Menu

Chers travaux

Pas moins de 8.5 millions de Fcfp de crédit de paiement ont été consommés principalement pour l’opération de réfection du logement du premier président de la cour d’appel de Papeete en 2015. C’est ce que l’on a pu lire dans le document de politique transversale pour le budget outre-mer 2017. Le logement devait être dans un bien triste état…

Anniversaire

C’est un drôle d’anniversaire que va vivre l’enseigne Carrefour puisque demain, vendredi 11 novembre, devrait être la date de réouverture du magasin de Punaauia après l’incendie de son local technique le 30 octobre dernier, trente ans jour pour jour après son inauguration. Douze jours de fermeture qui auront coûté cher à l’enseigne, mais plus encore à son assureur…

Luc Ollivier

Tourisme : Cherche une deuxième louche de défiscalisation...

En juillet dernier, le groupe chinois Hainan Airlines a fait l’acquisition de deux hôtels (le Hilton de Moorea et le San Régis de Bora Bora) pour mettre en place sa stratégie touristique en Polynésie française. Tous les préparatifs sont en place, des employés polynésiens vont être envoyés en Chine afin d’y être formés pour répondre à la demande des touristes chinois, etc., bref du sérieux.Mais, selon des indiscrétions, il reste un problème majeur : le goulet d’étranglement hôtelier qu’est Tahiti, passage obligé pour les touristes étrangers. Le groupe veut donc racheter le plus vite possible l’ancien Hilton (ex-hôtel Tahiti) de Louis Wane à Faa’a, fermé et vidé depuis mars 2010. Le ministre Bouissou a d'ailleurs pris contact à cet effet avec M. Wane, lequel serait tout à fait prêt à vendre, mais à une "petite" condition : qu’on accorde à sa société une défiscalisation pour la remise en état de sa ruine hôtelière, après quoi il s’engage à vendre à Hainan Airlines... au prix fort, certainement !

That’s a businessman!

Alex W. du Prel

Augmentation : Le CESC ne s'oublie pas

Le Conseil économique social et culturel n’a pas manqué de faire suivre son "vœu" au gouvernement de porter la durée du mandat de ses 48 membres, pour 46 en exercice, de quatre à six ans. Cette demande est accueillie comme une bonne nouvelle par le gouvernement qui y voit une réduction des dépenses liées à l’organisation des élections. Ce qui n’est pas dit, c’est l’augmentation des indemnités de chaque membre actuellement de 209 613 Fcfp et 350 903 Fcfp pour son président.

Elle est où l’économie ?

Luc Ollivier

Guerre du gravier de Hao : Stupidité et Manipulation

crédit photo : JPV
Début novembre, l’association 193, une nouvelle entité de protestataires antinucléaires professionnels créée à Tahiti voici trois ans et menée par un diacre catholique, a déclenché une sorte de panique sur l’île de Mangareva. Ce qui est étonnant, c’est que dans son délire, ce diacre, Auguste Carlson, a réussi à impliquer dans son "combat" des personnes respectées, sérieuses et surtout spécialistes reconnus du nucléaire tels le Frère Maxime ou Bruno Barrillot qui se trouvent pris entre deux feux.
Le dernier "grand combat" de l’association 193 a été de s’opposer au transfert de gravats (mélange de corail et de béton pulvérisé issus du concassage des gravats de la démolition de l’ancienne base militaire) depuis l’atoll de Hao vers l’île de Mangareva pour bétonner une route. Ces gravats avaient été analysés en 2011 et déclarés "clean". Ce qui n’a pas évité une manifestation devant le Palais présidentiel. Pourtant, la preuve de la stupidité de cette action est patente, mais apparemment pas pour ces nouveaux "terroristes de l’antinucléaire" menés par le diacre militant.

Nous expliquons avec un état des lieux :

L’atoll de Hao
À forte population pendant des essais nucléaire aériens, l’atoll de Hao n’a jamais été irradié par des retombées radioactives. Les seules radiations connues sur cet atoll sont connues et se trouvent dans les joints de la rampe en béton (environ trois hectares) au bout de la piste où on lavait les avions Vautour et l’Orion P3 qui avait traversé les nuages atomiques pour y récolter des particules. Il y a aussi dans quelques crevasses au fond du lagon, près de la passe, les épaves de plusieurs avions Vautour radioactifs qui y avaient été "lagonnés". L’atoll est une bande de corail (calcaire) réputé perméable et ainsi capable de vite diluer et neutraliser le Césium et les autres radionucléides (sauf le plutonium, bien sûr).
Il semble donc quasiment impossible que 42 ans après l’arrêt des essais aériens, l’on puisse encore trouver dans un sol corallien et perméable, des traces de radiations (hormis la rampe).

L’île de Mangareva
Tout le monde sait que l’île de Rikitea est le berceau du catholicisme dans le Pacifique Sud, l’ancienne théocratie du Père Honoré Laval, et que le prélat catholique y détient toujours un pouvoir conséquent. Si donc un homme d’Église déclare que les gravats sont radioactifs, ce ne peut être perçu que comme parole divine par la population.
Tout le monde sait aussi – à Tahiti ou ailleurs ce qui inclut l’excité diacre Carlson, le Frère Maxime et Bruno Barrillot – que l’île de Mangareva et l’atoll de Tureia sont les îles qui ont été les plus irradiées par les essais nucléaires aériens français entre 1966 et 1974.
Mais encore ! L’archipel des Gambier est un piton volcanique surgi de 4 000 mètres du fond de l’océan, un énorme rocher en pierre basaltique qui n’a aucune porosité et qui, ainsi, pourrait toujours avoir des sols et des nappes d’eau phréatiques contenant des radionucléides tombés il y a 42 ans.

Acquisition d’un concasseur
Et quelle est la réelle raison de ce cirque médiatique, de cette crise du gravier ? C’est politique (pour créer des emplois publics), comme l’explique le maire de l’île dans un communiqué : "Désirant mettre ma famille et mes proches à l’abri des insultes et de la calomnie gratuites, j’ai décidé de demander au gouvernement de ne plus utiliser les gravats et donc de suspendre le chantier de bétonnage de la route de ceinture de Rikitea. Je tenais à préciser également, que la commune a déjà entrepris les démarches pour l’acquisition d’un concasseur (qui) permettra à la commune, la population, les entreprises privées et les collectivités, de disposer de concassé de l’île. (...) Vu l’ampleur et les conséquences des décisions qui seront prises dans cette affaire, mes pensées vont aux douze jeunes Mangaréviens, recrutés par le Pays, pour les travaux de bétonnage, qui risquent de perdre leur emploi, lorsque le Pays décidera de suspendre les travaux. En bon père de famille, il m’est inconcevable, que ces jeunes perdent leur emploi, à cause de cette affaire, donc je m’engage à les recruter sur des futurs chantiers communaux."

Paradoxe et tristesse
Le paradoxe (et le tristement comique) de cette hystérie médiatique et populaire au sujet des gravats de Hao est celui-ci :
Le vrai but de cette comédie "écologique" était de monter à grand frais une centrale de concassage à Mangareva, sur cette île ayant subi de multiples retombées nucléaires, en utilisant des roches locales potentiellement radioactives, alors que les gravats de Hao auraient plutôt servi de matelas entre le basalte et la population. C’est le : "Nous voulons garder notre radioactivité pour nous…"
Plus triste encore est qu’un prélat de l’Église, supposé prêcher amour, paix et concorde, a été exciter la population de l’île jusqu’à ce qu’elle aille injurier et calomnier la famille du maire, et cela sur des bases mensongères.

Amen !

Alex W. du Prel

Marquises : Encore une machine à sous pour EDT (Engie)

Marquises : Encore une machine à sous pour EDT (Engie)
Comme l’explique le compte rendu du conseil des ministres qui s’est tenu le 18 octobre à Nuku Hiva (celui où les ministres étaient tous en costumes-cravates), "les Marquises sont les îles de Polynésie française qui présentent le plus de potentiel en matière d’énergies renouvelables. De nombreux projets hydroélectriques, éoliens ou encore par exploitation de biomasse y ont été élaborés et parfois réalisés. Différents projets sont en cours pour les îles de Tahuata, Nuku Hiva et Fatu Hiva et les îles d’Hiva Oa et de Ua Pou présentent également des potentiels intéressants".

Ainsi, poursuit le rapport, "la construction de la centrale hydroélectrique d’Aakapa, à Nuku Hiva, a débuté il y a quatre ans. L’investissement pour le projet a été financé par la DDC (Délégation pour le développement des communes) et par l’AFD (Agence française de développement), la maîtrise d’œuvre étant confiée à l’EDT et le chantier lui-même à une autre filiale du groupe Engie, INEO."
Le dimensionnement initial prévoyait une turbine de 20 kW et un productible de 95 000 kWh, (3,7 millions de Fcfp par an) qui serait suffisant pour couvrir entre 80% et 100% des besoins du village. Au cours du projet, de nombreux travaux imprévus ont fait monter les coûts au-dessus du chiffrage initial. Ces surcoûts ont été absorbés directement par la commune.
Ainsi, nous avons une petite centrale hydroélectrique lambda (l’eau fait tourner une turbine qui fait tourner une dynamo électrique) financée à 100% sur des fonds publics, même lorsque l’entrepreneur (une filiale d’EDT) dépasse allègrement le devis. Au bout du compte, après tous ces investissements publics, l’électricité devrait donc dorénavant être quasi gratuite pour le petit village d’Aakapa puisqu’il n’y a ni carburant à payer et que l’entretien est minimal, allons, disons une visite par mois pour s’assurer que les graisseurs de roulements fonctionnent bien. Des dizaines de telles petites unités privées ont fonctionné (nous en avons vu à Atimaono et à Raiatea) et fonctionnent certainement encore "en catimini", la technologie datant du 19e siècle.
Alors cette électricité (gratuite), à quel prix ?
Le communiqué officiel explique que "le principe de la mise en place d’un tarif spécifique à l’ouvrage hydroélectrique d’Aakapa a été validé lors du Conseil des ministres". Nous avons attendu avec impatience la publication au J.O. de ce "tarif spécifique". En vain, top secret !
Et pourquoi top secret ? Certainement parce que ce "tarif spécifique", il n’existe pas. Le conseil des ministres a décidé que le prix de l’électricité vendu aux habitants de Aakapa sera le même que celui vendu à Tahiti, Moorea, Bora Bora ou Hiva Oa, c’est-à-dire à une moyenne de 39 Fcfp le kWh, plus les taxes…
Et cela grâce (à cause) du "principe de péréquation" signé entre le Territoire et EDT qui impose à EDT un prix uniforme sur tout le territoire.
Bon, il est vrai que ce petit moteur ne produira que 95 000 kWh par an, ce qui, selon les estimations, devrait rapporter environ 3,7 millions de Fcfp par an à EDT, une goutte d’eau pour la multinationale. Mais multipliez ce chiffre par une centaine d’autres centrales à venir, le bénéfice sera conséquent, d’accord… mais le problème est surtout qu’en Polynésie française l’électricité, même l’électricité gratuite, restera la plus chère au monde car aux mains d’un monopole qui défend farouchement son bifteck.

Alex W. du Prel 
 

Les terres rares à Tahiti, les ressources stratégiques à l’État

Les terres rares à Tahiti,  les ressources stratégiques à l’État
Si le sujet ne fait plus la Une de l’actualité, il n’en demeure pas moins sensible et continue à diviser l’UPLD et les autonomistes de RMA. Le décret de mardi dernier, 25 octobre, paru au
Journal officiel de la République française devrait relancer la polémique quant à l’exploitation des ressources marines et plus particulièrement la gestion des ressources énergétiques et minérales. Une gestion dont la compétence est officiellement confiée au haut-commissariat, même si cette dernière est nuancée pour uniquement les matières premières stratégiques. Ce décret vient entériner le courrier de l’ex-ministre des Outre-mer George Pau-Langevin en novembre 2015 : "La Polynésie française est compétente, que ce soit sur terre ou dans la zone économique exclusive (ZEE), sur l'ensemble des ressources minérales". En revanche, l’État exerce sa compétence sur "les matières premières stratégiques telles qu'elles sont définies pour l'ensemble du territoire de la République, à l'exception des hydrocarbures liquides et gazeux".
"Lors de sa visite en février dernier, le président François Hollande en ne faisant pas de distinguo dans son discours entre terres rares et ressources stratégiques a semé le doute dans les esprits : La Polynésie dispose aussi d’un potentiel de ressources minérales marines profondes et, là aussi, c’est source de développement économique considérable. Ces richesses doivent prioritairement bénéficier aux Polynésiens. Je dis bien aux Polynésiens. Le pays est compétent pour leur exploitation. S’agissant des terres rares, la ministre des Outre-mer a précisé qu’elle relevait de votre compétence. Néanmoins, l’État est prêt à établir un partenariat avec vous pour construire une politique d’exploitation équilibrée et respectueuse de l’environnement en mobilisant le réseau de tous les acteurs français, notamment la filière minière marine."
Nul doute que l’UPLD continue de dire que ces ressources minérales profondes "doivent être reconnues comme étant la propriété des Polynésiens, relevant de la domanialité publique de Ma’ohi Nui". Dans ce sens, le groupe UPLD en a appelé à une modification urgente du statut d’autonomie actuel, afin d’exclure l’ensemble des ressources minérales naturelles de la ZEE polynésienne des matières stratégiques actuelles.
Autre point d’achoppement à venir : les "missions scientifiques en mer" (qui permettent de découvrir les ressources) sont "hors compétence de la Polynésie française sur les eaux intérieures (les lagons !), la mer territoriale (les
12 milles marins) et la ZEE" !
LO
 

Le Brando élu meilleur Resort au monde

Alors que notre tourisme n'en finit plus d'accumuler les bonnes nouvelles concernant la hausse régulière de la fréquentation mois après mois, voilà que le fleuron de notre hébergement de luxe se voit récompensé d'une nouvelle prestigieuse distinction. Hier, Condé Nast Traveler a dévoilé les résultats de la 29ème édition des “Readers’ Choice Awards”: The Brando a obtenu la plus haute récompense, celle de "Meilleur Resort au monde" obtenant le score ultime de 99,80/100. Cette année, ce sont plus de 300.000 lecteurs - presque deux fois plus que l'an passé – qui ont voté pour les 7 394 hôtels, 606 villes, 500 navires de croisière et 236 îles et 1 402 meilleures expériences de voyage à travers le monde a indiqué Conté Nest Traveler dans un communiqué de presse, reprenant aussi les propos de M. Richard Bailey, Président & PDG de Pacific Beachcomber - constructeur et exploitant de The Brando - a réagi avec enthousiasme : « Nous sommes ravis et fiers pour l'équipe du Brando d’avoir reçu ce prix suprême du - Meilleur Resort au monde-. Ce prix est un accomplissement pour cet hôtel qui a ouvert il y a seulement deux ans, nous sommes sincèrement honorés”.

La Ministre de l'éducation Najat Vallaud-Belkacem en visite au fenua

La Ministre de l'éducation Najat Vallaud-Belkacem en visite au fenua
Najat VALLAUD-BELKACEM, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, se rendra en Polynésie française du 20 au 24 octobre.
 
La ministre conclura la convention décennale pour l’éducation qui unit le Pays avec l’Etat pour la période 2017-2027, organisant par exemple le déploiement du numérique éducatif sur ce territoire. Najat VALLAUD-BELKACEM apportera également des réponses aux besoins et spécificités, notamment géographiques, de la Polynésie française, en particulier à travers le développement des internats.
 
 
DÉROULÉ
Jeudi 20 octobre
 
20 h 50           Arrivée de la ministre à l’aéroport international Tahiti-Faa’a
 
21 h 05           Point presse - Salon d’honneur   
 
21 h 20           Danses traditionnelles - Hall de l’aérogare - Zone publique  
                         
Vendredi 21 octobre
 
7 h 00             Dépôt de gerbe par la ministre - Monument aux Morts avenue Pouvana’ a A O’opa à Papeete
 
9 h 10              Arrivée de la ministre à la Mairie de Huahine – Accueil traditionnel
                       
9 h 45              Visite de l’école primaire de Fitii
                        Accueil traditionnel - Orero - chant des enfants
           Séquence numérique de différenciation pédagogique dans une classe de CE1
 
