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"TIKI OASIS" : Cronos, HTJ et KNKY exportent leur talent à San Diego

crédit photo : DR
Les trois artistes du fenua participent actuellement au festival "Tiki Oasis", qui se déroule jusqu'au 13 août, à San Diego. Cet événement culte et fun est consacré à la culture pop autour du tiki sous toutes ses formes et à toutes les sauces. Grâce au soutien du ministère de la Culture et d'Air Tahiti Nui, Hell Ton John, dit HTJ, présentera ainsi aux États-Unis "six planches de surf sculptées et peintes, trois grandes et trois plus petites, que j'appelle des masques". Quelques jours après son retour, il dévoilera sa nouvelle exposition personnelle à la galerie Winkler, du 31 août au 12 septembre. Pour sa part, Cronos emporte dans ses valises "quatre pièces, des skateboards peints dont certains sont entiers ; ils seront encadrés dans des shadow boxes sans vitre pour les mettre en valeur". On le retrouvera lors du salon de Noël pour sa marque de textile Tropical Vision. KNKY, lui, a déjà été à San Diego en 2010 ; cette fois, il emmène "une peau estampillée "croco" réalisée à Los Angeles pour une exposition précédente intitulée Skins, ainsi que des travaux papiers pour d'éventuelles chemises hawaiiennes ou d'autres supports". Une exposition collective l'attend ensuite en septembre, à Lax, puis il sera en solo à la galerie Winkler en octobre prochain. Outre leurs œuvres respectives, ils proposeront aussi des sérigraphies, des posters, des affiches, des casquettes, des stickers, et autres goodies. But de l'opération : se faire davantage connaître et gagner un peu d'argent.
DS




La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier