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Street Art : Ono'u, rendez-vous le mois prochain

crédit photo : DR
Pour la quatrième année consécutive, des pointures mondiales du street art vont venir le mois prochain à Tahiti afin de participer au festival international d’art urbain contemporain. Créé en 2014 par Sarah Roopinia, une jeune chef d’entreprise du fenua (Tahiti Nouvelle Génération), le festival Ono’u est devenu l’un des grands événements du graffiti dans le monde et aussi l’un des plus populaires au fenua. C'est également une promotion innovante et internationale de la destination Tahiti, de la Polynésie et de la ville de Papeete sous l'angle artistique du street art. Rendez-vous est donné au public du 1er au 11 octobre prochains pour des découvertes et des rencontres hautes en couleur. À noter : le concours de graffiti "Ono'u World Graffiti Contest" a été reporté à une autre période que celle du festival. Parmi les invités, Marko93 alias "Darkvapor" nous fait le plaisir de revenir. Cet artiste de la région parisienne (93 pour Saint-Denis), qui pratique le graffiti depuis la fin des années 1980, séduit un large public avec ses superbes félins colorés et réalise des performances de "light-painting" intenses et captivantes. Kalouf sera également de nouveau présent au fenua.
DS




La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier