5

Editorial

6

Courrier des lecteurs

7

Analyse de l'actualité

9

Confidences

12

Humour

13

Baromètre

15

Dossier : La légion nous quitte

23

Coup d'Etat à Fidji

26

Championnat de surf

29

Fiu de Beslu

28

Démographie

30

Salaires à la Présidence (bis)

32

Divers

35

Pea Pea au Musée Gauguin

41

Comment devient-on Jacques Lafleur ?

43

Climat de Tahiti : anti-dépressif ?

44

Pouvoirs exorbitants du président ?

48

Divers

49

Publications

49

NOUVELLE : "Pour quelques perlesÉ

55

Mots croisés de Tahiti

56

Evénements du Pacifique en mai 2000

57

Les événements de Tahiti en mai 2000

58

Balises des îles

15 Après 37 ans, la légion quitte Tahiti

24 Musée Gauguin : "coup d'Etat" de Gilles Artur

HUMOUR

Délégation "Sauvons le Tahoera'a" à Paris

Editorial

Année du Reo Maohi

 

A vec courage, notre ministre de la Culture continue de faire la promotion de son "Année du Reo Maohi" (année de la langue tahitienne, locale) sans se rendre compte que cette célébration en réalité ne fait que mettre en relief l'agonie des langues polynésiennes du territoire. Rien que le fait que toutes les conférences de presse sur le sujet se déroulent presque exclusivement en français en dit long sur le triste état des choses. C'est comme si, à Paris, un ministre faisait la promotion de la langue de Molière en ne s'exprimant qu'en anglais ; on voit le tollé que cela soulèverait ! Ici, pas un ne bronche ! Il est vrai que, hormis RFO et deux radios, les grands médias n'ont pas un seul journaliste comprenant le tahitien (pardon, le reo maohi), même ceux qui vivent pourtant depuis plus de 30 ans dans nos îles. Là encore, personne n'y trouve à redire. Car comment donc se transmet l'héritage d'un peuple ? Par l'éducation qu'il donne à ses enfants, et par la langue, merveilleux réservoir sans cesse enrichi d'expériences nouvelles. Les traditions et les acquisitions, les habitudes et les conquêtes, les faits et gestes des générations précédentes, sont ainsi léguées et inscrites dans l'histoire...

Mais l'éducation ici passe par le "système importé" et tout, pour l'élève polynésien, semble s'être passé ailleurs que chez lui ; son pays et lui-même sont "en l'air" et ils n'existent désormais que par référence aux colonisateurs... dans combien d'écrits encore récemment publiés, même sur le nouveau site Internet de la Présidence, une flopée de nos îles ont-elles toujours été "découvertes" par des Européens ?

Aussi, soyons francs, la même élite gouvernante qui présentement s'agite beaucoup pour tenter de préserver nos langues autochtones, est bien la même qui a mis en place les bases de leurs disparitions.

Toute la vaste bureaucratie, toute la magistrature, toute la technicité n'entend et n'utilise que la langue du colonisateur, comme les plaques des rues, les panneaux de signalisation, le journal officiel d'où le tahitien a disparu, même actes de naissance et les quittances. Muni de sa seule langue, le Tahitien ou Marquisien est depuis bien longtemps un étranger dans son propre pays.

Le Polynésien cherche-t-il un emploi ? Lui faut-il passer un concours ? Les épreuves, oui même pour travailler au ministère de la Culture qui tente de sauver la langue, se feront en français, occasionnant des difficultés éliminatoires à bien des Polynésiens. L'autochtone resté authentique est-il donc si aveugle ou aveuglé, qu'il ne puisse jamais voir qu'à conditions objectives égales, classe économique, mérites égaux, il sera toujours désavantagé à moins de franchement adopter la culture venue d'ailleurs ?
Bien sûr, on nous répond par la vielle litanie selon laquelle le vocabulaire des langues polynésiennes est, hélas, limité, leur syntaxe "abâtardie", qu'il serait risible d'y entendre un cours de mathématiques supérieures, de mécanique, voire de philosophie ou de faire un bilan comptable. Mais a-t-on jamais vraiment essayé ?
Nous voyons encore des petits groupes de lettrés s'obstiner, certes, à cultiver la langue de leur peuple, à la perpétuer dans ses splendeurs savantes et passées. Hélas, ces formes subtiles ont perdu, depuis longtemps, tout contact avec la vie quotidienne, sont devenues opaques pour la population en général. On les considère comme des reliques, comme des hommes vénérables, des somnambules qui vivent un vieux rêve. Pour preuve, un grand maître de la défense du tahitien est relégué depuis une décennie dans un "placard" et un autre, bien que diplômé chez le colonisateur, semble franchement interdit d'Académie tahitienne pour des raisons politiques. Il est aussi devenu clair que le Polynésien qui sait encore manier sa langue, qui veut créer des Ïuvres écrites ; pour qui écrirait-il, pour quel public ? S'il s'obstine à écrire dans sa langue, il se condamne à parler devant un auditoire de sourds. Une seule issue lui reste qu'on présente comme naturelle : qu'il écrive dans la langue victorieuse du colonisateur...

Oui, me direz-vous, mais maintenant il y a la nouvelle filière de reo maohi à l'université de Polynésie française, n'est-ce pas ? Oui, mais là encore, "l'étranger" tient tout avec une main de fer : non seulement le président de l'académie tahitienne ne peut y enseigner car il n'a pas de diplôme officiel délivré par le conquérant, mais en plus le CAPES de reo maohi n'a de valeur que s'il a été obtenu dans le cadre d'un diplôme de français !!! Plus colonialiste, on ne trouve pas ! Mais il y a pire. Voici 30 ans encore, la grande majorité de la population parlait le tahitien aux côtés d'un français qui faisait de grandes avancées grâce à l'éducation et la télévision. Cette maîtrise de deux langues n'est pas seulement celle de deux outils, c'était la participation à deux royaumes psychiques et culturels. La langue maternelle du Tahitien, celle qui est nourrie de ses sensations, ses passions et ses rêves, celle dans laquelle se libèrent sa tendresse et ses étonnements, celle enfin qui recèle la plus grande charge affective.
Mais depuis, cette langue là précisément devint la moins valorisée. Hormis dans les temples, elle n'a plus de dignité dans le pays ou dans le concert des peuples car elle ne permet plus l'ascension sociale. Désormais, si le Polynésien veut obtenir un métier, construire sa place, exister dans la nouvelle société et dans le monde, il doit d'abord se plier à la langue importée, celle des colonisateurs. Ce problème est le même dans tout le vaste Pacifique, où c'est soit l'anglais ou le français qui s'imposent. Dans ce conflit linguistique qui habite le Polynésien et le Mélanésien, leurs langues maternelles sont humiliées, écrasées. Et ce mépris, objectivement fondé, hélas ils finissent par le faire le leur. Ainsi, de lui même, l'Océanien se met à écarter sa langue infirme pour bien vite ne paraître à l'aise que dans les langues venues d'ailleurs. C'est le phénomène que Hawaii et la Nouvelle-Zélande ont vécu voici 50 ans et que Tahiti, hélas, vit aujourd'hui quotidiennement.
Ce qui explique que notre ministre de la Culture a bien du pain sur la planche . Nous suivrons son combat avec intérêt.

Alex W. du PREL
Directeur de la publication


MAI 1999

Lundi 1 Mai

- Arrivée à Paris des députés Émile VERNAUDON, maire de Mahina et Michel BUILLARD, maire de Papeete pour le débat autour de la proposition de rééquilibrage de l'assemblée.

- Alexandre LEONTIEFF, ancien président du gouvernement est libre, une commission ayant accepté sa demande de mise en liberté conditionnelle.

 

Mardi 2 Mai

- Les membres du Conseil économique, social et culturel votent contre la proposition de circonscriptions électorale unique d'Émile VERNAUDON.

- Le tribunal administratif déclare le centre d'enfouissement technique de Paihoro conforme et rejette les requêtes de l'Association Taravao Nui Mâ.

- Les deux jeunes de nationalité chinoise arrivés clandestinement sur le territoire demandent l'asile politique et sont provisoirement en "résidence surveillée".

 

Mercredi 3 Mai

- La grève continue à Gaz de Tahiti.

- Ouverture de la cinquième Foire de mai à la salle Aorai Tini Hau de Pirae.

 

Jeudi 4 mai

- Le Comité des Sages remet ses conclusions sur le CET de Paihoro.

- La grève continue à Gaz de Tahiti.

 

Vendredi 5 Mai

- Retour à Tahiti des députés, Émile VERNAUDON et Michel BUILLARD de Paris.

- Grève à l'imprimerie du groupe Hersant. Pas de quotidiens

- Escale de la frégate chilienne "Almirante Condell à Tahiti.

 

Samedi 6 mai

- Suite de la grève à l'imprimerie du groupe Hersant. Pas de quotidiens. Le tribunal administratif oblige par référé la direction à négocier et les grévistes à libérer l'accès au bâtiment de La Dépêche.

- Jeux "Intervilles" polynésien au stade de la Fautaua.

- Tevaite MARTIN, âgée de 16 ans est élue Miss Raiatea.

 

Dimanche 7 mai

- Ouverture officielle de la compétition de surf Gotcha Tahiti Pro à Teahupoo.

- Vetea DAVID se qualifie pour la Gotcha Tahiti Pro à Teahupoo.

Fin de la grève à l'imprimerie Hersant.

 

Lundi 8 mai

- Début du déménagement du personnel de la Présidence vers le nouveau palais présidentiel.

Commémoration de l'Armistice du 8 mai 1945.

 

Mardi 9 mai

- L'assemblée de la Polynésie vote un avis contre la proposition de circonscription électorale unique d'Émile VERNAUDON.

- L'enquête sur l'affaire des clandestins chinois se poursuit.

- Gaston FLOSSE déclare être prêt pour l'ouverture du CET de Paihoro.

 

Mercredi 10 mai

- La fraternité chrétienne fête le 20è anniversaire de la création de son centre.

- Élisabeth MARZA, mère du petit Nicolas, refuse de rendre le petit à son père, Gino MARZA ordonné par la cour d'appel de Papeete.

- Le petit Nicolas est rendu à son père par la gendarmerie.

 

Jeudi 11 mai

- Début de l'audience du procès en appel des émeutiers de 1995.

Vendredi 12 ami

- Le tribunal administratif suspend l'arrêté territorial qui avait retiré la délégation de signature au directeur de la douane.

- Procès en appel des syndicats émeutiers de septembre 1995 sera rendue le 15 juin 2000.

- Gaston FLOSSE annonce qu'il retarde l'ouverture du CET de Paihoro jusqu'à son retour de métropole le 20 mai.

 

Samedi 13 mai

- Départ de Boris LEONTIEFF et de Gaston FLOSSE en métropole pour militer auprès des personnalités politique contre la proposition de circonscription électorale unique d'Émile VERNAUDON.

 

Dimanche 14 ami

- L'antropologue Paul De Deckker est élu président de l'Université de Nouvelle-Calédonie.

 

Lundi 15 mai

- Le consultant Pascal JOSEPHE de l'IMCA présente au président Gaston FLOSSE à Paris les dernières avancées du chantier et confirme le lancement de TNTV pour le 29 juin.

 

Mardi 16 mai

- La compagnie Air Tahiti Nui et la compagnie australienne Qantas signent un accord de coopération portant sur l'exploitation de la ligne Papeete-Auckland en partage de code.

- Fin des compétitions de surf professionnelle Gotcha Tahiti Pro à Teahupoo. Victoire de Kelly SLATER.

 

Mercredi 17 mai

- Gaston Flosse et Boris Léontieff s'accordent pour un rééquilibrage par huit sièges supplémentaires aux Îles-du-Vent - La grève continue à Gaz de Tahiti.

- Conférence sur la protection des océans au grand théâtre de la Maison de la Culture animée par Albert FALCO.

 

Jeudi 18 mai

- Jacques CHIRAC, président de la République, et Christian PONCELET, président du Sénat, reçoivent la délégation menée par M. Flosse..

- Deux colliers de perles noires signés Cartier et Jansich vendu aux enchères en Suisse pour 133 millions Fcfp (7MFF).

 

Vendredi 19 mai

- L'Association "Nape Ora" recueille 4,2 millions lors de son opération "Vos dons pour un sourires".

- Entretien du haut-commissaire, Jean ARIBAUD avec les principaux opposants au CET de Paihoro.

- Toujours la grève à Gaz de Tahiti.

- Retour à Tahiti du président, Gaston FLOSSE avec une partie de la délégation contre la circonscription unique.

- Dépôt d'un préavis de grève à l'hôtel Méridien de Punaauia.

 

Samedi 20 mai

- Mytsuru KATO, 23 ans, élue Miss Papeete 2000.

 

Dimanche 21 mai

- Manifestation de l'Association "Agir contre le Sida" dans le jardin de la mairie de Papeete.

- Arrivée à Papeete du nouveau catamaran Aremiti 4 au terme d'un convoyage d'un mois depuis Singapour.

 

Lundi 22 mai

- Mise en route du second Contrat de Développement (2000-2004) : une enveloppe globale de près de 40 milliards Fcfp financés pour moitié par le Territoire et pour moitié par l'État.

- Toujours la grève à Gaz de Tahiti.

 

 

Mardi 23 mai

- Fin de la grève à Gaz de Tahiti.

- Arrivée du Paquebot "Riviera I" dans le port de Papeete.

- Robert TERIITEHAU champion de Windsurf filmé à Moorea pour un reportage destiné à sept revues européennes et une vidéo cassette de la vie d'un véliplanchiste.

- Yannick AMARU, ancien conseiller territorial et ancien conseiller du gouvernement est le premier président du conseil d'administration de TNTV, une société d'économie mixte (85% Territoire).

 

Mercredi 24 mai

- Ouverture du centre d'enfouissement technique de Paihoro. Échauffourées entre gendarmes et manifestants. Un blessé léger.

- Dépôt de préavis de grève aux supermarchés Continent.

-Conférence de presse sur le droit Européen de l'IHEDN par Jean-Louis THIOLET, président du tribunal de première instance.

 

Jeudi 25 mai

- Arrivée au Tahiti de Marama VAIHIRUA, jeune footballeur tahitien de l'équipe FC de Nantes.

- Un Hawaïen, représentant de Global Prosperity, est mis en examen par le juge d'instruction pour "escroquerie".

- L'Assemblée nationale approuve le principe d'une stricte alternance homme-femme pour les élections aux Assemblées de Polynésie française, Wallis et Futuna et Nouvelle-Calédonie.

- Pas de grève au Méridien Tahiti.

- Gwendoline WALKER élue nouvelle secrétaire générale du syndicat Otahi, succédant à Teamio TUARAU.

- Inauguration d'un centre d'autodialyse de Moorea.

-Grève aux supermarchés Continent.

 

Vendredi 26 mai

Décès d'un touriste américain âgé de 38 ans après une chute sur le mont Rotui à Moorea.

- Trois jours après l'ouverture du CET de Paihoro, un second convoi escorté par les gendarmes franchit le barrage des contestataires.

-Bénédiction de la chapelle de Saint-Joseph à Paopao, Moorea.

 

Samedi 27 mai.

- Caroline VONSY, âgée de 18ans, élue Miss Dragon 2000.

-Bénédiction de l'Église Saint-Michel de Papetoai à Moorea

- Grève suspendue à Continent.

 

Lundi 29 mai

- L'intersyndicale des fonctionnaires de l'État en Polynésie française dénonce la remise en cause du système de sur-rémunération des employés du secteur public.

- Inauguration officielle du Forum des professionnels à l'Assemblée territoriale.

 

Mardi 30 mai

- Le CESC se déclare favorable sur la proposition de loi déposée par le député Michel BUILLARD à propos d'un rééquilibrage de la présentation des îles du Vent sans pénaliser les archipels.

 

Mercredi 31 mai

- Le syndicats des avocats de France (SAF) souhaite faire le point de l'actualité de la profession.

- La proposition de loi du député Michel BUILLARD est validé par l'assemblée de Polynésie, avec 29 voix pour et 11 voix contre.

- Virginie RUIS, âgée de 33 ans, concurrente de la "Nuit de la course" à Punaauia décède après avoir franchi la ligne d'arrivée.

- La présidente de l'Association Taravao Nui Mâ, Angèle TEAHU répond par courrier au haut-commissaire.

Henriette MAIHI

 


 

Affrontements entre tribus : un mort. SUVA - Des affrontements entre deux tribus sur la côte ouest de l'île principale de Viti Levu ont causé la mort d'un homme. Les deux villages se disputaient la propriété d'une parcelle et les accrochages avaient débuté il y a quelques semaines.

 

Le sigle Internet ".tv" fait recette.

FUNAFUTI - L'activité d'enregistrement de noms de domaines Internet se terminant par ".tv", commercialisé par le petit Etat insulaire de Tuvalu, prend ces derniers temps des proportions impressionnantes. La terminaison officielle de cet archipel sur Internet, "tv", attire actuellement des milliers de demandes, en particulier de la part des télévisions du monde entier qui veulent rendre leurs sites Web plus attractifs. Les recettes enregistrées l'an dernier s'élèvent à un peu moins de dix millions de dollars.

 

Air Niugini annonce des licenciement. PORT-MORESBY, La compagnie nationale aérienne de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Air Niugini, a annoncé en fin de semaine dernière son intention de licencier quelque 200 personnes, dans le cadre d'un plan de dégraissage

 

Suppression de l'armée. PORT-MORESBY - Le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée étudie actuellement la possibilité de supprimer l'armée (PNG Defence Force). Le projet pourrait se concrétiser par une fusion entre les forces armées et les forces de police, dans le cadre d'un plan de réformes visant à réduire les coûts.

 

Un paquebot de croisière s'échoue aux Salomon. HONIARA - Le "World Discoverer", paquebot américain avec à son bord près de 100 passagers s'est échoué le week end dernier sur un récif des îles Salomon et a dû être évacué. Les passagers du , principalement des Américains et Européens à la retraite, ont été évacués sans encombres

 

Crash d'un Britten-Norman : quatre morts. PORT-MORESBY - Quatre personnes (dont le pilote) ont trouvé la mort lors d'un accident au décolage d'un appareil Britten Norman Islander de la compagnie aérienne North Coast Aviation dans la province de Morobe (centre de la grande terre de la Papouasie-Nouvelle-Guinée),

 

La pêche au thon fidjienne en pleine croissance. SUVA - La société fidjienne de pêche " Ocean Traders " a annoncé de prochains investissements afin d'augmenter sa capacité de production et de capture de thon, en réponse à une augmentation de la demande de son client principal, le Japon. L'archipel fidjien pêche actuellement quelque 16.000 tonnes de thon par an.

 

La mine d'or d'OK Tedi prochainement fermée. PORT-MORESBY - La mine d'or et de cuivre d'OK Tedi, située à l'ouest de la grande terre, sera fermée définitivement, a déclaré la société australienne exploitant ce site, BHP (Broken Hill Property). Selon le directeur exécutif de BHP, Paul Anderson, il reste à ce site un potentiel d'exploitation d'une dizaine d'années sur les trente prévues, mais n'a pas caché que ce dossier lui causait "du souci". Depuis l'an dernier, plusieurs incidents liés à l'environnement ont été rendus publics sur le site minier, dont la déversement de déchets toxiques ayant entraîné la destruction massive de la faune et de la végétation tropicale.

 

Requin tueur en Papouasie. PORT-MORESBY,- Un homme a trouvé la mort dans la province de Madang (nord-est de la grande terre) après avoir été attaqué par un requin. Par ailleurs, non loin de là, un enfant de neuf ans a été grièvement blessé à la jambe par un autre squale, alors qu'il marchait au bord de la mer, à une profondeur ne dépassant pas ses genoux.

 

Fidji-hôpital Les hôpitaux fidjiens attirent les étrangers SUVA - Les autorités hospitalières fidjiennes se trouvent actuellement confrontées à une pénurie de lits en raison de la présence de nombreux malades étrangers qui préfèrent les tarifs abordables de cet archipel. Selon l'administration du Colonial War Memorial Hospital, cet établissement doit actuellement soigner des ressortissants de Tuvalu qui ont préféré être évacués sur Fidji où les tarifs sont moindre qu'en Australie ou Nouvelle-Zélande.

 

Kiribati- Premier hebdomadaire indépendant. TARAWA - Le premier hebdomadaire indépendant aux îles Kiribati a vu le jour sous l'impulsion de l'ancien Président de cet Etat insulaire et ancien Secrétaire Général du Forum du Pacifique, Ieremia Tabai.

 

Exportation de gingembre fidjien : US$ 2M. SUVA - La production et l'exportation du gingembre a rapporté à l'archipel fidjien l'an dernier quelque quatre millions de dollars fidjiens (plus de 250 millions CFP),

Une entreprise française enlève un marché de production d'électricité. SUVA - La société française SIDEC a remporté à Fidji un marché de quelque 140 millions de dollars fidjiens (environ 70 millions $US) portant sur la construction d'une centrale électrique utilisant les résidus de la canne à sucre. La société parisienne a signé l'accord avec la Fiji Sugar Corporation (FSC, société nationale du sucre), qui sera à terme en mesure de produire elle-même, quelque 53 Mégawatts, à partir d'une centrale à Ba (nord de l'île principale de Viti Levu), où se trouve un important centre de broyage de la canne.

 

Grand Pacific Hotel : Nauru riposte. SUVA - Le gouvernement de Nauru a entamé des poursuites judiciaires à l'encontre de Fidji dans le cadre de la saisie du Grand Pacific Hotel, un site historique que Nauru avait acheté et qui devait être rénové. La Grand Pacific Hotel avait été acheté par le gouvernement de Nauru par l'intermédiaire de sa société fiduciaire gestionnaires des revenus du phosphate. Mais l'engagement selon lequel les locataires devaient rénover le site et le remettre rapidement en exploitation n'avait pas été respecté. Fermé depuis six ans, l'hôtel est désormais tombé en décrépitude.

 

Peines de mort commuée en perpétuité. APIA - Les deux anciens ministres du gouvernement samoans qui avaient été reconnus coupables de complot de meurtre sur la personne d'un troisième ministre et condamnés à la mort par pendaison le mois dernier ont vu leur peine commuée en emprisonnement à perpétuité.

 

Premier directeur de l'UNC. NOUMEA - L'antropologue Paul de Deckker a été élu directeur de l'Université de Nouvelle-Calédonie.

 

Une jeune mère séropositive s'immole par le feu. PORT-MORESBY - Une jeune mère séropositive s'est suicidée en fin de semaine dernière en d'incendiant sa maison dans la province des Hauts-Plateaux de l'Ouest. La victime était la mère d'une petite fille, née séropositive.

 

Annulation de deux événements-phares en P.N.G.. PORT-MORESBY - Les deux événements-phares de la capitale papoue, le Festival Hiri Moale et le Port Moresby Show, très populaires auprès des visiteurs, ont été annulés cette année. Le Hiri Moale, un festival qui d'ordinaire réunit de nombreux groupes de danse de toutes les régions du pays, se déroule normalement au mois de septembre, en même temps et les fêtes de l'indépendance et le Port Moresby Show en juin. Les autorités ont invoqué des raisons financières, ainsi que les actes de vandlisme qui ont émaillé les éditions précédentes.

 

Pour le coup d'Etat de Fidji qui a commencé le 19 mai, lire notre dossier extensif en page 23.

A.d.P. avec Patrick Decloître / OFO / C.P.



Mademoiselle Caroline Vonsy, 18 ans, a été élue Miss Dragon, c'est-à-dire reine de la communauté chinoise de Tahiti


Arrivé le 23 mai à Papeete, le paquebot RIVIERA 1 en provenance d'Espagne via Panama, a de suite été immobilisé par la justice. En effet, la compagnie de croisière qui l'avait affrété a fait faillite et le paquebot a laissé dans son sillage des factures impayées. Quelques 300 passagers qui avaient déboursé chacun de 10 à 15 000 dollars pour un tour du monde durent rentrer chez eux par leurs propres moyens, tandis que l'équipage, qui n'a pas été payé, attend la suite des événements. La ligue des Droits de l'Homme et les autorités ont avitaillé le navire afin de rendre les conditions de vie de l'équipage décentes.

 


Histoire bien plus gaie, le superbe yacht "Arctic", au propriétaire très discret, est revenu croiser dans nos eaux.


Décédé : Aimé-Louis Grimald, gouverneur de la Polynésie française de décembre 1961 à janvier 1965. Il a été l'homme de la mise en place du CEP, c'est lui qui a fait approuver les baux de Moruroa et Fangataufa et qui fit venir la Légion contre l'avis de l'assemblée territoriale. Issu de l'école d'administration coloniale d'avant-guerre, il fut en charge de nombreuses colonies, dont la Nlle-Calédonie et l'Indochine. Homme ferme et sûr choisi par De Gaulle personnellement, il expulsa le journaliste polémiste Jacques Gervais, directeur des "Débats"en 1962, en vertu du décret de 1932, pour "préparer le terrain" des essais nucléaires.

 
Décédé : Bertrand JAUNEZ, à Punaauia, à l'âge de 96 ans. Arrivé à Tahiti pour la première fois en 1933, il rejoint en 1943 la France Libre par l'Espagne. Officier de liaison à la l'armée américaine, il revient à Tahiti en 1947, épousé une Tahitienne, Johanna Iorss en 1949 et se fixe définitivement à Punaauia. Cet homme d'affaires et grand philanthrope a fortement aidé à la mise en place de la lutte contre la filariose (Institut Malardé), puis offert une clinique mobile dentaire à la population. Mais il restera surtout célèbre pour avoir traduit en français et publié le Tahiti aux temps anciens de Teuira Henry, puis le Journal de Morrison dont il a financé la publication en 1966, tous deux des livres clé de l'histoire de Tahiti. Il a aussi aidé à la réalisation de la traduction des livres de William Ellis en 1973.