
|
4 Clin dâœil 5 Editorial 6 Courrier des lecteurs 7 Actualité 8 BD 9 Confidences 10 Actualité 12 Humour 13 Baromètre 14 Image 15 Système moribond 23 Iaorana de Simone 24 BD 23 The Best of LoLo 26 “Plan de relance” 30 “Chant des Teva” 33 Matatia le Dauphin 34 Festival du tatouage 37 Gauguin à New York 38 Henri de Solages 41 Art 42 Encore du courrier 43 Nouvelle : Une femme de mauvais genre 48 Les événements du Pacifique en avril 49 Les événements de Tahiti en avril 50 Balises des îles 51 Graffiti |
|


Economie en phase de survie
Quelle déception a été lâannonce du
nouveau « plan de relance en 50 mesures » annoncé et reporté
plusieurs fois. (lire les détails en pages intérieures). Pourtant, le
ministre de lâEconomie et son groupe dâexperts savent pertinemment que
le système économique tahitien mis en place à la fin des années 1960
est non seulement à bout de souffle ; mais agonisant comme tous
les indicateurs le prouvent, notamment la chute du PIB, depuis lâan
2000, qui dépasse les 20%.
Les licenciements des cinq dernières années et les nouvelles
générations qui arrivent sur le marché du travail paupérisent une
partie de la population, la plus fragile, une situation aggravée par
des filières dâétudes supérieures mal adaptées aux besoins de
lâéconomie locale. Le cas de la centaine de diplômés en reo maohi face
à deux postes disponibles est parlant. Pour la majorité de jeunes qui
ont quitté tôt le cursus scolaire, lâalternative est lâagriculture
(lorsquâon a des terres) ou le « jobbing », câest-à-dire les
petits boulots occasionnels qui permettent de survivre, boulots tels
aller couper lâherbe chez le voisin, laver la voiture du cousin, si ce
nâest donner un coup de main sur un chantier. En fait, toute une partie
de la population tahitienne travaille « au noir », et
pratiquement toutes les ressources exportables du territoire sont
produites par une « économie souterraine » avec lâapprobation
des autorités (lire notre dossier détaillé, p. 15). En fait, lâéconomie
de Tahiti ressemble de plus en plus à lâéconomie italienne de
lâaprès-Seconde Guerre mondiale lorsque, pour survivre dans les ruines,
lâéconomie consistait en un échange mutuel de petits services (voyez le
film Le Voleur de bicyclette).
A cause de la crise (spécifique à Tahiti) qui a ses effets depuis 15
ans, les recettes fiscales ont baissé et le gouvernement est en
“manque”. Il essaye donc dâélargir son assiette fiscale avec des
campagnes de publicité du genre « Créez votre entreprise, créez
votre emploi » en allant, bien sûr, demander une patente… qui sera
taxée. Il est amusant (si ce nâest triste) dâentendre ces publicités
donner comme exemple dâentreprises à créer le nettoyage des jardins, la
couture, bref, tous les petits boulots de « jobbing » de
voisinage, ceux qui servent de parachute pour une population marginale
et paupérisée.
Comme lâexplique notre dossier du mois, la majorité des consommateurs
de Polynésie française se trouve dans le triangle urbain Mahina -
Papeete - Paea où œuvrent les fonctionnaires, cadres, patrons
d'entreprises familiales, dirigeants de sociétés, salariés protégés par
les syndicats, salariés de notre petite industrie et du commerce,
artisans et petits commerçants.
Si les années 1970 et 80 avaient été celles de la reconstruction dâune
Polynésie abandonnée à elle-même depuis 1890, les années 1990 marquent
lâintroduction de la société de consommation grâce à lâétablissement
dâune nouvelle classe moyenne et supérieure financée - directement ou
indirectement - par le CEP et les transferts de la France.
Hélas, ceci a encore plus marginalisé une grande partie de la
population tahitienne car les fortes rémunérations des emplois urbains
a rendu si cher d'acheter ou de louer un appartement qu'il serait
pratiquement vain d'économiser dans le but de se loger plus
confortablement. Surtout que l'amélioration du confort et de statut
passe entièrement par le pouvoir d'acquisition de biens de
consommation. Mais que faire des joies de la consommation qui offre 20
marques de shampoings, 500 couleurs de rouge à lèvres, 12 marques de
mixers et des aspirateurs à foison si on ne peut même pas payer
lâélectricité ?
Car, alors que le PIB a baissé, les services indispensables ont été
octroyés en monopole à des multinationales, tels lâélectricité, lâeau
et les égouts. Pour le scandale de lâélectricité, lisez 25 années de
TPM et, pour lâeau, sachez quâà Moorea depuis quâelle a été mise
« en fermage », lâaddition est passée de 2500 à
22 000 Fcfp par maison et par an en 15 ans. Le scandale des eaux
usées à Bora Bora, dénoncé par la CTC, est un autre exemple des efforts
menés par un complexe “politico-affairiste” pour installer un parcmètre
payant devant chaque habitant de Polynésie française. Câest cela le
bonheur annoncé par le « monde moderne » promis, copié-collé
de la métropole, mais inadapté à nos îles du bout du monde.
Dâailleurs, la nouvelle jeunesse éduquée commence à être allergique à
la bureaucratie (lorsquâelle nâen fait pas partie) et aux règlements de
l'économie administrée qui veut régler chaque détail de notre vie, du
berceau au cercueil. Elle souhaite moins de secteur public avec une
“méritocratie” qui récompense les meilleurs, à condition qu'ils
puissent profiter des bienfaits d'une société de consommation,
symbolisée par la grosse voiture, l'électronique grand public et les
voyages à l'étranger. Mais nos ressources limitées, le micromarché de
Tahiti, peuvent-ils pourvoir à ces désirs ?
Surtout que Tahiti est une économie traditionnellement subordonnée à la
politique, un monde de “traders” plus que de producteurs, où la vraie
réalité de la production est bien souvent représentée par une “black economy”.
Comment pourrait-il en être autrement dans un “Péâi” où les plus grands
groupes défiscalisent, laissant le fardeau fiscal aux classes moyennes.
Et Internet, censé sauver Tahiti, va encore compliquer les choses,
comme cela se passe déjà dans les pays développés : les sites de
« jobbing », des services payants bien sûr, se multiplient.
Sauf qu'avec les nouvelles technologies, ça n'est plus entre voisins de
quartier que ça se passe. Mais entre voisins de l'Internet.
Si le
jobbing décolle, c'est à cause de la crise. Des gens au chômage qui
cherchent à gagner un peu de sous. D'autres au budget serré qui veulent
payer le moins possible. Comme nous tous !
Bonne lecture et merci pour votre fidélité.
Alex W. du
PREL
directeur de la publication
Evénements à Tahiti et ses îles

1er avril - Le bi-hebdomadaire gratuit Tahiti Infos paraît cinq jours par semaine.
- La réforme de la sécurité routière entre en vigueur. Les amendes pour
excès de vitesse ou lâusage dâun Smartphone au volant peuvent atteindre
180 000 Fcfp.
2 avril - Le bureau du Sénat lève l'immunité parlementaire du sénateur
Gaston Flosse. Il fait lâobjet dâune enquête pour lâattribution du
chantier de lâhôpital du Taaone en 2004 et pourrait être placé en garde
à vue.
3 avril - Le quotidien Le Monde révèle que les trois principaux
suspects (Rere Puputauki, lâex-patron du GIP et deux de ses hommes,
Tino Mara et Tutu Manate) dans lâaffaire de la disparition du
journaliste Jean-Pascal Couraud en 1997 ont été mis sur écoute pendant
quelques mois en 2013. Dans un enregistrement de juin 2013, Rere
Puputauki aurait dit à Tino Mara : « Câest bien toi qui lâas assassiné.
Câest vous deux ». Dans cette affaire, les trois suspects ont été mis
en examen en 2013 pour « enlèvement et séquestration de personne » et «
meurtre commis en bande organisée ». La chambre de l'instruction dira
fin mai si elle valide ces mises en examen.
4 avril - Troisième tour des municipales : Dauphin Domingo (UPLD) est
le nouveau maire de Hitiaa o te ra. Tearii Alpha (ministre des
Ressources marines, des mines et de la recherche) est élu à Teva i Uta.
- Le ministre de lâEquipement, Albert Solia, présente un plan
dâaménagement des rivières de Tahiti : bétonnage de berges, limitation
des crues, curage, viabilisation de zones pour les rendre
constructibles, etc.
- Ouverture de la Tattoo Convention (festival de tatouage) à lâhôtel Radisson (Arue).
5 avril - Troisième tour des municipales : Anthony Jamet (A Tia Porinetia) lâemporte à Taiarapu-Est.
7 avril - La SEP (Société environnement polynésien) qui traite les
déchets à Tahiti et Moorea est remplacée par un syndicat mixte financé
par les communes.
8 avril - Après le Conseil dâEtat qui a annulé la loi du « peâi »
portant sur la création du Haut conseil, le Tribunal administratif se
penche sur un recours déposé par Oscar Temaru. La décision est mise en
délibéré.
- Chiffres de lâISPF : la fréquentation touristique fait un bond au mois de février de +11% grâce aux bateaux de croisière.
9 avril - Edouard Fritch, président de lâassemblée, présente le rapport
dâactivité 2013 de lâAssemblée de Polynésie (27 lois du Pays adoptées).
- A moins de trois mois de son ouverture, lâhôtel The Brando de
Tetiaroa sâengage à acheter 300 tonnes dâhuile de coprah par ans pour
faire marcher ces groupes électrogènes.
- Troisième tour des municipales : maire de Bora Bora depuis 25 ans, Gaston Tong Sang est reconduit dans ses fonctions.
- Clarentz Vernaudon est en garde à vue. Lâancien maire de
Taiarapu-Ouest est entendu dans le cadre dâune présumée fraude à la
défiscalisation.
10 avril -A lâoccasion de lâouverture de la session administrative à
lâassemblée de la Polynésie française, Gaston Flosse prononce un
discours présentant les grandes lignes de son plan de relance en 50
mesures. Le gouvernement mise sur les grands chantiers pour créer de
lâemploi et dynamiser lâéconomie du « peâi ». Pour Armelle Merceron,
représentante A Tia Porinetia, « on parle de plan de relance et la
relance câest pour les mois à venir (…) or lâessentielle de ce qui a
été évoqué correspond à des projets qui vont naître dans plusieurs
années ».
- Troisième tour des municipales : Evans Haumani, élu Tahoeraa de
Papetoai, devient le maire de Moorea grâce à une alliance avec A Tia
Porinetia.
- Arrivée du navigateur Yvan Bourgnon à Tahiti. Parti il y a sept mois
de métropole, il tente un tour du monde en catamaran de sport, sans
abris ni GPS.
11 avril - Richard Tuheiava ( UPLD) est candidat à sa propre succession lors des élections sénatoriales de septembre prochain.
- La représentante de lâassemblée Maina Sage est désignée pour succéder
à Edouard Fritch qui ne peut cumuler les mandats et va démissionner de
son poste de député à lâAssemblée nationale.
- Trois aventuriers chasseurs de trésor à Anuanuraro (Tuamotu)
sont secourus par le Centre de sauvetage en mer (MRCC). Coût de
lâopération : 14 millions de Fcfp et pas de trésor.
14 avril - Le surfeur Michel Bourez remporte la Margaret River Pro en
Australie et se classe au 8e rang du top 10 des surfeurs mondiaux.
15 avril - Municipales : après la démission de 13 élus orange du
conseil municipal de Hitiaâa o te ra, un retour aux urnes est prévu. A
Tautira, une partie de cette commune associée de Taiarapu-est sâélève
contre lâélection du maire et lance une pétition.
- La Banque européenne dâinvestissement va mettre à disposition de la Banque de Tahiti
1,7 milliard Fcfp de crédit pour accorder des prêts à taux bonifiés aux
entreprises qui investissent dans lâenvironnement ou les énergies
renouvelables.
- Des salariées de lâhôtel Méridien de Punaauia entament un mouvement de grève.
16 avril - Le 4e forum de la micro-entreprise ouvre ses portes.
- LâAssemblée nationale adopte le projet de loi de modernisation du
droit intégrant des amendements pour faciliter la résolution du
problème foncier en Polynésie française et lâextension du Pacs au
territoire.
- Gaston Flosse et son gouvernement détaillent le plan de relance du «
peâi » devant 300 personnes (chefs dâentreprise, élus, représentants de
la société civile…). Le vice-président Nuihau Laurey présente les trois
grands axes de ce plan et quelques mesures phare : favoriser la
création dâemplois (création de « contrats de chantiers », développer
les emplois de proximité…), dynamiser les principaux secteurs de
développement (tourisme, ressources marines…), renforcer la
compétitivité de lâéconomie (instauration dâun droit de la
concurrence…).
17 avril - Le premier collectif budgétaire du « peâi » est à lâétude à
lâassemblée. Le gouvernement veut abonder le Régime de solidarité
(RSPF) de 1,5 milliard de Fcfp. Lâopposition dénonce certaines
dépenses : 28 millions de Fcfp pour la fête de lâautonomie et 10
millions de Fcfp pour la formation de conseillers du Haut-conseil,
pourtant sur la sellette.
- Un arrêté pris en conseil des ministres nomme Teiva Manutahi au poste de médiateur de la Polynésie française.
20 avril - 4000 croisiéristes font escale à Papeete.
23 avril - Le port autonome va investir 2,3 milliards Fcfp sur deux ans
pour agrandir un quai et développer la pêche internationale.
- Après le Conseil d'Etat, le tribunal administratif annule la
délibération portant création du Haut conseil. Il estime que la
Polynésie française n'a pas compétence « pour créer au moyen d'une
délibération une institution concourant à l'équilibre institutionnel de
la collectivité ».
25 avril - La Direction des impôts et des contributions publiques lance
une campagne de communication pour inciter patrons et patentés à payer
leurs impôts.
- Le projet dâAntonio Perez (A Tiâa Porinetia) dâélever des tortues pour la consommation fait débat.
28 avril - La société Papyrus assure avoir pris possession de 66% du
capital de Média Polynésie après le rachat le 24 mars des parts
détenues par lâhomme dâaffaires Paul Yeou Chichong (33%) et de celles
de la société Antares (33%). Mais Marc Collins, reconnu le 24 mars par
le tribunal civil gérant de la SCP Chin Foo (troisième actionnaire),
dénonce un “coup de force” sans fondement légal et annonce avoir saisi
la justice.
- Onze personnes sont piquées par des méduses à Moorea. La mairie
décide dâinterdire la baignade sur les deux plages publiques de lâîle.
- Oscar Temaru annonce que l'UPLD sera présente aux élections européennes avec un tandem “Tjibaou-Temaru”.
30 avril - Les nouveaux patrons de Média Polynésie (Dominique Auroy,
Pierre Marchesini, Félix Bernardino, gérants, et Louis Bresson,
directeur de la publication) présentent aux 153 salariés leurs projets
pour lâentreprise.
- Sortie de grève à lâhôtel Méridien de Punaauia.
Evénements dans le Pacifique Sud

1er avril - La Cour internationale de justice de La Haye a ordonné
au Japon de cesser la chasse à la baleine dans l'océan Austral. C'est
la fin d'une procédure initiée en 2010 par l'Australie auprès de
l'organe judiciaire principal de l'ONU, qui accuse le Japon de chasser
la baleine à des fins commerciales. Le Japon a chassé plus de
10 000 baleines entre 1987 et 2009, principalement des baleines de
Minke.
2 avril - Le Vanuatu établit des relations diplomatiques avec la
Géorgie. En juillet dernier, le gouvernement fraîchement élu avait
annulé la reconnaissance officielle par le précédent gouvernement de
l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, deux provinces séparatistes de la
Géorgie, soutenues par Moscou. Sous la pression internationale, Tuvalu
a lui aussi dû retirer son soutien aux deux provinces séparatistes
l'année dernière. Le ministre tuvaluan des Affaires étrangères a
d'ailleurs fait sa toute première visite officielle à Tbilissi, la
capitale géorgienne, la semaine dernière. À cette occasion Taukelina
Finikaso a déclaré que Tuvalu reconnaissait l'intégrité territoriale de
la Géorgie, qui inclut l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud.
- Palau obtient un prêt de 29 millions de dollars de la Banque
asiatique de développement pour améliorer ses systèmes d'assainissement
des eaux usées. 80% de la population, qui compte un peu moins de 21 000
habitants, bénéficiera de cette amélioration.
3 avril - Fidji - Lâarticle 63 du décret électoral pris par
Franck Bainimarama pour encadrer les élections du 17 septembre prochain
interdit à tous les Fidjiens d'exprimer leurs opinions politiques 48
heures avant le scrutin. Et cela comprend les communications par
téléphone, par Internet, par email, sur les médias sociaux, etc. Tout
Fidjien qui s'exprime sera passible de dix ans de prison et d'une
amende de 27 000 dollars américains.
4 avril - Aux Îles Salomon, des inondations éclairs font trois morts à
Honiara après deux jours de pluies torrentielles. Il y a beaucoup de
disparus et des centaines d'habitants du bord de la rivière Mataniko
sont sans abri, leurs maisons ont été emportées par les crues. Le
quartier chinois a été particulièrement touché. Dans les plaines de
Guadalcanal, des centaines de villageois ont dû se réfugier sur les
collines pendant que leurs maisons étaient balayées par les eaux.
- en Australie occidentale, la justice saisit les biens de grévistes
qui ne peuvent pas payer leur amende. L'affaire remonte à 2008, lorsque
117 ouvriers syndiqués ont organisé une grève sur le site de production
de gaz naturel liquéfié de Woodside. Comme il s'agissait d'une grève
illégale, Woodside a traîné en justice les employés récalcitrants. Et
en 2013 ils ont été condamnés à une amende de plus d'un million de
dollars australiens pour combler le manque à gagner de Woodside pendant
huit jours. L'amende a été révisée à la baisse, 680 000 dollars. Mais
33 des 117 ex-grévistes n'ont pas pu réunir l'argent pour payer
l'amende.
7 avril - Aux Îles Marshall, le sommet du Dialogue de Carthagène
s'achève sur une note d'optimisme. Tony de Brum, le ministre
marshallais des Affaires étrangères, se dit confiant dans la signature
d'un nouvel accord mondial pour lutter contre le changement climatique
en 2015 à la conférence mondiale sur le climat à Paris. Mais il n'a
rien dit de la stratégie qu'adoptera le Dialogue de Carthagène.
- Les premiers Polynésiens à avoir posé le pied sur les îles du Vanuatu
il y a 3000 ans ont été décimés par plusieurs maladies. Ce sont les
conclusions d'une équipe internationale qui a exploré méthodiquement le
plus vieux cimetière du Pacifique, découvert en 2003 à Teouma à Efate.
Le site continue de révéler des informations cruciales sur la vie des
pionniers polynésiens. Le régime alimentaire des ancêtres montre quâils
n'étaient pas en grande forme. Car à chaque fois qu'ils arrivaient sur
une île avec des plantes et des animaux, il fallait tout recommencer,
planter ces plantes vivrières et attendre qu'elles donnent leurs
fruits. En attendant, les pionniers devaient survivre en se nourrissant
principalement de protéines : poissons et fruits de mer, poulets qu'ils
avaient emmenés avec eux sur leurs pirogues. Conclusion : les ancêtres
Lapita souffraient de nombreuses maladies liées à ce déséquilibre
alimentaire, parmi lesquelles, le scorbut dû au manque de vitamine C,
mais aussi la goutte et d'autres pathologies.
8 avril - À Fidji, l'Université du Pacifique Sud monte un projet pour
enrayer la prolifération des algues. Elles se multiplient sous l'effet
du réchauffement de l'océan et des polluants chimiques issus de
l'agriculture.
- Le Samoa américain frappé par une épidémie de conjonctivite aiguë.
2300 élèves et 130 professeurs sont infectés. Le département de la
santé a ordonné la fermeture de toutes les écoles du territoire pendant
trois jours.
- Aux Îles Salomon, le bilan des inondations s'alourdit : 23 morts
et 80 disparus. 9000 personnes ont perdu leur maison.
9 avril - L'Australie débloque 3 millions de dollars pour aider les
victimes des inondations de jeudi dernier sur Guadalcanal,
l'île-capitale des Iles Salomon.
10 avril - À Fidji, on n'enquête pas sur les abus policiers, faute
d'argent. Le chef de la police, candide, a fait cet aveu hier. Plus de
200 plaintes contre des officiers de police ont été déposées depuis le
début de l'année.
23 avril - Papouasie Nouvelle-Guinée : mise en examen de masse.
120 hommes et 69 mineurs ont été arrêtés mardi. Le plus jeune est âgé
de 10 ans. Ils sont soupçonnés d'avoir organisé une chasse aux
sorcières dans le village de Sasiko, près de Madang, sur la côte nord
du pays. Les violences ont fait 8 morts, dont un enfant de trois ans
tué à la machette.
- Recrudescence des violences sexuelles au Vanuatu. Et c'est dû à la
banalisation de la pornographie sur Internet, ou sous forme de films
rapportés de l'étranger. C'est ce qu'affirme le chef de la police. Il
fait le lien entre cet afflux d'œuvres pornographiques et les crimes
sexuels.
24 avril - Régularisation de sans-papiers au Samoa américain. Plus de
3500 personnes sont concernées, la moitié est originaire du Samoa
voisin, l'autre moitié est composée de Philippins, de Tongiens, de
Chinois et de Fidjiens. Les Samoans américains n'ont pas un statut de
citoyens américains à part entière. Ils ne peuvent pas voter à la
présidentielle. Mais ils ont le droit de résider et de travailler sur
le sol américain.
25 avril 2014 - Fidji demande l'aide du Kazakhstan, le grand pays au
sud de la Russie. Concrètement : des bourses pour envoyer des Fidjiens
étudier le génie minier, une spécialité kazakhe.
- Le plus grand phare du Vanuatu est inauguré à Pango Point. Il garde
l'entrée de la rade de Port-Vila et peut être vu à 40 km à la ronde. Le
précédent phare avait été détruit par un cyclone.
30 avril - À Fidji, l'appel de Mahendra Chaudhry est rejeté
par la Haute Cour. Début avril, l'ancien Premier ministre et chef des
Travaillistes a été reconnu coupable de trois fraudes fiscales. Il a
placé 1,5 million de dollars australiens dans des banques australiennes
et néo-zélandaises sans en avertir les autorités fidjiennes. Mahendra
Chaudhry risque jusqu'à deux ans de prison et 4 millions de dollars
d'amende.
- La Chine envoie des équipements de police à Fidji, pour assurer
l'ordre pendant les élections le 17 septembre prochain. Cela représente
un investissement d'un demi-million de dollars américains.
- Maersk réduit la voilure dans le Pacifique. Le géant mondial du
transport maritime supprime sa route de la Nouvelle-Zélande à Fidji,
via la Nouvelle-Calédonie. Dès juin, Maersk desservira la région en
passant des accords d'affrètement avec d'autres compagnies.
- L'Australie accepte de diriger l'équipe des observateurs
internationaux lors de l'élection fidjienne en septembre. Mais à une
condition : qu'un deuxième pays assure la surveillance à ses côtés. En
2013, Franck Bainimarama avait initialement demandé à la Papouasie
Nouvelle-Guinée et au Groupe Mélanésien Fer de Lance d'assurer cette
tâche. Mais il est revenu sur sa décision, déclarant qu'il ne voulait
pas une répétition des erreurs des dernières élections, en 2006. Les
observateurs de l'UE avaient validé les résultats. Mais Bainimarama a
toujours dit qu'il y avait eu des fraudes électorales, une manière de
légitimer son coup d'État.
- La ministre australienne des Affaires étrangères Julie Bishop
constate que malgré des millions de dollars d'aide, la croissance est
au point mort dans certains pays. Elle va donc créer un système
d'évaluation de l'efficacité de l'aide australienne.
- Au Vanuatu, l'ancien président, Ati Georges Sokomanu, accuse le
gouvernement de vendre des passeports à des étrangers depuis quelques
semaines. Les clients sont principalement des hommes d'affaires
chinois.
avec Pierre Riant à Radio Australie
![]()
Leonardo DiCaprio a batifolé dans le lagon de Bora Bora avec sa compagne du moment Toni Garrn.
(Ph. DR)
Le peintre Philippe Dubois a exposé à la Galerie des Tropiques de Papeete. (Ph. TPM)
Escale à Tahiti dâun magnifique yacht de luxe de 18 mètres nommé Pobiéda, ce qui veut dire “victoire” en russe.
Décédée :
Leiza SANFORD, à lââge de 91
ans, d'une longue maladie. Leiza a été la compagne fidèle et courageuse
de feu Francis Sanford, président, maire de Faaâa et personnage
incontournable de la politique tahitienne entre 1940 et 1980, premier
président de Polynésie de Tahiti en 1977. Leiza était célèbre pour sa
gentillesse et sa proximité avec le peuple. Il nây a pas de grand homme
sans une grande dame pour lâépauler. A sa fille Tiare et à sa nombreuse
famille, Tahiti-Pacifique présente ses plus sincères condoléances. ( Ph. TPM)