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1917, fêtes de fin d’année à l’île de Pâques


Samedi 13 Janvier 2018 - écrit par Robert Koenig


Le Bulletin est paru le 29 décembre dernier célébrant ainsi le centenaire de la création de la Société des études océaniennes (SEO) en janvier 1917, ainsi que les deux naufrages successifs de l’équipage du corsaire allemand Seeadler d’abord sur l’atoll de Mopelia (2 août) puis de la goélette ex-Lutèce rebaptisée Fortuna à l’île de Pâques (6 octobre).



1917, fêtes de fin d’année à l’île de Pâques
Après avoir fait deux fois naufrage en trois mois (1), les 58 hommes de l’équipage du croiseur auxiliaire allemand se retrouvent prisonniers d’une île : peut-être à la différence de Mopelia qui n’était habitée que des trois travailleurs de la société Grand-Miller et Cie, mais qui était reliée au monde par la puissante radio du Seeadler, l’île de Pâques est peuplée de 300 Kanaks et de trois colons, mais ne dispose que d’un moyen de communication très limité, elle est donc vraiment isolée et sans nouvelle de la Première Guerre mondiale.
Les marins s’installent comme ils peuvent, construisent près du village de Hangaroa un deuxième Seeadlerdorf et ont le temps d’aménager un jardin à proximité. Excursions, chasse, exercices de gymnastique rythment...


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Un peu de mansuétude

Alors que le mercato bat son plein dans les listes électorales au moment du sprint final, prouvant s’il en était encore besoin toute la versatilité de nos hommes politiques, les plus beaux parleurs de chacune des six listes se démultiplient entre interviews pour la presse écrite et audiovisuelle, sans oublier les radios. Depuis la dernière quinzaine, le rythme s’est emballé car les meetings dans chaque archipel, île, ville et quartier se succèdent avec une certaine frénésie.
Toutes les annonces de ralliement sont bonnes à médiatiser, car elles tendent à prouver l’esprit d’ouverture de chaque liste ; c’est oublier un peu vite les rai- sons premières de ces désistements : la colère ou au mieux la déception. On ne recrute pas dans le camp d’en face par une subite « illumination » de l’intéres- sé(e) mais bien parce qu’il ou elle n’a
pas eu la reconnaissance espérée. Le transfert d’un historique de l’UPLD au Tahoera’a, Myron Mataoa, bien qu’il se défende d’avoir quitté ce parti d’union depuis longtemps, en est l’une des der- nières et plus parfaites illustrations. Le parti orange ne s’est pas privé d’en faire ses choux gras, comme d’autres partis ont pu le faire dans des circonstances similaires. Tous est bon donc pour montrer que l’on est ouvert et surtout à l’écoute de chacun.
Des associations l’ont bien compris, n’hésitant à interpeller publiquement les listes leur demandant de se positionner sur les causes qu’elles défendent. Ainsi, ces derniers jours, Te Ora Hau pour le bruit, Te Ora Naho pour l’environne- ment, l’ARPAP pour la protection ani- male, Te Vai Ara pour le classement des terrains en zone rouge ou bien encore, à titre plus personnel, Marama Vahirua, sur sa page Facebook, pour le sport, ont
tenté d’apporter un éclairage sur des questions de société. Il faut croire que les passages télé, les reportages, les pro- fessions de foi, les spots de campagne, la communication sur les réseaux sociaux ne suffisent plus.
Mais à ce train-là, on va les user nos futurs représentants, d’autant que d’ici peu, au soir du premier tour, ceux qui seront toujours en course devront redou- bler d’efforts jusqu’au 6 mai.
Alors, s’il vous plaît, un peu de mansuétude, laissez-les souffler un peu, à moins que vous ne vouliez les trouver complètement asphyxiés sur les bancs de l’assemblée. Ils n’auront que cinq ans, si tout va bien, pour se remettre de leurs émotions ; les nôtres viendront plus tard. Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier