N° 187, novembre 2006

4

Les Grosses Têtes de Tahiti

5

Editorial

6

Courrier des lecteurs

7

Analyse de l'actualité

9

Confidences

10

Blocages et caprices de syndicalistes

12

Humour

13

Baromètre

15

Désindexer pour développer

25

Simone Grand

26

Affaires de terres

28

Stratégie de l'indépendance

32

Mode ancienne de Tahiti

34

Le fiu de Beslu

36

Du coût de la vie...

38

Encore du courrier

40

Et encore du courrier

42

Forum du Pacifique Sud

44

L'expédition du Tahiti-Nui en 1956

52

Evénements du Pacifique en octobre 2006

53

Les événements de Tahiti en octobre 2006

54

Balises des îles


P.15 : Développer le pays en désindexant les fonctionnaires ?

 
P.44 - Il y a 50 ans : l'expédition du Tahiti-Nui en 1956


HUMOUR

 

 

 

 Coup de massue pour les petits revenus

A Tahiti, on se rend compte que les prix augmentent, puis lorsqu'on lit l'évolution de l'indice des prix calculé par l'institut de la statistique (ISPF) et dévoilé lors du conseil des ministres ; on se dit « quoi, seulement 2% en un an, je dois me tromper ». Il est certain que les savants calculs de l'ISPF doivent être justes mais, comme l'explique notre article en page 36, encore faut-il voir ce que l'on calcule et pour qui.

J'ai l'habitude de m'asseoir à la terrasse d'un café d'où l'on peut apercevoir les gens qui sortent d'une grande surface de Punaauia après avoir fait leurs achats. Oui, il y a la mère de famille aisée, des retraités et autres dont les caddies sont remplis de toutes sortes de bonnes et belles choses, mais on reconnaît aussi les nombreuses personnes qui vivent des moments difficiles : généralement chaussés de savates, en short et tee-shirt pour les hommes, pareu ou short pour les dames, leurs caddiies exposent toujours à peu près le même contenu : un ou plusieurs cartons de 12 kg de poulet congelé, des sacs de 20 kilos de riz et de sucre, plusieurs gallons d'huile végétale et souvent des boites de maïs ou d'haricots en conserve. Ce sont, avec les baguettes de pain, les denrées de base, l'apport en calories et protéines nécessaires à la « survie permanente » de beaucoup de familles nombreuses dont les membres occupent des emplois au SMIG, et encore lorsqu'ils ont la chance d'avoir un emploi régulier. Cela dans un « péï » où il n'y a ni RMI ni caisse de chômage. Jusqu'en 2005, ces denrées faisaient partie des "PPN" (produits de première nécessité), exonérés de taxes et droits d'entrée ; leurs prix étaient encadrés, leur fret subventionné garantissait qu'il était le même dans tous les magasins du Territoire. Au-delà de ces produits, les ménages modestes se sont habitués à consommer les produits les moins chers, tel boire du vin en bouteille plastique, fumer du tabac à rouler (notamment le "Bison"), etc.

Or qu'a fait le gouvernement en octobre dernier ? Conseillé par des personnes urbaines adeptes du fitness et ayant plutôt les moyens de se nourrir de yaourts importés, filet mignon et autre saumon fumé, il se laissa persuader qu'un « certain nombre d'aliments dont la consommation excessive pouvait présenter un danger pour la santé des Polynésiens » (notamment le sucre) et les retira de la liste des PPN. Ce qui se passa ensuite fut catastrophique pour les ménages modestes : entre 2003 et 2006 le riz est passé de 73 Fcfp à 130 Fcfp le kilo, le sucre de 75 à plus de 140 Fcfp, bien plus dans les îles, le poulet congelé a augmenté de 57,9% et l'huile végétale de 31% en un an, le tabac Bison est passé de 282 Fcfp en 2002 à 587 Fcfp aujourd'hui et le litre de piquette rouge de 1,5 litres de 730 en 2001 à 1334 Fcfp en 2006. Pour trouver les prix les plus bas, il faut se déplacer vers les grandes surfaces, et cela alors que le prix de l'essence a augmenté de 60% en quatre ans. A la lecture de ces chiffres (extraits de bulletins de l'ISPF) on peut affirmer que pour les ménages modestes le prix de l'alimentation a pratiquement augmenté de 100% depuis 2002, et bien plus dans les archipels éloignés, alors que le SMIG n'a progressé que de 25%.

Une polémique entre le gouvernement et les commerçants révéla que le retrait d'un article de la liste des PPN le fait basculer dans la "moulinette" des taxes et droits d'entrée, comme l'explique Gilles Yau, « sur un kilo de sucre vendu aux particuliers à 140 Fcfp, 50 Fcfp représentent le coût d'importation CAF du produit, et que le Territoire perçoit en sus 43 Fcfp sous formes de taxes directes, soit presque autant que les marges cumulées du grossiste et du détaillant, à savoir : 47 Fcfp. (…) Au final, par le biais de sa fiscalité directe et indirect, sur un kilo de sucre vendu au particulier le pays empoche plus d'argent que les grossistes et les détaillants réunis ».

Et dire que le gouvernement va encore augmenter les taxes (sur les sociétés, sur les transactions, nouvelle TUC (taxe d'urbanisme commerciale) qui automatiquement seront répercutées sur les prix… ce qui aggravera encore le sort des ménages modestes.

Dans tous les pays du monde, les services des statistiques ont un barème qui établit un « seuil de pauvreté ». En existe-t-il un pour la Polynésie française ? S'il existe, quel est-il et, surtout, au vu des chiffres présentés ci-dessus, ne devrait-il pas être réactualisé rapidement ?

 

Si l'on a vu peu de gens modestes sur les barrages et dans les défilés politiques soi-disant « contre la vie chère » à Papeete, c'est surtout parce que « ce Tahiti des smicards acculturés, déracinés et essorés par un système impitoyable »comme l'écrit Marc Cizeron, ne proteste et ne se manifeste jamais, alors que dans « ces îles où il ne se passe pas grand-chose, la politique prend une place démesurée. Elle est tout à la fois un jeu, comme l'a souligné Bruno Saura, et une nécessité. Là où il n'y a guère de richesse, voire pas du tout, pas ou peu de possibilité de s'enrichir, la politique (le clientélisme, la redistribution, l'aménagement d'un confort et d'une sécurité minima) permet non seulement de dépasser sa condition, mais aussi de "briller" en société », explique Jean-Marc Régnault dans son nouveau livre qui paraîtra fin novembre.

C'est bien triste, mais hélas c'est comme ça.

 

Bonne lecture et merci pour votre fidélité..

Alex W. du PREL
directeur de la publication


Evénements à Tahiti et ses îles

  Samedi 30 septembre

-4ème édition des trophées du commerce 2006, organisée par la Fédération générale du commerce (FGC) pour récompenser les meilleurs magasins de Tahiti. Les lauréats ont été élus par les consommateurs.

-Identification de deux nouvelles colonies de "fourmis de feu" au coeur de Papeete, au-dessus de la gendarmerie de l'avenue Bruat, sur les côteaux de Sainte-Amélie.

La deuxième colonie semble juste naissante, en bas du Taharaa, côté Mahina (côte Est de Tahiti).

 

Dimanche 1er octobre

-Arrivée à Tahiti de M. Marcel Jurien de la Gravière, délégué à la sûreté nucléaire et à la radioprotection pour une mission d'information sur les conséquences des essais nucléaires en Polynésie française.

 

Lundi 2 octobre

-Réunion entre le délégué à la sûreté et à la radioprotection et les membres du Conseil d'orientation pour le suivi des conséquences des essais nucléaires (COSCEN).

-Nomination de Mme Mireille BURNS comme directrice générale de la société TNS.

 

Mardi 3 octobre

-Annonce par l'association des pêcheurs "Rava'ai Rau" de Marc ATIU, d'un projet de construction d'un navire usine "Le Poisson d'argent". Coût : 800 millions Fcfp.

-Signature de 50 conventions entre le président du pays et les futurs chefs d'entreprises.

 

Mercredi 4 octobre

-La cour de cassation annule la décision de la cour d'appel de condamner l'ex agent du GIP, Vetea GUILLOUX, pour dénonciation mensongère dans l'affaire Jean-Pascal COURAUD (JPK). Elle juge la décision non conforme au code pénal. L'affaire sera rejugée à Paris.

-Le vice-président Jacqui DROLLET annonce l'augmentation du Smig de 6000 Fcfp pour début janvier 2007.

-Ouverture de la foire d'octobre.

 

Jeudi 5 octobre

-Report à vendredi, de la séance à l'assemblée de PF, pour faute de quorum.

 

Vendredi 6 octobre

-Escale à Papeete du voilier chinois Sina, pour la promotion des jeux olympiques de Shanghai.

-Le syndicat O Oe to oe Rima dépose une centaine de préavis de grève.

-Adoption par les représentants de la majorité gouvernementale de la loi Sommers.

 

Samedi 7 octobre

-Le jeune Mike FLORES, 10 ans, originaire de Raivavae (Australes) reçoit le 1er prix (un séjour de 7 jours à bord du paquebot Paul GAUGUIN) du concours de dessin pour la semaine du tourisme.

-Adoption par la majorité gouvernementale de la loi Frébault visant à combattre le travail clandestin.

-Célébration des 10 ans du parti politique Fetia Api.

 

Dimanche 8 octobre

-Les piroguiers tahitiens (Shell Va'a, E'rai, Team Raromatai) remportent les trois premières places de la course internationale Molokai Hoe à Hawaii.

 

Jeudi 12 octobre

-Blocage des entrées Est et Ouest de Papeete par les grévistes du syndicat O Oe to oe Rima, les anciens agents du GIP et les trucks du Gie Maeva transport.

 

Vendredi 13 octobre

-Célébration à Moorea des 20 ans du Tiki Village.

-Levée partielle des barrages érigés par les grévistes bloqueurs.

 

Lundi 16 octobre

-Inauguration à Punaauia du centre d'accueil des évasanés des îles par le ministre du Logement, Gilles TEFAATAU,. Le bâtiment peut recevoir neuf personnes.

-Nomination par le président TEMARU du ministre James SALMON en tant que médiateur entre le gouvernement et les grévistes bloqueurs.

 

Mardi 17 octobre

-Début des négociations entre le médiateur du gouvernement James SALMON et les bloqueurs.

-Recensement de 33 nouveaux cas de dengue en huit jours.

-Rejet par le commissaire du gouvenement de la requête des trois élus UPLD (Tamara BOPP DUPONT, Danièle PERSEGAELE et Raymond VAN BASTOLAER) de Moorea visant à annuler les travaux d'extension de l'hôtel Sofitel Iaora en phase de finition.

-Inauguration de la nouvelle centrale électrique de Moorea, baptisée John TEARIKI.

 

Mercredi 18 octobre

-La députée Béatrice VERNAUDON dépose à l'Assemblée nationale une proposition de loi électorale visant à supprimer la prime majoritaire en P.F. et à obtenir trois nouvelles circonscriptions en vue des prochaines élections territoriales en 2009.

 

Jeudi 19 octobre

-Interruption des négociations entre le collectif et les deux médiateurs du gouvernement, le ministre des travaux publics, James SALMON et le ministre du travail, Pierre FREBAULT.

-Le secrétaire général du syndicat A Tia I Mua annule sa manifestation contre la cherté de la vie, prévue pour samedi.

Vendredi 20 octobre

-Remise de prix de la vocation scientifique et technique par le haut-commissaire Anne BOQUET et la ministre de la famille Tina CROSS à sept jeunes Polynésiennes.

 

Samedi 21 octobre

-Départ du président Oscar TEMARU à Fidji pour assister au 37ème Forum des îles du Pacifique.

-Le surfeur tahitien Michel BOUREZ remporte le titre de champion d'Europe WQS aux îles Canaries.

 

Dimanche 22 octobre

-Levée des barrages sur les routes et blocage des bâtiments des trois institutions de la Polynésie française, la Présidence, l'assemblée de Polynésie et le CESC par les ex GIP et les grévistes.

 

Lundi 23 octobre

-Ouverture à Papeete du séminaire des Gie Tahiti-Tourisme.

-Ouverture à Papeete de la Fête de la science.

-Intervention des forces de l'ordre à la Présidence, la vice-présidence, et à l'Assemblée de Polynésie pour faire évacuer les ex GIP et les bloqueurs du syndicat O oe To oe Rima.

 

Mardi 24 octobre

-Arrivée à Tahiti de Dongyue ZHANG, premier consul général de Chine populaire en Polynésie française.

-Arrivée à Tahiti, du chanteur français Francis CABREL pour donner un concert.

-Annonce par le conseil des ministres des dates des élections : présidentielles le 22 avril pour le 1er tour et le 6 mai 2006 pour le second. Législatives le 10 et 17 juin 2006. Les élections se dérouleront le samedi en P.F., compte tenu du décalage horaire.

 

Mercredi 25 octobre

-Ouverture à Pirae du Salon de l'auto.

-La Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie sont acceptées en tant que membres associés dans le Forum des îles du Pacifique à Fidji.

 

Jeudi 26 octobre

-Marche de protestation dans la rue de Papeete des membres du syndicat O oe To oe Rima (moins de 300 personnes). Ils réclamment la démission de Madame Anne BOQUET, haut-commissaire.

-Ouverture à Tahiti du 2ème Forum de la petite hôtellerie.

-Sauvetage par les forces armées de six naufragés à bord de leur petite embarcation, au large de Fakarava.

-Ouverture à l'assemblée de Polynésie du 5ème Salon des Australes.

 

Vendredi 27 octobre

-Retour au fenua du président Oscar TEMARU.

 

Samedi 28 octobre

-Arrivée à Tahiti de François BAYROU, président de l'UDF.

L. T.


Evénements dans le Pacifique Sud

 

 Dossier Rainbow Warrior

WELLINGTON, 2 octobre - La relance dans la presse française de la polémique concernant l'attentat contre le naviral-amiral de Greenpeace, le Rainbow Warrior, le 10 juillet 1985, n'aura pas de suite au plan de la justice néo-zélandaise. Helen Clark, Premier ministre de Nouvelle-Zélande, a déclaré lundi à la radio nationale Radio New Zealand que le dossier était clos, du fait d'un accord intervenu en 1991 entre les gouvernements français et néo-zélandais. Dans une interview, Gérard Royal (frère de la députée socialiste française et Présidente du Conseil Général de la région Poitou-Charente Ségolène Royal), rappelait que son frère Antoine lui avait confié avoir fait partie de l'équipe des nageurs de combat qui, en juillet 1985, avaient posé la charge explosive qui avait coulé ce voilier de l'organisation écologiste, alors qu'elle s'apprêtait à partir en campagne de protestation contre les essais nucléaires en Polynésie française. L'attentat, dans le port d'Auckland, avait causé la mort du photographe de Greenpeace, Fernando Pereira. Cette polémique française coïncide aussi avec la diffusion, pour la première fois à la télévision nationale néo-zélandaise des enregistrements du procès, en 1985, devant un tribunal néo-zélandais, d'Alain Mafart et Dominique Prieur, les "faux-époux Turenge". Cette diffusion a mis un terme à un combat judiciaire entre les deux anciens agents de la DGSE et TV New Zealand. La cour Suprême à Auckland a définitivement débouté les deux Français, qui s'opposaient à cette diffusion, en invoquant en substance le respect de leur vie privée.

 

L'Attorney General des Salomon en cavale

PORT-MORESBY, 2 octobre - Julian Moti, récemment nommé chef des services juridiques du gouvernement des îles Salomon sur intervention directe du Premier ministre Sogavare, a réussi à prendre la fuite quelques heures après avoir été arrêté en Papouasie-Nouvelle-Guinée à la demande expresse du gouvernement australien pour répondre de chefs d'accusation d'abus sexuels sur mineurs". Les faits remonteraient à 1997 à Vanuatu où l'avocat australien d'origine indo-fidjienne avait conclu un accord à l'amiable avec la famille de la supposée victime, en échange de l'abandon des poursuites à son encontre.

 

Premier ATR-42-500 à Fidji

SUVA, 2 octobre - La nouvelle compagnie aérienne Pacific Sun, créée par la fidjienne Air Pacific, a dévoilé le premier des deux appareils turbo-hélice ATR-42-500 qu'elle a acheté d'Air Mauritius pour lancer une nouvelle série de dessertes régionales à destination de Tonga, de Vanuatu et, à terme, de Tuvalu.

 

Parti sortant renforcé

RAROTONGA, 6 octobre - La commission électorale des îles Cook a officiellement proclamé les résultats des élections législatives tenues le 26 septembre dans cet archipel, et qui confirment le Democratic Party du Premier ministre sortant Jim Marurai en tant que parti majoritaire avec 14 des 24 sièges au sein de la nouvelle assemblée.

 

5000 postes publics menacés

SUVA, 11 octobre - Laisenia Qarase, Premier ministre des îles Fidji, a annoncé mardi la suppression, à terme, de cinq mille emplois dans la fonction publique de son pays, dans le cadre d'un programme de réformes courant sur la période 2007-2011. Objectif principal : réduire les dépenses de fonctionnement du gouvernement afin que le coût de fonctionnement de la fonction publique puisse passer des 11% actuels du PIB à 7%.

 

Panique à Rabaul

PORT-MORESBY, 9 octobre - Le Tavurvur, l'un des deux volcans qui flanquent la ville papoue de Rabaul (île de Nouvelle-Bretagne) a provoqué la panique dans cette agglomération qui fut déjà quasiment détruite, il y a douze ans, par une explosion simultanée de ces deux cônes. Cette éruption, caractérisée par une énorme déflagration et un choc sonique, a provoqué de nombreux bris de vitres dans toute l'agglomération et à une dizaine de kilomètres à la ronde. Peu après, la population a pu observer un important panache de fumée s'élevant à une quinzaine de kilomètres dans l'atmosphère, suivi peu après de retombées de cendres et de scories, puis de coulées de lave sur le flanc Est du volcan. Face à cette menace, dans un premier temps, près de 90% de la population de Rabaul a préféré quitter la ville.

 

Air Nauru reprend les airs

YAREN, 17 octobre - La compagnie aérienne internationale de Nauru, désormais rebaptisée "Our Airline" (notre compagnie aérienne) après la faillite d'Air Nauru en fin d'année dernière, a repris les airs avec pour vocation la desserte d'une ligne passant par Brisbane (Australie), Honiara (îles Salomon), Yaren (Nauru), Funafuti (Kiribati) et Majuro (îles Marshall). Air Nauru avait cessé toute activité après la saisie en 2005 de son unique appareil, un Boeing 737, par la Exim qui avait décidé d'agir suite au non remboursement des traites pendant plus de deux années, pour une dette totalisant une dizaine de millions d'euros. Nauru avait ensuite obtenu un ballon financier de la part de Taiwan pour acheter un nouvel appareil.

 

Séisme à Hawaii

HONOLULU, 16 octobre - Un puissant séisme de magnitude 6.6 a frappé la grande île de Hawaii, provoquant une coupure générale d'électricité et de nombreux dégâts aux infrastructures. Un hôpital, à Kona, a été particulièrement touché et les patients ont dû être évacués. Au total, on estime à près de 3000 personnes le nombre de déplacés provisoires. Les clients d'un hôtel ont dû eux aussi être relogés dans un gymnase voisin. Ce séisme s'est produit à une profondeur de 38 kilomètres en-dessous du niveau de la mer, à l'ouest de l'île principale.

 

Nouveau référendum pour Tokelau en 2007

WELLINGTON, 17 octobre - Winston Peters, ministre néo-zélandais des affaires étrangères, a annoncé pour novembre 2007 un second référendum d'autodétermination pour sa dépendance insulaire de Tokelau. Fin février 2006, sous l'égide de l'ONU, le premier référendum d'autodétermination pour Tokelau a donné une 60% de « oui », mais pas les deux tiers nécessaires à l'adoption d'un nouveau statut de libre-association avec la Nouvelle-Zélande, puissance de tutelle depuis 80 ans. Le reste des électeurs a voté en faveur du statut quo, de conserver le lien de dépendance vis-à-vis de Wellington. Tokelau (une douzaine de kilomètres carrés pour environ 1500 habitants) aurait pu accéder à de plus larges compétences.

 

Tahiti et Nouméa membres associés

NADI, 24 octobre - Les dirigeants des 16 États membres du Forum des Îles du Pacifique ont entériné l'accession de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie française au statut de membres associés au sein de cette organisation régionale, marquant ainsi une avancée dans le processus d'intégration régionale de l'Océanie. L'ambassadeur Patrick Roussel, secrétaire permanent pour le Pacifique, qui fait partie d'une délégation française conduite par Richard Samuel, directeur de cabinet du ministre français de l'Outre-mer, François Baroin, félicité de cette décision des dirigeants du Forum.

 

Intervention d'Oscar Temaru au Forum

NADI, 25 octobre - Oscar Temaru, président de la Polynésie française, a profité de sa première allocution en tant que membre associé du Forum des Îles du Pacifique pour prononcer un discours sous forme de plaidoyer pour l'indépendance de "Tahiti-Nui". S'exprimant au cours de la session plénière du Forum, il a demandé aux instances régionales de se faire le porte-voix pour la réinscription de "Tahiti Nui" sur la liste de l'ONU des pays à décolonise : « Sans votre aide et votre solidarité, nous ne pourrons pas convaincre la France (…) Nous avons besoin que les nations libres du Pacifique rappellent à la France qu'elle doit respecter la Charte des Nations-Unies et la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme » empruntant une rhétorique exprimée depuis son accession au pouvoir. Le Forum n'a pas réagi et le communiqué officiel ne fait mention de la Polynésie française que pour confirmer son nouveau statut de membre associé.

 

Une crise qui n'en finit pas

NADI, 26 octobre Une crise diplomatique est née de la désapprobation australienne concernant les intentions prêtées au gouvernement salomonais de faire amnistier deux députés, interpellés en avril dernier après de violentes émeutes dans la capitale Honiara (qui ont permis à M. Sogavare de se hisser au pouvoir). Ils devraient comparaître devant la justice locale pour répondre d'accusations concernant leur rôle dans le déclenchement de ces émeutes. L'exigence réitérée par l'Australie est de voir, en retour de son aide au développement, le respect des principes de bonne gouvernance et d'état de droit. Les Premiers ministres de trois pays mélanésiens (Vanuatu, îles Salomon, Papouasie-Nouvelle-Guinée) ont accusé l'Australie d'avoir violé la souveraineté des îles Salomon, tout en remettant en cause son rôle de leader au sein de la mission régionale d'assistances dans cet archipel (RAMSI). Au terme de leur perquisition au bureau du Premier ministre salomonais Sogavare, les policiers ont saisi un télécopieur dont ils espèrent tirer des informations concernant la transmission d'un document ayant permis à l'avocat australien Julian Moti, ami personnel de M. Sogavare et recherché par la police australienne, de pénétrer sans passeport aux îles Salomon (à bord d'un avion de l'armée de l'air papoue) avoir s'être soustrait à la justice papoue dans le cadre d'une demande d'extradition de l'Australie. M. Moti, que M. Sogavare compte installer comme Attorney General, est recherché par l'Australie qui veut l'entendre dans une affaire de mœurs remontant à 1997 à Port-Vila (Vanuatu). M. Moti, arrêté à son arrivée aux Salomon, a depuis été remis en liberté sous caution. Depuis septembre, les îles Salomon ont expulsé l'ambassadeur australien, accusé d'ingérence dans les affaires intérieures. M. Howard a indiqué qu'il était dans son intention d'imposer l'exigence de la part de l'Australie de voir les pays récipiendaires de son aide d'observer les règlesde l'état de droit et leur engagement dans la lutte contre la corruption. « Notre aide est consacrée à l'amélioration du bien-être du peuple des îles Salomon. Mon souci, c'est le public, la population de ce pays, pas quelques individus ou responsables au sein du système politique ». Le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée a annoncé qu'il rompait ses relations avec l'Australie, au niveau gouvernemental car son président Sir Michael est lui-même frappé d'une interdiction d'entrée sur le sol australien. Motif invoqué par Canberra : les soupçons qui pèsent sur une éventuelle complicité papoue dans "l'affaire Moti" et notamment le fait qu'il ait été établi qu'un avion militaire CASA de l'armée de l'air ait servi à faire passer de nuit le très polémique avocat de la Nouvelle-Guinée aux îles Salomon. Cette confrontation entre l'Australie et la Mélanésie a t assombri et dominé les débats du sommet des dirigeants du Forum.

 

Travailleurs océaniens

WELLINGTON, 26 octobre - Le gouvernement néo-zélandais a annoncé la création d'un programme permettant aux travailleurs océaniens d'occuper des postes à durée limitée, en particulier dans le secteur agricole, d' "employés saisonniers". Au total, le quota de travailleurs océaniens en Nouvelle-Zélande pourrait atteindre cinq mille par an.

Patrick Decloître à Suva, Flash d'Océanie


 
C'est à la Galerie Winkler que Christian Deloffre expose cette année ses célèbres vahine aux tifaifai.

 

 

 Francis Cabrel est venu visiter la Polynésie française après 20 années d'absence. Il en a profité pour donner un concert place To'ata à Papeete. (Ph. ATP)

 

 

 L'inépuisable et courageux Olivier Briac et ses groupes de danse ont célébré le 20ème anniversaire du "Tiki Village" de Moorea. Bravo ! (Ph. TPM)