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fin de mieux exprimer notre pensée, nous construirons cet
éditorial avec essentiellement des citations d'hommes
politiques, parsemées des réflexions de penseurs car,
c'est connu, celui qui ne connaît pas son passé ne
maîtrise pas son avenir. En effet, dans ces phrases se trouvent
peut-être l'explication des "pourquoi" notre "Tahiti-Paradis"
continue à être le lieu de la planète où
tout est pratiquement le plus cher au monde. Exemples :
l'électricité, produite pour 5 Fcfp le kilowatt-heure y
est vendue au prix moyen de 28 Fcfp alors que le fioul est
subventionné ; transporter et enfouir les ordures de
l'île de Tahiti coûte 20 000 Fcfp (166 euros) la tonne,
etc, etc.
Si toute une population trouve cela normal, c'est certainement parce
que l'on aurait mis en place « un régime qui
prétend s'adresser au peuple, alors que, tous les jours, par
le moyen de l'argent, il lui est possible de détenir les
moyens de l'information » (F.Mitterrand, 1959) ; qu'on aurait
« déclenché une formidable machine à broyer
la conscience civique que le pouvoir personnel et son complice,
l'argent, ont mise en place » (F. Mitterrand, 1966) car «
la première préoccupation concerne le pouvoir de
l'argent dans notre vie publique.» (F. Mitterrand, 1967).
Décidément ce président avait à ce sujet
un véritable grain à moudre, puisqu'il en remettait une
couche en 1971 : « Celui qu'il faut déloger, c'est le
monopole, terme extensif pour signifier toutes les puissances de
l'argent, l'argent qui corrompt, l'argent qui achète, l'argent
qui écrase, l'argent qui tue, l'argent qui ruine, et l'argent
qui pourrit jusqu'à la conscience des hommes ! »
Une chose est certaine, c'est qu'après ses 14 années de
Présidence de la république, malgré qu'il
clamait qu'à « l'internationale de l'argent correspond
l'internationale des hommes, dont je suis, et qui rassemble des
millions d'êtres enchaînés », Mitterrand
n'avait nullement réussi à vaincre ce démon (le
voulait-il vraiment ?), bien au contraire. Peut-être est-ce
parce que, comme disait Beaumarchais, « feindre d'ignorer ce
qu'on sait, de savoir tout ce que l'on ignore... voilà toute
la politique », vérité toujours d'actualité
brûlante.
En effet, dans ce vaste monde, nous sommes tous dirigés par
des hommes qui désirent capter le pouvoir, si possible le
pouvoir absolu. Certains y parviennent. Pourtant, au sens strict,
« le pouvoir désigne la capacité d'agir, ce qui
renvoie à un individu qui témoigne par cette
capacité d'une existence animée par un "je peux",
principe d'activité par lequel il s'affirme dans son monde
» (J. Llapasset).
Et si les conditions sont favorables à l'épanouissement
d'un tel individu, « sa capacité d'agir trouvera son
plein exercice et deviendra maître de ses actions (autonome).
Un tel sujet deviendra le paradigme de l'Etat centralisateur dans
lequel tout converge et tout émane d'une tête, d'une
capitale ». (J. Llapasset)
Pourtant, dans le domaine public du pouvoir partagé, la
division du travail et les échanges, « la
complexité de la "machinerie" sociale exige que chacun
à sa place exerce un pouvoir, au service de tous, en fonction
de ses capacités et de ses responsabilités. Un tel
pouvoir est essentiellement confié à chacun par tous
comme un service exigé par la complexité des
tâches sociales au sens large. En ce sens le pouvoir ne se
divise pas, car il n'appartient à personne n'étant que
la capacité d'agir pour le bien commun, ce qui exclut, en
droit, toute utilisation arbitraire. C'est donc la confusion, par les
acteurs, du pouvoir et de la puissance qui engendre l'illusion d'une
multiplicité de pouvoirs : en fait cette multiplicité
de pouvoirs n'est qu'une usurpation ou si l'on préfère
un détournement du pouvoir à son profit ». (J.
Llapasset).
En vérité, bien que « la politique est l'art
d'obtenir de l'argent des riches et des suffrages des pauvres, sous
prétexte de les protéger les uns les autres », un
homme au pouvoir est censé être le serviteur des
personnes qui l'ont élu à son poste. Hélas,
« il est toujours possible, pour peu qu'à
l'humilité, qui est vérité, se substitue
l'arrogance du serviteur qui se prend pour le maître, avec pour
conséquence la domination, le harcèlement.» (J.
Llapasset). Ce phénomène s'explique, car « les
gouvernants gouvernent l'Etat ; les technocrates les gouvernants ; et
la vanité les gouverne tous » (G. Elgozy) : surtout que
« le difficile n'est pas de monter, mais, en montant, de rester
soi » (J. Michelet) mais aussi parce que « plus un
bénéfice est illégal, plus l'homme y tient
» (H. de Balzac) et que « la politique est peut être
la seule profession pour laquelle nulle préparation n'est
jugée nécessaire » (R.-L. Stevenson). Sachez aussi
que si nos dirigeants et ministres aiment tant voyager, la raison en
est que « quand vous êtes à l'étranger, vous
êtes un homme d'Etat ; quand vous êtes dans votre pays,
vous n'êtes qu'un homme politique. » (Anonyme).
En rêvant l'impossible, « un bon ministre devrait être celui qui parvient à réduire ses crédits » (E. Alphandéry), nous vous souhaitons bonne lecture et vous remercions tous pour votre grande fidélité (nous avons, encore une fois, dû augmenter notre tirage).
Alex W. du PREL
Directeur de la publication
Evénements à Tahiti et ses îles

Mardi 1 janvier
- Le navire « Spirit of Oceanus », libéré
sous caution est parti en croisière avec à bord cent
touristes.
- Suite à la mise en examen de Moana Blanchard, directeur
général de la société d'équipement
de Tahiti et de ses île aéroport (SETIL
aéroport). Lucette TAERO prend la direction
générale .
- Grève des échographistes prénatals en P.F.
Mercredi 2 janvier
- Décès de Roland Tautu, surnommé « Papa
ra'i », maître du « himene ute » et enseignant
depuis 10 ans au conservatoire territorial.
- Le nouveau collège de Taunoa, inauguré le 12
décembre 2001, est vandalisé par des individus qui ont
pénétré dans l'établissement.
Jeudi 3 janvier
- Grosse fuite d'eau dans la chaussée du front de mer au
niveau du rond-point Bruat.
- Le navire école de la Marine chilienne Esmeralda quitte
Papeete pour l'île de Pâques avec à son bord 500
noix de coco.
Vendredi 4 janvier
- Décès de Mercedes LOPEZ, infirmière de la
direction de la santé, en poste à Napuka aux Tuamotu
suite à une dengue virale.
- La direction de la compagnie Air Lib confirme l'apport de nouveaux
fonds de 61 millions euros et fait état du départ
prochain du président du directoire, François
BACHELET.
- La (CGPME) fait part de son inquiétude concernant le
dialogue social, la formation professionnelle et l'éclatement
des ministères.
- Le conseil d'État estime le Territoire incompétent
pour déclarer la desserte PPT-PARIS d'utilité publique.
Lundi 7 janvier
- L'armateur de Aremiti annonce la location prochaine du Corsaire
6000 afin de remplacer l'Aremiti III pour les rotations
Papeete-Huahine-Raiatea.
- Christian MASSINON, secrétaire général de P.F
est décoré des insignes d'officier dans l'ordre
national du Mérite.
- Cérémonie des vÏux du président Flosse aux
médias tahitiens. Nomination au grade de chevalier dans
l'ordre de Tahiti Nui de trois anciens journalistes, Michelle de
Chazeaux, Ame Huri et Jean-Claude Soulier.
Mardi 8 janvier
- Le navire du GIP, le Tahiti Nui quitte Papeete pour
l'opération de ramassage scolaire de 330 élèves
des îles Australes. Des médecins et des politiciens en
campagne sont du voyage.
- Remise des palmes académiques à André
MATHURIN, alias Frère Dominique, pour ses quarante-cinq
années au service de l'éducation.
Mercredi 9 janvier
- Signature de l'accord de revalorisation salariale dans le secteur
de l'imprimerie presse, syndicats et patronat.
- La justice américaine prononce la rupture du contrat qui
liait Renaissance Cruises, l'affréteur aux
propriétaires des R3 et R4, et la compagnie maritime KLEBER,
gérant de la copropriété des paquebots.
- Le gouvernement de P.F. envoie une mission d'évaluation
à Tonga à la suite du passage du cyclone Waka qui a
dévasté le nord de l'archipel.
- Réunion des évêques et prêtres
catholiques et francophones du Pacifique à Tahiti.
Jeudi 10 janvier
- L'Assemblée nationale adopte à l'unanimité la
proposition de loi visant à valider l'impôt foncier sur
les propriétés bâties en Polynésie
française .
- Gilles YAU, président de FGC( Fédération
générale du commerce) estime que la libération
des marges implique la libre concurrence, "susceptible de faire
baisser les prix au bénéfice du consommateur".
- Deuxième Airbus pour Air Tahiti Nui : signature du contrat
de location.
Vendredi 11 janvier
- Audiences solennelles de rentrée de la cour d'appel et du
tribunal de première instance de Papeete
Samedi 12 janvier
- Arrivée à Tahiti de Jean BALLANDRAS, le nouveau chef
de la subdivision administrative des îles-du-Vent.
- L'ancien remorqueur de la marine nationale « Tapatai »,
revendu depuis à un particulier, sombre dans le port de
Papeete.
Dimanche 13 janvier
- Igor TAPAO, âgé de 35 ans, décède dans
l'incendie de sa maison à Huahine.
- Arrivée sur le territoire de Vargas LLOSA, écrivain
péruvien, accompagné par sa famille.
Lundi 14 janvier
- Le groupe bancaire français Caisse d'épargne,
confirme avoir pris le contrôle majoritaire des parts de la
Bank of Hawaii à la Banque de Tahiti le 28 décembre
2001.
- Le voilier école américain "Robert C. Seamans" en
escale à Papeete
- Le ministre Puchon affirme que la création d'un impôt
sur le revenu à Tahiti n'était "toujours pas"
d'actualité.
Mardi 15 janvier
- Léonard Colombel PUPUTAUKI dit « Rere », directeur
général du GIP comparait devant le tribunal
correctionnel pour usurpation de fonctions d'huissier et d'officier
de police judiciaire lors de l'expulsion de familles à
l'ancien hôpital Jean-Prince.
- A la barre du tribunal correctionnel de Papeete pour deux affaires
dans lesquels il est accusé de concussion (souscription de
droit de contribution en violation de la loi), le notaire Cormier
demande le dépaysement de ses dossiers afin de faire citer les
hauts magistrats du tribunal de Papeete et même le
président du gouvernement.
Mercredi 16 janvier
- Des barrages des trucks bloquent la circulation à
l'entrée Ouest de Papeete.
- Congrès sur les gaz rares à Tahiti.
- Le comité de gestion du fonds de reconversion décide
de financer à 100% la viabilisation du futur Centre
d'Enfouissement Technique de Nive'e.
Jeudi 17 janvier
- Inauguration du musée James Norman Hall, installé
dans la maison entièrement reconstruite de l'écrivain
américain à Arue.
- Les barrages des trucks continuent.
- Signature de la convention entre le président Gaston FLOSSE
et Stein KLAUSE, vice-président de la société
Windstar Sail Cruises Limited : le paquebot à voile Windsong
reviendra à Tahiti en mai prochain.
Vendredi 18 janvier
- Troisième jour de blocage de l'entrée Ouest de la
ville de Papeete par les trucks.
- L'assemblée de P.F. vote une aide de 100 millions Fcfp
(838 000 ¤) aux Tonga, victimes du cyclone Waka.
Samedi 19 janvier
- Plus de 1200 signataires contre l'extension de l'hôtel
Sheraton à Pihaena Moorea.
- Quatrième jour de négociation entre les
sociétés de transports Maeva et TRT 2000.
- Départ en métropole du président Gaston FLOSSE
: au programme ; une rencontre prévue avec le président
d'Air Lib, Jean-Charles CORBET.
Lundi 21 janvier
- Ronald TEROROTUA, leader du syndicat « O Oe To Oe rima »
demande la démission de Bruno SANDRAS, ministre des
transports, pour incompétence.
- Charles MARTY directeur de l'hôpital de Raiatea est
nommé à la direction de Mamao et remplace Christian
FOURMONT.
Mardi 22 janvier
- Longues tractations dans le conflit des trucks après le
retour précipité du président du Territoire.
Gaston FLOSSE ouvre les négociations au Palais
présidentiel avec Edgar TINORUA et une
délégation de TRT 2000, à la suite de la
levée d'un des barrages.
- Les établissements bancaires polynésiens chargent
désormais une commission pour échanger des euros en
francs Pacifique, et vice-versa.
- Léonard PUPUTAUKI, directeur du G.I.P., est reconnu coupable
et condamné à trois mois d'emprisonnement avec sursis
et 500 000Fcfp d'amende dans l'affaire dite des cuves
immergées par le groupement d'intervention de la P.F (GIP).
Mercredi 23 janvier
- Un protocole d'accord est signé entre TRT 2000 et le
gouvernement. Levée du barrage après 8 jours de
blocages des routes à l'ouest de Papeete.
- Grève des journalistes de RFO.
Jeudi 24 janvier
- Mario VARGAS LLOSA est nommé docteur Honoris Causa par
l'université de Polynésie française.
- Publication des chiffres du tourisme : recul de 9,73 %., soit 227
658 visiteurs en 2001.
Vendredi 25 janvier
- Fin de la grève à la rédaction de RFO.
Samedi 26 janvier
- Départ en métropole de Gaston FLOSSE pour
négocier avec Jean-Charles CORBET de Air Lib un arrangement
pour la route Paris-Papeete.
Dimanche 27 janvier
- Franck TSIOU FOUC, 24 ans, remporte le concours de pêche
sous-marine à Mataiea.
Lundi 28 janvier
- Edgar ARIITAI, l'évadé de la prison de Nuutania est
toujours en cavale depuis 145 jours.
- Patrick LEPOUZÉ est nommé nouveau directeur au centre
pénitentiaire de Nuutania.
Mardi 29 janvier
- Clôture des assises de l'emploi et de la formation en
Polynésie française.
Mercredi 30 janvier
- La tentative d'immersion en eau profonde du remorqueur «
Tapatai » par le remorqueur du Port Autonome échoue.
- Le territoire accorde sa garantie aux emprunts de la SAEM Tahiti
Nui Rava'ai.
- Escale dans le port de Papeete du paquebot de luxe "Queen
Elisabeth II".
- Départ du navire "Tahiti Nui" avec 1000 tonnes de
matériaux de reconstruction, 100 tonnes de nourriture et 90
hommes du G.I.P pour une opération de secours aux îles
Tonga.
Jeudi 31 janvier
- L'association "Moruroa e tatou" a critiqué le rapport de
l'office parlementaire sur les incidences environnementales des
essais nucléaires français en se déclarant
"très déçue" par le rapport qualifié de
"grande farce".
Henriette Maihi
Evénements dans le Pacifique Sud

Séisme au Vanuatu
PORT-VILA, 3 janvier - Un séisme mesuré à une
magnitude de 7.3 sur l'échelle ouverte de Richter a
provoqué d'importants dégâts aux infrastructures
de la capitale Port-Vila et de ses environs. L'archipel de Vanuatu,
composé d'environ 80 îles formant un Y, est situé
pour plusieurs de ses îles sur une faille, zone d'affrontement
et de subduction entre les plaques tectoniques indo-australienne et
Pacifique, zone qu'il est également convenu d'appeler la
"ceinture de feu du Pacifique". Il n'y a eu ni blessé grave ni
tué.
Fidji-: coup de force avorté
SUVA, 4 janvier. Trois des quatre comploteurs présumés
d'un coup de force visant à kidnapper le Premier ministre
fidjien Laisenia Qarase, le Commandant en Chef des forces
armées et sept autres hauts dignitaires de l'État ont
plaidé coupable devant un tribunal de la capitale.
Cyclone Waka : Canbera envoie vingt tonnes d'aide
NUKUALOFA, 7 janvier - Le gouvernement australien a envoyé ce
wee- end une vingtaine de tonnes de secours d'urgence aux victimes du
cyclone Waka, dont le passage le jour de l'an a causé
d'importants dégâts dans le nord du royaume de Tonga,
après avoir frappé le territoire français voisin
de Wallis et Futuna.
