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Communication : opération séduction de la Communauté du Pacifique

Cameron Diver, directeur adjoint de la CPS. crédit photo : Amélie David
Du 4 au 6 juillet dernier, la Communauté du Pacifique (CPS) a organisé une série d'ateliers pour les médias francophones de la région. "Nous utilisons encore l’acronyme CPS, mais maintenant c’est la Communauté du Pacifique", détaille Cameron Diver, directeur adjoint de la CPS.
Ces ateliers se sont déroulés au siège de la CPS, à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Cet événement a été l'occasion pour l'organisation de présenter ses différentes actions et les thèmes sur lesquels les scientifiques travaillent en ce moment. Maladies transmissibles, maladies
non-transmissibles, changement climatique, sécurité alimentaire ou encore pêche hauturière : divers sujets ont été présentés aux journalistes. Outre une présentation de ses actions, la CPS souhaitait aussi resserrer ses liens avec les médias du Pacifique.L'organisation fête ses 70 ans cette année. Tous les deux ans, elle réunit à son siège les pays membres pour une conférence. Celle-ci aura lieu les 27 et 28 juillet prochains. 
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La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier