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2/16 - Réchauffement climatique : des objectifs politiques inavoués


Vendredi 14 Juin 2019 - écrit par Gilbert Wane




Ce qui dérange, c’est la manière politique, idéologique et quasi religieuse du GIEC "d’incriminer souverainement" la responsabilité du CO2 émis par l’Homme dans le réchauffement climatique. Crédit photo : CNN
Ce qui dérange, c’est la manière politique, idéologique et quasi religieuse du GIEC "d’incriminer souverainement" la responsabilité du CO2 émis par l’Homme dans le réchauffement climatique. Crédit photo : CNN
Nathalie Kosciusko-Morizet, polytechnicienne spécialisée en biologie et diplômée du Collège des ingénieurs, ancienne ministre de l'Écologie de Nicolas Sarkozy, a donné le ton politique en traitant les climato-sceptiques de "connards". Voir la vidéo YouTube intitulé "NKM « revendique » ses propos qualifiant de « connards » les climato-sceptiques". Donc sont visés par déduction tous les grands scientifiques climato-sceptiques, y compris les prix Nobel scientifiques que nous citerons dans nos articles.

L’implication du politique dans le débat

Le fait que la France participe activement à l’organisation des COP (Conference of Parties), dont la COP21 ou Accords de Paris, montre clairement une tendance plutôt climato-alarmiste de l’État.
Philippe Verdier responsable du service météo de France Télévisions (appartenant à l’État, donc sous l’emprise politique) a publié un livre, Climat Investigation, dans lequel il ose dénoncer l’hypocrisie de la politique climatique lors de la Conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques (COP21). Malheureusement pour lui, il a été licencié par la suite.
Guy Puech et Jean-Louis Cuq (Académie des Sciences et Lettres de Montpellier, séance du 10 avril 2017 "Le CO2, gaz maudit ou source de vie"), décrivent une intervention de Valérie Pécresse, lorsqu’elle était ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Étonnée des divergences entre le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) et de nombreux scientifiques, elle a demandé le 1er avril 2010 à l’Académie des Sciences "d’organiser un débat scientifique approfondi pour établir l’état actuel des connaissances scientifiques sur le changement climatique". Le 20 octobre 2010, l’Académie des Sciences a donné son rapport très réservé qui, curieusement, a été moins médiatisé que ceux du GIEC. "Il ne remet pas en cause l’action du CO2 sur le réchauffement climatique, mais corrige les hypothèses exagérées et catastrophiques véhiculées par les médias ; il prévoit une augmentation des températures moyennes de 0,46 degré Celsius en 2100, soit 4 à 10 fois moins que les diverses prévisions du GIEC."
Dans l’article n° 6/16 (à paraître dans un prochain numéro de TPM, ndlr), le scientifique Vernaz, du CEA, a été intrigué par l’attitude idéologique des climato-alarmistes qui refusent que l’on conteste que le CO2 émis par l’activité humaine soit responsable du réchauffement climatique. Il mentionne le fait que sa hiérarchie (donc l’État) a refusé catégoriquement une conférence de M. Courtillot, membre de l’Académie des Sciences qui est un climato-réaliste bien connu en France. Beaucoup d’autres hauts scientifiques français qui ont osé douter de la responsabilité de l’Homme dans le réchauffement climatique ont été censurés, comme Claude Allègre ou Jean Laherrere...

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Décès du nourrisson aux Marquises : “je suis Hoane”…

Décès du nourrisson aux Marquises : “je suis Hoane”…
Jacques Brel chantait "le temps s’immobilise aux Marquises et gémir n’est pas de mise"… Mais après le décès du bébé marquisien, lors de son évacuation sanitaire le 6 octobre dernier, le Fenua Enata hurle sa colère et ses cris font résonner toute la Polynésie. Alors que le 4 juillet dernier, l’accouchement d’une femme de Bora Bora pendant son transport à bord d’un hélicoptère "Dauphin" nous avait tous émus, ce drame, le deuxième en trois ans aux Marquises, nous assomme cette fois, tel un violent coup de casse-tête, et repose la problématique récurrente des évasans, notamment dans les îles éloignées et isolées. Les habitants de la "Terre des Hommes" s’interrogent encore sur les conditions extrêmes de cette évasan qui a nécessité le transfert du nourrisson en speed-boat depuis Ua Pou jusqu’à Nuku Hiva, faute de vraie piste sur l’île native du petit Hoane Kohumoetini et d’hélicoptère affecté aux Marquises… Édouard Fritch a aussitôt demandé l’ouverture d’une enquête afin de "faire toute la lumière sur les circonstances et les responsabilités éventuelles".

Mais cette annonce présidentielle rassurante a été entachée par la sortie de piste de Jean-Christophe Bouissou, ministre des Transports interinsulaires et porte-parole du gouvernement, dont la réaction ahurissante a été sévèrement taclée sur les réseaux sociaux : "Lorsque des gens décident, par exemple, d’aller vivre sur un atoll isolé, sans qu’il y ait de port sans qu’il y ait d’aéroport, il est bien clair que s’il se passe quelque chose, que ce soit sur un enfant ou sur un adulte, nous n’avons pas la même capacité de réaction que si on le faisait par rapport aux Îles Sous-le-Vent ou des îles qui sont plus structurées et plus habitées." Un discours contradictoire pour ne pas dire irrespectueux, dont il a reconnu lui-même "la maladresse". D’autant qu’il déclarait le même jour, à l’issue d’une réunion du Schéma d’aménagement général de Polynésie, qu’il travaillait pour "un développement qui prévoit l’inversion des flux migratoires afin de permettre aux gens de retourner dans les archipels et faire en sorte de pouvoir vivre dans les archipels. Naître, vivre et peut-être aussi mourir dans les archipels, mais dans de bonnes conditions."

Du haut de ses 3 mois, le petit Hoane n’a pas choisi en effet de vivre à Ua Pou. En outre, la mort du garçonnet rappelle douloureusement le coût humain d’un tel éloignement insulaire pour la collectivité : 10 à 15 décès par an seraient liés aux difficultés de transport aux Marquises, selon la directrice de l’hôpital de Taiohae (Nuku Hiva). "Nous, les Marquisiens sommes totalement délaissés par les pouvoirs publics, il faut que cela cesse !", s’est insurgée Julie Bruneau, résidente à Ua Pou, qui a perdu son bébé de 9 mois dans les mêmes circonstances. "Cela suffit, il ne faut plus de sacrifice humain", a grondé, lui, Rataro, le grand-père de la victime. Dans le cadre de l’audition de Thierry Coquil, directeur des Affaires maritimes au ministère de la Transition écologique et solidaire, le sénateur Michel Vaspart est d’ailleurs revenu, le 2 octobre dernier, sur la situation particulière et précaire du sauvetage en mer en Polynésie : "Je dois vous dire, pour être marin moi-même, que j’ai eu honte, je dis bien honte, de voir le canot de sauvetage aux Marquises et de voir le canot de sauvetage à Papeete !" D’autres bébés doivent-ils encore mourir pour que le Pays réagisse enfin et traite tous les Polynésiens sur le même pied d’égalité en leur offrant des conditions d’accès aux soins identiques ? "Je suis Marquisien". "Je suis Hoane".
Repose en paix petit ange. n

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt