|
|


Durant le mois d'octobre Tahiti a vécu un conflit entre les
médecins libéraux de Polynésie française
et la CPS (Caisse de prévoyance sociale de Polynésie
française). En effet, le 2 octobre, le conseil des ministres
approuvait une délibération de la CPS, un nouvel
avenant à la convention liant les médecins
libéraux et la caisse dans lequel les administrateurs de la
CPS avaient décidé de revenir aux tarifs de 2000, soit
3000 Fcfp (25¤) la consultation d'un généraliste
et de 4200, 5000 ou 10 180 Fcfp (35, 42 ou 85¤) pour les
différents types de spécialistes. La CPS justifiait ce
« retour » par le dérapage de
l'évolution des dépenses de santé. Fin 2000,
l'augmentation des honoraires des consultations avait
été acceptée en échange de l'engagement
des médecins de diminuer leurs prescriptions en 2001 de 8,5%.
Or, au contraire, celles-ci avaient augmenté de 8,5%.
S'en suivit une polémique par communiqués de presse
interposés et même des pamphlets distribués dans
certains cabinets médicaux, et les médecins
libéraux déposèrent une demande de
référé devant le tribunal administratif.
Celui-ci rendit son verdict le 10 octobre, un jugement qui annulait
la baisse des tarifs des consultations arrêtée par le
conseil des ministres, donnant aux médecins et à la CPS
jusqu'au 30 novembre 2002 pour s'entendre et, dans le cas contraire,
autorisant la CPS à signer avec les médecins jusqu'au
31 décembre des conventions individuelles pour l'année
2003. Nous vivrons donc à Tahiti début décembre
la suite de ce feuilleton.
Le point ici n'est nullement de prendre parti dans ce conflit ponctuel, mais plutôt de savoir si le système de santé actuel est viable. En effet, longtemps avant ce conflit, il nous apparaissait que le financement de la protection sociale à Tahiti relevait, comme tant d'autres choses dans nos îles, d'un syndrome du genre « Alice aux pays des merveilles ».
Nous nous expliquons :
Tout le monde sait qu'en France métropolitaine le
régime de santé de la « Sécu » est
déficitaire. Voilà déjà une
première raison pour laquelle on ne voit pas comment celui de
Tahiti, calqué sur la Sécu avec quelques variantes,
pourrait l'être. Mais ensuite, un esprit observateur ne peut
que voir que les bases financières sont bien
différentes de celles de France, nommément dans les
chapitres recettes et dépenses.
Voyons les recettes : en France, tout le monde est affilié
à la « Sécu ». A Tahiti tout le monde n'est
pas affilié à la CPS : beaucoup de hauts salaires,
notamment les fonctionnaires d'Etat de l'éducation et autres,
cotisent auprès de la Sécu en France ; les marins ont
leur ENIM, etc. Ceci fait que l'essentiel des cotisants à la
CPS sont les salaires des fonctionnaires territoriaux mais surtout
les ouvriers et employés du secteur privé, parmi
lesquels le grande masse des « smicards ». En plus,
l'affiliation récente et massive de tous les petits revenus au
régime des non salariés (RNS) de la CPS baisse d'autant
plus la moyenne des montants des cotisations. Or, comme nous l'avions
démontré dans notre éditorial de décembre
2001, le Smig à Tahiti est inférieur de 30% à
celui de métropole.
Il serait donc tout à fait raisonnable d'estimer que,
proportionnellement, le revenu de la caisse maladie de la CPS est
inférieur de 30% à celui de la
« Sécu ».
Hélas, tel n'est vraiment pas le cas pour les
dépenses.
D'abord, il y a les tarifs des médecins : 20¤ en
France, 27,5¤ à Tahiti pour une consultation
auprès d'un généraliste, soit 27% en plus.
Même différence pour les médecins
spécialistes.
Ensuite, pour les médicaments, l'écart est encore plus
criant : l'étiquette de la
« Sécu » et une facture d'une pharmacie de
Tahiti démontrent que le produit vendu 22,84¤ TTC (2740
Fcfp) dans une pharmacie de France coûte à Tahiti 3827
Fcfp (hors TVA de 6% que l'assuré paye). Ce qui fait que la
CPS supporte une surcharge de 37% sur les médicaments par
rapport à la « Sécu » ! (Mais qui donc
encaisse cette énorme différence ?)
Ainsi avons-nous à Tahiti un système de protection sociale qui, toutes proportions gardées, engrange des recettes à 30% inférieures à celles usuelles en métropole, mais dont les dépenses sont d'environ 35% supérieures à celles de France !
On cherche désespérément le professeur d'économie qui puisse nous expliquer comment un tel système peut être viable.
Bonne lecture à tous et merci pour votre fidélité.
Alex W. du
PREL
Directeur de la publication
Evénements à Tahiti et ses îles

Mardi 1 octobre
- Le ministre de la Fonction publique organise un colloque sur le
thème « servir le citoyen ».
- Avitaillement en carburant à l'aéroport de Tahiti :
convention avec la Somcat reconduite pour 18 ans.
- La famille Williams réclame à la Polynésie
française le catamaran "Hakuna Matata" à bord duquel
eut lieu le triple meurtre du basketteur américain, Brian
Williams, alias Bison Dele.
Mercredi 2 octobre
- Le conseil des ministres décrète le retour aux tarif
conventionnels de 2000 pour les médecins libéraux.
- Meeting international d'athlétisme à Tahiti
- Ouverture de la 8è Foire de Tahiti.
Jeudi 3 octobre
- Les travaux du chantier de l'hôpital de Taaone sont
suspendus.
- La Caisse de Prévoyance Sociale affirme ne pas comprendre
les accusations portées par le syndicat de médecins de
P.F suite à la décision de diminuer leurs honoraires
comme sanction au non respect de la baisse des dépenses
médicales.
Vendredi 4 octobre
- Signature à Paris de la nouvelle convention pour le
développement de la Polynésie française :18
milliards Fcfp (151 M¤) par an.
- Les médecins déclarent la grève.
Samedi 5 octobre
- L'Alis, navire océanographique de l'IRD (Institut de
Recherche pour le Développement) est à la recherche du
piper à Katiu au Tuamotu.
- De retour de Paris, Gaston FLOSSE explique qu'en aucun cas les
travaux ne peuvent être suspendus au chantier du nouvel
hôpital.
- Jérôme PRIGENT remporte la course « Aïtoman
» à Moorea.
Lundi 7 octobre
- Rencontre de la délégation polynésienne avec
le président de la République populaire de Chine
à Pékin.
- Alors que le Territoire annonce la poursuite des travaux, les
ouvriers de Bouygues Bâtiment désarment deux grues sur
le chantier de l'hôpital.
- Festival de la photographie à Tahiti.
Mardi 8 octobre
- Tarif des consultations médicales : le tribunal
administratif annule l'avenant les réduisant.
- Découverte d'un noyé dans le Port de Papeete.
- Décès d'Henriette WINKLER, chanteuse très
connue en Polynésie, des suites d'une crise cardiaque.
Jeudi 10 octobre
- Le tribunal administratif décide de donner un mois aux
médecins qui ont été entendus et à la CPS
pour revenir à la raison, du moins à une
discussion.
- Gaston FLOSSE annonce l'ouverture d'une délégation
permanente à Pékin.
Vendredi 11 octobre
- Gaston FLOSSE et la délégation polynésienne
poursuivent leur visite en Chine.
- Le remorqueur de la Marine national Le Revi réussi à
libérer le thonier Vai Vai Nui de la barrière
récifale de Moorea.
- Premier voyage du ferry Corsair Aremiti aux ISLV.
- Après Pékin, Gaston FLOSSE annonce vouloir ouvrir une
délégation à Shanghai.
Samedi 12 octobre
- Mickaël FAKAILO est élu Mister Tahiti 2002.
- Arrivée à Tahiti d'Alain RODAIX, le nouveau
rédacteur en chef de RFO Polynésie.
Dimanche 13 octobre
- L'équipe de « Ra'i » emmenée par Lewis
LAUGHLIN remporte la course entre Molokai et Oahu à Hawaii
- Voyage en Chine de la délégation Polynésienne
: polémique avec le Quai d'Orsay.
Lundi 14 octobre
- Le gouvernement annonce prendre en charge les ouvriers
licenciés par Bouygues du chantier de l'hôpital.
- Les femmes de l'opposition se mobilisent contre la pornographie
à la télévision
- Escale à Papeete du paquebot Dawn Princess .
Mardi 15 octobre
- Edouard FRITCH considère que l'intervention des femmes de
l'opposition dénonçant la sexualité et la
violence à la télévision est un « coup bas
» contre le gouvernement.
- Cérémonie d'ouverture officielle de la 11è
édition de la course Hawaiki Nui Va'a aux ISLV.
Mercredi 16 octobre
- Fare Ara remporte la première étape de Hawaiki Nui
Va'a à Raiatea.
- Fin du voyage de Gaston FLOSSE en Chine.
Jeudi 17 octobre
- Michel MAROTTE, procureur, nommé procureur
général de Basse terre en Guadeloupe.
- Maitai Shell remporte la seconde étape de Hawaiki Nui
à Taha'a..
- Dialogue renoué dans le conflit entre médecins
libéraux et CPS.
- Noyade d'une petite fillette de 2 ans à la garderie Paiea de
Papeete.
Vendredi 18 octobre
- Escale dans le port de Papeete du super yacht de luxe Tatoosh.
- Maitai Shell remporte la course Hawaiki Nui à Bora Bora.
Samedi 19 octobre
- Nouvelle déception pour les perliculteurs lors de la vente
aux enchères du GIE Poe Rava Nui et Tahiti Pearl Producers
suite à la baisse persistante des cours.
Lundi 21 octobre
- Les ouvriers du chantier de Bouygues Bâtiment bloquent le
chantier de l'hôpital.
Mardi 22 octobre
- Audience inaugurale du tribunal administratif.
- Hélène ROULAND et Alain LEVASSEUR nouveaux juges du
tribunal administratif.
- Le parquet général de Paris estime que le
sénateur Gaston FLOSSE, président du gouvernement de la
P.F et poursuivi pour « faux et usage de faux » dans ses
déclarations de patrimoine, devrait bénéficier
de l'amnistie.
- Hôpital du Taaone : les ouvriers suspendent le travail.
Mercredi 23 octobre
- Ouverture du Carnaval de Tahiti.
- Les salariés du chantier de l'hôpital de Taaone
marchent vers la présidence pour montrer leur
mécontentement.
- Décès d'une jeune femme enceinte âgée de
25 ans après avoir mangé de la tortue à
Rangiroa..
Jeudi 24 octobre
- Rencontre à Paris de Gaston FLOSSE et Martin BOUYGUES dans
une tentative de conciliation.
- L'assemblée de Polynésie française adopte une
série de mesures restreignant la vente et la publicité
des boissons alcoolisés lors d'événements
sportifs.
Vendredi 25 octobre
- Défilé du Carnaval de Tahiti sur le front de mer
à Papeete.
- Les négociations entre BOUYGUES et le Territoire à
Paris n'ont pas abouti à un accord.
- 80 % de risque cyclonique en Polynésie française pour
la saison chaude de 2002-2003, selon Météo-France.
Dimanche 27 octobre
- Escale à Papeete du paquebot New World Discoverer.
- Cesaria Evora en concert unique à Tahiti.
- Second défilé du Carnaval.
Lundi 28 octobre
- Grève des salariés de la SOMCAT.
- Gaston FLOSSE dépose au Sénat cinq amendements au
projet de loi de réforme constitutionnelle relatif à la
décentralisation.
- Stationnement payant dans la rue Albert-Leboucher à
Papeete.
- Référé de la CSTP-FO contre Bouygues
Bâtiment.
- Ouverture du séminaire annuel du GIE Tahiti Tourisme.
- Gaston Flosse et le ministre délégué au Budget
analysent les problèmes de défiscalisation des
investissements en P.F.
Mardi 29 octobre
- Deuxième jour de grève au dépôt de la
Somcat à l'aéroport de Tahiti-Faa'a.
- Les ouvriers de Bouygues bloquent l'accès au chantier de
l'hôpital et empêchent une cinquantaine de
non-grévistes et la direction de sortir des locaux.
- Suite à une étonnante décision du Conseil
d'Etat, Jacques VII retrouve son poste de maire de la commune de
Punaauia.
- Tauhiti NENA, en conflit avec le ministre des Sports Reynald
TEMARII, présente sa démission de la présidence
du comité Olympique de Polynésie.
- Gaston FLOSSE défend l'autonomie de la Polynésie
devant le Sénat.
Mercredi 30 octobre
- La cour d'appel de Papeete examine les procédures
disciplinaires dont font l'objet Mes CROSS, TUHEIAVA, LAU et
CÉRAN-JÉRUSALEMY, poursuivis par le conseil de l'Ordre
des avocats pour « outrage à leurs pairs ».
- Le Sénat adopte l'organisation décentralisée
de la République.
- Les ouvriers séquestrent des cadres de Bouygues
Bâtiment.
Jeudi 31 octobre
- Exposition d'artisanat des Australes à Papeete.
- Blocage du chantier de l'hôpital territorial : levée
des barrages. La décision du référé en
justice reportée..
- Grand incendie à Punaaua : 5000 hectares de brousse partent
en fumée.
Henriette Maihi
Evénements dans le Pacifique Sud

56.000 squatters à Fidji
SUVA, 1er octobre - Les autorités fidjiennes
s'inquiètent de l'augmentation constante du nombre de
squatters, en particulier dans la capitale Suva, où les
dernières statistiques disponibles font état d'un
franchissement de la barre de 55.000 pour une population de plus de
800.0000 habitants de l'archipel. La cause principale de ce
phénomène est l'exode rural, provoqué soit par
l'arrivée à terme des baux fonciers, soit par la
recherche d'emploi en milieu urbain.
Gouvernement dégraissé de
moitié
HONIARA, 3 octobre - Le gouvernement des îles
Salomon aurait été réduit de moitié
jeudi, passant ainsi de vingt à dix ministres. C'est un plan
de dégraissage devenu nécessaire après trois
années d'un conflit ethnique entre les deux principales
îles de cet archipel, Malaïta et Guadalcanal et qui ont
saigné à blanc l'économie nationale. Le
gouverneur de la banque centrale déclare depuis l'an dernier
que l'État est « proche de la faillite ». Plusieurs
catégories de fonctionnaires sont entrées en
grève afin de protester contre le non-paiement de leur
traitement.
Chasse au chef rebelle : sept morts
HONIARA, 15 octobre - Sept personnes ont
trouvé la mort lundi au cours d'affrontements entre un groupe
de policiers et les hommes du chef rebelle du Guadalcanal Liberation
Front (GLF) Harold Keke. Un groupe des forces paramilitaires de la
police, auquel s'étaient joints des anciens membres des
milices de M. Keke, s'étaient lancés à la
poursuite du chef dans le cadre d'une nouvelle tentative de le
capturer.
La croissance démographique
inquiète
SUVA, 15 octobre - La population des États
insulaires du Pacifique a doublé ces vingt dernières
années et pourrait atteindre prochainement la barre des 8
millions, a rappelé le Directeur Général du
Secrétariat Général de la Communauté du
Pacifique (CPS). D'où, selon lui, une nécessaire prise
de conscience de la part des élus de la région afin
que, dans leurs pays respectifs, ils agissent en vue de
préparer leurs infrastructures aux besoins d'une population
grandissante, y compris dans les domaines de l'emploi, de
l'éducation et de l'accès aux commodités de
base.
Nauru et les îles Marshall retirés de
la "liste rouge"
PARIS, 15 octobre - L'OCDE a annoncé mardi le
retrait de sa "liste rouge" de deux pays insulaires du Pacifique,
Niue et les îles Marshall, considérés jusqu'ici
comme "non-coopératifs" grâce aux "progrès"
enregistrés en vue de "réformes" dans leurs
systèmes anti-blanchiment respectifs. Les pays insulaires du
Pacifique concernés se sont ces derniers mois
élevés contre les "contre-mesures" agitées par
l'OCDE, estimant en substance qu'en la matière, il y avait
"deux poids, deux mesures" et que rien n'était fait pour
offrir des solutions de rechange en contrepartie de
l'éventuelle disparition de leurs centres financiers. Parmi
les pays demeurant épinglés dans cette liste mise
à jour, on peut trouver les îles Cook et Nauru. Le
Vice-Premier ministre des îles Cook, Sir Geoffrey Henry, s'en
prenait une nouvelle fois à l'OCDE en l'accusant de pratiquer
des méthodes "terroristes" à l'encontre des petits
centres financiers de la planète, y compris ceux des
États insulaires du Pacifique. « Le volume d'affaires en
blanchiment réalisé en une heure à New York,
à Londres et à Zürich est égal à
celui réalisé par le Pacifique en vingt ans, a
estimé le Vice-Premier ministre, qui rappelle que 92 pour cent
des opérations de blanchiment d'argent sont
réalisées dans six pays membres de l'OCDE. Et la
majorité des affaires auparavant réalisées par
nos centres financiers se fait maintenant en toute
tranquillité dans l'État américain du Delaware,
loin des yeux du GAFI. C'est ce genre d'hypocrisie qui me retourne le
ventre, qui me donne la nausée » a-t-il
lancé.
Interception de missile au-dessus du
Pacifique
WASHINGTON, 17 oct. - Un missile balistique de type
intercontinental lancé de la côte Ouest des États
Unis a été intercepté par un nouveau dispositif
américain dit de "défense sol-air à mi-course"
tiré de l'atoll de Kwajalein (îles Marshall). Il
s'agissait du septième essai pour le nouveau programme
américain de défense (Ground-based Midcourse Defense,
GMD) qui était testé pour la première fois
au-dessus du Pacifique. Le missile (à blanc) de type
intercontinental "Minuteman" avait été mis à feu
depuis la base de Vandenberg (Californie) 22 minutes après,
depuis la base lance-missiles sur l'atoll de Kwajalein (îles
Marshall), un prototype d'intercepteur était lancé. Les
deux projectiles se sont rencontrés environ six minutes plus
tard, à quelque 250 kilomètres d'altitude
Le malheur des uns...
SUVA, 17 oct. - La tragédie qui a
frappé Bali samedi dernier pourrait bien faire les affaires de
Fidji, selon un chef d'entreprise de cet archipel. Raison
invoquée : Bali et Fidji ont un climat tropical similaire, et
par conséquent étaient en concurrence sur le
marché australien des destinations.
Prière et jeûne
anti-cyclone
APIA, 21 oct. - Comme chaque année depuis dix
ans, les Samoans devront tout au long de cette semaine se confesser
et avouer leurs péchés, afin de participer à
l'effort national de lutte contre les cyclones et autres catastrophes
naturelles. Cette semaine de prières et de jeûne
national a été créée au lendemain du
passage d'un cyclone particulièrement destructeur, en 1991.
Depuis, aucune catastrophe naturelle n'est venue frapper
Samoa.
Les députés "roturiers" quittent
l'hémicycle
NUKUALOFA, 22 oct.- Les neuf représentants
élus par le peuple au sein du Parlement des îles Tonga
ont lundi quitté l'hémicycle en signe de protestation
contre ce qu'ils considèrent comme étant un rejet
systématique de leurs propositions de loi. Au sein du
Parlement des îles Tonga (30 sièges), 9
députés sont élus par le peuple, les 12
ministres sont directement nommés par le roi, Tupou IV et 9
autres membres du Parlement sont choisis parmi les membres de la
famille royale.
Arrêté
anti-commérage
ADAMSTOWN, 22 oct. - Richard Fell, gouverneur de la
petite île de Pitcairn, dont la population est essentiellement
constituée de descendants des fameux révoltés du
Bounty, a décidé de prendre un arrêté
rendant tout acte de commérage nuisible passible d'une amende.
Cette décision intervient alors que les services de police
néo-zélandais et britanniques ont
dépêché sur place il y a quelques semaines des
agents chargés d'enquêter dans le cadre d'une affaire de
mÏurs.
Aide pour les marinsdu Tuvalu
MANILLE, 22 oct. - La Banque Asiatique de
Développement (ADB) a débloqué la semaine un
prêt à taux préférentiel d'un montant de
quelque 1,85 millions de dollars US, ainsi qu'une subvention de
291.000 dollars U, destinés à moderniser l'école
nationale de la marine marchande, dont sont issus des milliers de
marins. De nombreux marins originaires de Tuvalu sont
embarqués sur les vaisseaux du monde entier. Ce secteur d'activité extra-territorial constitue
également une source non négligeable de revenus pour ce
pays : chaque année, ces marins expatriés renvoient
chez eux l'équivalent de trois millions d'Euros, contribuant
ainsi à équilibrer la balance des paiements (pour un
Produit Intérieur Brut total de l'ordre de 9 millions
d'Euros).
Éphémère heure
d'été
NUKUALOFA, 23 octobre - Le gouvernement du royaume de
Tonga a finalement annoncé la semaine dernière la fin
de son système de l'heure d'été, introduit il y
a trois ans dans le cadre d'une course au millénaire sur les
fuseaux horaires, mais depuis largement critiqué. La mise en
place de ce système avait permis à Tonga de se
positionner jusqu'à 14 heures en avance sur l'heure
universelle (GMT) et a ainsi "fait de Tonga le premier pays à
voir le premier lever de soleil" du troisième
millénaire.
Regain d'abattage dans les forêts du
Pacifique
SUVA, 26 octobre - L'abattage forestier à
Fidji, à Samoa et aux îles Salomon, a repris ces
dernières semaines, provoquant dans certains cas une vive
controverse. A Fidji, l'abattage du précieux bois d'acajou a
commencé en début de semaine dans la province de
Tailevu (centre de l'île principale de Viti Levu). Plusieurs
groupes de propriétaires fonciers traditionnels ont vivement
réagi, déclarant qu'ils n'ont pas été
consultés sur ce contrat, intervenu entre l'office fidjien des
terres indigènes (Native Land Trust Board, NLTB) et la
société Fiji Hardwood, représentant des
intérêts américains. A Samoa, un groupe local de
protection de l'environnement s'est insurgé contre un projet
gouvernemental d'abattre douze cents hectares de forêt
tropicale sur un site destiné à devenir une petite
ville. Les opposants à ce projet estiment que cet abattage
portera un coup fatal à l'écosystème. Aux
îles Salomon, c'est l'abattage du teck qui a
débuté dans le petit groupe des îles Shortland
sur une plantation gérée par le gouvernement. Le
début de cette exploitation est perçu comme une source
d'espoir de la part des habitants de cette zone, qui ont
été confrontés à d'énormes
difficultés liées à aux répercussions de
guerre de Bougainville, mais les villageois de Famoa déclarent
avoir vendu les droits à une société de
Singapour.
Lutte contre les maladies du taro
SUVA, 28 octobre- Le taro, tubercule prisé
dans toute la région Pacifique et source de revenus à
l'exportation, fait l'objet de soins particuliers afin de le
préserver d'une série de maladies dans le cadre d'un
effort régional coordonné par la Communauté du
Pacifique (CPS). Il y a huit ans, la production des îles Samoa
a été détruite par une forme de cette maladie,
également présente en Papouasie-Nouvelle-Guinée,
aux îles Salomon, à Hawaii, Guam et en
Micronésie. Le programme Tarogen de la CPS vise notamment
à développer des espèces de taro
résistant à cette maladie, à partir de
cultures-mères en provenance des Philippines et de
Palau.
Téléphone mobile à
Kiribati
NOUMEA, 30 oct. - Les sociétés Telecom
Services Kiribati Limited et Alcatel ont signé lundi à
Nouméa un contrat portant sur "plusieurs millions de dollars"
pour la fourniture du premier réseau GSM/GPRS dans les deux
principales îles du Kiribati (anciennes îles Gilbert),
dont la population avoisine les 100.000 habitants. Ce système
aura une capacité initiale de deux mille abonnés
prévue d'ici la fin 2002. Kiribati a récemment
signé un accord de pêche avec l'Union Européenne
et la piste de son aéroport sur l'île Christmas a
été utilisée par l'agence spatiale japonaise
pour effectuer les premiers essais de vol de ce qui devrait devenir
la première navette spatiale nippone.
Patrick Decloître à Suva /OFO/ Communauté du Pacifique
![]()



