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6/16 - Réchauffement climatique : les arguments des climato-réalistes en France


Jeudi 8 Août 2019 - écrit par Gilbert Wane




Illustration : Taema Cuneo
Illustration : Taema Cuneo
Replaçons la problématique au centre du débat avec les deux concepts clés qui s’opposent ici : le réchauffement climatique provenant du CO2 émis par l’activité humaine depuis la Révolution industrielle fin du XVIIIe, sans contestation possible, défendu par les climato-alarmistes. Et le changement climatique naturel (la température à la hausse comme à la basse), sans rapport avec le CO2 émis par l’activité humaine, défendu par les climato-sceptiques.

Certes, on joue sur les mots : "réchauffement" contre "changement naturel". Pour une meilleure appréhension du débat, faisons attention au diable dans la subtilité scientifique.
Tout d’abord, soulignons la différence entre l’information donnée par la météo et l’information donnée par le climat (France Info du 29 janvier 2019 en parle justement) :
• La météo correspond à quelques valeurs instantanées et bien localisées de températures, de précipitations, de pressions, d'ensoleillements, etc.
• Le climat correspond à une série d'événements météorologiques mesurée en moyenne normalement sur une période de trente ans et pour l’ensemble du globe pour que ce soit pertinent dans l’évaluation du réchauffement climatique.

La prudence s’impose donc lorsqu’on attribue au réchauffement climatique la cause d’un événement spécifique exceptionnel tel un cyclone, une inondation ou la vague de froid polaire (phénomène encore méconnu du "polar vortex") qui a frappé fin janvier 2019 l’hémisphère Nord et plus spécifiquement les États-Unis (voir graphique ci-dessus). On lit même que le génocide des Amérindiens lors de l’arrivée Christophe Colomb vers 1500 aurait causé le "Petit Âge de glace" !

Voici donc un petit résumé des arguments de quelques éminents climato-réalistes en France appelés aussi les climato-sceptiques.

Premièrement, le "Collectif des climato-réalistes" nous paraît être un bon début pour conduire des recherches. Son comité scientifique est composé de personnes qui sont loin d’être des charlatans, traités comme des hérétiques en science par leurs détracteurs climato-alarmistes :
- Vincent Courtillot (géophysicien, Institut de physique du globe de Paris et Académie des sciences)
- Reynald Du Berger (géophysicien, Université du Québec à Chicoutimi)
- Jacques Duran (physicien, directeur de recherches au CNRS, décédé en octobre 2018)
- Christian Gérondeau (ingénieur polytechnicien)
- François Gervais (physicien, Université François Rabelais, Tours)
- Jean-Claude Pont (mathématicien et historien des sciences, université de Genève)
- Alain Préat (professeur en géologie à l’Université libre de Belgique)
- Rémy Prud’homme (économiste, Université Paris-Est Créteil (émérite)
- Benoît Rittaud (mathématicien, Université Paris-XIII)

Nous vous invitons à surfer sur leur site web (https://www.climato-realistes.fr/categorie/giec/) qui contient en temps réel quasiment toute l’information relative aux travaux du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Des scientifiques plutôt climato-réalistes interviennent chacun dans leur spécialité, étroitement liée à la climatologie.

Deuxièmement, le professeur et chercheur Étienne Vernaz, ancien directeur de recherches au Commissariat à l’énergie atomique (CEA), dans sa vidéo (www.youtube.com/watch?v=azpTPUA8jE0) mentionnée au précédent article présente les faiblesses scientifiques dans le positionnement climato-alarmiste du GIEC...

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Génération plastique : place à l’action, vive le ‘Ete !

Génération plastique : place à l’action, vive le ‘Ete !
Le plastique, en trois chiffres, c’est : 1 seconde de fabrication, 20 minutes d’utilisation, 400 ans de pollution. En 70 ans, 8,3 milliards de tonnes de plastique ont été produites dans le monde, dont 413 millions en 2018. Les projections sur les prochaines décennies sont terrifiantes, puisque le rythme actuel nous emmène vers un doublement de la pollution plastique en 2030 et plus de plastique que de poissons dans les océans d’ici 2050 (lire notre dossier de Une, pages 14-23)… Énorme problème sur le plan environnemental : seulement 9 % du plastique est recyclé ! C’est dire combien il est urgent d’agir pour notre planète. Au fenua, le Pays planche sur des solutions pour traiter les 600 tonnes de plastique utilisées annuellement, en Polynésie, sous forme de bouteilles d’eau. Mais il faut aller plus loin en repensant nos modes de consommation et en bannissant absolument le plastique à usage unique.

Malheureusement, on le sait, tout traîne en Polynésie, et même les cas les plus urgents. Ainsi, le ministre de la Culture et de l’Environnement, Heremoana Maamaatuaiahutapu, avait annoncé en 2017 la fin du plastique à usage unique d’ici la fin mars 2018, avant de reporter la date au second semestre 2019. Mais aujourd’hui, alors que se profile 2020, rien n’a été encore acté. On nous souffle cependant que la loi de Pays est prête depuis un bon moment, mais que cela bloque en bout de chaîne, et notamment au niveau des lobbies… Pourtant, il suffirait au gouvernement d’imposer la conduite à tenir et de cesser d’en importer, tout simplement. D’après nos informations, le passage à l’action devrait se réaliser en deux temps : l’année prochaine, en 2020, les sacs en plastique de moins de 50 litres seront interdits, notamment les sacs oxo-biodégradables (qui sont en réalité ni recyclables ni compostables), puis il faudra attendre le 1er juillet 2021 pour que tous les sacs en plastique soient enfin prohibés. À l’échelle nationale, l’Assemblée vient de voter l’arrêt de l’emballage plastique à usage unique pour… 2040, c’est à dire dans plus de vingt ans ! Avec ce dispositif – s’il est définitivement adopté par le Parlement – des objectifs successifs de réduction, de réutilisation ou de recyclage des emballages plastique à usage unique seraient tout de même fixés tous les cinq ans.

Mais soyons conscients que, si dans la théorie, il s’agit de fermer le robinet de la production pour stopper les rejets dans la nature, dans la pratique, se passer de plastique, c’est remettre complètement en cause le modèle de vie auquel nous sommes habitués et attachés. Il apparaît donc primordial de s’y préparer et de réfléchir à des alternatives viables. L’artisanat traditionnel est l’un des moyens forts pour protéger notre environnement. L’Opération ‘ETE, dont la troisième édition organisée par Jerry Biret se prolonge jusqu’au 31 décembre, est un formidable exemple permettant à la population de (ré)apprendre à tresser, et à utiliser des sacs et paniers en pae’ore, dans la perspective de réduire durablement le recours aux sacs en plastique à usage unique (lire notre dossier culture, pages 42-49). La filière cocotier est une piste à exploiter, l’utilisation des feuilles de bananiers en est une autre, il y a également le bois, le bambou, etc. Réapprenons ainsi à vivre en harmonie avec la nature et réinventons nos gestes du quotidien pour un avenir plus serein. Il est temps de vous souhaiter, déjà, un joyeux Noël entourés de vos proches et d’excellentes fêtes de fin d’année.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt

Dominique Schmitt