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Depuis 1991, la Polynésie française vit les profondes transformations de sa société, voulues et imposées par le président Flosse et son gouvernement. Il semble évident qu'à la base de toutes ces décisions politiques doit se trouver un plan à moyen ou long terme, un but vers lequel toute cette politique est destinée. Or, malgré plusieurs requêtes de notre part, ni les ministres des Finances, ni le président n'ont jamais voulu expliquer ou détailler le« maître-plan » qui expliquerait la frénésie et la boulimie actuelle, surtout depuis 1998, des investissements et transferts d'argent public.
Un ami qui Ïuvre depuis 20 ans dans l'économie locale et l'exportation pense avoir décrypté le but final de toute cette politique. Voici sa théorie : il s'agirait de "lancer la machine", de transformer Tahiti en société de consommation à l'occidentale, de créer une société dans laquelle les services se développent pour devenir le moteur de l'économie. On tenterait ainsi de reproduire le modèle appliqué aux îles Hawaii dans les années 60 et à l'île de Guam dans les années 80 (il faut rappeler ici que ces deux territoires américains étaient auparavant, comme Tahiti, des îles de garnison vivant de l'armée et de ses installations). Rester dans un modèle économique plus traditionnel aux îles mènerait vers une situation de type Samoa occidental ou Vanuatu, c'est-à-dire une économie de comptoirs avec une population appauvrie vivant en marge du monde moderne.
Pour imposer le système économique qui permet des salaires élevés des pays développés, il faut donc développer comme eux une industrie de services. Le tourisme bien évidemment, mais aussi et surtout une myriade de petites entreprises qui coupent les cheveux ou l'herbe du jardin, débouchent les lavabos, vendent, réparent et lavent les voitures, font griller des hamburgers, vendent des gadgets à la mode, gèrent votre patrimoine, tuent vos cafards, construisent votre maison, nettoient votre piscine, etc ; tous des services que l'on faisait jadis soi-même et des biens dont personne dans nos îles n'avait besoin auparavant. Ces services font circuler l'argent et à chaque paiement le gouvernement prend sa part. C'est ça la TVA.
Or pour devenir consommateur, il faut en avoir les moyens et c'est ce qui explique la raison pour laquelle les étonnants salaires des fonctionnaires ont été maintenus, car ils doivent « amorcer la pompe » et éventuellement aspirer les autres salaires vers le haut, même si cette disparité est parfois désastreuse au point de vue social.
La raison pour laquelle on construit frénétiquement des hôtels, alors que le taux de remplissage des hôtels actuels n'est que de 65% en moyenne, est dans la même optique : il faut atteindre au plus vite un seuil minimum de 4000 chambres, nécessaires pour intéresser les grands tour-opérateurs, pouvoir tenir des congrès, etc. La venue des paquebots est inscrite dans cette optique. Bien sûr, si on n'arrive pas à remplir de suite ces hôtels, certains feront faillite, mais alors pas de problème car comme on ne peut pas les déplacer, ils seront inévitablement rachetés par d'autres pour une bouchée de pain et continueront donc à offrir des chambres tout en employant du personnel local. Et bien entendu, il faut aussi être capable d'acheminer et de rapatrier ces touristes, et ça c'est Air Tahiti Nui qui désire devenir l'émule du succès d'Air Pacific aux îles Fidji.
Les anciens des îles et des districts se rappelleront les groupes électrogènes diesel que jadis tout le monde avait : on tournait avec force la manivelle et une fois le volant bien lancé, on enclenchait la compression et généralement la machine se mettait en route en faisant « toc, toc, tocÉ ». Mais hélas parfois aussi ça faisait « pft, pft, pftÉ » et ça ne partait pas du tout. Eh bien, en ce moment et depuis 1996, le gouvernement est en train de lancer le volant pour tenter de faire partir la nouvelle économie de consommation, et cela avec des centaines de milliards d'investissements, payés en grande partie par l'Etat : « Ce que le gouvernement Flosse est en train de faire, c'est jouer une partie de "craps", comme au casino. Alors soit tu gagnes tout, soit tu perds tout ! C'est jeter les dés dans un jeu avec des mises effarantes. Si tes dés sortent le bon numéro, tu es le héros, tu es adulé, tu es le champion ! Si tu perds, c'est le désastre total, et pour tout le monde ! »
Or pour jouer à une telle table, il ne faut surtout pas que les dés soient pipés, c'est-à-dire qu'il faut s'assurer que toutes les règles sont scrupuleusement respectées, que la partie est "saine". Comme l'a si bien démontré la faillite des Renaissance, même un contrat fabuleux signé avec une personne malhonnête où une société construite sur des montages douteux ne profite jamais. Tout comme il faut bien être certain que les principes élémentaires de précaution sont respectés, c'est-à-dire que la gestion rigoureuse et honnête est faite par des professionnels confirmés et que l'on a l'assurance que les investissements massifs ne sont pas détournés au profit d'intérêts occultes, de copinages, ni sabotés par des corporatismes égoïstes. N'oublions pas que l'effondrement de l'industrie de la perle noire est surtout due à l'anarchie et aux passe-droits qui ont permis la production de tonnes de perles de mauvaise qualité, qui d'ailleurs continue.
Or dans ce « pari », fait avec des investissements qui ne pourront jamais être renouvelés, il y a aussi le problème de la « masse critique » d'une économie, comme l'explique une éminente connaissance à qui nous avons présenté cette théorie : les 230 000 habitants de Tahiti, isolés et à l'écart des grandes routes et des grands centres de populations (Hawaii, 1,2 millions d'habitants, est situé à mi-chemin entre l'Asie et l'Amérique du Nord, et Guam se trouve juste au large du Japon, de la Chine et de la Corée) suffiront-ils à continuer de faire tourner la machine une fois que l'amorce aura été consommée et qu'elle aura été lancée ?
L'avenir nous le dira.
Alex W. du
PREL
Directeur de la publication
Evénements à Tahiti et ses îles

Dimanche 1 septembre
- Arrivée à Papeete de deux navires de la Marine
chinoise, la frégate « Qingdao » et le
pétrolier ravitailleur « Taicang ».
- L'office polynésien de l'habitat présente le projet
de construction des résidences Motiode Terona : coût de
l'investissement 754 millions FCFP pour loger 80 familles.
- Arrivée de Jean-Marc SABAJHÉ, nouvel administrateur
des Tuamotu-Gambier.
Lundi 2 septembre
- Après trois mois de consultations, la commission locale de
l'espace maritime valide le plan de gestion du lagon de Moorea
(PGEM).
- 25e anniversaire du Centre de formation professionnelle des
adultes.
- Les officiers de la Marine chinoise sont accueillis à Moorea
par une délégation de l'assemblée de
Polynésie française lors de leur tournée.
- Le Cyberco, un yacht porté disparu est remorqué vers
Tahiti par la Marine Nationale.
- Le thonier « Vaivai Nui » s'échoue sur le
récif de Paia à Moorea.
- Cinq nouveaux magistrats intègrent solennellement leurs
sièges à la cour d'appel et au tribunal de
première instance de Papeete.
- Décès de Maire de MONTLUC, grande danseuse et
chanteuse, à l'âge de 89 ans.
Mardi 3 septembre
- Départ des deux navires de guerre de la marine chinoise.
- Premières opérations de greffes de cornée
réalisées en Polynésie française.
Jeudi 5 septembre
- L'écrivain Chantal Spitz publie son deuxième
roman.
- Incarcération de quatre personnes lors de l'enquête
sur l'assassinat d'Auguste FAATAU, ancien arbitre de boxe
international décédé par strangulation il y a
deux mois. C'était la famille.
Vendredi 6 septembre
- Visite officielle à Tahiti de Christian PONCELET
président du Sénat. Visite de Tahiti et Bora Bora.
- Grève à Air France.
Samedi 7 septembre
- Décès d'Angèle TEAHU, présidente de
Taravao Nui Mâ et vice présidente du Ai'a Api, à
l'âge de 59 ans, des suites d'une longue maladie.
- Conférence de presse à la mairie de Arue du parti
d'opposition « Fetia Api » pour annoncer ses nouvelles
résolutions et repartir au combat politique.
- Christian PONCELET, président du Sénat, sur l'atoll
de Tupai.
Dimanche 8 septembre
- La compagnie Air France est toujours en grève.
- Christian PONCELET, président du Sénat, sur l'atoll
de Tupai.
Lundi 9 septembre
- Fin de la grève des pilotes d'Air France.
- Les douanes de Tahiti procèdent à la saisie d'un
important lot d'articles de bijouterie en jade et en perles introduit
frauduleusement à Tahiti.
Mardi 10 septembre
- Christian PONCELET, président du Sénat, aux Tuamotu
à Nego Nego, un des atolls de Robert Wan.
- Le Port Autonome de Papeete fête ses 40 ans.
- Le tribunal des référés rend sa
décision sur la grève illicite d'Air Liquide.
- Une délégation d'Air Tahiti Nui part pour la
métropole afin de négocier emprunts bancaires et
défiscalisation en vue de l'acquisition de deux Airbus A
340-300 neufs.
Mercredi 11 septembre
- Le tribunal des référés déclare la
grève à Air Liquide illicite.
- L'administration du Territoire recrute des cadres par voie
d'annonce.
Jeudi 12 septembre
- Reprises des vols de la compagnie Air France sur la ligne
Paris-Papeete.
- Christian PONCELET, président du Sénat, aux
îles Marquises.
- Le vingtième Salon de l'Auto de Tahiti ouvre ses portes.
Vendredi 13 septembre
- Le FBI enquête à Tahiti sur la disparition d'un star
du basket pro, Brian WILLIAMS, Alias Bison Dele, sa petite amie
Serena KARLAN et le skipper Bertrand SALDO.
- Premiers États généraux des élus locaux
de Polynésie française face à Christian
PONCELET, président du Sénat.
- Trois baleines (deux adultes et un baleineau) passent la nuit du
dans la rade de Papeete, se glissant parmi les navires
Dimanche 15 septembre
- Spectacle de Laurent GERRA à la Maison de la Culture.
- Christian PONCELET, président du Sénat, aux
îles Marquises.
- Gaston FLOSSE se rend aux Tonga afin d'inaugurer les écoles
reconstruites par le GIP.
Lundi 16 septembre
- La brigade de recherche de la gendarmerie procède aux
premières investigations scientifiques sur le catamaran «
Hakakuna Matata » du basketteur américain Bison Dele,
disparu avec ses amis.
Mardi 17 septembre
- L'enquête continue à la Marina Tahiti Nautique Center
de Taravao sur l'affaire « Dele ».
- Ouverture du premier Festival des Artistes de Polynésie,
place To'ata.
- Décès de Pierre MEUEL, fondateur et ancien
président de la « Caravane du bonheur », à
l'âge de 70 ans.
- Un marin de la goélette Kura Ora III, trouve la mort
à la passe de l'atoll de Reao.
Mercredi 18 septembre
- L'enquête sur l'affaire Dele Bison se poursuit.
- Valse des portefeuilles ministériels à Tahiti :
Jean-Christophe Bouissou est nommé ministre du Logement, du
Travail et du Dialogue social, de l'Aménagement du Territoire
et de l'Urbanisme, de l'Énergie et porte-parole du
gouvernement. Bruno Sandras, est nommé ministre de
l'Environnement et de la Ville. Brigitte Vanizette, est nommée
ministre du Tourisme et des Transports, chargée de la
Sécurité routière.
- Le tunnel du Bounty (un petit passage souterrain) ouvert à
la circulation.
Jeudi 19 septembre
- Arrestation de Kevin WILLIAMS, frère de Bison Dele, par le
FBI dans un hôpital de San Diego où il est dans le
coma.
- Ouverture de la session budgétaire de l'assemblée de
la P.F.
Vendredi 20 septembre
- Ouverture de la 8e édition de Taapuna Master 2002 de
surf.
- Clôture du Festival des artistes de Polynésie 2002.
Dimanche 22 septembre
- Heimata Carroll vainqueur de la Taapuna Master 2002
Lundi 23 septembre
- Symposium des cardiologues du Pacifique Sud à Papeete.
- Décès de l'ancien député &endash; maire
de Tautira, Tutaha Salmon.
- Rencontre à Paris de Gaston FLOSSE avec la ministre de
l'Outre-mer Brigitte GIRARDIN sur l'évolution statutaire.
- Une délégation formée par les
représentants des DOM TOM du syndicat Force Ouvrière,
avec à sa tête Marc BLONDEL est reçue au
ministère de l'Outre-mer.
Mardi 24 septembre
- Nouvel échec de déséchouage du thonier «
Vaivai Nui ».
- Démission de Marc JAMMET, directeur par intérim du
service des Affaires Sociales.
Mercredi 25 septembre
- La deuxième conférence ministérielle des PTOM,
donne naissance à l'association des pays et territoire
d'Outre-mer.
- Gaston FLOSSE et Dominique BUSSEREAU, secrétaire
d'État aux transports du gouvernement Raffarin veulent
renforcer la sécurité routière.
- Escale à Papeete du voilier-école italien «
Amerigo Vespucci ».
Jeudi 26 septembre
- Rencontre rapide Gaston FLOSSE- Jacques CHIRAC : le
président de la République décidera des demandes
polynésiennes.
- Inauguration de l'installation du réseau de
téléphone mobile à Tubuai (Australes).
Henriette MAIHI
Evénements dans le Pacifique Sud

Fêtes religieuses et "satanisme"
SUVA, 2 septembre - Une nouvelle polémique court après
qu'un sénateur fidjien, Mitieli Bulanauca, ait demandé
l'abrogation des jours fériés commémorant les
fêtes religieuses musulmane et hindoue. S'exprimant au
Sénat, M. Bulanauca a demandé que plusieurs jours
fériés, dont le "Deepawali" et le jour du
prophète Mohammed des Musulmans soient supprimés du
calendrier des fêtes à Fidji. Il a également
demandé l'abrogation du jour férié censé
célébrer l'anniversaire du Prince Charles d'Angleterre
car, selon lui, l'héritier de la couronne britannique
s'était révélé "adultère". Ce
à quoi, un sénateur indo-fidjien a
rétorqué : "Si vous retirez ces jours
fériés sur la base de la conduite, alors il ne
resterait pas grand-monde au sein de ce Parlement".
Trois morts, dont deux Américains, dans une embuscade
JAYAPURA (Papouasie Occidentale), 2 septembre - Trois personnes, dont
deux enseignants américains et un Indonésien, ont
trouvé la mort samedi, victimes d'une embuscade dans la
province indonésienne d'Irian Jaya (Papouasie occidentale).
Les trois individus ont été abattus alors qu'ils
étaient en route pour la mine d'or et de cuivre de Freeport,
au sud-ouest de l'île. Une dizaine d'autres personnes (dont
neuf expatriés) ont été blessés.
Satisfaits de l'image de la France dans le Pacifique
SUVA, 3 septembre - Une délégation de quatre
sénateurs membres d'un groupe "Amitiés
France-Vanuatu-îles du Pacifique" a achevé en
début de semaine une tournée qui les a emmenés
successivement à Vanuatu, à Fidji et en
Nouvelle-Calédonie. Après s'être entretenus avec
leurs homologues parlementaires ainsi que les plus hautes
autorités de ces pays, ils retirent un bilan "satisfaisant",
en particulier quant à la perception de la France et de son
territoire de Nouvelle-Calédonie dans les pays de cette
région à dominante anglophone.
Fusillade à Guadalcanal : trois femmes et deux enfants
tués
HONIARA, 3 septembre - Trois femmes et deux enfants ont trouvé
la mort par balles et quatre autres ont été
sérieusement blessées ce week end au cours
d'affrontements armés dans une région située
à l'Est de la capitale de cet archipel de
Mélanésie.
Séisme de magnitude 7.5 : deux morts
PORT-MORESBY, 9 septembre - Un séisme mesuré à
une magnitude de 7.5 sur l'échelle ouverte de Richter a
frappé la côte Nord de l'île principale de
Papouasie-Nouvelle-guinée, faisant au moins deux morts
immédiats.
Protection du savoir et des expressions culturelles :
NOUMEA, 10 septembre - Les ministres de la culture des pays et
territoires du Pacifique se réuniront la semaine prochaine, du
16 au 18 septembre, à Nouméa
(Nouvelle-Calédonie) afin de donner substance à un
projet de "loi-cadre" visant à mieux protéger les
savoirs et les formes d'expressions culturelles de cette
région.
Indépendance, non merci
ATAFU, 10 septembre - Les quelque 1500 habitants du petit archipel de
Tokelau (à environ 500 kilomètres au Nord-Est de
Wallis) ont voulu être clairs lors de la visite la semaine
dernière d'une mission du Comité de
décolonisation des Nations Unies : ils ont martelé le
message selon lequel l'indépendance est hors de question.
Selon les missionnaires, le "sentiment général" est on
ne peut plus clair : les Tokelauans veulent préserver le lien
privilégié qui les unit à la
Nouvelle-Zélande dans le cadre d'un pacte "d'association
libre"grâce auquel les habitants de Tokelau obtiennent
automatiquement la nationalité néo-zélandaise,
ainsi que les droits qui s'y rattachent, y compris la
scolarité, la sécurité sociale, la retraite et
les soins médicaux gratuits. Depuis l'an dernier, plus au Sud,
le territoire américain des Samoa américaines
mène aussi campagne pour que le comité de
décolonisation de l'ONU le retire de la liste des pays
à coloniser.
Préservatif « patriotique »
PORT-MORESBY, 13 septembre - A la veille du 27ème anniversaire
de l'indépendance de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les
autorités sanitaires ont lancé une nouvelle campagne de
sensibilisation contre le SIDA, ainsi qu'un "préservatif
patriotique" bon marché et qui suscite déjà la
controverse. Vendus l'équivalent de 25 centimes d'Euros dans
une enveloppe aux couleurs bleue et jaune, ces nouveaux condoms sont
accompagnés d'une campagne "Karemap kondom" ("sortez couvert"
en pidgin local) sur les ondes de la radio nationale, qui veut
inciter la population à mieux se protéger. Outre le
message "si vous pensez avoir des relations sexuelles, utilisez un
préservatif Karempa". Karemap : un préservatif fait
pour nous", il y a aussi la version pidgin qui, elle, clame « yu
ius kondom olgeta taim yu kwap » (utilisez un préservatif
chaque fois que vous b....z). L'an dernier, l'Organisation Mondiale
de la Santé tirait la sonnette d'alarme en estimant que les
chiffres officiels pourraient bien n'être que la partie
émergée de l'iceberg : "dix à quinze mille"
personnes seraient désormais séropositives en
Papouasie-Nouvelle-Guinée, des chiffres qui prennent
désormais des proportions "épidémiques" (six
mois auparavant, on ne faisait état que de trois mille cas).
Fidji-économie : bilan et tendances plutôt
positifs
SUVA, 17 septembre - Quelque 250 représentants du gouvernement
fidjien, ainsi que du tissu économique et social de cet
archipel, se sont réunis jeudi et vendredi de la semaine
dernière afin de dresser un bilan de l'économie locale,
deux ans après le coup d'État de mai 2000. Se
succédant à la tribune, les intervenants se sont
accordé à constater que plus de deux ans après
les effets dévastateurs du troisième coup d'État
de l'histoire indépendante de Fidji, l'économie de
l'archipel avait désormais "remonté la pente".
Chef rebelle serait poursuivi par ses propres hommes
HONIARA, 19 septembre - Le chef d'une milice rebelles des îles
Salomon, le Guadalcanal Liberation Front (GLF), Harold Keke, serait
désormais poursuivi par un groupe de ses propres hommes et
tente désormais de trouver refuge dans l'Ouest de l'île
principale. M. Keke, depuis le mois de juin, a revendiqué
l'assassinat de onze personnes qu'il accuse d'avoir tenté de
le capturer dans son fief de Guadalcanal. Récemment, il
revendiquait aussi l'assassinat du ministre des affaires
féminines, le père Augustin Geve. Il serait poursuivi
par des anciens membres de sa milice rebelle, qui se déclarent
opposés aux récents meurtres.
Papouasie : mise en garde de la banque centrale
PORT-MORESBY, 19 septembre- La Banque de Réserve (centrale) de
Papouasie-Nouvelle-Guinée a lancé une mise en garde
contre une éventuelle crise financière si rien n'est
rectifié rapidement pour réduire les dépenses de
l'État.
Cook : premier meurtre en huit ans
RAROTONGA, 24 septembre - Les forces de l'ordre de l'archipel
polynésien des îles Cook ont annoncé en
début de semaine l'ouverture d'une enquête criminelle
à la suite de la première mort violente de ces huit
dernières années : une jeune femme d'une trentaine
d'années a été trouvée morte dimanche
dernier à son domicile de Rarotonga.
L'industrie sucrière fidjienne le dos au mur
SUVA, 25 septembre - Jusqu'à récemment
considérée comme l'un des principaux moteurs de
l'économie des îles Fidji, l'industrie sucrière
de cet archipel du Pacifique sud se trouve désormais
confrontée à une crise sans précédent. La
crise de ce secteur a débuté à la fin des
années 1990, lorsque des centaines de baux fonciers jusqu'ici
détenus par des planteurs d'origine indienne, n'ont pas
été renouvelés. Il y a aussi la chute des cours
mondiaux du sucre, qui sont tombés à 5,5 à 6
cents US la livre, alors que le coût de production actuel du
sucre fidjien est de 14,3 cents US la livre. La différence
coïncide avec le montant de la subvention apportée par
l'Union Européenne : Fidji bénéficie, depuis une
vingtaine d'années, de tarifs subventionnés (d'un
montant moyen d'une cinquantaine de millions d'Euros par an.
Patrick Decloître à Suva /OFO/ Communauté du Pacifique
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Ouverture de l'hôtel Maitai Dream à Fakarava, un projet conçu par Vaiana Vairaaroa et son père Howard, perliculteur et maire délégué. Fakarava, à une heure d'avion de Tahiti, est le deuxième plus grand atoll de Polynésie et il a vocation à être englobé sous peu dans une réserve de biosphère, avec l'atoll de Taiaro, déjà classé par l'Unesco, et 4 autres atolls de cette région de l'archipel des Tuamotu.

Un symposium de cardiologie s'est tenu à Tahiti en présence d'une dizaine de spécialistes de la région, sur le thème de la lutte contre le rhumatisme articulaire aigu. Cette maladie a pour origine un mal de gorge mal soigné, qui entraîne des dégâts au cÏur irréparables.

Pour sa 69ème campagne d'instruction, le voilier-école de la marine militaire italienne "Amerigo Vespucci" a visité Tahiti. Les 124 cadets à bord sont arrivés de Honolulu et poursuivront leur navigation vers Auckland (Nouvelle-Zélande), un parcours 20 000 milles depuis leur départ d'Europe. (ph. AdP)
Décédés :
- Maire de MONTLUC, grande danseuse et chanteuse, à
l'âge de 89 ans.
- Angèle TEAHU, présidente de Taravao Nui Mâ
et vice présidente du Ai'a Api, à l'âge de 59
ans.
- Pierre MEUEL, fondateur de la « Caravane du bonheur »
et ancien directeur de l'Office du tourisme, à l'âge de
70 ans.
- Tutaha SALMON, ancien député, conseiller
territorial et maire de Tautira, à l'âge de 73 ans.