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Nucléaire : nouvelle indemnisation

Une indemnisation de plus de 23 millions de Fcfp a été octroyée mardi par le tribunal administratif à une victime des essais nucléaires qui en demandait plus de 67.
LO

Miri : la parole est au tribunal

L’affaire Miri, qui empoisonne la vie de dizaines de familles résidentes ou en attente d’un permis de construire, pourrait connaître son dénouement dans les prochains jours, voire semaines. Actuellement, sur les hauteurs de Punaauia, c’est le statu quo entre les partisans de la famille Pomare et les entrepreneurs qui attendent les décisions de la justice. Une première pourrait être connue dès ce vendredi avec le rendu de la décision concernant la tierce opposition déposée par Me Quinquis pour les SCI Delano 5 et 6. Dans dix jours sera rendu le référé d’occupation du promoteur Barbion. Mais c’est bien le rendu de la cour de cassation qui devrait clore cet épineux dossier. 
LO

"Pina" en lice pour le Grand Prix du Roman Métis 2017

"Pina" en lice pour le Grand Prix du Roman Métis 2017
C'est une première pour un auteur du Pacifique ! Pina, de Titaua Peu, a été sélectionné dans la "short list" du Grand Prix du Roman Métis, aux côtés de dix autres prestigieux écrivains. En 2003, la Polynésienne, 34 ans, devenait la plus jeune auteur et femme tahitienne à être publiée, avec Mutismes (éditions Haere Pō). Treize ans plus tard, elle livre son deuxième roman, Pina, celui de la maturité, édité par Au Vent des îles en 2017. Ce livre "coup de poing" qui dit les misères contemporaines à Tahiti et dans lequel Pina brosse le portrait d’une Polynésie déchirée où deux mondes parallèles se côtoient sans se voir. Tahiti, île des différences qui séparent…
Tous ceux qui ont eu Pina entre les mains l'affirment, c'est un véritable choc émotionnel. "Pina, de Titaua Peu, reste une grosse claque littéraire, pour moi ! Quelle force ! Et quels personnages, bon sang !", s'exclame, par exemple, le romancier français à succès Marin Ledun, tête d'affiche du Salon du livre à Tahiti en 2016. Pour sa part, Mediapart écrit : "Il y a des romans qui claquent comme des coups de fusil. Celui de Titaua Peu marque une révolution dans la littérature du Pacifique. Avec Pina, c’est l’autre visage de Tahiti qui apparaît, celui d’une société ravagée par le déracinement culturel, rongée par la misère, le colonialisme."
Le Grand Prix du Roman Métis a été créé en 2010 par la ville de Saint-Denis et l’association La Réunion des Livres. Ce prix "récompense un roman francophone qui met en lumière les valeurs de diversité, d’échanges et d’humanisme, symboles de l’île de La Réunion". La précédente édition a récompensé L’oragé, de Douna Loup. Cette année, les quatre derniers romans en lice pour le titre seront connus le 19 octobre et l’annonce du lauréat aura lieu le 16 novembre. Enfin, une cérémonie publique de remise de prix sera organisée le 5 décembre prochain, à l’hôtel de ville de Saint-Denis de La Réunion. 
DS

Télévision : "Al Dorsey" débarque sur le petit écran

crédit photo : Delphine Barrais
Tournée entre Tahiti et Moorea, du 13 juin au 1er août 2016, la mini-série tirée des livres de Patrice Guirao, Crois-Le et Lyao-Ly, les deux premiers tomes des Aventures de Al Dorsey, détective à Tahiti (éditions Au Vent des îles, 2013) est diffusée ce vendredi 8 septembre, sur Polynésie 1ère. Réalisée par Thierry Bouteiller (R.I.S. Police scientifique), cette fiction policière, comportant six épisodes de 52 minutes, est produite par Merapi Productions, Big Band Story et Les films du Pacifique. Avec ses airs de Jean-Paul Rouve, c'est Alban Casterman (La Môme, Engrenages, Les toqués, Fais pas ci, fais pas ça…) qui campe le personnage principal, un drôle de détective qui sévit sous nos latitudes… "C'est un personnage atypique, décalé, qui subit un peu tout le monde", a confié l'acteur dans une interview consacrée l'année dernière à Tahiti Pacifique, lors de son séjour. Le commissaire Sando est incarné, quant à lui, par Guillaume Ducreux (R.I.S. Police scientifique, Meurtres à Guérande, Le juge est une femme…). Hormis les deux comédiens principaux qui sont venus de métropole, les 40 autres petits rôles et les quelque 200 figurants ont été recrutés au fenua. Une reconnaissance méritée pour la pépinière de talents locaux qui ne demande qu'à se développer sur ce genre de projets fertiles.
DS

Street Art : Ono'u, rendez-vous le mois prochain

crédit photo : DR
Pour la quatrième année consécutive, des pointures mondiales du street art vont venir le mois prochain à Tahiti afin de participer au festival international d’art urbain contemporain. Créé en 2014 par Sarah Roopinia, une jeune chef d’entreprise du fenua (Tahiti Nouvelle Génération), le festival Ono’u est devenu l’un des grands événements du graffiti dans le monde et aussi l’un des plus populaires au fenua. C'est également une promotion innovante et internationale de la destination Tahiti, de la Polynésie et de la ville de Papeete sous l'angle artistique du street art. Rendez-vous est donné au public du 1er au 11 octobre prochains pour des découvertes et des rencontres hautes en couleur. À noter : le concours de graffiti "Ono'u World Graffiti Contest" a été reporté à une autre période que celle du festival. Parmi les invités, Marko93 alias "Darkvapor" nous fait le plaisir de revenir. Cet artiste de la région parisienne (93 pour Saint-Denis), qui pratique le graffiti depuis la fin des années 1980, séduit un large public avec ses superbes félins colorés et réalise des performances de "light-painting" intenses et captivantes. Kalouf sera également de nouveau présent au fenua.
DS

Culture : création d'un Heiva des collèges

Puisque la culture, comme l'éducation, se transmet de génération en génération, autant mettre nos enfants dans le bain dès le plus jeune âge. C'est dans cet objectif que le ministre de la Culture, Heremoana Maamaatuaiahutapu, et ses services ont reçu, la semaine dernière, Thierry Delmas, directeur général de l’Éducation et des enseignements, accompagné des représentants des équipes éducatives des collèges de Taravao, Tipaerui et Maco Tevane, ainsi que le directeur du Conservatoire, Fabien Dinard, pour la création d’un Heiva des collèges, Heiva taure’a.
"Il s’agit d’un projet pédagogique, interdisciplinaire, permettant de faire acquérir compétences et connaissances du socle commun attendues au collège, qui s’appuie sur la culture et l’identité polynésienne. Ce projet s’adresse aux collégiens, des établissements publics et privés, qui souhaitent faire participer leurs élèves à ce concours", explique la Présidence. La manifestation est prévue le 10 mars prochain, place To’ata.
DS

Océan : le Pays présent au Chili pour son AMP

Du 4 au 8 septembre, se tiendra dans les villes de La Serena et Coquimbo au Chili, pays qui se veut leader en la matière, le 4e congrès international des Aires marines protégées (AMP) auquel une délégation polynésienne devrait participer, tout comme 80 autres délégations ainsi que 2 000 scientifiques.

LO

Sport : Tauhiti Nena ne lâche pas les jeux du Pacifique… mais les jeux du Pacifique lâchent Tauhiti Nena

Depuis le retrait des Tonga pour les Jeux du Pacifique 2019, Tauhiti Nena ne lâchait pas l’affaire et garantissait fermement au comité organisateur, en dépit de l’avis du gouvernement de la Polynésie française, que Tahiti était candidate.
Le comité ne semble pas considérer plus sérieusement que cela la position du président du COPF car une délégation était en visite à Guam la semaine dernière et elle se rendra à Samoa prochainement. Aucun déplacement n’est prévu à Tahiti…Compte tenu des récentes menaces proférées par le sulfureux Kim Jong-un à l’encontre de Guam, gageons que ce sera Samoa qui remportera le marché. 

NM

Quotient Intellectuel : les grosses têtes

L’association Mensa Polynésie, qui regroupe des personnes à haut potentiel intellectuel, organise le samedi 9 septembre, à la mairie de Arue, un test d’admission pour tous ceux qui pensent avoir un QI d’environ 130, sous forme d’un questionnaire à choix multiples portant sur différents thèmes. Certaines grosses têtes risquent vite de se dégonfler quand les résultats tomberont. 

LO

Tarifs aériens : Paris/Lax/Paris à 41 527 Fcfp

Voilà un tarif aérien qui va détoner dans le transport aéronautique. La nouvelle compagnie islandaise low cost WOW Air propose un aller-retour pour Los Angeles à 348 euros en novembre. À ce prix-là, il ne faut pas espérer beaucoup de confort, ni même un écran. C’est le prix à payer pour faire des économies. Les compagnies classiques, dont fait partie Air Tahiti Nui, vont donc faire face à une concurrence qui tend à s’étendre et qui arrivera à proposer des tarifs très compétitifs, plus souvent dans l’année. On sait déjà que Air France a bradé ses prix pour New York : 396 euros l'aller-retour pour des vols cet automne. À ATN, des Paris/LAX/Paris sont commercialisés à certaines périodes à 525 euros (62 649 Fcfp).

LO

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La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier