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Pôle santé unique : Paofai se projette à Matavai, mais pense aussi à s’agrandir

Pour répondre à l’appel d’offres concernant le pôle de santé unique, les deux cliniques qui se sont déclarées à la fin juin n’ont pas dû ménager leurs efforts pour présenter des dossiers les plus complets possibles. Si, jusqu’à la date butoir de dépôt des dossiers, le 30 juin dernier, rien n’a filtré, on en sait un peu plus sur celui de la polyclinique Paofai dont le dossier a été monté en quatre semaines quand, nous dit-on, il faut logiquement six mois. Il a bien sûr été fait appel à des spécialistes hors du territoire, aux références indiscutables avec de nombreuses réalisations sur le sol métropolitain et même ultramarin.
Du dossier présenté par Paofai, il faut surtout retenir l’implantation qui a longtemps était considérée comme le point faible de la polyclinique, qui n’avait pas a priori une emprise foncière déterminée, au contraire de son concurrent de Cardella positionné sur Punaauia. C’est à Matavai, à l’entrée de Tipaerui, que le projet de création d’un pôle unique de santé, s’il était retenu, se ferait sur onze des quinze hectares existants, un compromis ayant été signé. Une acquisition foncière auprès de plusieurs propriétaires de plus d’1 milliard de Fcfp qui s’ajouterait à la construction proprement dite estimée à plus de 6 milliards de Fcfp.
Les deux cliniques, dans leur projet de cette création de pôle de santé unique, auront sensiblement les mêmes investissements à réaliser alors que la rentabilité – on parle bien de projet privé – est loin d’être au rendez-vous en raison notamment du cahier des charges qui prévoit un nombre de lits qualifié d’insuffisant. L’exemple du projet similaire en Nouvelle-Calédonie, dont la viabilité est remise en cause, devrait interpeller notre direction de la Santé.
Entre probables recours de la partie exclue du projet et les délais de constructions, rien ne sera fonctionnel avant cinq ans. Une période durant laquelle, du côté de Paofai, l’on ne veut pas rester inactif. Il est donc prévu un agrandissement de la polyclinique pour répondre aux besoins sans cesse grandissants. Un investissement lourd qui ne sera pas abandonné même si l’appel à projets était remporté par l’autre postulant. Ce pôle n’a pas fini de faire parler de lui.
LO

Communication : opération séduction de la Communauté du Pacifique

Cameron Diver, directeur adjoint de la CPS. crédit photo : Amélie David
Du 4 au 6 juillet dernier, la Communauté du Pacifique (CPS) a organisé une série d'ateliers pour les médias francophones de la région. "Nous utilisons encore l’acronyme CPS, mais maintenant c’est la Communauté du Pacifique", détaille Cameron Diver, directeur adjoint de la CPS.
Ces ateliers se sont déroulés au siège de la CPS, à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Cet événement a été l'occasion pour l'organisation de présenter ses différentes actions et les thèmes sur lesquels les scientifiques travaillent en ce moment. Maladies transmissibles, maladies
non-transmissibles, changement climatique, sécurité alimentaire ou encore pêche hauturière : divers sujets ont été présentés aux journalistes. Outre une présentation de ses actions, la CPS souhaitait aussi resserrer ses liens avec les médias du Pacifique.L'organisation fête ses 70 ans cette année. Tous les deux ans, elle réunit à son siège les pays membres pour une conférence. Celle-ci aura lieu les 27 et 28 juillet prochains. 
AD

Santé : deux acteurs positionnés pour le pôle de santé unique

Le 30 juin dernier, dernier jour pour répondre à l’avis d’appel à projets relatif à la création d’un pôle privé unique de santé, la direction de la Santé a reçu une cinquantaine de dossiers répondant aux besoins de différents secteurs comme l’hospitalisation ou les équipements lourds. C’est dire si les acteurs se sont mobilisés. Par contre, à notre connaissance, seuls deux acteurs, qui seraient comme attendu les cliniques Paofai et Cardella, ont répondu à l’appel d’offres d’un pôle de santé unique. La décision définitive entre les candidats sera rendue au cours du dernier trimestre de cette année.
LO

Tourisme : un nouveau souffle pour le trou

Si nous avons regretté la disparition du musée Gauguin en tant que tel il y a un mois (Tahiti Pacifique n° 357), il faut souligner le travail de réhabilitation de certains sites touristiques, comme celui de la Pointe Vénus à Mahina et celui du trou du souffleur à Hitia’a O Te Ra, dont les travaux en cours ont été visités par la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, la semaine dernière. Le tour de l’île des réaménagements des sites touristiques avance doucement, mais sûrement.
LO

Art : une collection privée au Service de la culture et du patrimoine

La musique adoucit les mœurs dit-on, il faut croire que l’art aussi. Yves Haupert, malgré ses divergences politiques avec le gouvernement en place, a transféré la gestion de ses œuvres d’art au profit du Service de la culture et du patrimoine. C’est pourquoi nous avons pu lire dans le Journal Officiel de la semaine dernière :
ARRÊTÉ n° 5901 MPF/DA F du 27 juin 2017 portant transfert de gestion d'une collection d'œuvres d'art au profit du service de la culture et du patrimoine.
Article 1er. – La gestion de la collection d'œuvres d'art composée de onze (11) gravures anciennes et de deux (2) photochromies anciennes de la collection Yves-Haupert est transférée au profit du service de la culture et du patrimoine. Art. 2. – La valeur du bien transféré est la suivante : Bien : Collection d'œuvres d'art ; N° de bien (Polygf) : 47910 5 ; N° accessoire : 68 ; Valeur d'acquisition : 500 000 Fcfp.
LO

Prison de Papeari : le transfert des détenus a commencé

Les premiers transferts du centre pénitentiaire de Nuutania vers la nouvelle prison de Papeari ont débuté mi-mai. Actuellement, 100 détenus ont déjà été déplacés. La première vague de transferts devrait prendre fin en août et comptabilisera entre 150 et 200 détenus. Sur le long terme, les peines supérieures à deux ans devraient être purgées à Papeari. Si le but est de désengorger Nuutania, qui connaît un important phénomène de surpopulation carcérale, le centre continuera d’accueillir les femmes, les mineurs mais aussi les prévenus en détention provisoire ou bien ceux dont les jugements n’ont pu être appliqués du fait de l’occupation excessive de Nuutania.
GC

Taputapuātea : bientôt le premier site culturel d'Outre-mer ?

C'est le sprint final pour l'inscription du paysage culturel de Taputapuātea sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture. Un long marathon, qui a démarré en 2005 et auquel ont participé nombre d'acteurs institutionnels et culturels du Pays, en tête desquels le service de la Culture et du Patrimoine polynésien, au cœur de la démarche. La ligne d'arrivée est prévue le 9 juillet, date à laquelle le Comité du patrimoine mondial réuni à Cracovie (Pologne) devrait rendre sa décision finale. Tahiti Pacifique avait d'ailleurs consacré un large dossier en octobre 2015 (lire notre édition n° 295) pour expliquer les enjeux de ce haut lieu sacré pour toute la communauté océanienne.
Composé d’une partie terrestre et d’une partie marine, cet emplacement spirituel, cérémoniel, social et culturel se trouve dans le district de Ōpōa, à Ra'iātea, aux Îles Sous-le-Vent, et s'étend sur 2 125 hectares. Il est reconnu comme le berceau de la spiritualité polynésienne et le fondement de la civilisation du peuple mā'ohi. L’Océanie compte 28 sites labellisés par l'Unesco : 19 en Australie, 1 à Fidji, 1 aux îles Marshall, 1 à Palaos, 1 au Vanuatu, 3 en Nouvelle-Zélande, 1 en Nouvelle-Calédonie, 1 à Hawai’i. En France, 38 sites sont répertoriés, dont 2 en Outre-mer (les lagons et récifs de Nouvelle-Calédonie et les Pitons, cirques et remparts de La Réunion), qui appartiennent à la catégorie des sites naturels. À ce jour, aucun site culturel d’Outre-mer n’étant encore classé, Taputapuātea est en passe d'entrer dans l'Histoire…
DS

Attention à la fraude Esta

C’est la pleine période des vacances et beaucoup d’entre vous vont devoir renouveler leur formulaire ESTA pour passer par les États-Unis. Un abonné nous a écrit la semaine dernière pour une mise en garde à une arnaque dont il venait lui-même d’être victime. Attention, ne surtout pas aller sur le site "esta.fr" http://www.esta.fr pour remplir son formulaire. À première vue, vous avez l’impression d’être sur un site officiel (drapeau américain, règles...), or vous êtes chez un intermédiaire, qui ne vous indique pas qu’il vous sera prélevé 74$, au lieu de 14$, c’est la surprise après validation de votre paiement. Le site légal : https://esta.cbp.dhs.gov/esta
LO

Déménagement : le GIE Tahiti Tourisme passe à la gare

Il faut croire que les problèmes de structure en bois de la toiture de la gare maritime sont réglés puisque le GIE Tahiti Tourisme a commencé à y déménager. Personnels et bureaux seront désormais basés à l’étage de cette immense espace qui sonnait creux depuis sa création. À l’emplacement des locaux actuels, Fare Manihini, va être construit un terminal croisière ultramoderne. Une passerelle piétonne en hauteur pour moins gêner la circulation est prévue. Un projet qu’il convient de saluer. Quant à lui, le ministère du Tourisme, des transports internationaux, en charge des relations avec les institutions, a déménagé au 4e étage de l'immeuble Uupa, rue Edouard Ahnne, à Papeete.
LO

Subvention : pauvre "Trésors de Tahiti"

Vingt-et-un millions de Fcfp, c’est donc le budget nécessaire à la participation de Trésors de Tahiti au tour de France à la voile. Douze millions du territoire et 9 attendus par l’État qui n’a pas renouvelé son engagement passé. Peut-être que du côté du haussariat on est un peu plus attentif au retour sur investissement, car penser que naviguer autour de l’Hexagone peut provoquer des départs en vacances en Polynésie française est un argument qui ne passe pas. Renseignements pris, ce budget serait bien supérieur à la moyenne de ceux des autres participants. On souhaite à l’équipage de Teva Plichart de se montrer plus convaincant sur l’eau.
LO

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La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier