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4 BD 5 Editorial 6 Courrier des lecteurs 7 Actualité 9 Confidences 10 Tourisme 11 Actualité 12 Humour 13 Baromètre 14 Humour 15 Procès du SED 18 BD 19 Encore du courrier 21 Iaorana de Simone 22 Cyclone au Vanuatu 25 Merci lâOPT ! 27 Tahiti, “péï” de lâattente 31 Pomare IV et les missionnaires 39 Polémique 40 Archipels aux noms féminins 42 Nouvelle : Météo 48 Les événements du Pacifique en mars 49 Les événements de Tahiti en mars 50 Balises des îles |
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Petit message pour Madame la ministre des Outre-mer…
Lâévénement majeur du mois de mars 2015 en Polynésie française a
certainement été la visite de Madame George Pau-Langevin, ministre des
Outre-mer. Une visite attendue depuis longtemps alors que la
situation économique à Tahiti continue de se détériorer, ce qui
nâempêche pas notre “caste” de continuer de se “gaver” avec les fonds
publics… Hormis le mirage des investissements pharaoniques chinois dont
on attend toujours un premier acte concret, un premier yuan investi,
aucun plan de développement à long terme crédible nâa été présenté,
voire élaboré. Or quâa proposé la ministre ? Certainement pas la
refonte du système actuel, lequel repose sur une augmentation constante
des “transferts” de métropole et lâactuel système économique et fiscal
de consommation sans production, une consommation basée essentiellement
sur le pouvoir dâachat dâun secteur public financé par des taxes et
impôts débiles qui font de Tahiti la destination la plus chère au
monde. Une aberration qui non seulement rend tout développement durable
impossible, mais est la source dâinégalités maintes fois dénoncées, une
armée de pauvres en situation de survie qui regardent les riches passer
sans honte dans leurs énormes 4X4 climatisés.
Un triste phénomène qui, hélas, se révèle être aussi la norme dans tous
les petits Etats insulaires du Pacifique. Voici cinq ans, John Hayes,
alors président de la Commission des Affaires étrangères du Parlement
de Nouvelle-Zélande, avait prononcé un discours à lâInstitut des
Affaires internationales. Des propos cinglants à lâégard de la
politique des gouvernements des îles du Pacifique qui méritent dâêtre
mémorisés, soulignés, et que Madame la ministre des Outre-mer devrait
lire.
Il faut expliquer ici que la Nouvelle-Zélande a accordé lâautonomie de
gestion (“self government”) à trois Etats dont elle avait la
tutelle : les îles Cook, Niue et le Tokelau dont les habitants ont
la nationalité kiwi et peuvent émigrer dans ce pays, tout comme des
Etats tels que Samoa, Tonga, le Kiribati et Tuvalu. La ville dâAuckland
et sa banlieue comptent désormais une population polynésienne
supérieure à celle de toutes les îles du Pacifique.
Mr Hayes a fait une analyse de lâaide accordée de la part des
gouvernements néo-zélandais qui nâa pas pris connaissance - ou choisi
dâignorer - de la gabegie avec lâaide reçue par ces îles. Et il étaye
ses accusations avec des faits concrets. Ainsi, «
le nombre dâhabitants des Îles Cook, de Niue et des Tokelau qui a élu
domicile en Nouvelle-Zélande démontre sans équivoque que le moment est
venu de reconnaître que le modèle “dâautonomie” accordée à ces
gouvernements nâa pas apporté de richesse et des services sociaux pour
les populations, car il ne fonctionne que pour leurs élites politiques
et bureaucratiques… Une forte majorité de ces communautés a voté avec
ses pieds : plus de 90% des habitants des Îles Cook et 98% de Niue
ont émigré. Dans une communauté restante de 1200 personnes sur lâîle,
Niue garde toujours 20 membres à son parlement. Un député a été élu
avec six voix exprimées… Aucune communauté ne peut se permettre un tel
niveau de représentation. Le problème fondamental est que la grande
caste politique et bureaucratique nâa pas créé la richesse ou les
services que leurs communautés désirent… Les contribuables
néo-zélandais sont fâchés : le gouvernement de N.-Z. fournit près de 40
millions de dollars NZ [3 milliards Fcfp] chaque année en aide à moins
de 3000 personnes vivant aux îles Tokelau et à Niue ».
Hayes poursuit son réquisitoire : «
Le modèle dâauto-gouvernance a créé des gestions inefficaces, non
rentables et de gaspillage ». Et dây ajouter la gabegie des incessantes
conférences des organismes régionaux tels la Communauté du Pacifique
(CPS), le Forum des Îles du Pacifique [si cher à Flosse et Temaru], le
Fer de Lance mélanésien, etc., toutes financées par les pays donateurs
(dont la France) : « La mode dâune multitude de réunions régionales,
combinée avec les indemnités journalières payées aux participants selon
le barème de lâONU, a créé des incitations financières pour les
dirigeants de la région et leurs fonctionnaires. Ils augmentent ainsi
leurs revenus grâce à des déplacements constants, plutôt que de se
pencher sur les problèmes de leurs pays… Le parlement des îles Cook a
même voté une loi déclarant que révéler combien les parlementaires
dépensent lors de leurs voyages est un délit… Le modèle [de
lâautonomie] a encouragé Niue à embaucher environ 90% de sa population
âgée de 18 à 60 ans dans sa fonction publique. Depuis trop longtemps,
les fonctionnaires de la région ont utilisé les fonds dâaide pour créer
de la bureaucratie ».
La critique de M. Hayes expose clairement la façon dont ceux-ci ont
trahi leurs mandats en dilapidant les fonds obtenus, de manière à ce
que pratiquement rien de cet argent ne filtre jusquâà la population.
Pas étonnant que tant de gens de ces îles, où ils se trouvent exclus de
lâaide que sâest accaparée “une caste”, fassent leurs valises pour
aller vivre en Nouvelle-Zélande ou en Australie. Lâévidence qui ressort
clairement de ce réalisme néo-zélandais est que les aides accordées aux
îles du Pacifique par les grands pays, lâEurope ou la Banque de
développement asiatique ne contribuent nullement à un développement
économique ou social mais, au contraire, créent des bureaucraties
pléthoriques qui, à terme, consomment toutes les ressources de ces pays
insulaires, empêchant ainsi une dynamique économique viable.
La Polynésie française est un exemple parfait de ce phénomène, à
lâéchelle 10, car il y existe aussi une collusion entre les gouvernants
et les grands monopoles.
Lors du dernier recensement, lâISPF a révélé que de plus en plus de
jeunes diplômés de Tahiti émigrent vers dâautres pays plus intelligents
au point de stopper la croissance démographique, une “fuite des
cerveaux” habituelle dans les îles et que la manne du CEP avait stoppée
en 1965.
Ceci dit, chers lecteurs, bonne lecture en me permettant de vous
remercier pour votre fidélité et vos nombreux encouragements
reçus ces derniers temps.
Alex W. du
PREL
directeur de la publication
Evénements à Tahiti et ses îles

Evénements dans le Pacifique Sud

2 mars - Nucléaire : les Îles Marshall demandent une meilleure
compensation aux Etats-Unis. Comme chaque année, début mars, les Îles
Marshall commémorent le tir de la bombe à hydrogène « Bravo » sur
lâatoll de Bikini. Câest la bombe la plus puissante jamais
utilisée par les États-Unis. 61 ans après, les Marshallais
attendent toujours de recevoir des compensions justes et équitables.
Les États-Unis et les Îles Marshall ont négocié un accord de
compensation dans le cadre du Pacte de libre association, dans les
années 1980, mais cet accord est aujourdâhui jugé insuffisant par les
habitants.
- Les Îles Cook relancent leur projet de réserve marine
géante. Baptisé Marae Moana, ce parc marin devrait couvrir plus
dâun million de kilomètres carrés. Le Premier ministre des Îles Cook,
Henry Puna, a annoncé sa création il y a plus de deux ans, mais il
manque toujours un cadre légal pour concrétiser le projet. Un groupe de
travail vient dâêtre mis en place, et un projet de loi devrait être
présenté dâici le mois de juin.
4 mars - La Nouvelle-Zélande a espionné ses voisins du Pacifique au
profit des États-Unis : câest la dernière révélation-choc qui ressort
des documents fournis par Edward Snowden sur lâagence de renseignement
américaine, la NSA. Selon lui, Wellington a espionné pratiquement toute
la région : les Samoa, les Fidji, les Tonga, les Îles Salomon, le
Vanuatu, Kiribati, Tuvalu, Nauru, mais aussi les territoires français -
la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française. LâAustralie nâest pas
épargnée par ces fuites. Les agents de renseignement australiens
auraient travaillé avec leurs homologues néo-zélandais pour espionner
des pays de la région, mais câest surtout lâIndonésie qui aurait été
ciblée.
- LâAustralie doit attirer 250 000 migrants par an pour soutenir
la croissance économique. Câest ce que recommande le Conseil migratoire
australien, qui insiste sur le fait que les migrants sont en général de
jeunes travailleurs diplômés, et contribuent donc à remplir les caisses
de lâÉtat. Une recommandation rendue publique en même temps quâun
rapport sur la population australienne. Un rapport dont le principal
message est : si les Australiens veulent maintenir leur niveau de vie,
ils vont devoir travailler plus longtemps et être plus productifs.
- Alors que plusieurs pays de la région essayent désespérément
dâattirer des touristes chinois, Palau cherche, au contraire, à réduire
le flot de vacanciers en provenance de lâempire du Milieu. Le
gouvernement vient dâordonner une réduction de 50% du nombre de vols
charters. Au moins dix vols par semaine devraient être supprimés. Des
restrictions de visa sont également envisagées si la réduction des vols
ne suffisait pas. Cette mesure est annoncée alors que le nombre de
touristes chinois a bondi, lâan passé : ils sont plus de 140 000 à
sâêtre rendus dans cette île micronésienne, située à lâest des
Philippines.
5 mars - Les pays du Pacifique peu perturbés par les révélations sur
lâespionnage néo-zélandais : « Ça ne va pas mâempêcher de
dormir ! ». Câest ainsi quâa réagi le Premier ministre
samoan. Des révélations qui nâont pas beaucoup ému les pays
visés. « Câest leur problème, allez parler aux autorités
néo-zélandaises » a répondu un responsable militaire fidjien
au Fiji Times. Du côté des Samoa, le Premier ministre se montre
donc particulièrement placide : « Ma priorité, câest de
donner du travail et à manger à ma population, câest tout. Les choses
dont vous parlez relèvent de problèmes de sécurité importants. Nous
sommes tous des amis, nous sommes tous des frères, et nous nous aimons
les uns les autres ».
8 mars - Un plan pour lutter contre le chômage des jeunes aux
Samoa. Câest lâOrganisation internationale du travail qui vient de
le lancer, en mettant lâaccent sur la formation, car environ 40% des
jeunes samoans quittent lâécole avant le lycée. LâOIT souhaite les
orienter vers des métiers qui pourraient sâavérer cruciaux dans les
prochaines années, notamment dans le domaine du changement climatique.
12 mars - Câest désormais officiel : Tonga va ratifier la
convention des Nations unies sur lâélimination de toutes les formes de
discrimination contre les femmes. Hormis Tonga, seuls six pays nâont
pas ratifié ce texte de lâOnu, dont lâIran, le Soudan, la Somalie, et
les États-Unis.
- Lâatoll principal des Kiribati est coupé en deux. Le pont qui
relie les deux parties de Tarawa a été fermé à la circulation pour
raisons de sécurité. Les écoliers, étudiants et employés ont été
appelés à rentrer plus tôt chez eux, avant que le pont ne soit fermé.
La structure aurait été endommagée par la mer. Le pont doit être
totalement démoli et reconstruit.
- Les conserveries de thon des Samoa américaines pointées du doigt par
Greenpeace. Elles ne respectent pas les normes dâun commerce
durable, estime lâONG de protection de lâenvironnement. Greenpeace
sâest penché sur les méthodes de pêche, mais aussi sur les questions
relatives à la protection sociale des salariés. Les trois plus grandes
conserveries du pays - StarKist, Bumble Bee et Chicken of the Sea -
représentent 80% du marché de thon américain.
15 mars - Le Vanuatu dévasté par le cyclone Pam : « On va devoir
recommencer à zéro… » « Un monstre. Câest un monstre qui a frappé le
peuple vanuatais. Après ce qui sâest passé, câest tout le pays qui a
été détruit. On va devoir recommencer à zéro. » Très ému, le président
de lâarchipel du Vanuatu sâest exprimé du Japon, où il assistait à une
conférence sur la prévention des risques naturels.
- Il sera bientôt interdit de se marier avant 18 ans en
Papouasie-Nouvelle-Guinée. Câest pour protéger les droits des enfants
que cette décision est prise, affirment les autorités. Jusquâà présent,
il existait deux lois différentes : il fallait avoir 21 ans minimum
pour se marier légalement, tandis quâun mariage coutumier pouvait unir
une fille de 14 ans et un garçon de 18 ans.
16 mars - Cyclone Pam : selon les autorités vanuataises, 24 personnes
ont été tuées et 3 300 autres sont actuellement hébergées dans des
centres dâaccueil. Un bilan toujours très partiel.
- La Banque asiatique de développement octroie 450 millions de dollars
à Fidji. Une somme qui doit servir à la construction
dâinfrastructures locales. Les routes et lâassainissement sont les deux
autres priorités établies par lâorganisation asiatique, qui a repris
son aide en faveur de Fidji en fin dâannée dernière, après le
rétablissement de la démocratie. Les sommes allouées devront être
remboursées sur des périodes variant de 15 à 20 ans, selon les projets.
17 mars - Le Japon accorde plusieurs aides à Tonga : une
subvention de 3 millions de dollars, destinée à la gestion des
catastrophes naturelles (achat de bateaux, de matériel dâévacuation et
de kits dâurgence), ainsi que 620 000 dollars pour la mise en place de
projets locaux.
