N° 120, avril 2001

5

Editorial

6

Courrier des lecteurs

7

Analyse de l'actualité

9

Confidences

10

Démocratie, façon Flosse...

12

Humour

13

Baromètre

15

10 ans de Tahiti-Pacifique
LIRE L'ARTICLE

19

Divers

20

Fiu de Beslu

23

G. Flosse peut-il perdre ? (2ème partie)

27

Résultat des élections

28

Difficulté de vivre sur une île déserte

32

Missionnaires tahitiens oubliés

34

Encore du courrier

37

Encore, encore du courrier

38

Rapport Salles sur les Marquises

45

Pacifique : Magouilles à Vanuatu

46

Art de vivre

47

NOUVELLE : Saison des pluies

51

Mots fléchés de Tahiti

52

Evénements du Pacifique en mars 2001

53

Les événements de Tahiti en mars 2001

54

Balises des îles


15 : Notre 10ème anniversaire : l'aventure d'une presse libre à Tahiti


28 : une folle baronne sur une île déserte


HUMOUR

Occasion pour des explications

Comme c'est le 10ème anniversaire de notre magazine, permettez-moi de saisir cette belle occasion pour expliquer le pourquoi et comment des "tendances" de nos colonnes. En effet, quelques rares abonnés de métropole (dont certains étaient jadis proche du pouvoir de Tahiti) nous ont demandé l'explication de la raison pour laquelle nous jetons un regard très critique à l'égard du gouvernement actuel, et bien entendu de son président, Gaston Flosse.

Pour comprendre la ligne éditoriale de Tahiti-Pacifique, il faut se replacer dans le contexte des rapports de forces, de pouvoir, qui existent à Tahiti et que certains lointains lecteurs ne cernent pas bien. En effet, la France a laissé se mettre en place, surtout en votant le statut d'autonomie interne de 1996 qui précise que « le président signe tous les contrats », un système dans lequel tous les pouvoirs de décision sont dorénavant entre les mains d'un seul homme, ce même président Flosse.

En sus, grâce à notre économie largement basée sur le transferts de fonds publics depuis la métropole vers l'Administration du Territoire, la Présidence de Tahiti opère aussi un contrôle peu habituel sur l'économie, car tous les grands contrats ne se font qu'avec l'Administration, laquelle d'ailleurs "territorialise" certains secteurs (téléphone mobile, chaînes câblées, électronique, bâtiment, etc), sans parler des "liens obscurs" entre le pouvoir et certaines grandes sociétés. A l'étendue des leviers politiques et économiques, il faut rajouter le quasi monopole d'une presse « légitimiste » à l'égard de ce pouvoir, ce qui permet à celle-ci d'obtenir le juteux marché de publicité des officines ou entreprises contrôlées par le territoire, Maison de la Culture, Tahiti 2000, Vini, SEP, Air Tahiti Nui, TNTV, TNS, campagnes des différents ministères, etc., etc., qui nous sont refusés. Bien que RFO ait retrouvé une certaine liberté vis-à-vis du pouvoir, celui-ci a créé à Tahiti une véritable "machine" de propagande plus ou moins habilement dirigée par une dizaine d'employés à la cellule "informations" de la Présidence qui publient, entre autres, deux périodiques, deux sites et une lettre Internet. Tout doit passer par ce service, comme l'explique une circulaire adressée aux ministères et services territoriaux. Il nourrit à la main et coordonne ses campagnes "d'information" en faveur du "système" avec les quotidiens, comme cela a encore une fois été démontré lors des dernières élections. Et comme si tout cela n'est toujours pas suffisant, le pouvoir a même créé sa propre chaîne de télévision, puis sa propre agence de presse !

Face à un tel "monstre" aux moyens illimités et qui souvent ne recule pas devant la "transformation" de l'information, il était logique que, dans le domaine de la presse écrite de Tahiti, Tahiti-Pacifique se positionne en contrepoids, même s'il est tout petit, presque dérisoire. Et comme tout journal n'a pour seuls juges et maîtres que ses lecteurs qui "votent" pour lui en l'achetant, il apparaît que ceux-ci approuvent un tel choix puisque nos ventes croissent régulièrement et que 97% des abonnements sont renouvelés, généralement avec des mots d'encouragement.

