Makatea pour trouver un arrangement.
LO


Du kava à New York !

Pour les inconditionnels des boissons traditionnelles, sachez que la dernière mode des bars new-yorkais, comme à Brooklyn, est de commercialiser du kava. Après le dessin animé Vaiana, le Pacifique Sud est décidément tendance.
LO


L’alcool moins cher

L’annonce a de quoi surprendre, mais, au sein du gouvernement, on travaille à une loi du Pays afin de revoir la politique en matière de taxes sur certains alcools. Le tout répressif a montré ses limites, avec deux conséquences opposées aux résultats attendus. D’une part, seule la consommation "légale" a baissé, au profit de boissons comme le komo, bien plus dangereuses pour la santé que n’importe quelle autre. D’autre part, les rentrées fiscales sur les alcools sont en chute libre. Deux raisons qui devraient mener à une baisse des taxes sur les boissons alcoolisées comme le vin et le champagne. Pour la bière, pour le moment, on ne toucherait à rien.
LO


Culture : Miriama Bono à la tête du Musée de Tahiti et des îles

crédit photo : Keana Photography
Conseillère technique au ministère de la Culture depuis septembre 2014, Miriama Bono devrait prendre prochainement la direction du Musée de Tahiti et des îles-Te Fare Manaha, une information annoncée par Radio 1. La jeune femme a en effet répondu favorablement à la proposition de son ministre Heremoana Maamaatuaiahutapu. Mardi dernier, la Commission de contrôle budgétaire et financier (CCBF) a rendu un avis unanime en faveur de cette nomination. Reste maintenant au conseil des ministres d'entériner cette décision, ce qui devrait se faire dans les jours à venir.
La Polynésienne, qui aura 40 ans en juillet prochain, a suivi une formation à l'École nationale supérieure d'architecture de Paris-La Villette. Artiste-peintre, elle a été par ailleurs la déléguée générale de l'Association du Festival international du film documentaire océanien (Afifo) pendant quatre ans, avant d'en prendre la présidence l'année dernière, après Walles Kotra. Cette nomination est pour elle "un honneur et un gros défi". Très impliquée pour le fenua, elle confie en outre "aimer mettre en valeur notre patrimoine à tous" et avoir "un grand respect pour notre culture".
Elle succédera à Manouche Lehartel, qui avait été la première à occuper ces fonctions et qui avait accepté d'en assurer l'intérim en début d'année, après le départ de Théano Jaillet, qui a intégré pour sa part une formation à l’Institut national du patrimoine à Paris. Parmi ses principales missions, elle mènera les travaux de rénovation du Musée de Tahiti et des îles, assurera la communication des événements importants et sera également en charge du projet prometteur de Centre culturel en Polynésie, dont le chantier doit débuter en 2018.
DS


Coup de gueule en pré-conseil des ministres

L’information d’un accrochage entre Nuihau Laurey et Tearii Alpha avait été relayée en milieu de semaine dernière sur le site de Tahiti Today, en version "bagarre dans la cour de récréation" faisant courir le bruit d’un "pugilat" au conseil des ministres. Cette exagération a depuis été supprimé du site. Mais il n’en reste pas moins qu’un sévère accrochage verbal s’est produit entre les deux ministres du gouvernement Fritch, ce jour-là.
Cette prise de bec et l’apparente mésentente qu’elle montre au sein du gouvernement, pourrait d’ailleurs être à l’origine de la démission prématurée de l’ancien vice-président d’Édouard Fritch. Nuihau Laurey, également ministre de l'Énergie, et Tearii Alpha s'étaient accrochés verbalement lors du pré-conseil des ministres de lundi 13 février, sur la question de l'avenir de la centrale électrique de Hao. Celle-ci tarde à être déménagée pour permettre l'installation de la ferme aquacole. Tearii Alpha en avait fait le reproche à Nuihau Laurey, alors que ce dossier est transversal et implique plusieurs ministères "Il serait temps qu’au ministère de l’Énergie on finisse par assumer ses responsabilités", aurait dit Tearii Alpha en interpellant son homologue. Le ton était vite monté. Cet accrochage avait conduit Nuihau Laurey à quitter précipitamment la séance.
JPV


1 2 3 4 5 » ... 7



Pour que l’aventure continue

Alex s’en est allé ! Voilà maintenant dix jours que notre petite rédaction est orpheline de son directeur de publication, mais surtout de son père créateur. Il est parti au matin de ce mardi 14 mars dans sa petite maison de Moorea, route des Ananas, où sa femme Célia veillait sur lui. Malade depuis plusieurs mois, Alex avait fait le choix de passer les derniers instants de sa vie loin d’un lit d’hôpital, soumis à différents traitements. Non pas qu’il en avait peur, d’ailleurs il avait écrit en fin d’année dernière tout le bien qu’il pensait du CHPF et de son personnel (lire Tahiti Pacifique n°344), mais quitte à finir ses jours, autant le faire dans un endroit familier, entouré des siens. Son petit coin de Moorea, il y était tellement attaché qu’il s’y est fait enterrer, dans le petit cimetière familial, à quelques mètres derrière le fare, grâce à une autorisation spéciale de la mairie.
Alex s’en est allé, mais il a eu le temps de préparer sa succession. Depuis qu’il avait vendu son magazine au groupe Fenua Communication en 2012, il prenait petit à petit ses distances avec le rédactionnel. Rassurez-vous il n’en était jamais bien éloigné, mais il savait qu’il lui faudrait passer le relais et avait donc décidé de ne se consacrer qu’à une partie des rubriques. Ses très chers éditos et Chroniques, dans lesquels ses analyses si croustillantes pour les uns, si dérangeantes pour les autres, y figuraient en première place, suivis de ses Archives qui rappelaient son témoignage du passé. Des archives choisies par ses soins en fonction de l’actualité du moment et aussi parfois de son humeur.
Pour le reste, Alex a fait confiance à l’équipe en place chargée de suivre l’actualité, de développer la rubrique économique, dont les ramifications ne sont jamais, de même, très éloignées du politique, et la rubrique culturelle à laquelle il était particulièrement attaché. Les artistes ayant une place particulière pour cet écrivain qui n’hésitait pas à utiliser les toiles de peintres locaux pour illustrer ses Unes.
Nous continuerons à le faire, et il nous faut à ce sujet remercier les artistes contactés dernièrement qui nous ont autorisés à reprendre leurs œuvres. Tout comme il nous faut remercier nos contributeurs des "Grandes plumes" ou de "Libre opinion" qui continuent l’aventure avec nous, et aussi vous, les lecteurs, qui nous envoyez vos courriers. Tahiti Pacifique a perdu son capitaine, mais veut garder le cap. Les Dossiers seront toujours notre priorité, pour peu que celles et ceux qui informaient Alex nous fassent autant confiance. La politique sera toujours un mets de choix, car inépuisable, sur notre table. C’est d’ailleurs pour cela que nous avions lancé, déjà, lors du précédent numéro, une nouvelle rubrique "Tribune Libre" dans laquelle, pour le moment, les grands partis politiques locaux peuvent librement s’exprimer. Des courants de pensée contradictoires qui ne feront qu’ajouter un peu de sel dans nos pages. À consommer sans modération.
Merci pour votre fidélité passée et à venir.

Luc Ollivier