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: Dieux polynésiens, dieux siamois ?
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A Tahiti, pendant le mois de février 2002, le microcosme de
Papeete aura essentiellement été marqué par une
polémique et des recours en justice administrative concernant
l'utilisation des langues polynésiennes dans les
procédures de justice civile en Polynésie
française.
L'imbroglio juridico-linguistique a été
créé par la délibération de
l'assemblée de Polynésie française du 4
décembre 2001, laquelle adopta le nouveau Code de
procédure civile polynésien en y incluant la
possibilité d'utiliser le français mais aussi les
« langues polynésiennes écrites et parlées
dans le territoire » pour la saisine et les débats devant
les juridictions civiles (sans préciser lesquelles, il y en
aurait 7, 9 ou 17 selon les spécialistes, si l'on inclut les
dialectes).
Cette disposition, un amendement déposé par la
conseillère Tina Cross, épouse de l'avocat « maohi
» Stanley Cross, a de suite suscité une levée de
bouclier de la part de l'ordre des avocats, en grande majorité
d'origine métropolitaine et donc incapables de parler une de
ces langues, surtout le tahitien, langue la plus courante. Le
bâtonnier Quinquis (qui est aussi l'avocat de la
Présidence) adressa alors une requête auprès du
représentant de l'Etat pour suspendre et annuler la
délibération en évoquant «
l'illégalité, l'inapplicabilité et le danger
pour les justiciables polynésiens », ce que celui-ci fit
le 15 février en demandant l'annulation de la
délibération auprès du tribunal administratif,
accompagnée d'une demande de sursis à exécution
car aucun fonds n'existent présentement pour financer
l'armée de traducteurs (si on peut en trouver pour certaines
des langues) nécessaire.
Une vive polémique s'était entre-temps engagée
et maître Cross, en mettant sa casquette de président de
la Ligue polynésienne des Droits de l'Homme, accusa de suite
le bâtonnier d'« initiative colonialiste et raciste »
en lui demandant comment il pouvait « oser dénier au
justiciable maohi le droit de s'exprimer dans ses langues devant les
tribunaux de Polynésie ».
« Raciste » ! Le mot était, bien pour la
première fois, lâché dans un débat majeur
à Tahiti, et c'est très regrettable. Il fut à
plusieurs reprises répété sur les ondes par
Alain Bessalem, alias Mathius, l'obscure et hargneux
secrétaire de la Ligue et conseiller de maître Cross
qui, malgré plus de 25 ans de présence à Tahiti,
a été incapable d'apprendre ce tahitien qu'il
déclare lui être si cher, il fallait le souligner. Puis
l'affaire prit aussi une tournure franchement affairiste lorsque la
conseillère Tina Cross fit (en français) sur Radio
Tefana un plaidoyer appelant les Tahitiens à uniquement
utiliser des avocats « qui peuvent bien les comprendre, qui
parlent le reo maohi », donc d'utiliser le cabinet de son mari,
l'un des rares dans lesquels on trouve des avocats parlant (plus ou
moins bien) le tahitien. Aussi, depuis que maître Cross a
annoncé sa candidature à la députation, un autre
angle, politique celui-là, vint jeter un autre
éclairage sur l'affaire.
Puisqu'un éditorial est un espace pour donner une opinion,
permettez-nous d'exprimer la nôtre :
Il est évident, et les conseillers de l'assemblée
territoriale l'ont bien compris, qu'il est grand temps que la Justice
soit faite dans la langue du justiciable. L'utilisation du tahitien
au tribunal civil aurait dû être introduite voici 150 ans
déjà, comme cela a toujours été le cas
pour les audiences des tribunaux du pénal où des
interprètes (plus ou moins bons) sont présents. Or
c'est l'absence totale de possibilité de formation juridique
pour des Polynésiens jusque dans les années 60, triste
oubli d'une mauvaise politique coloniale, qui fit que les tous les
postes de magistrats comme d'auxiliaires de justice étaient
tenus par des expatriés. Or voici que, grâce à
l'évolution des mentalités et des moyens, les premiers
avocats autochtones font leur entrée dans le monde judiciaire
de Tahiti. On ne peut qu'applaudir en disant « Enfin !