18 mars - Changement de statut en vue pour lâîle de Norfolk. Depuis 35
ans, cette île australienne, située entre la Nouvelle-Calédonie et la
Nouvelle-Zélande, se gère elle-même, avec beaucoup de difficulté. La
situation économique du territoire est telle que ses 1800 habitants
devront probablement payer des impôts et perdre leur Parlement en
juillet prochain. Le gouvernement explique : « Il y a beaucoup de
problèmes. Cela fait des années quâaucun investissement nâa été
réalisé. Les routes nâont pas été refaites depuis les années 1970 et
les hôpitaux sont dans un tel état quâils ne seraient pas autorisés à
fonctionner dans le reste de lâAustralie. » Incapable de redresser la
situation et de fournir aux habitants le même niveau de service que sur
le continent, le Parlement de Norfolk va donc sûrement disparaître. Il
sera remplacé par un conseil municipal. Les résidants de lâîle seront
soumis à lâimpôt, mais seront exemptés de TVA. À partir de juillet
prochain, ils pourront en revanche avoir accès à la retraite et à la
sécurité sociale pour la première fois.
- Qui créera la plus grande réserve marine au monde ? La
course continue dans le Pacifique, avec les îles Pitcairn. Ce petit
territoire britannique, situé à mi-chemin entre la Nouvelle-Zélande et
le Chili, vient dâobtenir lâaval de Londres : lâensemble des eaux
entourant les quatre îles de Pitcairn, soit 836 000 kilomètres carrés,
seront placées sous protection. Pour les quelques 50 habitants de ce
territoire isolé, il sâagit de protéger lâenvironnement, mais aussi
dâattirer des touristes.
22 mars - Bikini : les « nomades du nucléaire » cherchent un
nouveau refuge. Cela fait près de 70 ans que les habitants de lâatoll
Bikini, aux Îles Marshall, sont contraints à lâexil. Poussés hors de
leurs terres par les États-Unis, qui y ont réalisé plusieurs essais
nucléaires, ils ont dâabord été évacués sur lâatoll de Rongerik.
Manquant de nourriture, la population de Bikini a ensuite été déplacée
vers un autre atoll des Îles Marshall, Kwajelein, avant de devoir, une
nouvelle fois, tout recommencer et aller vivre sur les petites îles de
Kili et dâEjit. Mais aujourdâhui, les quelque 1000 Bikiniens recensés
disent subir les effets dévastateurs du changement climatique, et ils
demandent donc aux États-Unis de leur accorder lâasile. Les habitants
de Bikini avaient déjà cherché à rejoindre le territoire américain il y
a trente ans : ils ont fait en sorte dâacheter de grands terrains sur
lâîle de Maui, à Hawaii, mais cela nâa pas marché. En fait, il y a
beaucoup de Bikiniens qui vivent maintenant dans lâÉtat de Hawaï et sur
le continent américain, mais ce que le maire de Bikini demande, câest
quâils puissent devenir propriétaires pour en faire une terre de
peuplement de Bikiniens.
25 mars - LâAustralie augmente son aide pour lutter contre la
propagation de la tuberculose et du paludisme. 30 millions de
dollars supplémentaires seront alloués ces trois prochaines années à
des centres de recherche. La Papouasie-Nouvelle-Guinée est
particulièrement touchée : 25 000 nouveaux cas de tuberculose
ont été diagnostiqués dans le pays en 2013.
- Le Japon et Taïwan accusés de piller les réserves de thon du
Pacifique. Les membres de lâAccord de Nauru demandent à ces deux pays
dâarrêter de construire des thoniers-senneurs qui épuisent les
ressources. Les huit membres du groupe sont les États fédérés de
Micronésie, Kiribati, les Îles Marshall, Nauru, Palau, la
Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Îles Salomon et Tuvalu. Ils contrôlent
près de 30% de lâapprovisionnement mondial en thon.
avec Caroline LAFARGUE
ABC /Radio
Australie
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Beau temps et beaucoup de participantes pour la course “La Tahitienne” devenue populaire. Les fonds recueillis seront utilisés par lâApac pour venir en aide aux femmes atteintes du cancer. Une véritable marée humaine de 4 000 personnes a déferlé de la mairie de Pirae, dont certains hommes déguisés en femme. (Ph. W. Bringold.)

A lâoccasion des célébrations du Nouvel an chinois, le président Fritch a nommé trois personnalités du monde associatif et politique, Blanche Chanfour, Robert Tanseau et Eliane Lauzun chevaliers dans lâordre de Tahiti Nui. (Ph. Présidence).



L'Airbus 400M Atlas de l'armée française a fait escale à Tahiti. Le nouvel avion de transport tactique de lâarmée de lâair effectue son premier tour du monde en allant vers lâest, une mission de longue durée. Il fait 42,42 mètres d'envergure pour 45 mètres de long. Sa vitesse maximale est de 780 km/h et son autonomie est de 8500 km. Venant de Melbourne en Australie, il est reparti vers Hawaii après une escale de deux jours. (Ph. Werner Bringold)