L'autre constante de Tahiti-Pacifique est notre combat (de Don Quichote ?) pour tenter de préserver à la Polynésie les valeurs qui ont fait sa grandeur et sa réputation. Là encore, pratiquement tous nos lecteurs semblent approuver, surtout ceux qui connaissent bien Tahiti. Sous peine de nous répéter, notre raisonnement est basé sur la question suivante : pourquoi dans nos îles si isolées, perdues au milieu du Pacifique et jusqu'il y a peu régies par des lois simples, n'a-t-on pas été capable d'inventer, d'imaginer et mettre en place un type de société qui serait en harmonie avec son environnement et sa population.

Hélas, pour des raisons de corporatisme, de privilège, de cupidité et de fainéantise intellectuelle, on calque le système d'un pays industrialisé d'une autre culture et d'un autre climat qui a depuis longtemps apporté la preuve qu'il ne mène ni au bonheur, ni à une société harmonieuse. Le résultat évident est que la population polynésienne se voit de plus en plus marginalisée, prolétarisée par la mise en place d'un "système" &emdash; sous prétexte de "modernisation" &emdash; qui ne marche qu'avec des spécialistes pour lesquels les formations n'existent pas dans le Territoire.

Ce qui fait que Tahiti se trouve aujourd'hui au même stade de "développement" que la Nouvelle-Zélande l'était au début du siècle ou les îles Hawaii dans les année 40. On connaît la suite qu'ont vécue ces îles : la société a été divisée avec les populations polynésiennes laissées à l'écart par le nouveau "système" importé, jusqu'à devenir une sorte de sous-prolétariat avec la perte de dignité que cela implique. Les descendants des fiers navigateurs des pirogues et des guerriers de Tahiti devront-ils, à leur tour, devenir les serviteurs, balayeurs, valets ou ouvriers des nouveaux maîtres de la société du pognon, du profit et du paraître où la légendaire communion tahitienne avec la nature est traitée en dérision ? Espérons que non ; et nous continuerons d'apporter notre très modeste contribution pour tenter d'éviter ça. D'ailleurs, la population semble commencer à prendre conscience de la pente vers laquelle on l'entraîne : le 16 mars, après la victoire électorale d'Emile Vernaudon face à trois ministres du président Flosse à la mairie de Mahina, la foule se mit tout à coup à scander : « On est chez nous, on est chez nous ! ». Donc pas chez "les autres".

Merci encore pour votre fidélité.

Alex W. du PREL
Directeur de la publication


Jeudi 1 mars
- 21ème congrès quinquennal de l'Église adventiste du 7ème jour à Tahiti .
- Inauguration des ateliers-relais de Taravao.

Vendredi 2 mars
-Pétition des résidents de Vaihere à Papetoai Moorea, qui revendiquent le droit de recevoir correctement les chaînes de télévision RFO.

Dimanche 4 mars
- Décès de Célina Martin épouse LANGOMAZINO, doyenne de Papeete, à l'âge de 102 ans.
- Escale à Papeete du paquebot Royal Princess.

Lundi 5 mars
- Commémoration de l'arrivée de l'Évangile à Tahiti.

Mardi 6 mars
- Gaston FLOSSE annonce une réorganisation de son gouvernement :
- Llewellyn TEMATAHOTOA, ministre de la Mer devient ministre de la Pêche, Nicole BOUTEAU devient ministre du tourisme et de l'Artisanat et Jean-Marie COLOMBANI, bras droit de Gaston FLOSSE, lequel devient aussi ministre de la Perliculture.
- Escale à Papeete des deux navires de recherche japonais, les "Shonan Maru 1" et "Shonan Maru 2".
- Le personnel de l'huilerie de Tahiti en grève.
- Le président du gouvernement, Gaston FLOSSE reçoit Zhao JINJUN, ministre de l'ambassade de Chine.

Mercredi 7 mars
- Le juge du contentieux électoral décide la radiation de la liste électorale de Gaston FLOSSE à Pirae et déclare son inscription à Arue impossible car tardive.
- Joseph LUCAS, maire de Taiarapu-Ouest est radié de sa liste électorale.
- Le CEPF (conseil des employeurs de Polynésie française) remet en question la crédibilité de la ligue polynésienne des Droits de l'Homme.
- Grève à l'huilerie de Tahiti.

Jeudi 8 mars
- En réaction à la décision du juge du contentieux électoral, Gaston FLOSSE dénonce un "complot" de l'État socialiste".
- La Cour d'appel de Versailles confirme la validité du contrat passé entre la société TPS et le bouquet TNS de l'Office des postes et Télécommunications.

Vendredi 9 mars
- Fin de la grève à l'huilerie de Tahiti.
- La Cour de cassation de Paris casse l'ordonnance du juge du contentieux électoral concernant Gaston FLOSSE.

Samedi 10 mars
- La Cour d'appel inscrit Gaston FLOSSE sur les listes électorales de Arue.
- Manifestation "pour la moralisation de la vie politique" du Tavini Huiraatira à Papeete et devant la stèle de Pouvana'a
- Arrivée d'un Airbus 330-200 à Tahiti Faa'a en provenance de Paris.

Dimanche 11 mars
- Premier tour des élections municipales : Édouard FRITCH de Pirae, Boris LEONTIEFF de Arue, Oscar TEMARU de Faa'a, Marcelle HOLOZET de Teahupoo, Henri FLOHR de Papenoo, Domingo DAUPHIN de Tiarei, Jonas TAHUAITU de Papeari et Augustine PITTMAN de Mahaena sont les maires et maires délégués élus au premier tour des élections municipales.
- Après son élection, Gaston FLOSSE démissionne de son mandat de conseiller municipal de Pirae pour respecter la loi sur le cumul des mandats

Lundi 12 mars
- Les salariés de TNTV déposent un préavis de grève.
- Maroura TETUANUI représentante de la population de Outumaoro adresse aux autorités un courrier les interpellant sur le danger dans ce secteur mal conçu pour les piétons : 18 morts.
- Le ministère de l'Agriculture et de l'Elevage interdit l'importation des viandes et laitages d'origine française pour protéger le Territoire de la fièvre aphteuse.

Mardi 13 mars
- Suite au dépôt d'un recours administratif, les membres du Groupement d'intervention de la Polynésie française, les G.I.P. et les "Gipettes" adressent un courrier au haut-commissaire pour l'interpeller sur leur avenir et celui de la place Vaiete qu'ils entretiennent.
- Remise en service du "localizer" de la piste de Tahiti-Faa'a détruit lors du crash du DC 10 d'Hawaiien Airlines, le 24 décembre 2000.

Mercredi 14 mars
- Thierry Nhun Fat, directeur de cabinet du ministre de la Culture, est nommé pour présenter le territoire de la Polynésie française au sein de la Commission Sociale de l'université de la P.F.
- L'auteur du double meurtre de l'immeuble Farnham est arrêté par la police. Il s'agit d'un menuisier de profession, âgé de 32 ans qui a avoué le crime qui s'est déroulé lors d'un acte de prostitution qui s'est mal passé.

Jeudi 15 mars
- Milou EBB, maire de Teva I Uta depuis 1977, annonce qu'il se retire des élections municipale pour raison de santé.
- Intoxication d'origine alimentaire sur l'atoll de Napuka : 2 morts et 22 malades

Vendredi 16 mars
- Un avion Casa de l'armée évacue sur Papeete 22 personnes atteintes d'intoxication sur l'atoll de Napuka.

Dimanche 18 mars
- Deuxième tour des élections municipales.
- Arrivée à Tahiti des musiciens du "Werther Quartet" pour une série de concerts.

Lundi 19 mars
- Le tribunal administratif ôte au GIP le gardiennage de la place Vaiete, mais lui laisse la gestion et l'entretien.
- Retour sur l'atoll de Napuka des habitants évacués vers l'hôpital Mamao pour intoxication alimentaire.

Mardi 20 mars
- Mises en place de trois ralentisseurs sur la route territoriale, selon la demande de l'association A Paruru Ia Outumaoro.

Mercredi 21 mars
- La station orbitale "Mir" finit sa course dans les abysses de l'océan Pacifique au sud des îles Fidji. Le phénomène n'est pas visible depuis Tahiti.
- Wan Air suspend tous ses vols réguliers après moins de neuf mois d'activité.

Jeudi 22 mars
- Les agents du Trésor Public en grève.

Vendredi 23 mars
- L'association Vaititarava demande une expertise de la situation du chantier du terrassement du fond de la vallée de Tipaerui où la montagne s'effondre.
- Le Dr Bruno HUBERT de la direction de la santé publique écarte l'hypothèse de l'intoxication alimentaire et privilégie la thèse d'une gastro-entérite d'origine virale aggravée à Napuka.
- Teriitepaiatua MAIHI élu nouveau maire de Moorea.

Samedi 24 mars
- Première soirée du seconde édition des deux "Intervilles" à la place To'ata.
- Le Casa de l'armée de l'air effectue un aller et retour sur l'atoll de "Napuka" afin de chercher les deux corps exhumés pour une autopsie.

Lundi 26 mars
- Arrivée à Tahiti d'une délégation du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) venue de métropole.
- Le conseil des ministres annonce un projet de fusion des deux cliniques privées du territoire, Cardella et Paofai.

Mardi 27 mars
- Arrivée à Papeete du bâtiment de la Marine nationale La Glorieuse.
- La confédération des syndicats indépendants de Polynésie (CSIP) dépose un préavis de grève à Téléfenua.
- La société de Daniel Palacz et l'équipage du remorqueur "Ati" du Port Autonome coulent deux anciennes cuves de gaz par 1800m de fond au sud de Moorea .

Mercredi 28 mars
- 14è congrès du Tahoera'a Huiraatira.
- Arrivée à Tahiti du pasteur Konrad RAISER, secrétaire général du conseil oecuménique des Églises (COE).
- Justin ARAPARI, président de l'assemblée de la Polynésie française, annonce sa décision de présenter une liste dissidente du Tahoera'a lors des élections territoriales.
- Conférence de presse de la délégation du Conseil Supérieur de la Magistrature au Palais de justice.

Jeudi 29 mars
- Arrivée à Tahiti du général, Jean RIVIÈRE, major général de la gendarmerie nationale.
- Inauguration de la nouvelle agence Air Tahiti face au Loto à Papeete.
- Protestation des militants du Tavini Huiraatira après qu'Oscar TEMARU ait inscrit Tina EBB, épouse CROSS à la 4è place sur la liste électorale du parti.

Henriette MAIHI

 


 

Cyclone Paula : 1 mort à Vanuatu, 1 disparu à Fidji
SUVA, 2 mars - Le cyclone tropical Paula, qui se trouve toujours au sud des îles Fidji avec des vents atteignant les 240 kilomètres/heure en rafales, a tué un jeune pêcheur de 19 ans, surpris en mer à bord de sa pirogue sur l'île de Santo avant d'en emporter un autre à Fidji, rapporte vendredi la radio nationale. Paula a notamment frappé les îles de Santo ainsi que Mallicolo et Vaté (où se trouve la capitale Port-Vila).

L'industrie perlicole des îles Cook frappée par une maladie
RAROTONGA, 4 mars - L'industrie perlière des îles Cook, concurrent de la Polynésie française voisine, prendra au moins "cinq ans" à récupérer des effets dévastateurs d'une maladie qui a frappé l'année dernière les huîtres de ses bassins de l'île de Manihiki.

Le chargement de MOX poursuivi par Greenpeace
SUVA, 7 mars - Le chargement de MOX (mélange oxydé de plutonium retraité) en route pour le Japon à bord du navire britannique Pacific Pintail, qui traverse actuellement la mer de Tasmanie (entre l'Australie et la Nouvelle-Zélande), tente actuellement de se dérouter afin d'éviter une rencontre avec une flottille de bateaux de Greenpeace.

Les Américains accèdent au marché de l'acajou
SUVA, 14 mars - Une société californienne, American Global Resources LLC (AGR) basée à Santa Barbara, a obtenu mardi les droits d'exploiter les vastes forêts d'acajou et de pins des îles Fidji après avoir formé une société mixte avec deux sociétés locales. Basée sur les principes de développement durable, l'association américano-fidjienne a été conclue avec les propriétaires coutumiers (traditionnels) des provinces de Bua et Macuata, sur l'île de Vanua Levu (nord de l'île principale), où se trouvent de larges pinèdes.

Maori obligatoire pour les candidats à la résidence
RAROTONGA, 14 mars - Les candidats à l'immigration définitive vers les îles Cook devraient remplir la condition préliminaire de parler couramment le Maori (langue indigène) : c'est l'avis du président du Parlement. Le concept de Maori en tant que langue officielle des îles Cook était prêt à aboutir : il avait été adopté par le Parlement en 1998, mais a depuis été oublié par un nouveau gouvernement.

Muniterie
PORT-MORESBY, 15 mars - Un groupe de soldats papous a pris le contrôle jeudi du quartier général de l'armée (Murray Barracks) avec en leur possession un stock d'armes subtilisé la nuit précédente. Ceci intervient alors que le gouvernement papou du Premier ministre Sir Mekere Morauta venait de prendre la décision de réduire de moitié les effectifs au sein de l'armée.

Atterrissage raté d'un Boeing à Pohnpei
POHNPEI,16 mars - Un Boeing de transport aéropostal a manqué son atterrissage mardi sur la piste du petit aéroport de Pohnpei, causant la fermeture de ce dernier depuis, rapporte le service d'information de cet État. L'appareil, un Boeing 727 appartenant à la compagnie américaine Express One International, effectuait une liaison entre Honolulu et Guam. L'appareil a touché la piste trop tôt et cassé son train d'atterrissage avant. L'avion a ensuite glissé avant de s'immobiliser, couché sur son aile droite. Les trois membres d'équipage n'ont pas été blessés.

Les mutins veulent la démission du Premier ministre
PORT-MORESBY, 20 mars. Les soldats mutins qui se sont enfermés dans la caserne principale de Murray ont finalement indiqué mardi qu'ils voulaient obtenir la démission du Premier ministre Sir Mekere Morauta.

Le Pacifique se prépare à recevoir MIR
SUVA, 23 mars - L'océan Pacifique, qui représente un tiers de la surface de la planète Terre, se prépare vendredi à recevoir la station spatiale russe MIR, qui doit entrer dans l'atmosphère terrestre aux alentours de 18h30 heure de Fidji sur fonds d'inquiétude mêlée à une excitation certaine. Aux îles Fidji, tout comme dans d'autres pays de cette immense région (dont la Polynésie Française et le royaume de Tonga), des mesures préventives de surveillance et d'avis aux populations ont été mises en place par les autorités locales, afin de parer à toute menace éventuelle posée par la retombée de parties de MIR qui ne se seraient pas entièrement consumées.

Les mutins ont rendu une partie de leurs armes
PORT-MORESBY, 26 mars - Les promesses faites en fin de semaine dernière par un groupe de soldats des forces de défense de Papouasie-Nouvelle-Guinée de restituer les armes lourdes et munitions subtilisées lors d'une mutinerie il y a deux semaines ont commencé à être mises à exécution en échange d'une amnistie. Le stock d'armes avait été subtilisé de l'armurerie principale par un groupe d'une centaine de soldats.

Nickel : résolution prioritaire des litiges fonciers
PORT-MORESBY, 26 mars - Les services juridiques du gouvernement de Papouasie-nouvelle-Guinée ont lancé une procédure visant à régler en masse la cinquantaine de litiges fonciers concernant le site prévu pour accueillir un important projet d'exploitation de nickel et de colbalt. Ce projet, qui doit voir le jour sur le site de Ramu (province du Sépik), permettra une exploitation prévue pour une quarantaine d'années avec des recettes annuelles de quelque 700 millions de dollars australiens et la création de milliers d'emplois en produisant 33.000 tonnes de nickel et 3.200 tonnes de cobalt par an.

Les Indo-Fidjiens demandent des comptes à l'Australie
SUVA, 28 mars - Une association regroupant les membres de la communauté fidjienne d'origine indienne a officiellement demandé à l'Australie de préciser quel rôle elle a joué dans l'acheminement des travailleurs de l'Inde vers les îles Fidji à la fin du 19ème siècle. Il y a environ 125 ans, les premiers travailleurs arrivaient des Indes aux îles Fidji, alors colonie britannique, pour y travailler dans les plantations de canne à sucre de l'empire. Depuis le coup d'État du 19 mai dernier, ce groupe a également tenté de demander des comptes à la Grande Bretagne, estimant que la couronne portait une responsabilité dans la situation actuelle et les coup de force des nationalistes indigènes dirigés contre les Indo-Fidjiens. Dans les deux cas, les demandes se sont heurtées à une fin de non-recevoir. Le Royaume-Uni a rejeté en septembre dernier toute responsabilité dans les problèmes ethniques auxquels l'archipel se trouve confronté. "L'administration coloniale a fait de son mieux pendant toutes ces années. Il est très facile d'avoir raison après coup, mais même lorsque quelqu'un parle avec le recul, tout ce que nous avons fait a été transféré au gouvernement de Fidji à l'indépendance. Donc si, à l'indépendance, le problème existait encore, c'était au gouvernement de Fidji de le régler entre cette époque et maintenant".

La diplomate fidjienne sur la sellette
SUVA, 30 mars - La représentante des îles Fidji en poste en Malaisie, Adi Samanunu Cakobau, est soupçonnée d'être impliquée dans les événements qui ont suivi le coup d'État du 19 mai de l'année dernière et fait désormais l'objet d'une enquête officielle de la part de la Commission de la Fonction Publique fidjienne. Mme Cabokau appartient à l'une des plus influentes familles fidjiennes : elle est la petite-fille du grand chef Seru Cakobau qui, en 1874 avait cédé les îles Fidji à la couronne britannique.

Les chantiers navals de Fidji veulent le marché tahitien
SUVA, 30 mars - Les chantiers navals de Fidji SFL sont décidés à se placer dans le cadre d'un appel d'offre pouvant décrocher un marché de construction de plus d'une cinquantaine de bateaux de pêche pour la Polynésie française. L'an dernier SFL livrait les dernières pièces d'un lot de cinq bateaux de pêche pour à Polynésie française dans le cadre d'un programme financé par l'Union Européenne. Ces derniers mois un autre sérieux concurrent se trouve en lice : la Chine, avec laquelle le Président de la Polynésie française, Gaston Flosse, a d'ores et déjà eu des contacts préliminaires l'an dernier.

Un garçon de douze ans condamné pour viol
APIA, 30 mars - Un jeune garçon de douze ans a été condamné a deux ans de prison ferme après avoir été reconnu coupable de viol sur une adolescente de treize ans par un tribunal de la capitale samoane. Le chef de la magistrature samoane a expliqué son verdict par le fait qu'il ne voulait pas que d'autres jeunes délinquants aient l'impression qu'ils sont protégés par leur jeune âge.

Alliance de quatre partis indigènes
SUVA, 30 mars - Le paysage politique fidjien a subi jeudi un nouveau bouleversement avec l'annonce d'une alliance conclue entre les quatre principaux partis indigènes nationalistes de cet archipel, en prévision de législatives anticipées en août prochain. La grandes lignes communes de quatre signataires, selon l'accord signé, affirment les principes de "protection des droits religieux", de "propriété foncière", et de "suprématie" des Fidjiens de souche.

Le Président de Nauru renversé
YAREN, 31 mars - Le Président du petit État insulaire de Nauru, Bernard Dowiyogo, a été renversé vendredi par une motion de censure. L'opposition reprochait à M. Dowiyogo d'entretenir des relations avec la mafia russe. Nauru (peuplé d'un peu plus de onze mille habitants), se trouve à un millier de kilomètres au nord des îles Salomon, sur l'équateur. Ce pays a longtemps vécu grâce aux revenus de l'exploitation des mines de phosphate, qui a depuis cessé. Il se trouve désormais confronté à un avenir économique incertain, compliqué des dégâts causés à l'environnement par l'extraction du minerai.

Patrick Decloitre à Suva, , Flash d'Océanie/Communauté du Pacifique



Les peintres Nicolaï MICHOUTOUCHKINE, originaire de Belfort
et Aloï PILIOKO, Polynésien de Wallis,.ont été décorés de la médaille de la ville de Port Vila.
Le couple d'artiste est installé au Vanuatu depuis 1961
(Ph. Port Vila Presse)


Arrivée de l'acteur chanteur tahitiano-américain Branscombe Richmond
qui animera une soirée de variétés à la place To'ata.


Lorsque le "numéro un" de la Gendarmerie, le major-général Rivière vient faire une tournée
d'inspection dans les îles de Tahiti, c'est "cool la vie" :
"Fiu" l'uniforme, et Madame est du voyage.

 


Une délégation du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a vérifié l'état de marche
de la justice dans nos îles : aurons-nous les magistrats qui manquent ?