»
Oui, introduisons le tahitien dans la justice ! Mais pour cela il
faudrait d'abord avoir des textes en tahitien, pas seulement le Code
de procédure civile mais aussi tout le code civil qui devra
être traduit. En effet, comment peut-on rendre justice sans
textes précis ? Ensuite il faudra bien des juges, des
greffiers des huissiers et des interprètes qui puissent lire,
comprendre et interpréter parfaitement toutes les nuances de
ces textes en reo maohi, en marquisien, en mangarévien, en
dialectes Tuhaa pae ou paumotu. Où pourra-t-on les trouver ?
Combien d'années faudra-t-il pour les former ? Et alors la
grande, grande complication ne fera que commencer : imaginons qu'un
accident de circulation entre un Marquisien et un Mangarévien
se termine au tribunal et que chacun des conducteurs réclame
que justice soit faite dans sa langue « natale ». Combien
d'années notre déjà lente et surchargée
justice prendra-t-elle pour rendre un jugement ? Et bis repetita pour
la Cour d'appel, car elle aussi devra être "maohisée" !
Mais aussi, que se passera-t-il avec les affaires de terres, grand
imbroglio juridique et passionnel de Tahiti, où chaque
procédure prend déjà en moyenne 15 ans pour
aboutir ?
Par dessus tout cela viendra se greffer un autre facteur social :
hélas, les langues polynésiennes sont en train
d'être balayées par le français, langue qui
permet l'accès aux bons emplois et utilisée par
pratiquement tous les médias. Rares, même de plus en
plus rares sont dorénavant les jeunes, même en milieu
rural, à parler un tahitien correct, même
approximativement ; je connais même un "grand prêtre" du
reo maohi qui est obligé de parler en français avec ses
petits-enfants ! Certainement pas plus de 30 personnes (très
âgées) parlent encore parfaitement le
mangarévien. Et que dire des langues Tuhaa pae (les îles
australes) déjà largement remplacées par le
tahitien ? On peut donc sereinement avancer la prédiction que
lorsque, disons d'ici 15 ans, l'immense et coûteuse
infrastructure pour rendre la justice en langues polynésiennes
aura été mise en place, il n'y aura pratiquement plus
de justiciable pour l'utiliser.
Le plus triste dans cette affaire, c'est que ce qui devrait être un combat pour une Justice enfin plus équitable pour les Polynésiens de souche, ceux qui sont restés authentiques, est détourné et dévoyé par certains pour tenter d'obtenir des avantages politiques ou des sinécures personnelles qui n'aideront nullement la population. Pis encore, leurs excès sabotent l'effort sincère de beaucoup et surtout introduisent la sinistre notion de racisme qui a jusqu'à présent épargné Tahiti, l'un des rares cas au monde, rappelons-le. Et que ceci soit l'Ïuvre de personnes se réclamant des « Droits de l'Homme » est encore plus affligeant !
Bonne lecture et merci pour votre fidélité
Alex W. du PREL
Directeur de la publication
Evénements à Tahiti et ses îles

Vendredi 01 février
- Collision évitée de justesse de deux jumbo jets de la
compagnie aérienne Qantas.
Samedi 2 février
- Nelson TEATA, surfeur âgé de 23 ans, est porté
disparu en mer.
Dimanche 3 février
- Retour de Paris de Gaston FLOSSE.
- Heifara TAUHITINI remporte la compétition de la 1ère
journée du «Hinano Surf Tour » du championnat de
Tahiti à Papenoo.
Lundi 4 février
- Le corps sans vie de Nelson TEATA est retrouvé sur les rives
de Mahina.
- Valentina CROSS, conseillère du Tavini Huiraatira envoie une
lettre ouverte à Gaston FLOSSE pour l'interpeller sur l'usage
du reo maohi au tribunal civil.
- Le maire de Papeete, Michel BUILLARD reçoit le nouveau chef
de la subdivision administrative des Îles-du-Vent, Jean
BALLADRAS.
- Escale à Tahiti du navire « Aurora » de la
compagnie P&O.