Projet hydroélectrique
APIA, 14 janvier - La Banque Asiatique de Développement (ADB,
basée à Manille, Philippines) a annoncé l'octroi
d'un prêt de quelque 6 millions de dollars US au
bénéfice d'un projet d'agrandissement d'une centrale de
production hydroélectrique proche de la capitale des Samoa, de
manière à augmenter sa capacité de deux
Mégawatt, soit cinquante pour cent de la capacité
actuelle.
Nestlé ouvre un centre de production à Fidji
SUVA, 15 janvier - La société multinationale
Nestlé a ouvert une nouvelle usine dans la ville de Ba (Ouest
de l'île principale de Viti Levu), un investissement d'une
dizaine de millions de dollars fidjiens (cinq millions d'Euros) et
sera spécialisé dans la production des nouilles-minute
pour le marché régional. En novembre dernier,
Nestlé fermait une unité de production en
Nouvelle-Zélande afin de préparer l'entrée en
fonction de l'usine de Fidji.
Immersion des munitions des mercenaires
PORT-MORESBY, 15 janvier - L'armée papoue a annoncé son
intention de "jeter à la mer" un important stock de munitions
introduites en Papouasie-Nouvelle-Guinée par une centaine de
mercenaires de la société Sandline, à l'origine
d'un scandale en 1997. Le gouvernement papou de l'époque avait
loué les services de cette société, moyennant
une quarantaine de millions de dollars US, afin qu'ils interviennent
et mettent un terme à la crise sécessionniste qui
perdurait alors sur l'île de Bougainville. Une partie des
forces armées du pays, dirigée par le Chef des
Armées, vivement opposée à cette intervention,
avait peu après l'arrivée des premiers mercenaires
monté une opération au nom de code "Rausem Quick"
(expulsez-les vite). La révélation de cette affaire
avait par ailleurs peu après provoqué la chute du
gouvernement, alors dirigé par Sir Julius Chan. L'armée
prépare actuellement la sortie en mer d'un des navires de la
marine, qui aura pour mission d'embarquer les munitions et de les
jeter au large, en même temps qu'un autre stock d'armes et de
munitions réformées. Un avion CASA 212 et un petit
appareil Cessna, eux aussi confisqués aux mercenaires lors de
leur bref passage en Papouasie, sont toujours conservés sous
un hangar d'une base aérienne proche de la capitale. Ils
pourraient être utilisés pour des missions de
surveillance.
Euronews à Fidji
SUVA, 15 janvier - La chaîne d'information européenne en
continu Euronews fait son entrée officielle sur les grilles en
clair de la chaîne publique fidjienne Fiji One,
remplaçant ainsi sur cette tranche horaire une autre
chaîne étrangère, CCTV9, qui émet à
partir de Pékin. La télévision fidjienne (qui
possède trois autres chaîne en crypté) commencera
par ailleurs dès février à commercialiser le
bouquet Canal Sat dans cet archipel, et en particulier la formule
connue sous le nom de "LBF" (Le Bouquet Français, une douzaine
de chaînes dont des généralistes
-RFO-Nouvelle-Calédonie, Tempo, TV5-, des chaînes
d'information -Euronews-, thématique voyage -Planète,
National Geographic, Voyage-, musique -MCM-, cinéma
-Ciné-Cinémas, TCM- et jeunesse -Cartoon Network-).
Cette participation fait suite à la signature d'un accord de
principe, lors d'une visite à Suva en mai 2001 du directeur
des relations internationales de RFO, Wallès Kotra. Le bouquet
LBF, présent depuis l'an dernier en Australie, a en fin 2001
été aussi introduit à Vanuatu (ex
Nouvelles-Hébrides) où résident environ deux
mille ressortissants français.
Le volcan Yasur de Tanna en phase 2
PORT-VILA, 16 janvier - L'activité du volcan Yasur, l'une des
principales attractions touristiques de l'archipel de Vanuatu sur son
île de Tanna (Sud) s'est intensifiée ces derniers jours.
Ce volcan en activité permanente et réputé pour
être l'un des plus accessibles au monde, a recommencé
à émettre des nuages de cendres ces dernières
semaines. Au milieu des années 1990, plusieurs touristes
japonais avaient trouvé la mort sur ce site, frappés
par des bombes volcaniques retombées du volcan, alors dans un
phase d'intense activité.
Ossements humains sur des radeaux
YAP, États Fédérés de Micronésie -
Les autorités le cet État micronésien n'en
finissent pas, depuis quelques jours, de faire de macabres
découvertes sur leurs plages : des radeaux en bambous, avec,
sur certains d'entre eux, des ossements humains. La première
de ces découvertes date de décembre, lorsque les
habitants de la petite île de Ulithi ont
récupéré un radeau assorti de deux crânes
humains, comportant pour l'un d'eux un minuscule trou dans la zone
frontale. Puis, en janvier 2002, c'est une embarcation en fibre de
verre qui est venue s'échouer, cette fois-ci sur une plage du
petit atoll de Faraulep. Les ossements appartenant à trois
cadavres, dont celui d'un enfant, s'y trouvaient. L'un des squelettes
partiels semble correspondre à la morphologie d'un enfant. La
police locale a lancé une enquête sur ces macabres
découvertes. Ce seraient au total 13 embarcations, toutes de
façon similaire, qui se seraient échouées sur
des îles de Micronésie ces dernières semaines. La
seule chose qui est sûre, c'est que les embarcations en
bambous ne proviennent pas de Yap : la taille des bambous
utilisés est trop grande et introuvable dans cette
région.
Les Samoa américaines retirées de la liste des
territoires à décoloniser
PAGO-PAGO, 18 janvier - Le territoire américain des Samoa
américaines a obtenu de l'Assemblée
Générale des Nations Unies d'être retiré
de la liste des territoires à décoloniser. Ce retrait
intervient à la demande même des autorités
samoanes américaines et se base sur l'affirmation que les
Samoa américaines "demeurent un territoire américain"
et ne veulent pas devenir une nation indépendante. Outre les
Samoa américaines, 16 territoires figurent sur cette liste.
Dans le Pacifique, ce sont la Nouvelle-Calédonie (France), le
Timor oriental (actuellement sous tutelle de l'ONU), Guam
(États-Unis), Pitcairn (Royaume-Uni) et Tokelau
(Nouvelle-Zélande) qui y figurent encore.
Le Parlement papou entérine l'amendement
Constitutionnel
PORT-MORESBY, 23 janvier - Le Parlement de
Papouasie-Nouvelle-Guinée a finalement entériné
un amendement constitutionnel concernant un statut d'autonomie
à venir pour l'île de Bougainville. Le Parlement,
autorise désormais l'île de Bougainville (qui fut le
théâtre d'une guerre sécessionniste entre 1988 et
1997, qui aurait fait une vingtaine de milliers de victimes) à
poursuivre un chemin vers une plus grande autonomie. Selon le
Président du Congrès Populaire de Bougainville (et
ancien chef sécessionniste), Joseph Kabui, ce vote est une
"victoire pour la paix" dans laquelle "tout le monde, le gouvernement
et Bougainville, est gagnant".
Facture du cyclone Waka : 50 millions d'Euros
NUKU'ALOFA, 28 janvier - Le comité national des catastrophes
naturelles du royaume de Tonga a avancé en fin de semaine
dernière un chiffre de quelque 105 millions de dollars
australiens (une cinquantaine de millions d'Euros) dans le cadre des
estimations des dommages causés par le passage du cyclone
Waka, qui a frappé le Nord de cet archipel le jour de l'An.
Waka a particulièrement endommagé les infrastructures
(distribution d'eau et d'électricité, routes,
établissements scolaires) de l'île de Vava'u, au Nord
des îles Tonga.
L'Union Européenne lève les sanctions contre
Fidji
SUVA, 28 janvier - L'Union Européenne a décidé
de lever les sanctions imposées à Fidji au lendemain du
coup d'État de mai 2000. En décembre dernier, la
délégation de la commission européenne pour le
Pacifique précisait que les sanctions européennes
demeurant en place sur le plan bilatéral touchaient plusieurs
projets d'une valeur totale de 20 millions d'Euros. La nouvelle
décision européenne se base sur le fait que Bruxelles
s'estime désormais "satisfait" des progrès
réalisés par Fidji sur la voie du retour vers un
régime démocratique.
Patrick Decloître à Suva /OFO/ Communauté du Pacifique
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