10 h 25            Visite du collège de Huahine
                        Accueil traditionnel - Orero - chants
           Présentation du collège numérique et séquence avec des classes de 6ème et  4ème
 
13 h 00           Déjeuner républicain à la résidence du Haut-commissaire à Papeete 
 
15 h 15           Visite du collège de Papara, collège en REP+
Accueil - Orero - chorale d’enfants 
Séquence pédagogique sur la classe « défense sécurité » appareillée avec la frégate « le Prairial »
 
16 h 00           Présentation du réseau d’éducation prioritaire
                        Projet « sécurité » avec la gendarmerie et la police municipale
Echange avec les partenaires du REP+ : municipalité, contrat de ville, associations de parents d’élèves
 
17 h 30           Visite de l’Université de la Polynésie françaisecampus d’Outumaoro – Punaauia
                        Présentation de l’Université – Amphi A2
                        Visite de l’Unité mixte de recherche « Ecosystèmes Insulaires Océaniens »
                        Visite du Centre international de recherche archéologique sur la Polynésie
 
18 h 45            Echange avec la communauté universitaire - Bibliothèque Universitaire
                       
Samedi 22 octobre 2016
 
7 h 00           Visite du Lycée Taaone
                     Accueil polynésien – chant et danse
Petit-déjeuner – Réfectoire
Visite de l’internat et échanges avec les délégués d’internat
Visite des classes « Physique, Technologie et Sciences industrielles »
 
9 h 00             Visite du Lycée professionnel de Faa’a
                        Présentation sur plan du projet d’internat « collège-lycée »
                        Présentation du projet pédagogique par les deux chefs d’établissements
           Echange avec l’équipe de direction, les enseignants et les élèves originaires des archipels éloignés et de Moorea
 
10 h 00           Visite du site du futur internat
 
10 h 10           Dévoilement de la plaque commémorative
 
10 h 45           Visite du Centre des métiers d’art à Papeete
                        Accueil - Orero
                        Visite des ateliers en présence des élèves : sculpture, tressage etc.
                       
11 h 10           Visite de l’exposition « Femmes peintres d’Océanie, Kanak »
                        Présentation par la ministre des nouveaux diplômes CAP et brevets des métiers d’art
                       
13 h 30           Arrivée à Rangiroa
                        Visite du collège REP+ et du CETAD
 
18 h 45           Entretien avec M. Edouard FRITCH, Président de la Polynésie française
                         
19 h 00           Signature de la convention Éducation - Salon d’honneur - Présidence
 
19 h 15           Discours de M. Edouard FRITCH
                       Discours de Mme Najat VALLAUD-BELKACEM
                       
20 h 00           Point presse - Présidence de la Polynésie française
 
Dimanche 23 octobre 2016
                       
10 h 00            Visite du Musée de Tahiti et ses îles, exposition « Tiki »
 
18 h 20            La ministre invitée de TNTV
 
19 h 00            La ministre invitée de Polynésie 1ère
                       
 
 
 

Désinscription: le retro-pédalage de Fritch à l'ONU?

Que s'est-il passé entre les réunions préalables et l'intervention en séance du Président Fritch?
Mardi le président Edouard Fritch est intervenu à la tribune de la 4ème commission de l'ONU en charge de la décolonisation. C'était la première fois qu'un autonomiste assistait aux débats. Par la voix de la Papouasie Nouvelle Guinée, le Président de la Polynésie a laissé entendre qu'il était favorable à la désinscription de la Polynésie française de la liste des Pays à décoloniser. Mais quelques heures plus tard, il revendiquait une position bien différente et affirmait n'avoir rien demandé de tel de manière directe. S'il est vrai que la demande n'a pas été faite de façon officielle, on peut s'interroger de l'intervention de la PNG qui répondait probablement à une demande effectuée lors de réunions préalables... Un changement de position qui interroge et que le Président devra expliquer...Peut-être que la présence (inhabituelle) de journalistes locaux dans la salle des négociations et la diffusion en direct des interventions dans les médias polynésiens a changé la donne et modifié le plan d'action du leader autonomiste. Les médias ne se contenteraient pas cette fois d'un simple communiqué de presse rédigé par un chargé de communication. .. les temps changent...

1 ... « 11 12 13 14 15



La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier