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Pêche lagonaire : le Rahui ne passe pas au CESC

Le 13 juin dernier, en assemblée plénière, le CESC a rendu son avis sur le projet de loi de pays portant mise à jour du code de l’environnement. Concernant le Rahui, auquel nous avons consacré un sujet complet (TP n° 348), des divergences existent entre l’association de Moorea et le CESC quant à sa définition et surtout à son application. L’association, pourtant reçue par le vice-président du Pays, le ministre de la Pêche et le ministre de la Culture, reste persuadée que priorité sera donnée au nouveau plan de gestion de l’espace maritime (PGEM 2). Elle envisage donc d’organiser un rassemblement populaire avec plus de 38 associations la soutenant, ainsi que tous les partisans du Rahui sur l'île, afin de manifester publiquement en vue de se faire entendre de nos élus et des médias. Il est même question d’un référendum populaire…
LO

Pôle Santé : dernier jour pour les candidatures

C’est aujourd’hui que se clôture l’appel à projets relatif à la création d’un pôle privé unique de santé. Sauf surprise venant de l’extérieur, seuls les deux protagonistes locaux que sont les cliniques Cardella et Paofai y auront répondu dans le court délai imparti (45 jours). Ils auront cependant encore quelques semaines pour compléter leur dossier. 
LO

Très cher Gauguin

Dans le dernier numéro de Tahiti Pacifique nous regrettions, comme bien d’autres (même en Italie où l’idée d’une souscription nationale a été émise), la fin du Musée Gauguin à Papeari après 52 ans d’existence. Après une mission d’experts, le ministère du Tourisme a décidé que le site deviendrait un espace scénographique pour lequel je cite : "Un comité scientifique composé d’experts de Gauguin sera constitué au mois de juillet. Une validation des premières esquisses est prévue pour décembre 2017 et la fin des travaux est programmée pour le second semestre 2019. Un budget prévisionnel de 800 millions Fcfp sera nécessaire pour l’ensemble des études et des travaux préparatoires." Huit cent millions de Fcfp pour un espace scénographique… Que dire ?
LO

Transports collectifs, du retard à prévoir

Le système de transport collectif est-il finalement si louable qu’il n’est plus utile de le réaménager ? Une question qui peut prêter à sourire si le mal n’était pas aussi profond. Et, pourtant, le schéma directeur des transports collectifs et déplacements durables à Tahiti lancé par le gouvernement semblait bien parti quand le Conseil économique social et culturel l’approuvait en juillet 2016. Des couloirs de bus spécifiques étaient envisagés, sans oublier l’étude d’un projet de tram aérien présenté en novembre 2016 à la commission des transports de l’assemblée de Polynésie française. Depuis août 2016, le schéma directeur semble être bloqué à l’APF et aucune date n’est prévue pour son passage en séance plénière. De plus, des travaux d’aménagement (arrêts de bus, points de retournement…) et une étude sur les transports en site propre devaient être lancés rapidement. "Compte tenu de l’importance cruciale des transports dans la vie quotidienne et économique du Pays, ces lenteurs administratives sont très regrettables", nous a fait part un lecteur très au fait de la question.
LO

Hôpital : la rotonde sera rasée

Le ministre de la Santé, Jacques Raynal, l’a confirmé : la Rotonde sera rasée. On se souvient qu’en début d’année un carottage pour un aménagement du site avait révélé des défauts de construction, en raison d’une mauvaise qualité de ciment. L’instruction du dossier pour déterminer les responsabilités est toujours en cours. Aucune consolidation n’étant envisageable, le bâtiment sera donc rasé. De l’avis même du ministre, on a évité le pire, car la structure aurait pu s’écrouler alors qu’elle accueillait du public.
LO

Les certificats et brevets polynésiens des métiers d'art enfin créés

Le Journal officiel du 8 juin dernier a publié les arrêtés votés en conseil des ministres portant la création des diplômes des certificats et brevets polynésiens des métiers d'art. Tahiti Pacifique a réalisé un dossier sur le Centre des métiers d'art (CMA) en date du 21 avril (voir notre édition n°353), dans lequel le directeur Viri Taimana expliquait attendre avec grande impatience la reconnaissance des diplômes du CMA par l'État. Il lâchait ainsi : "La ministre (Najat Vallaud-Bel-kacem, l'ancienne ministre de l’Éducation nationale, qui était présente en octobre 2016 au fenua, ndlr) est venue parce que nous avions fait un très bon travail et que l'école Boulle n'a pas de diplôme en sculpture ou gravure de niveau baccalauréat. Donc leur intérêt est de récupérer les diplômes polynésiens afin de les installer dans cet établissement qui est le fleuron des métiers d'art français."
Dès la rentrée de septembre 2017, des formations seront donc enfin ouvertes au CMA, sous la tutelle du ministère du Travail et de la formation professionnelle. Le certificat polynésien des métiers d'art (options sculpture, gravure, vannerie ou tatouage) est accessible aux personnes d'un niveau de classe de 3e de collège ou titulaires du Diplôme national du brevet. Le cursus, composé d'unités professionnelles et générales, comporte en outre une période de stage en milieu professionnel de douze semaines pour obtenir la qualification d'artisan. Quant au brevet polynésien des métiers d'art (options sculpture et gravure), il comprend huit unités obligatoires et une unité facultative, avec un stage professionnel de douze à seize semaines pour acquérir le titre de maître-artisan.
Viri Taimana confiait également à Tahiti Pacifique le sens de cette démarche : "En ligne de mire, le CMA souhaite l'intégration de nos élèves dans un « département de compréhension et de développement de la création insulaire » à l'Université de la Polynésie française (UPF). Nous sommes en négociation depuis deux ans avec l'UPF, qui envisage par ailleurs l'ouverture de la « Maison des sciences de l'homme du Pacifique ». Puis, pour les meilleurs d'entre eux, une poursuite vers des études supérieures d'art." L'objectif final coule de source : porter la culture et le patrimoine océaniens, et créer la Polynésie de demain. (Inscriptions ouvertes jusqu'au 30 juin 2017).
DS

Heiva i Dubaï : le voyage "reporté"

Notre dossier intitulé "L'élite du Heiva i Tahiti pillée par Dubaï" (voir notre précédente édition, n° 356) avait fait le buzz sur le Web. Un émir a offert aux meilleurs de nos danseurs et musiciens polynésiens un contrat pour partir aux Émirats arabes unis du 7 juillet au 7 août, en pleine période de Heiva. Ils devaient assurer sur place une série de shows et tous les frais devaient être pris en charge. Une opportunité alléchante pour les jeunes artistes du fenua, qui devaient en outre être grassement rémunérés… Sauf que le voyage n'aura pas lieu ou, du moins, il sera finalement "reporté" selon André Tahimanarii, l'attaché de presse chargé de la communication de l'événement.
Officiellement, ce serait les "tensions dues à la situation géopolitique" qui expliqueraient que le projet soit tombé à l'eau. Plusieurs pays du Golfe, dont les Émirats arabes unis, et l’Égypte ont en effet rompu avec le Qatar, accusé de soutenir le terrorisme, notamment depuis l'attentat meurtrier commis en Grande-Bretagne le 5 juin dernier. L'émir aurait ainsi "simplement proposé de repousser le séjour polynésien pour des raisons de sécurité". Mais d'autres causes sont à l'origine de ce capotage… André Tahimanarii explique : "Nous avons également des problèmes de délivrance de passeports, ce qui nous met en retard. Et puis, nous voulons aussi des garanties en faisant des tests antidrogue, mais certaines personnes refusent de se plier aux dépistages…"
À l'instar de Tuarii Tracqui, qui "n'y croit plus", c'est une énorme déception pour les 140 artistes qui s'étaient engagés. Nombre d'entre eux ont passé beaucoup de temps à s'organiser, déposé leurs congés et renoncé à leur participation au Heiva i Tahiti. Certains devaient même prendre l'avion pour la première fois.
DS

Émile Vernier en appelle à Emmanuel Macron

On peut dire que le président du Syndicat pour la défense des intérêts des retraités actuels et futurs (SDIRAF), Émile Vernier n’a pas perdu de temps pour écrire au tout nouveau président de la République, Emmanuel Macron, concernant le fonctionnement du Centre hospitalier de la Polynésie française. Il lui demande que l’État subvienne au paiement de l’intégralité des charges annuelles du CHPF ; soit 25 milliards de Fcfp par an au titre de la compensation des maladies radio-induites pour les populations passées et à venir mais aussi, plus surprenant, en compensation de l’état sanitaire des Polynésiens victimes d’obésité ou de maladies cardiovasculaires. Sans oublier la hausse du coût de la vie de par la présence de fonctionnaires indexés ou la baisse de la DGA. Émile Vernier va bien au-delà de toutes les revendications des syndicats les plus virulents qui se contenteraient de 56 milliards…
Mais qui ne tente n’a rien, n’est-ce pas Émile ?

LO

Sanitaires à problèmes sur le lieu touristique n° 1 de Papeete

Sanitaires à problèmes sur le lieu touristique n° 1 de Papeete.
Gros problème sanitaire pour le Pays. Les toilettes de la place Vaiete, haut lieu de passage des croisiéristes et des dîneurs aux roulottes sont en permanence bouchées. Merci pour les effluves.
Sous-dimensionnées et victimes du manque de civisme et d’éducation des usagers. On s’y débarrasse de tout et de n’importe quoi se plaint le personnel. Faudra-t-il une grosse commission des membres de l’Assemblée et du gouvernement pour enfin prendre la décision, pendante depuis des années, de refaire les fosses et l’évacuation ? Quant à la consommation de papier, dixit le chef des moyens généraux, "on a l’impression que se sont des éléphants qui y vont". En l’an 69, l’empereur Vespasien, trouva la solution en faisant payer l’utilisation des vespasiennes. "L’argent n’a pas d’odeur", répondit-il aux critiques. Pour les dimensions de la fosse, les toilettes de son Colisée, prévues pour 80 000 personnes fonctionnent depuis 1947 ans. Si on veut des touristes, il y a urgence !

DIKé

Apurad : j’y suis, j’y reste

Un bruit de couloir nous apprend que toutes les unités de dialyse existantes de l'APURAD devraient obtenir automatiquement toutes leurs autorisations.
À partir de ces autorisations données, la carte sanitaire mise à jour ne ferait apparaître que quelques postes de dialyse restant à pourvoir et qui seront mis dans le prochain appel à projets. Inutile de préciser que ce nombre résiduel serait insuffisant pour justifier la viabilité d'une Unité de dialyse médicalisée (UDM) à départager entre les deux cliniques et les deux sociétés Tahiti Nephro 1 & 2.
Les candidats déclarés à l’appel d’offres initial vont donc attendre de voir les arrêtés en faveur de toutes les unités de dialyse de l'APURAD avant d’entamer, peut-être, une nouvelle action en justice après celle auprès du tribunal administratif qui avait mis à plat tous les arrêtés pris par le ministère de la Santé au cours de l’année 2016 (Voir Tahiti Pacifique n°355).

LO

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La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier