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Fin novembre et début décembre ont vu la ville de Papeete prise en otage par des barrages installés par des syndicats essentiellement de fonctionnaires, rémunérés par l'Etat, qui n'acceptent pas le plan de réforme fiscale « autaeaeraa » (solidarité) du gouvernement Temaru. Ce plan, en soi, semble cohérent s'il est appliqué à la lettre (lire p. 10) et il a le mérite de vouloir sortir d'un système qui exacerbe l'injustice sociale depuis 40 ans. Il est évident que le gouvernement Temaru, composé de ministres uniquement issus du douillet cocon de la fonction publique, n'arrive toujours pas à vraiment cerner la réalité du pernicieux héritage que lui a laissé son prédécesseur : malgré des initiatives audacieuses et onéreuses visant à "booster" le tourisme (Air Tahiti Nui, hôtels défiscalisés, paquebots) le résultat a été maigre, voire nul, le nombre de touristes ayant baissé dans un marché mondial en expansion. La perle, mal gérée, stagne depuis cinq ans et la pêche est en crise grave car la ressource a disparu de nos eaux. La boulimie d'un secteur public surrémunéré, les investissements publics souvent motivés par la recherche de prestige et la distribution de subventions clientélistes ont créé une économie artificielle, assistée ou le développement durable n'est que langue de bois. Ce système économique, nommé par certains « capitalisme des Mers du Sud », basé sur la traite de toute les mamelles de subventions possibles (métropole, U.E.) alliée à la consommation sans production, sert surtout à enrichir l'oligarchie proche du pouvoir local, les fonctionnaires, et à prolétariser la grande partie de la population qui uvre hors de la « bulle », nom du secteur économique où gravitent les « nantis ». L'insertion sociale à Tahiti consiste à obtenir un poste dans la fonction publique, de s'assurer un marché public ou de s'établir une rente de subvention.
Ainsi, à Tahiti les fonctionnaires nantis se rebellent car le gouvernement Temaru veut doubler la CST (contribution de solidarité territoriale), le petit impôt sur le revenu qui ne veut pas dire son nom, créé par Flosse en 1996. D'autres accusent ceux-ci d'égoïsme, de « rébellion de riches ». Analysons d'abord froidement la situation : en Polynésie française, territoire de 260 000 habitants (l'égal de la ville de Nantes), l'Etat (le contribuable français) prend en charge pratiquement toutes les dépenses : l'éducation et l'université, la police et gendarmerie, la justice et les prisons, la douane, l'aviation et la protection civile, les affaires maritimes ainsi que l'essentiel des communes, des grands investissements, de l'état-civil, du cadastre, etc. Il devrait donc rester peu de services publics essentiels à la charge du contribuable polynésien, tel le gouvernement local, ce qui signifie que la charge fiscale devrait être minime pour le contribuable local. Hélas, depuis 35 ans on a créé une nuée de services tels l'urbanisme, pêche, culture, tourisme, export, emploi, famille, archipels, le musée, etc., mais aussi des officines et sociétés mixtes. Celles-ci sont parfois inutiles, souvent des sortes de sinécures, voire des "catacombes" où somnole une armée d'heureux et inamovibles bénéficiaires du clientélisme familial ou politique. Dans certains services le mot "efficacité" est inconnu, mais la rémunération des travailleurs comme des "dormeurs" est octroyée selon l'échelle indexée, en moyenne au moins deux fois celle de la métropole. Il est incontestable que là est un gaspillage immense, un d'ailleurs devenu l'un des piliers de notre économie de consommation.
On nous demande donc de payer plus d'impôt. Oui, mais pour financer quoi ? L'augmentation de 20% budgétée pour les frais des « pouvoirs publics », c'est-à-dire le gouvernement ? Pour payer les salaires de ministres dont une majorité (hormis Raapoto et Frébault) a montré son incapacité patente. Pour payer le salaire d'un ministre condamné par la justice ? Pour payer le ministère de Hiro Tefaarere créé uniquement pour l'éloigner de l'assemblée? Pour payer le gros salaire de son chef de cabinet Terorotua pendant que celui-ci déclenche des grèves et érige des barrages contre la politique du gouvernement même dont il fait partie, cas certainement unique au monde ?! Pour maintenir dans le luxe l'armée de soi-disant conseillers, "chargés de mission" et autre personnels qui gravitent autour du pouvoir, choisis non pour leur efficacité ou professionnalisme mais pour leurs degrés de parenté ou de fidélité politique ? Quel gabegie ! Et on veut que le petit et fragile secteur privé, les PME, ceux qui travaillent vraiment, qui arrivent à survivre dans un micromarché plombé par des monopoles de fait, par des officines publiques qui leur font concurrence, financent encore plus cette folie ? Tout ça n'est qu'une autre fuite en avant qui mène droit au désastre.
Nous disons "oui" au plan « autaeaeraa » en ce qui concerne la baisse des charges sociales sur le travail, nous disons oui à l'augmentation des bas salaires. Mais nous disons "non" à l'usine à gaz qui s'y attache car elle ne contient pas l'essentiel indispensable pour une réforme crédible du système : baisser le train de vie du gouvernement et de son administration pléthorique !
M. Temaru et son gouvernement pourrait au moins avoir la décence de « faire le ménage », comme il avait promis que serait le Taui, avant de demander à la population de mettre la main à la poche.
Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes et vous remercions pour votre fidélité.
Alex. W. du PREL
Evénements à Tahiti et ses îles

Mercredi 2 novembre
- Un nouveau-né est kidnappé au centre hospitalier de Polynésie Française, à Mamao, Tahiti.
-Didier MAKIROTO, maire de Arutua, aux Tuamotu, décède d'un malaise cardiaque.
Jeudi 3 novembre
- Ouverture du Festival de la convention internationale du tatouage en Polynésie française, Tattoonesia 2005 à Moorea.
-L'assemblée de P.F. approuve les comptes financiers du centre hospitalier de Polynésie française (CHPF) pour les exercices 2003 et 2004 et ceux de l'institut d'insertion médico-éducative.
Dimanche 6 novembre
- Clôture de Tattoonesia 2005. Le Marquisien SIMEON remporte le grand prix du jury en catégorie traditionnelle, Adrien LAGREGA celui du tatouage Maohi et le Suisse Filip LEU obtient le prix d'honneur du jury.
Lundi 7 novembre
- 150 personnes de l'association "Tomite Faahoi i Te Fenua o Te Nunaa" revendiquant la restitution de terres présumées domaniales manifestent dans les rues de Papeete.
Mardi 8 novembre
- Après les récentes déclarations du président Temaru en faveur de l'indépendance, Emile VERNAUDON, ministre des Postes et télécommunications et président du parti Ai'a Api, l'une des composantes de l'UPLD (Union pour la démocratie), affirme son attachement au principe d'autonomie de la P.F.
- La permanence du Tahoera'a huiraatira (opposition autonomiste) de Gaston FLOSSE, est à nouveau perquisitionné dans le cadre de deux commissions rogatoires, l'une pour "assassinat et complicité d'assassinat" et l'autre pour "atteinte à la vie privée".
- Oscar TEMARU reçoit le chargé d'affaires pour les PTOM auprès de l'Union européenne Jean-Pierre PIERARD afin d'évoquer les financements européens.
Mercredi 9 novembre
- Le Fetia Api (parti autonomiste) présente le rapport d'un second expert concernant la disparition, le 23 mai 2002, de son ancien président, Boris LEONTIEFF et de trois autres personnes membres ou proches du parti politique concluant que l'avion qui les transportait dans l'archipel des Tuamotu aurait eu une panne d'essence.
- Présentation par la CPS du projet de budget pour 2006 concernant le RGS (Régime social des salariés), projet prenant en compte "certains paramètres" du projet "Te Autaeaeraa-Solidarité".
- Le président Temaru et son gouvernement présentent le projet d'accord tripartite concernant la réforme fiscale "Te Autaeaeraa-Solidarité".
- Création d'un service public pour gérer le transport des hydrocarbures à destination de la Polynésie française.
- Le nourisson kidnappé est retrouvé sain et sauf.
Vendredi 11 novembre
Célébration de l'armistice de 1918 en Polynésie française.
Dimanche 13 novembre
- Manutea OWEN remporte la "TNTV-Morinda Vaka Ani Race 2005", course de pirogue à Ua Pou, aux Marquises.
- Teiva VERONIQUE et Kaya GUILLAIN remportent le championnat de Polynésie de Hobie Cat 2005.
- Shirley RAURAHI remporte la médaille d'or de natation du 50 m dos lors des championnats de Nouvelle-Zélande pour 12 ans et moins de 12 ans.
Lundi 14 novembre
- Valentina CROSS, ministre de la Famille et de la condition féminine de P.F. est reçue par Hubert BRIN, président de l'Union nationale des associations familiales (UNAF) à Paris.
- Rencontre entre le gouvernement, les syndicats et les organisations patronales au Palais pour signer les accords tripartites concernant le projet de réforme fiscale Autaeaeraa-Solidarité.
- L'acteur américain Kurt Russell est en Polynésie française pour des vacances en famille.
Mardi 15 novembre
- Grève au service des Affaires sociales levée le soir même.
- La joueuse française de tennis Amélie MAURESMO est à Tahiti pour des vacances.
- Le Conseil économique social et culturel (CESC) adopte le principe d'un passage à l'euro pour la P.F.
- Marcel AHINI, président du conseil d'administration de la Caisse de Prévoyance Sociale, et membre de la CSTP/FO, menace de démissionner de la CPS si Patrick GALENON, secrétaire général du syndicat CSTP/FO, ne retire pas sa signature des accords tripartites signés lundi concernant la réforme fiscale "Te Autaeaeraa-Solidarité".
Mercredi 16 novembre
- La cour d'assises d'appel de Paris condamne Angélina AKA à 20 ans de réclusion criminelle pour avoir martyrisé à mort son garçon de 3 ans.
- Le tribunal civil de première instance de Papeete valide la saisie de la propriété de Huahine de M.FLOSSE pour rembourser un emprunt de 118 millions.
Jeudi 17 novembre
- Ouverture du service de la Généalogie aux Affaires foncières.
- L'Assemblée nationale vote le budget de l'Outre-mer, en baisse de 0,9% par rapport à l'année dernière. La député Béatrice VERNAUDON déclare que « l'Etat a fermé les robinets ».
Vendredi 18 novembre
- Congrès annuel de la Confédération océanienne de Football (OFC) à Moorea.
- Léonard PUPUTAUKI, ancien chef du Groupement d'intervention de la Polynésie (GIP) est mis en examen pour homicide involontaire dans l'affaire du naufrage du navire territorial le "Tahiti Nui 4" où sept personnes avaient péri en septembre 2003.
Samedi 19 novembre
- « Noël pour tous » en faveur des enfants défavorisés organisé par le Rotary Club de Tahiti.
- Yuri BUENAVENTURA, chanteur de salsa, est en concert à la place To'ata, à Papeete.
Lundi 21 novembre
- Accord signé entre l'OPT et la CRE (Caisse de Retraite pour la France et l'Etranger) pour garantir une bonne retraite aux agents de la Poste.
- Signature de la première convention pour l'enseignement destiné aux détenus entre Jean-Marius RAAPOTO, ministre de l'éducation, Antoine CUENOT, directeur des établissements pénitentiaires de la Polynésie française, et le vice-recteur représenté par Alain DUPRAT.
- Oscar TEMARU reçoit le secrétaire général à la Mer, Xavier de la GORCE.
Mardi 22 novembre
- Inauguration du centre de sauvetage des vies humaines en mer à Fare Ute, dans l'enceinte de la base navale de Papeete.
- La requête de la représentante Tahoeraa huiraatira, Lana TETUANUI contestant la validité de l'arrêté pris par l'ancien président de l'Assemblée, Hiro TEFAARERE, en novembre 2004, notifiant la dissolution de l'institution, est jugée irrecevable.
- Oscar TEMARU comparait au tribunal pour atteinte au secret professionnel et recel de secret professionnel, plainte déposée par BOUISSOU pendant la campagne électorale.
Mercredi 23 novembre
- Présentation du projet de budget 2006 du RNS (Régime des non-salariés) et menace de démission du président du conseil d'administration du RNS, Stéphane CHIN LOY avec pour cause la réforme fiscale "Te Autaeaeraa-Solidarité".
- Fin de la convention avec la société Maeva Transports pour les transports urbains et scolaires.
Jeudi 24 novembre
- Rere PUPUTAUKI, ancien chef des GIP, est relaxé dans l'affaire d'immersion des cuves de gaz.
Vendredi 25 novembre
- Conférence maritime régionale de Polynésie française.
Samedi 26 novembre
- Lewis LAUGHLIN remporte la dernière étape de la coupe du monde de kayak en haute mer.
Première édition du Championnat de Tahiti des sports traditionnels.
- Heiva Potelle est champion de la danse du feu 2005 de Polynésie française.
La chanteuse française Isabelle AUBRET est à Tahiti pour participer au Téléthon 2005.
Mercredi 30 novembre
- Grève générale dans la fonction publique et territoriale. Environ 4000 manifestants descendent dans les rue pour se manifester contre le projet de réforme économique, "Te Autaeaeraa-Solidarité".
- Radio Maohi, radio politique du Tahoeraa huiraatira n'émet plus dû à un "problème contractuel".
Evénements dans le Pacifique Sud

Dédommagements pour coutumiers
Suva, 1er nov. - Les propriétaires coutumiers de la région de Monasavu (centre de l'île de Viti Levu), où est située la principale centrale hydroélectrique qui alimente 80% de l'archipel, ont obtenu des dédommagements de quelques 52,8 millions de dollars fidjiens (25,7M d'euros). Cette somme (un record historique en matière de paiement de droit aux coutumiers fidjiens) intervient en règlement de droits fonciers qui, selon la justice, n'ont jamais été payés aux coutumiers depuis la construction et la mise en service de cette centrale stratégique, dans les années 1960.
Papouasie : trois lycéens tués, 20 autres blessés
Port Moresby, 1er nov. - Trois lycéens ont trouvé la mort et une vingtaine d'autres ont été blessés par balles lundi à la suite d'une intervention policière qui a mal tourné dans la province papoue d'Enga. Cette intervention faisait suite à un week-end de violences opposant le principal du collège local (que la police avait tenté d'interpeller pour ébriété sur la voie publique) et des employés d'une société dont les bâtiments sont adjacents à l'établissement scolaire et ont été partiellement détruits par un incendie. C'est lors d'une seconde tentative d'arrestation par la police que les choses ont dégénéré : les forces de l'ordre n'ont pu pénétrer à l'intérieur du collège et ont été caillassées par un barrage d'élèves.
Un francophone à l'enseignement du Vanuatu
Port Vila, 7 nov. - Le francophone Daniel Lamoureux, jusqu'ici principal du seul lycée technique de Vanuatu, a été nommé directeur général au ministère de l'Education de cet archipel, ancien condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides. Formé dans le système français, M. Lamoureux a débuté sa carrière sous un gouvernement dirigé, au début des années 1990, par le Premier ministre francophone Maxime Carlot. Le système éducatif de Vanuatu comporte deux langues officielles, ainsi que deux filières linguistiques éducatives, héritage du passé colonial : le français et l'anglais. Les deux principaux établissements secondaires de la capitale, le collège de Malapoa (anglophone) et le Lycée Bougainville (francophone), ont été créés dans les années 1960 respectivement par les deux puissances administratives de l'époque. Selon les chiffres officiels, 60% des quelques 200 000 habitants de Vanuatu seraient anglophones et 40% francophones.
Lancement du dernier satellite InmarSat-4 depuis une plate-forme du Pacifique
Honolulu, 9 nov. - La société américaine SeaLaunch a réussi à placer sur orbite géostationnaire un satellite Inmarsat-4 F2 de six tonnes, lancé à partir de la plate-forme "Odyssey" située près de l'équateur, au Sud des Kiribati, près de l'île Christmas. Ce satellite, une fois calé sur son orbite, est destiné à fournir des services de type haut débit Internet, téléphonie mobile (3G) et vidéoconférence pour les Amériques.
Lutte contre le SIDA dans le Pacifique : huit millions de dollars
Suva, 14 nov. - La Banque Asiatique de Développement (ADB, Asian Development Bank) a annoncé le déblocage de huit millions de dollars US supplémentaires pour aider dix pays insulaires océaniens à lutter contre " la propagation et les effets " du SIDA-VIH. Les dix pays concernés sont les îles Cook, Kiribati, les îles Marshall, les États Fédérés de Micronésie, Nauru, Samoa, les îles Salomon, Tonga, Tuvalu et Vanuatu. Dans ces dix pays, on estime qu'il existe onze mille cas officiellement déclarés de séropositivité, mais selon l'ADB, "les vrais chiffres sont très probablement beaucoup plus élevés, jusqu'à dix fois plus, en raison du faible taux de dépistage". Le pays le plus touché par la pandémie demeure la Papouasie-Nouvelle-Guinée avec une vingtaine de milliers de cas officiels, mais des chiffres officieux estimés largement supérieurs.
Exportation de kava de nouveau possible
Suva, 15 nov. - Les exportations de kava du Pacifique, suspendues depuis quatre ans en direction de l'Europe, pourraient reprendre dès l'an prochain, notamment en direction de l'Allemagne, a affirmé le ministère fidjien des Affaires étrangères dans un rapport au Parlement. Le rétablissement de ces exportations ramènerait ainsi à Fidji un surplus de revenus de l'ordre de 50 M d'euros par an. Ces exportations avaient été interrompues à destination de plusieurs pays européens (dont la France et l'Allemagne), à la suite de l'apparition de cas d'hépatite fulminante qui avaient causé la mort d'une trentaine de personnes ayant consommé des produits dérivés du kava et commercialisés sous forme de gélules à teneur hautement concentrée en kava lactones. Depuis, les enquêtes ont mis le kava océanien hors de cause au plan toxicologique et ont plutôt attribué ces réactions néfastes aux procédés de fabrication et de dosage de ces produits, tels que commercialisés sur les marchés occidentaux.
Les médecins grévistes jettent l'éponge
Suva, 15 nov. - Les deux douzaines de médecins du service public des îles Samoa, qui étaient entrés en grève début septembre, ont annoncé leur démission en masse après que le gouvernement leur ait fait une dernière offre qu'ils ne jugeaient toujours pas satisfaisante. Le gouvernement de Samoa avait lancé un ultimatum à l'intention des grévistes. En cas de refus les médecins pouvaient se considérer comme licenciés. Ceux qui lors de leurs études avaient bénéficié de bourses du gouvernement, se verraient demander le remboursement. Ceux bénéficiant de logements de fonction devraient les libérer sous huitaine. En réponse, le syndicat a annoncé la démission en masse des 25 derniers grévistes. Une demi-douzaine de grévistes avait pris l'initiative soit de démissionner, soit d'aller travailler à l'étranger, notamment en Micronésie.
Tourisme océanien = 1,5 milliards de dollars
Suva, 16 nov. - La destination générique "Pacifique" représente un marché annuel estimé à quelques 1,5 milliards de dollars US par an, selon une étude menée par l'organisation océanienne du tourisme (SPTO). Elle souligne par ailleurs que ces cinq dernières années, les revenus liés à ce secteur ont augmenté de plus de 60%. Dans plusieurs pays de la région le secteur touristique représente plus de la moitié du produit intérieur brut (PIB) et de 10 à 20% des emplois réguliers. Fin octobre, les dernière statistiques de la SPTO annonçaient une augmentation de 25.000 arrivées (+4,7 pour cent) au cours du premier semestre 2005, par rapport à la même période l'an dernier, soit 525.000 touristes ayant choisi la destination Pacifique Sud. Premier pays à contribuer à cette hausse : Fidji, toujours leader dans la région insulaire, qui enregistre aussi un taux de progression avoisinant les 7,7% par rapport à 2004 (année qui a jusqu'ici battu tous les records avec 507.000 visiteurs). Parmi les autres pays de la région ayant enregistré des augmentations : Vanuatu (+11%), les îles Cook (+4,3%) et la Nouvelle-Calédonie (+3%). En baisse : la Polynésie française, Kiribati, Niue, Samoa, Tonga et Tuvalu. Les grands voisins, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, ont réalisé des taux de croissance respectifs de +8 et +4,9%.
Manifestations pro démocratie à Tonga
Nuku'alofa, 16 nov. - De nouvelles manifestations pro démocratie, tentant d'interpeller le pouvoir royal sur sa récente promesse d'apporter des changements politiques dans ce royaume du Pacifique Sud, ont eu lieu à Tonga, mais aussi en Nouvelle-Zélande où le vieux roi Tupou IV réside actuellement pour raisons médicales.
Jimmie Rodgers élu directeur de la CPS
Palau, 18 nov. &endash; Le médecin salomonais Jimmie Rodgers a été élu au poste de Directeur Général de la Communauté du Pacifique (CPS) succédant ainsi à Mlle Lourdes Pangelinan.
Nauru : retour aux phosphates
Canberra, 22 nov. - Après avoir été l'un des principaux fournisseurs de matières premières pour l'industrie des engrais pendant une bonne partie du XXè siècle, le petit archipel de Nauru, au bord de la faillite, se découvre à nouveau un avenir dans un gisement non encore épuisé. Incitec Pivot, une société australienne spécialisée dans la fabrication d'engrais chimiques, vient de relancer le dossier en signant un accord avec le gouvernement local en vue de remettre en service l'un des sites d'exploitation, dont on estime qu'il a encore une capacité de production d'au moins trois années. Selon la société australienne, la capacité annuelle de production devrait atteindre 500.000 tonnes.
Emeni Simete président de l'A.T. de Wallis
Mata Utu, 24 nov. - Emeni Simete a été élu président de l'assemblée territoriale de Wallis et Futuna avec le soutien des membres apparentés au parti français UMP.
Lors de cette session de l'Assemblée, le Préfet et Administrateur Supérieur de Wallis, Xavier de Fürst, représentant officiel de la France, a souligné que Wallis et Futuna "ne va pas très bien, 10% des emplois privés ont disparu depuis 2003".
Travailleurs saisonniers océaniens
Wellington, 25 nov. - Le gouvernement néo-zélandais a annoncé qu'il offrait désormais la possibilité à des ressortissants de pays étrangers, y compris en provenance des pays océaniens voisins, de venir travailler sur une base saisonnière, en particulier dans les exploitations agricoles de l'Est de l'île du Nord. Parmi les secteurs privilégiés par ces nouvelles mesures : la récolte des fruits, dans la région de Hawke Bay où se trouve une grande partie des exploitations agricoles de Nouvelle-Zélande. Selon les statistiques, le pénurie de main-d'uvre se confirme : entre octobre 2004 et octobre 2005, le solde migratoire a baissé de quelque 65%. De nombreux départs de néo-zélandais qui trouvent à l'étranger de meilleures perspectives d'emplois, notamment en Australie, combinée à une baisse notable du nombre d'immigrants en provenance d'Asie, en particulier de Chine.
Patrick Decloître à Suva, Flash d'Océanie
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Jean-Michel Cousteau, fils du commandant Cousteau était à Tahiti pour présenter son programme éducatif sur la protection de l'environnement. (ph. TPM)

Pour collecter des fonds pour le Téléthon 2005, une mongolfière a été mise en service. (ph. TPM)

Vacances polynésiennes pour les milliardaires Bill GATES et Paul ALLEN avec leurs familles à bord de méga yachts équipés d'hélicoptères, etc. (ph. TPM)

La joueuse de tennis Amélie Mauresmo était en vacance à Tahiti et aux Îles-Sous-le-Vent. (ph. DR/ATP)
Décédé : Malik JOYEUX, jeune surfeur tahitien originaire de Moorea, à l'âge de 25 ans, en surfant à Pipeline, Oahu, Hawaii. Malik ne ratait aucune occasion pour defier la vague de Teahupo'o à Tahiti où il avait remporté le "Monster Tube Award 2003" pour avoir surfé le plus gros tube de l'année. Il avait atteint son objectif, celui d'être avec Manoa, son co-équipier, la "dream-team" du "tow surf". Malik avait réalisé le rêve de beaucoup de surfeur, celui de vivre de sa passion et pour sa passion en étant "free-surfeur". Malik était avant tout une personne généreuse, humble et qui avait toujours le sourire. Il était une fierté pour la Polynésie et personne ne l'oublirera. Aujourd'hui, sa passion l'a emporté et il manquera à tous. A sa famille, à sa compagne Kamakea et à ses nombreux amis, Tahiti-Pacifique adresse ses plus sincères condoléances. Poema (ph. Poema)