- Grève des personnels de la mairie de Tahiti Iti.
Mardi 5 février
- Départ de Gaston FLOSSE au Tonga pour une mission
d'évaluation des opérations dans le cadre de l'aide
internationale apporté à ce royaume polynésien
fortement touché par le cyclone Waka. Il fait escale à
Rarotonga où il rencontre le Premier ministre des îles
Cook, Terepai Maoate.
- Etude d'impact pour le projet du golf à Temae, Moorea.
- Le bâtonnier de l'ordre des avocats, maître Quinquis
répond à la polémique lancée à
propos de l'utilisation des langues polynésiennes en justice
civile.
Mercredi 6 février
- Une cinquantaine de parents d'élèves manifestent pour
demander l'exclusion d'un enseignant accusé par une
élève d'attouchements.
Jeudi 7 février
- Le Conseil constitutionnel a censuré partiellement la loi
organique qui régularisait rétroactivement
l'impôt foncier sur les propriétés bâties
en P.F..
- La grève des personnels des mairies de la presqu'île
continue.
Vendredi 8 février
- Bilan de la délinquance en Polynésie française
: augmentation de 11,64 % en 2001.
- Michel MATHIEU, haut commissaire de la P.F annonce son intention de
déposer un recours auprès du tribunal administratif
pour faire annuler la délibération du nouveau code de
procédure civile qui impose le reo maohi dans les
procédures.
- Fin de la visite de Gaston FLOSSE à Tonga.
Samedi 9 février
-Victoire du tahitien Georges Richmond de la 14è
édition du Tahiti Nui Marathon à Moorea.
- Arrivée à Tahiti de Me Francis SZPINER pour
défendre Me Alexandre CORMIER dans l'affaire dite « des
notaires » accusés de surfacturation.
Dimanche 10 février
- Décès de Charles PETRAS âgé de 78 ans,
chef d'entreprise, acteur, journaliste et fondateur de feu
l'hebdomadaire «Tahitirama», des suites d'une longue
maladie.
Lundi 11 février
- Fin de la grève à Taiarapu Est.
- Escale à Tahiti du paquebot de croisière «
Albatros ».
Mardi 12 février
- Cérémonie officielle d'inauguration des fêtes
du Nouvel An chinois à la mairie de Papeete.
- Le conseil économique, social et culturel de
Polynésie française présente son rapport sur le
tourisme.
- Rencontre des parents d'élèves du lycée de
Taaone avec le ministre de l'Éducation, Nicolas SANQUER,
concernant le problème d'attouchement sexuel sur une
élève de 16 ans.
- Le tribunal administratif de Papeete annule la
délibération créant le Service des relations
internationales.
- Le haut-commissaire de la République en Polynésie
française avait demandé l'annulation de la
délibération créant ce service, estimant que
celui-ci empiétait sur les compétences de l'Etat
Mercredi 13 février
- 16e réunion du groupe pour la coordination des services de
la circulation aérienne dans le Pacifique sud à
Tahiti.
- Création d'un comité de suivi de la perliculture.
Jeudi 14 février
- Le conseil des ministres prend un arrêté portant
à nouveau création du Service des relations
internationales en tenant compte de l'avis du Conseil
d'État.
- Escale à Tahiti du paquebot « Astor ».
Vendredi 15 février
- Loïc BRIGATO déclaré élu à
l'assemblée de P.F. en remplacement de Maryse OLLIVIER,
déclarée inéligible par le Conseil
d'État.
- Sabordage en mer du navire « Te Maru » de la
société Tahitian Fisheries, une épave.
- Escale à Papeete du paquebot « Crown Princess.
- Remise des palmes académiques à Jean-Marie JESTERE,
inspecteur de l'éducation nationale.
- Le ministère des Sports met en place les contrôles
anti-dopages.
- Justice et langues polynésiennes : le haut-commissaire de la
République demande l'annulation de la
délibération.
Samedi 16 février
- Escale à Papeete du paquebot Crystal Symphonie.
- Départ de Gaston FLOSSE à Paris.
- Entrée ouest de Papeete : ouverture du nouvel
échangeur de l'Uranie.
Mardi 19 février
- Stanley CROSS annonce sa candidature dans la première
circonscription et pour cela démissionne de la
présidence de la Ligue polynésienne des droits de
l'Homme.
- La commissaire du gouvernement du tribunal administratif propose de
suivre l'avis du Conseil d'État en annulant la
délibération portant reconnaissance du caractère
de service public aux liaisons aériennes Papeete-Paris de Air
Tahiti Nui.
- Le tribunal correctionnel de Papeete prononce la relaxe de
Léonard Colombel PUPUTAUKI, dit «Rere», responsable
du G.I.P.
Mercredi 20 février
- Oscar TEMARU exclut Loïc BRIGATO du Tavini et réclame
un référendum « réservé aux natifs
».
Jeudi 21 février
- Brève escale de la reine Elizabeth II d'Angleterre à
Tahiti.
Vendredi 22 février
- Arrivée du président de l'Assemblée Nationale,
Raymond FORNI. Il restera deux jours à Tahiti.
Samedi 23 février
- Finale du concours Himene Patitifa : Michael Pau (Samoa) remporte
le premier prix.
- Plus de 1000 personnes sont présent au rassemblement de
l'Union des Femmes catholiques à Afareaitu, Moorea.
Dimanche 24 février
- Incendie dans un entrepôt de la zone industrielle de la
Punaruu.
Lundi 25 février
- Le ministère de la Culture, le service des Archives
territoriales, le Musée de Tahiti et des îles et le
Conservatoire artistique territorial présentent le programme
des journées du patrimoine. Thème : la danse.
- Richard HARTMAN, directeur général Asie-Pacifique de
la chaîne Continent Hôtels, annonce la construction
à Bora Bora d'un 4ème hôtel Beachcomber du groupe
en Polynésie française.
Mardi 26 février
- Le territoire achète l'atoll de Robert WAN pour 850 millions
Fcfp.
- Présidentielles : le Tahoera'a de Gaston Flosse soutient la
candidature de Jacques Chirac
- La direction d'Air Lib annonce à la présidence «
l'interruption » de la ligne Paris-Papeete à compter du
15 mars prochain et annonce des propositions « d'association
».
- Trois habitants de l'île de Tubuai sont
transférés sur Papeete pour être
présentés au parquet pour avoir exhumé et
brûlé deux cadavres.
- Gaston FLOSSE annonce vouloir poursuivre l'État en justice
administrative pour le « préjudice subi par
l'économie du territoire » suite au refus du gouvernement
d'accorder la desserte Papeete-Paris à la
société Air Tahiti Nui.
Mercredi 27 février
- Le tribunal correctionnel condamne les profanateurs de l'île
de Tubuai à 18 mois de prison avec sursis.
Jeudi 28 février
- Le Fetia Api annonce ses candidats aux législatives : Arsen
TUAIRAU et Marie-Laure VANIZETTE.
- Arrestation d'Edgar ARIITAI, prisonnier évadé,
après 173 jours de cavale.
- Antonina BAMBRIDGE est élue présidente du Conseil des
employeurs de P.F.
Henriette MAIHI
Evénements dans le Pacifique Sud

Amnesty International priée de quitter la Papouasie
JAYAPURA (IRIAN JAYA), 5 février - L'organisation
internationale de défense de droits de l'homme Amnesty
International s'est vue priée par le gouvernement
indonésien de quitter la province de Papouasie occidentale
(également connue sous le nom d'Irian Jaya).
ManÏuvres conjointes franco- vanuatuane
NOUMEA, 5 février - Un contingent de la petite marine
nationale de l'archipel de Vanuatu a participé la semaine
dernière à des manÏuvres conjointes, aux
côtés de la marine nationale française en
Nouvelle-Calédonie. Le seul bâtiment de la marina
vanuatuane, le patrouilleur RVS Tukoro (don de l'Australie), a
été détaché pendant quatre jours pour
l'occasion.
Séisme de 6.6 en Papouasie
PORT-MORESBY, 7 février - L'île de Nouvelle-Bretagne
(Nord-Est de l'île principale de Papouasie) a été
frappée par un séisme de magnitude enregistrée
localement à 6.6 sur l'échelle ouverte de Richter. Bien
que la secousse ait été fortement ressentie dans
plusieurs îles des environs, aucun dégât majeur,
ni blessé, n'a été signalé.
Suicide, cause principale de mortalité à Fidji
SUVA, 8 février - Le suicide est désormais passé
en tête de la liste des causes de mortalité à
Fidji. Le nombre de morts dues au suicide, pour l'année 1999,
est de 88, bien avant les morts par noyade (64) ou à la suite
d'accidents de la route (62). Le suicide est une cause importante de
mortalité chez les jeunes, avec une recrudescence ces
dernières années chez les élèves en
situation d'échec scolaire, en particulier les Indo-Fidjiens,
qui perçoivent cette situation comme un déshonneur
vis-à-vis du tissu socio- familial et préfèrent
mettre fin à leurs jours. Dans d'autres cas, le système
des mariages arrangés pratiqués dans cette ethnie
pousse des couples contrariés à mettre fin à
leurs jours ensemble, souvent par absorption de produits
désherbants ou par pendaison.
BHP se retire de l'exploitation à OK Tedi
PORT-MORESBY, 8 février (Flash d'Océanie) - La
société minière australienne BHP (Broken Hill
Property Limited) a annoncé son retrait de l'exploitation d'un
des plus grands sites d'exploitation de cuivre au monde à OK
Tedi (Papouasie-Nouvelle-Guinée). Confrontée depuis
plusieurs années à des revendications de la part des
propriétaires coutumiers locaux, la mine a finalement
décidé de cesser ses activités. Dans le cadre de
son retrait, elle a annoncé son intention de céder 52
pour cent de ses actions à un fonds de développement
censé bénéficier aux populations locales, en
échange de la promesse de ne plus être poursuivie en
justice pour dégâts causés à
l'environnement.
Un pasteur assassiné à Port Moresby
PORT-MORESBY, 15 févier - Un pasteur d'une église
luthérienne de la capitale papoue a été
assassiné par balles mercredi, tout près d'une
école secondaire. Meggen Zeriga, Vice-Président du
district Papua de l'Église Évangéliste de
Papouasie-Nouvelle-Guinée, a été abattu par un
individu alors qu'il venait de déposer sa fille à
l'école. Il se trouvait au volant de son véhicule
lorsqu'il a été arrêté par un homme
armé qui lui a demandé les clefs de sa voiture. Le
pasteur aurait alors refusé. L'individu l'a alors abattu
quasiment à bout portant, d'une balle dans la tête,
selon les témoins.
Fidji surveille les Chinois
SUVA, 18 février - Les services fidjiens de l'immigration ont
lancé une opération visant à identifier les
ressortissants d'origine chinoise en situation
irrégulière dans cet archipel et ont le mois dernier
ainsi expulsé 14 d'entre eux. Outre les quatorze Chinois, deux
Pakistanais ont également été expulsés.
Pour ces candidats malheureux, le scénario semble correspondre
à un schéma récurrent : ils ont tous
été démasqués alors qu'ils étaient
entrés sur le territoire grâce à des visas de
touristes. Ils ont ensuite été retrouvés
travaillant dans des entreprises, pour la plupart détenues
elles aussi par des ressortissants d'origine chinoise. La
révélation des dernières statistiques concernant
ce phénomène, qui font état de pas moins de
1.480 personnes en situation illégale dont 296 seraient
ressortissants chinois. Sur la liste de pays dont les ressortissants
sont aussi en situation illégale à Fidji, figurent
aussi l'Australie, la Nouvelle-Zélande, les États-Unis
et Tuvalu.
Rabuka veut établir une commission à la
sud-africaine
SUVA, 22 février - L'ancien Premier ministre des îles
Fidji, Sitiveni Rabuka, s'est mercredi fait l'avocat du principe
d'établissement d'une "commission de la vérité
et de la réconciliation", sur le modèle mis en place il
y a quelques années en Afrique du Sud.Selon M. Rabuka ce
concept est d'autant plus d'actualité le putschiste George
Speight a été jugé coupable de haute trahison
pour avoir pris d'assaut le Parlement le 19 mai 2000 et
renversé le gouvernement élu d'alors. Speight, qui
déclarait à l'époque agir au nom des
intérêts des Fidjiens indigènes, a
été condamné lundi à la peine de mort,
qui a ensuite été quasi-immédiatement
commuée par le Chef de l'État en prison à vie.
Fidji a voté l'abolition de la peine de mort
SUVA, 25 février - La chambre des Représentants
(Parlement) des îles Fidji a voté lundi en fin de
journée l'abolition de la peine de mortTonga-France
Le Jacques Cartier en route pour Tonga avec l'aide
française
PAPE'ETE, 25 février - le bâtiment de transport
léger (Batral) de la marine nationale française, le
Jacques Cartier, a quitté ce week end le port de Pape'ete
(Polynésie Française) avec quelque 85 tonnes de vivres
et de matériel destinés aux victimes du cyclone Waka,
qui a frappé le Nord du royaume de Tonga le Jour de l'An.
Le sommet de la paix reporté en juin
HONIARA, 26 février - Le groupe de surveillance de la paix aux
îles Salomon a décidé de reporter en juin un
"sommet de la paix" initialement prévu pour le mois prochain.
Ce groupe, créé fin 2000 afin de surveiller la mise en
place d'un processus de paix après la fin des
hostilités entre les deux communautés des provinces de
Malaïta et de Guadalcanal, est composé de policiers et
fonctionnaires australiens et néo-zélandais.
L'Australie, début février, annonçait un retrait
progressif de ce contingent. "Etant donné "la
complexité des problèmes", il "craint que la date de
mars ne donne pas suffisamment de temps à toutes les parties
pour les traiter à fond". Le conflit, depuis trois ans, aurait
fait une soixantaine de morts, selon les bilans officiels, ainsi
qu'une vingtaine de milliers de réfugiés, pour la
plupart originaires de Malaïta et chassés de la province
de Guadalcanal. Une autre clause épineuse est celle de
dédommagements promis aux victimes et à leurs familles.
Vanuatu n'ira pas plus loin
PORT-VILA, 27 février - Le gouvernement de l'archipel de
Vanuatu a annoncé son refus de faire des concessions
supplémentaires aux conditions posées par l'OCDE
(Organisation pour la Coopération et le Développement
Économique) concernant des pratiques financières que
cet organisme juge "nuisibles". Selon le ministre ni-Vanuatu des
Finances, Joe Carlo, les demandes de l'OCDE concernant de plus
grandes réformes des modalités de fonctionnement du
centre financier off-shore et du régime de paradis fiscal de
cet archipel, y compris l'échange d'informations concernant
les transactions, M. Carlo a précisé que son
gouvernement n'avait désormais plus l'intention de se plier
à la ligne de conduite recommandée par cet organisme
international dans le cadre de sa lutte planétaire contre les
activités de blanchiment d'argent. "Notre centre financier et
notre statut de paradis fiscal nous rapportent deux millions de
dollars US et fournit beaucoup d'emplois", a déclaré le
ministre, qui estime que les mesures de l'OCDE tendent à
"diluer les maigres ressources des petits États insulaires".
Tonga : la police découvre des lettres
falsifiées
NUKUALOFA, 28 février - La police du royaume de Tonga,
après avoir procédé à l'arrestation du
chef de file du mouvement pro-démocratie Akilisi Pohiva, de
son fils, et d'un militant, a annoncé mercredi avoir
découvert au bureau de ce mouvement des lettres
falsifiées et sur lesquelles les démocrates basaient
leurs accusations. Au cours d'une perquisition dans les locaux du
mouvement pro-démocratie, la police déclare avoir
découvert deux lettres identiques faisant état des
comptes bancaires du roi à l'étranger. L'une
était non signée, l'autre l'était. La lettre
faisait référence à une transaction d'un montant
de quelque 350 millions de dollars US sur le compte du roi.
Patrick Decloître à Suva /OFO/ Communauté du Pacifique
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