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15 : Notre 10ème anniversaire : l'aventure d'une presse libre à Tahiti
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Comme c'est le 10ème anniversaire de notre magazine, permettez-moi de saisir cette belle occasion pour expliquer le pourquoi et comment des "tendances" de nos colonnes. En effet, quelques rares abonnés de métropole (dont certains étaient jadis proche du pouvoir de Tahiti) nous ont demandé l'explication de la raison pour laquelle nous jetons un regard très critique à l'égard du gouvernement actuel, et bien entendu de son président, Gaston Flosse.
Pour comprendre la ligne éditoriale de Tahiti-Pacifique, il faut se replacer dans le contexte des rapports de forces, de pouvoir, qui existent à Tahiti et que certains lointains lecteurs ne cernent pas bien. En effet, la France a laissé se mettre en place, surtout en votant le statut d'autonomie interne de 1996 qui précise que « le président signe tous les contrats », un système dans lequel tous les pouvoirs de décision sont dorénavant entre les mains d'un seul homme, ce même président Flosse.
En sus, grâce à notre économie largement basée sur le transferts de fonds publics depuis la métropole vers l'Administration du Territoire, la Présidence de Tahiti opère aussi un contrôle peu habituel sur l'économie, car tous les grands contrats ne se font qu'avec l'Administration, laquelle d'ailleurs "territorialise" certains secteurs (téléphone mobile, chaînes câblées, électronique, bâtiment, etc), sans parler des "liens obscurs" entre le pouvoir et certaines grandes sociétés. A l'étendue des leviers politiques et économiques, il faut rajouter le quasi monopole d'une presse « légitimiste » à l'égard de ce pouvoir, ce qui permet à celle-ci d'obtenir le juteux marché de publicité des officines ou entreprises contrôlées par le territoire, Maison de la Culture, Tahiti 2000, Vini, SEP, Air Tahiti Nui, TNTV, TNS, campagnes des différents ministères, etc., etc., qui nous sont refusés. Bien que RFO ait retrouvé une certaine liberté vis-à-vis du pouvoir, celui-ci a créé à Tahiti une véritable "machine" de propagande plus ou moins habilement dirigée par une dizaine d'employés à la cellule "informations" de la Présidence qui publient, entre autres, deux périodiques, deux sites et une lettre Internet. Tout doit passer par ce service, comme l'explique une circulaire adressée aux ministères et services territoriaux. Il nourrit à la main et coordonne ses campagnes "d'information" en faveur du "système" avec les quotidiens, comme cela a encore une fois été démontré lors des dernières élections. Et comme si tout cela n'est toujours pas suffisant, le pouvoir a même créé sa propre chaîne de télévision, puis sa propre agence de presse !
Face à un tel "monstre" aux moyens illimités et qui souvent ne recule pas devant la "transformation" de l'information, il était logique que, dans le domaine de la presse écrite de Tahiti, Tahiti-Pacifique se positionne en contrepoids, même s'il est tout petit, presque dérisoire. Et comme tout journal n'a pour seuls juges et maîtres que ses lecteurs qui "votent" pour lui en l'achetant, il apparaît que ceux-ci approuvent un tel choix puisque nos ventes croissent régulièrement et que 97% des abonnements sont renouvelés, généralement avec des mots d'encouragement.
L'autre constante de Tahiti-Pacifique est notre combat (de Don Quichote ?) pour tenter de préserver à la Polynésie les valeurs qui ont fait sa grandeur et sa réputation. Là encore, pratiquement tous nos lecteurs semblent approuver, surtout ceux qui connaissent bien Tahiti. Sous peine de nous répéter, notre raisonnement est basé sur la question suivante : pourquoi dans nos îles si isolées, perdues au milieu du Pacifique et jusqu'il y a peu régies par des lois simples, n'a-t-on pas été capable d'inventer, d'imaginer et mettre en place un type de société qui serait en harmonie avec son environnement et sa population.
Hélas, pour des raisons de corporatisme, de privilège, de cupidité et de fainéantise intellectuelle, on calque le système d'un pays industrialisé d'une autre culture et d'un autre climat qui a depuis longtemps apporté la preuve qu'il ne mène ni au bonheur, ni à une société harmonieuse. Le résultat évident est que la population polynésienne se voit de plus en plus marginalisée, prolétarisée par la mise en place d'un "système" &emdash; sous prétexte de "modernisation" &emdash; qui ne marche qu'avec des spécialistes pour lesquels les formations n'existent pas dans le Territoire.
Ce qui fait que Tahiti se trouve aujourd'hui au même stade de "développement" que la Nouvelle-Zélande l'était au début du siècle ou les îles Hawaii dans les année 40. On connaît la suite qu'ont vécue ces îles : la société a été divisée avec les populations polynésiennes laissées à l'écart par le nouveau "système" importé, jusqu'à devenir une sorte de sous-prolétariat avec la perte de dignité que cela implique. Les descendants des fiers navigateurs des pirogues et des guerriers de Tahiti devront-ils, à leur tour, devenir les serviteurs, balayeurs, valets ou ouvriers des nouveaux maîtres de la société du pognon, du profit et du paraître où la légendaire communion tahitienne avec la nature est traitée en dérision ? Espérons que non ; et nous continuerons d'apporter notre très modeste contribution pour tenter d'éviter ça. D'ailleurs, la population semble commencer à prendre conscience de la pente vers laquelle on l'entraîne : le 16 mars, après la victoire électorale d'Emile Vernaudon face à trois ministres du président Flosse à la mairie de Mahina, la foule se mit tout à coup à scander : « On est chez nous, on est chez nous ! ». Donc pas chez "les autres".
Merci encore pour votre fidélité.
Alex W. du PREL
Directeur de la publication

Jeudi 1 mars
- 21ème congrès quinquennal de l'Église
adventiste du 7ème jour à Tahiti .
- Inauguration des ateliers-relais de Taravao.
Vendredi 2 mars
-Pétition des résidents de Vaihere à Papetoai
Moorea, qui revendiquent le droit de recevoir correctement les
chaînes de télévision RFO.
Dimanche 4 mars
- Décès de Célina Martin épouse
LANGOMAZINO, doyenne de Papeete, à l'âge de 102 ans.
- Escale à Papeete du paquebot Royal Princess.
Lundi 5 mars
- Commémoration de l'arrivée de l'Évangile
à Tahiti.
Mardi 6 mars
- Gaston FLOSSE annonce une réorganisation de son gouvernement
:
- Llewellyn TEMATAHOTOA, ministre de la Mer devient ministre de la
Pêche, Nicole BOUTEAU devient ministre du tourisme et de
l'Artisanat et Jean-Marie COLOMBANI, bras droit de Gaston FLOSSE,
lequel devient aussi ministre de la Perliculture.
- Escale à Papeete des deux navires de recherche japonais, les
"Shonan Maru 1" et "Shonan Maru 2".
- Le personnel de l'huilerie de Tahiti en grève.
- Le président du gouvernement, Gaston FLOSSE reçoit
Zhao JINJUN, ministre de l'ambassade de Chine.
Mercredi 7 mars
- Le juge du contentieux électoral décide la radiation
de la liste électorale de Gaston FLOSSE à Pirae et
déclare son inscription à Arue impossible car
tardive.
- Joseph LUCAS, maire de Taiarapu-Ouest est radié de sa liste
électorale.
- Le CEPF (conseil des employeurs de Polynésie
française) remet en question la crédibilité de
la ligue polynésienne des Droits de l'Homme.
- Grève à l'huilerie de Tahiti.
Jeudi 8 mars
- En réaction à la décision du juge du
contentieux électoral, Gaston FLOSSE dénonce un
"complot" de l'État socialiste".
- La Cour d'appel de Versailles confirme la validité du
contrat passé entre la société TPS et le bouquet
TNS de l'Office des postes et Télécommunications.
Vendredi 9 mars
- Fin de la grève à l'huilerie de Tahiti.
- La Cour de cassation de Paris casse l'ordonnance du juge du
contentieux électoral concernant Gaston FLOSSE.
Samedi 10 mars
- La Cour d'appel inscrit Gaston FLOSSE sur les listes
électorales de Arue.
- Manifestation "pour la moralisation de la vie politique" du Tavini
Huiraatira à Papeete et devant la stèle de
Pouvana'a
- Arrivée d'un Airbus 330-200 à Tahiti Faa'a en
provenance de Paris.
Dimanche 11 mars
- Premier tour des élections municipales : Édouard
FRITCH de Pirae, Boris LEONTIEFF de Arue, Oscar TEMARU de Faa'a,
Marcelle HOLOZET de Teahupoo, Henri FLOHR de Papenoo, Domingo DAUPHIN
de Tiarei, Jonas TAHUAITU de Papeari et Augustine PITTMAN de Mahaena
sont les maires et maires délégués élus
au premier tour des élections municipales.
- Après son élection, Gaston FLOSSE démissionne
de son mandat de conseiller municipal de Pirae pour respecter la loi
sur le cumul des mandats
Lundi 12 mars
- Les salariés de TNTV déposent un préavis de
grève.
- Maroura TETUANUI représentante de la population de Outumaoro
adresse aux autorités un courrier les interpellant sur le
danger dans ce secteur mal conçu pour les piétons : 18
morts.
- Le ministère de l'Agriculture et de l'Elevage interdit
l'importation des viandes et laitages d'origine française pour
protéger le Territoire de la fièvre aphteuse.
Mardi 13 mars
- Suite au dépôt d'un recours administratif, les membres
du Groupement d'intervention de la Polynésie française,
les G.I.P. et les "Gipettes" adressent un courrier au
haut-commissaire pour l'interpeller sur leur avenir et celui de la
place Vaiete qu'ils entretiennent.
- Remise en service du "localizer" de la piste de Tahiti-Faa'a
détruit lors du crash du DC 10 d'Hawaiien Airlines, le 24
décembre 2000.
Mercredi 14 mars
- Thierry Nhun Fat, directeur de cabinet du ministre de la Culture,
est nommé pour présenter le territoire de la
Polynésie française au sein de la Commission Sociale de
l'université de la P.F.
- L'auteur du double meurtre de l'immeuble Farnham est
arrêté par la police. Il s'agit d'un menuisier de
profession, âgé de 32 ans qui a avoué le crime
qui s'est déroulé lors d'un acte de prostitution qui
s'est mal passé.
Jeudi 15 mars
- Milou EBB, maire de Teva I Uta depuis 1977, annonce qu'il se retire
des élections municipale pour raison de santé.
- Intoxication d'origine alimentaire sur l'atoll de Napuka : 2 morts
et 22 malades
Vendredi 16 mars
- Un avion Casa de l'armée évacue sur Papeete 22
personnes atteintes d'intoxication sur l'atoll de Napuka.
Dimanche 18 mars
- Deuxième tour des élections municipales.
- Arrivée à Tahiti des musiciens du "Werther Quartet"
pour une série de concerts.
Lundi 19 mars
- Le tribunal administratif ôte au GIP le gardiennage de la
place Vaiete, mais lui laisse la gestion et l'entretien.
- Retour sur l'atoll de Napuka des habitants évacués
vers l'hôpital Mamao pour intoxication alimentaire.
Mardi 20 mars
- Mises en place de trois ralentisseurs sur la route territoriale,
selon la demande de l'association A Paruru Ia Outumaoro.
Mercredi 21 mars
- La station orbitale "Mir" finit sa course dans les abysses de
l'océan Pacifique au sud des îles Fidji. Le
phénomène n'est pas visible depuis Tahiti.
- Wan Air suspend tous ses vols réguliers après moins
de neuf mois d'activité.
Jeudi 22 mars
- Les agents du Trésor Public en grève.
Vendredi 23 mars
- L'association Vaititarava demande une expertise de la situation du
chantier du terrassement du fond de la vallée de Tipaerui
où la montagne s'effondre.
- Le Dr Bruno HUBERT de la direction de la santé publique
écarte l'hypothèse de l'intoxication alimentaire et
privilégie la thèse d'une gastro-entérite
d'origine virale aggravée à Napuka.
- Teriitepaiatua MAIHI élu nouveau maire de Moorea.
Samedi 24 mars
- Première soirée du seconde édition des deux
"Intervilles" à la place To'ata.
- Le Casa de l'armée de l'air effectue un aller et retour sur
l'atoll de "Napuka" afin de chercher les deux corps exhumés
pour une autopsie.
Lundi 26 mars
- Arrivée à Tahiti d'une délégation du
Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) venue de
métropole.
- Le conseil des ministres annonce un projet de fusion des deux
cliniques privées du territoire, Cardella et Paofai.
Mardi 27 mars
- Arrivée à Papeete du bâtiment de la Marine
nationale La Glorieuse.
- La confédération des syndicats indépendants de
Polynésie (CSIP) dépose un préavis de
grève à Téléfenua.
- La société de Daniel Palacz et l'équipage du
remorqueur "Ati" du Port Autonome coulent deux anciennes cuves de gaz
par 1800m de fond au sud de Moorea .
Mercredi 28 mars
- 14è congrès du Tahoera'a Huiraatira.
- Arrivée à Tahiti du pasteur Konrad RAISER,
secrétaire général du conseil oecuménique
des Églises (COE).
- Justin ARAPARI, président de l'assemblée de la
Polynésie française, annonce sa décision de
présenter une liste dissidente du Tahoera'a lors des
élections territoriales.
- Conférence de presse de la délégation du
Conseil Supérieur de la Magistrature au Palais de justice.
Jeudi 29 mars
- Arrivée à Tahiti du général, Jean
RIVIÈRE, major général de la gendarmerie
nationale.
- Inauguration de la nouvelle agence Air Tahiti face au Loto à
Papeete.
- Protestation des militants du Tavini Huiraatira après
qu'Oscar TEMARU ait inscrit Tina EBB, épouse CROSS à la
4è place sur la liste électorale du parti.
Henriette MAIHI

Cyclone Paula : 1 mort à Vanuatu, 1 disparu à
Fidji
SUVA, 2 mars - Le cyclone tropical Paula, qui se trouve toujours au
sud des îles Fidji avec des vents atteignant les 240
kilomètres/heure en rafales, a tué un jeune
pêcheur de 19 ans, surpris en mer à bord de sa pirogue
sur l'île de Santo avant d'en emporter un autre à Fidji,
rapporte vendredi la radio nationale. Paula a notamment frappé
les îles de Santo ainsi que Mallicolo et Vaté (où
se trouve la capitale Port-Vila).
L'industrie perlicole des îles Cook frappée par une
maladie
RAROTONGA, 4 mars - L'industrie perlière des îles Cook,
concurrent de la Polynésie française voisine, prendra
au moins "cinq ans" à récupérer des effets
dévastateurs d'une maladie qui a frappé l'année
dernière les huîtres de ses bassins de l'île de
Manihiki.
Le chargement de MOX poursuivi par Greenpeace
SUVA, 7 mars - Le chargement de MOX (mélange oxydé de
plutonium retraité) en route pour le Japon à bord du
navire britannique Pacific Pintail, qui traverse actuellement la mer
de Tasmanie (entre l'Australie et la Nouvelle-Zélande), tente
actuellement de se dérouter afin d'éviter une rencontre
avec une flottille de bateaux de Greenpeace.
Les Américains accèdent au marché de
l'acajou
SUVA, 14 mars - Une société californienne, American
Global Resources LLC (AGR) basée à Santa Barbara, a
obtenu mardi les droits d'exploiter les vastes forêts d'acajou
et de pins des îles Fidji après avoir formé une
société mixte avec deux sociétés locales.
Basée sur les principes de développement durable,
l'association américano-fidjienne a été conclue
avec les propriétaires coutumiers (traditionnels) des
provinces de Bua et Macuata, sur l'île de Vanua Levu (nord de
l'île principale), où se trouvent de larges
pinèdes.
Maori obligatoire pour les candidats à la
résidence
RAROTONGA, 14 mars - Les candidats à l'immigration
définitive vers les îles Cook devraient remplir la
condition préliminaire de parler couramment le Maori (langue
indigène) : c'est l'avis du président du Parlement. Le
concept de Maori en tant que langue officielle des îles Cook
était prêt à aboutir : il avait été
adopté par le Parlement en 1998, mais a depuis
été oublié par un nouveau gouvernement.
Muniterie
PORT-MORESBY, 15 mars - Un groupe de soldats papous a pris le
contrôle jeudi du quartier général de
l'armée (Murray Barracks) avec en leur possession un stock
d'armes subtilisé la nuit précédente. Ceci
intervient alors que le gouvernement papou du Premier ministre Sir
Mekere Morauta venait de prendre la décision de réduire
de moitié les effectifs au sein de l'armée.
Atterrissage raté d'un Boeing à Pohnpei
POHNPEI,16 mars - Un Boeing de transport aéropostal a
manqué son atterrissage mardi sur la piste du petit
aéroport de Pohnpei, causant la fermeture de ce dernier
depuis, rapporte le service d'information de cet État.
L'appareil, un Boeing 727 appartenant à la compagnie
américaine Express One International, effectuait une liaison
entre Honolulu et Guam. L'appareil a touché la piste trop
tôt et cassé son train d'atterrissage avant. L'avion a
ensuite glissé avant de s'immobiliser, couché sur son
aile droite. Les trois membres d'équipage n'ont pas
été blessés.
Les mutins veulent la démission du Premier ministre
PORT-MORESBY, 20 mars. Les soldats mutins qui se sont enfermés
dans la caserne principale de Murray ont finalement indiqué
mardi qu'ils voulaient obtenir la démission du Premier
ministre Sir Mekere Morauta.
Le Pacifique se prépare à recevoir MIR
SUVA, 23 mars - L'océan Pacifique, qui représente un
tiers de la surface de la planète Terre, se prépare
vendredi à recevoir la station spatiale russe MIR, qui doit
entrer dans l'atmosphère terrestre aux alentours de 18h30
heure de Fidji sur fonds d'inquiétude mêlée
à une excitation certaine. Aux îles Fidji, tout comme
dans d'autres pays de cette immense région (dont la
Polynésie Française et le royaume de Tonga), des
mesures préventives de surveillance et d'avis aux populations
ont été mises en place par les autorités
locales, afin de parer à toute menace éventuelle
posée par la retombée de parties de MIR qui ne se
seraient pas entièrement consumées.
Les mutins ont rendu une partie de leurs armes
PORT-MORESBY, 26 mars - Les promesses faites en fin de semaine
dernière par un groupe de soldats des forces de défense
de Papouasie-Nouvelle-Guinée de restituer les armes lourdes et
munitions subtilisées lors d'une mutinerie il y a deux
semaines ont commencé à être mises à
exécution en échange d'une amnistie. Le stock d'armes
avait été subtilisé de l'armurerie principale
par un groupe d'une centaine de soldats.
Nickel : résolution prioritaire des litiges fonciers
PORT-MORESBY, 26 mars - Les services juridiques du gouvernement de
Papouasie-nouvelle-Guinée ont lancé une
procédure visant à régler en masse la
cinquantaine de litiges fonciers concernant le site prévu pour
accueillir un important projet d'exploitation de nickel et de
colbalt. Ce projet, qui doit voir le jour sur le site de Ramu
(province du Sépik), permettra une exploitation prévue
pour une quarantaine d'années avec des recettes annuelles de
quelque 700 millions de dollars australiens et la création de
milliers d'emplois en produisant 33.000 tonnes de nickel et 3.200
tonnes de cobalt par an.
Les Indo-Fidjiens demandent des comptes à l'Australie
SUVA, 28 mars - Une association regroupant les membres de la
communauté fidjienne d'origine indienne a officiellement
demandé à l'Australie de préciser quel
rôle elle a joué dans l'acheminement des travailleurs de
l'Inde vers les îles Fidji à la fin du 19ème
siècle. Il y a environ 125 ans, les premiers travailleurs
arrivaient des Indes aux îles Fidji, alors colonie britannique,
pour y travailler dans les plantations de canne à sucre de
l'empire. Depuis le coup d'État du 19 mai dernier, ce groupe a
également tenté de demander des comptes à la
Grande Bretagne, estimant que la couronne portait une
responsabilité dans la situation actuelle et les coup de force
des nationalistes indigènes dirigés contre les
Indo-Fidjiens. Dans les deux cas, les demandes se sont
heurtées à une fin de non-recevoir. Le Royaume-Uni a
rejeté en septembre dernier toute responsabilité dans
les problèmes ethniques auxquels l'archipel se trouve
confronté. "L'administration coloniale a fait de son mieux
pendant toutes ces années. Il est très facile d'avoir
raison après coup, mais même lorsque quelqu'un parle
avec le recul, tout ce que nous avons fait a été
transféré au gouvernement de Fidji à
l'indépendance. Donc si, à l'indépendance, le
problème existait encore, c'était au gouvernement de
Fidji de le régler entre cette époque et maintenant".
La diplomate fidjienne sur la sellette
SUVA, 30 mars - La représentante des îles Fidji en poste
en Malaisie, Adi Samanunu Cakobau, est soupçonnée
d'être impliquée dans les événements qui
ont suivi le coup d'État du 19 mai de l'année
dernière et fait désormais l'objet d'une enquête
officielle de la part de la Commission de la Fonction Publique
fidjienne. Mme Cabokau appartient à l'une des plus influentes
familles fidjiennes : elle est la petite-fille du grand chef Seru
Cakobau qui, en 1874 avait cédé les îles Fidji
à la couronne britannique.
Les chantiers navals de Fidji veulent le marché
tahitien
SUVA, 30 mars - Les chantiers navals de Fidji SFL sont
décidés à se placer dans le cadre d'un appel
d'offre pouvant décrocher un marché de construction de
plus d'une cinquantaine de bateaux de pêche pour la
Polynésie française. L'an dernier SFL livrait les
dernières pièces d'un lot de cinq bateaux de
pêche pour à Polynésie française dans le
cadre d'un programme financé par l'Union Européenne.
Ces derniers mois un autre sérieux concurrent se trouve en
lice : la Chine, avec laquelle le Président de la
Polynésie française, Gaston Flosse, a d'ores et
déjà eu des contacts préliminaires l'an dernier.
Un garçon de douze ans condamné pour viol
APIA, 30 mars - Un jeune garçon de douze ans a
été condamné a deux ans de prison ferme
après avoir été reconnu coupable de viol sur une
adolescente de treize ans par un tribunal de la capitale samoane. Le
chef de la magistrature samoane a expliqué son verdict par le
fait qu'il ne voulait pas que d'autres jeunes délinquants
aient l'impression qu'ils sont protégés par leur jeune
âge.
Alliance de quatre partis indigènes
SUVA, 30 mars - Le paysage politique fidjien a subi jeudi un nouveau
bouleversement avec l'annonce d'une alliance conclue entre les quatre
principaux partis indigènes nationalistes de cet archipel, en
prévision de législatives anticipées en
août prochain. La grandes lignes communes de quatre
signataires, selon l'accord signé, affirment les principes de
"protection des droits religieux", de "propriété
foncière", et de "suprématie" des Fidjiens de souche.
Le Président de Nauru renversé
YAREN, 31 mars - Le Président du petit État insulaire
de Nauru, Bernard Dowiyogo, a été renversé
vendredi par une motion de censure. L'opposition reprochait à
M. Dowiyogo d'entretenir des relations avec la mafia russe. Nauru
(peuplé d'un peu plus de onze mille habitants), se trouve
à un millier de kilomètres au nord des îles
Salomon, sur l'équateur. Ce pays a longtemps vécu
grâce aux revenus de l'exploitation des mines de phosphate, qui
a depuis cessé. Il se trouve désormais confronté
à un avenir économique incertain, compliqué des
dégâts causés à l'environnement par
l'extraction du minerai.
Patrick Decloitre à Suva, , Flash d'Océanie/Communauté du Pacifique



