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Philatélie : miss Tahiti 2017 rend hommage à Madeleine Moua

crédit photo : DR
À l'occasion de la sortie du nouveau calendrier de la philatélie 2018, Turouru Temorere rend hommage à son arrière-arrière-grand-mère qui n'est autre que Madeleine Moua. Pour mémoire, cette institutrice a révolutionné, en 1956, l'image de la danse tahitienne en posant de nouvelles bases pour la rendre plus acceptable : costumes, chorégraphies, nudité du corps… tout est repensé. Avec sa troupe Heiva (qui était aussi son nom de mariage), elle a redoré de façon définitive le blason du "Tiurai". En signe de reconnaissance, le premier prix du Heiva i Tahiti porte aujourd'hui encore son nom.
Coiffée d'une magnifique couronne haute de tiare, Miss Tahiti 2017 porte sur la photo une superbe robe purotu rouge et blanche. La belle vahine tient un éventail traditionnel dans la main droite et repose sa main gauche sur un tō'ere. Par ailleurs, on reconnaît en page de couverture la pétillante Hina Natua, Miss Heiva 2017.
DS




La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier